Pyrénées Canigou 2007

Séjour marqué par : l’absence de notre Tartare, le brouillard, la pluie, le
vent, le froid, le tout saupoudré de quelques rayons de soleil. Mais le soleil brillait
au fond de nos coeurs ; l’ambiance et le moral des troupes étaient au beau fixe. Il est
bien connu et reconnu que les difficultés soudent une équipe et cela fut le cas

Partis du Mas Malet (840m) nous sommes montés à 2150m par le Prat Cabrera pour
atteindre le pied du Canigou aux Cortalets. Nous avons monté le camp un peu
avant le refuge d’où la vue s’étendait de la montagne jusqu’à la mer avec en
prime un lever de soleil extraordinaire, du grand spectacle… tandis que les
montagnes au loin (Carlit…) avaient pris un voile blanc dans la nuit, instants
magiques !

Après des randonnées dans les pins à crochets, des chemins en balcon, des lacs
où se reflétait la montagne, nous sommes allés au refuge de Bonne Aigue en
empruntant une descente très technique et vertigineuse.

Puis retour au Prat Cabrera où nous avons enfin pu passer une soirée dehors,
autour d’un bon feu. Sébastien, le sympathique vacher du Prat, nous a apporté
une poêlée de champignons que nous avons dégustés avec plaisir. Il a passé la
soirée avec nous et nous a charmés de sa belle voix avec un chant en Catalan.
Merci Sébastien !

Retour au Mas malet un peu particulier, une surprise est annoncée…
Arrêt près d’un torrent où nous avons tout installé pour souper, puis départ à
la nuit pour 2 heures de marche ; nos yeux s’habituent, la lune éclaire et on
peut entendre les chouettes, étonnant ! Merci Stéphane pour cette surprise et
aussi pour les bonnes pêches de ton verger très appréciées !

Merci aussi à Stéphan qui nous a régalés avec de bons plats qui nous ont permis
de bien résister aux intempéries d’un mois d’août qui ressemblait fort à un
mois de novembre…

Merci à nos passagers joëlette : Berty, Rolande, Damien et Paul qui ont utilisé
tous les vêtements qu’ils avaient dans leurs sacs y compris chaufferettes et
bouillotte ! Merci Hervé, un peu casse-cou, mais qui marche très bien et
toujours de bonne humeur.

Renée

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Corse 2007

Il y a une dizaine d’années que je participe à des séjours Handi Cap Evasion. Je crois que je n’ai jamais été aussi enchantée…

Avec la joëlette, j’ai eu l’impression de « retrouver » la montagne telle que je l’aime. De plus, nous sommes allés en Corse au début du mois de Septembre. Les touristes sont partis et il fait beau, chaud même. La mer a la même température qu’une piscine chauffée. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes…

Et pourtant, vous allez le découvrir : l’itinéraire proposé n’est pas reposant. Il n’est pas prévu pour des retraités pépères. Nous en avons tous bavé, que ce soit les accompagnateurs actifs ou les passagers en joëlette. Mais c’est bien connu : seule la difficulté permet l’échange vrai, la cohésion d’un tel groupe et les fous rires ! Passagère en joëlette, il y a des moments où j’aurais eu envie de m’étendre par terre et de dormir !

Le 9 Septembre à 8heures du matin, nous débarquons du bateau à Propriano.
Après avoir pris le petit déjeuner, nous montons avec les 2 minibus au col de Bavella. De là, nous randonnons avec des Joëlettes, vers le Trou de la Bonde.C’est vraiment amusant : il y a un trou dans le rocher comme si une bombe y était passée. Nous allons coucher dans le gîte de Pierrot, à côté de Quenza.
J’ai retrouvé dans ce gîte exactement la même ambiance que dans les refuges basques que je connais un peu.

Le lendemain, nous sommes tous sur pied à 7h du matin et nous entamons une journée soi-disant un peu difficile, veut bien concèder Eric. D’abord, j’ai vraiment du mal à aborder sereinement ces levers matinaux. Nous passons dans la descente de ski de fond du plateau de Coscione et là, Eric, nous mène en bateau…, ou plutôt nous fait faire l’école buissonnière. Nous arrivons à Zicavo un peu avant avant 23 heures harassés. Les conducteurs de joëlette répètent : pierre, rigole, escalier, ornière, petit rocher etc...

Le lendemain matin, le réveil est difficile : j’ai mal partout, aux jambes, aux vertèbres cervicales. Mais Renée est là ! Avec des crèmes, des onguents, elle calme les articulations douloureuses et nous voici repartis…
Heureusement, la journée s’annonce plus facile. D’abord, il fait un temps superbe, et nous ne sommes pas très loin de Porto. Nous rejoignons Porto avec nos 2 minibus en passant dans les calanques de Piana. Le panorama est superbe. Nous couchons dans le camping de Porto. Il n’est pas très loin de la mer et nous avons avons droit à un dîner aux chandelles sur la plage. Dominique, notre intendante nous gâte vraiment.

Quatrième jour :
départ aux aurores vers le col de la Croix. Nous nous arrêtons pour déjeuner dans une petite crique et nous nous apprêtons à descendre vers Girolata, une descente dont je me souviendrai toujours. Girolata, en effet, est un village que l’on ne peut atteindre que par la mer ou à pied.

Cinquième jour :
nous avons droit à une petite visite touristique de congés payés ! Nous prenons le bateau à Girolata vers Calvi (2 heures de bateau cool). A Calvi, c’est le sprint : nous avons 1 heure pour acheter des petits cadeaux souvenirs et des cartes postales, que nous n’aurons pas le temps d’envoyer car nous n’avons pas le temps d’écrire..
Nous reprenons les minibus vers Costa, dans la montagne. Là, le paysage est superbe, nous traversons déjà le désert des Agriates et nous installons un bivouac

Sixième jour :
direction Saleccia. Encore un dîner aux chandelles. Nous mangeons dans une petite crique et repartons vers Saint-Florent.

Le retour à Saint-Florent se fait par un magnifiqe sentier côtier où les difficultés techniques ne manquent pas. Heureusement notre équipe est entraînée et elle a été renforcée par des accompagnateurs locaux. Nous pouvons profiter des plages traversées pour nous baigner.Il fait toujours très beau et nous pensons avec nostalgie que nous allons retrouver la grisaille.

Christine

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Vanoise 2007 : tour de la Grande Casse

A Champagny-le-Haut, point de départ de notre joyeuse expédition, certains ayant participé aux mêmes séjours HCE les années antérieures se retrouvaient, d’autres débarquaient. Mais très vite, Franck, notre guide, a su donner le ton et le groupe a, dès le lendemain matin, démarré sa belle aventure.
La première étape fut judicieusement une étape de mise en jambe (c’est d’autant plus facile à dire que ce n’est pas moi qui tire… ! ) mais que ces montagnes qui suintent de toute part étaient belles ! Je n’en étais pourtant qu’au début de mes découvertes !

Le Refuge de la Glière fut tout de même le bien venu pour recharger les batteries de tout ce petit monde et déjà, Mathieu, l’intendant, nous régalait d’un appétissant couscous !

Karak prêt, l’aventure pouvait continuer et en route pour le col de la Croix des Frètes à 2647m, un gardien du parc s’étant mêlé à la troupe. Ce n’était plus de la rigolade, mais c’était absolument superbe ! Et puis cette bonne humeur qui ne devait plus quitter le groupe…

Nous avons rejoint Tignes et bivouaqué au pied des pistes, mais paralysée par le froid, je n’ai pas pu prendre de photos … Rassurez vous ! Je me suis rattrapée le lendemain…Les choses devenaient pour Franck, « vraiment intéressantes » (traduisez sportives !) , et tout le monde a fait de son mieux (les pauses Balisto et autres barres chocolatées aidant…) pour mener nos quatre joëlettes au col de Leysse à 2750m.

Après l’effort, le réconfort ! Les lacs de montagne pour se rafraîchir, le spectacle époustouflant des glaciers si proches de nous et une nuit de repos (après avoir bien festoyé…) à Termignon.

La météo était avec nous depuis le départ. Il fallait bien que nous puissions utiliser nos vêtements de pluie (histoire de dire que nous n’avions pas chargé nos sacs à dos pour rien !).

C’est donc sous la pluie que nous avons gagné le joli gîte d’alpage de Catherine Richard où nous avons été fort bien accueillis et où nous avons, au mieux, occupé nos esprits ! Comment oublier les chansons écrites pour notre petite fête du samedi soir ?

Le groupe étant reposé, nous étions prêts à nous attaquer au col de la Vanoise. Et là, tout le monde a assuré (même le chef nous a félicité…) Les joëlettes sont arrivées au refuge en volant presque !

Tout a une fin et ce n’est pas sans nostalgie que nous avons quitté nos belles montagnes ! Une bonne douche nous attendait au camping de Pralognan et c’est dans la joie et la bonne humeur que nous nous sommes réunis pour un dernier repas… au pied de la Grande Casse.

Pascale, une passagère de joëlette, heureuse grâce à vous.

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Pyrénées Catalanes 2007

Des paysages variés, une météo favorable à la randonnée, les massifs du Capcir et du Canigou se sont montrés accueillants pour nos roues de joëlettes...

Cette semaine dans les Pyrénées Orientales débute dans le massif des Camporeils avec ses forêts d’altitude composées majoritairement de pins à crochets, ses lacs et milieux humides témoins des glaciations, mais aussi ses landes et pelouses territoires privilégiés des troupeaux de vaches et de chevaux.
La caravane s’ébranle de la station de ski de Formiguères et la montée est un peu rude jusqu’au refuge des Camporeils, mais quelle belle récompense avec la baignade et la soirée au bord du lac.

N’est-ce pas Yolande,qu’elle est bonne cette eau à 2240 m d’altitude ?

Dès le deuxième jour, les sentiers deviennent un peu plus techniques pour les roues de joëlettes avec des cailloux, des marches, des racines, qu’il faut contourner ou franchir. Les sacs à dos sont un peu lourds puisque nous partons pour 3 journées d’itinérance et les passagers de joëlettes sont bien secoués, mais la beauté des paysages et les rencontres avec les troupeux de vaches et de chevaux resteront inoubliables.

Un dernier coup d’oeil au Puig Péric (2810 m) et au petit Péric avant de redescendre en direction du lac des Bouillouses.

Quelques goûttes de pluie et l’orage qui menace ne parviennent pas à perturber la soirée et la nuit en bivouac à l’entrée de la belle vallée de la Grave.

Le lendemain, nous apercevrons souvent le lac des Bouillouses à travers les pins, mais le chemin un peu cahotique avec de nombreuses marches impose la vigilance et des pauses bien méritées.

Nous avons juste le temps d’arriver au barrage pour nous abriter dans le petit refuge du CAF et éviter une belle averse avant de rejoindre les véhicules pour un transfert vers Sahors. Stéphane, notre accompagnateur montagne nous l’avait promis : une belle surprise nous attend en cours de route avec un arrêt baignade dans des bains d’eau chaude, au fond d’une gorge. Nous nous installons ensuite au camping de Sahors pour entamer la seconde partie du programme dans le massif du Canigou.

Après une nuit confortable, c’est reparti pour 3 jours d’itinérance.Nous allons découvrir tout d’abord, les richesses de la réserve naturelle du Mantet, grâce à Karine, technicienne employée par la réserve, qui nous accompagne lors de la première journée. Elle profite des pauses pour nous parler du grand Tétra, du Gypaète barbu ou encore de plantes endémiques comme le persil d’isard !

La rude montée dans les bois est vite oubliée en arrivant sur le Pla de Segala.On se trouve sur une voie ancestrale de transhumance vers la Catalogne du Sud et l’Espagne. Les paysages sont superbes et nous pouvons même apercevoir quelques isards se détachant sur les crêtes avant de rejoindre la petite cabane de Portailles pour une soirée bien ventée.

La tramontane va nous bercer et faire tomber la température, mais quelle belle lumière au réveil !

La veste polaire est de rigueur pour le petit déjeuner dans la cabane, mais dehors le soleil brille déjà et nous encourage à affronter le vent toujours aussi violent.

Derniers coups d’oeils sur les curieuses falaises calcaires des Esquerdes de Rotja au pied desquelles nos joëlettes croisent les troupeaux de chevaux espagnols.

Nous nous rapprochons du Canigou, montagne sacrée des Catalans, avant d’aborder la descente vers le refuge de Marialle pour une soirée bien sympathique et plus confortable.

Il faut songer à redescendre dans la vallée de la Rotja. Nous retrouvons la chaleur méditerranéenne pour une dernière journée de randonnée à travers une forêt aux essences variées.
C’est déjà la soirée des adieux marquée par la présence de Joaquim venu nous faire déguster de curieux toasts et breuvages énergétiques à base d’algues (spiruline) qu’il cultive.

Les randonnées auront parfois été un peu rudes, mais les 4 passagers de joëlette (Yolande, Rachel, Daniel et Henri) ne s’en plaindront jamais. Richard qui marche seul à l’aide de ses bâtons malgré son handicap forcera l’admiration. La fatigue est déjà oubliée car tous les ingrédients d’un séjour HCE étaient présents pour cette semaine en pays catalan.

Un grand merci donc à tous les participants et en particulier à Stéphane qui a su nous faire découvrir les richesses des Pyrénées catalanes et qui nous a donné envie de revenir dans cette belle région. Merci à notre intendant Thibaut, la "force tranquille" jamais pris au dépourvu, qui s’est révélé bon cuisinier, bon animateur mais aussi bon conducteur de joëlettes.

Et j’allais oublié de présenter les ânes pyrénéens qui ont tant bien que mal essayé de remplacer Tartare tout au long de cette semaine. Voici d’abord Prosper et Bacchus, bien fatigués après 3 jours de marche avec nous :

Et voici Aoui, l’âne de Mirabelle, qui ne sait pas encore dans quelle galère il va être conduit :

qui va avoir une manière originale de nous dire "ah non" en nous obligeant à plusieurs reprises à le relever avec sa charge.

Simone

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Beaufortain 2007

Où l’on découvre pourquoi le Beaufortain est réputé... pour le ski !

Camp de base installé au Plan de la Laie sous un magnifique soleil. Le petit torrent juste à côté dont l’eau court sur les ardoises chauffées par le soleil est un bonheur pour la toilette.

Départ le 1er jour pour une belle balade d’initiation…

Où nos passagers choisissent aussi de se dégourdir les jambes. Ici Françoise gravit la montée finale, la plus raide, la plus dure, jusqu’à la grande berge, petit sommet et lieu de pique-nique. Bravo !

Patrick lui savoure sa récompense après l’effort.

Mais dès le lendemain le temps se gâte. La pluie est sur nous et ne nous lâchera plus.

Vu le temps, Franck, l’accompagnateur moyenne montagne du séjour, décide d’installer le bivouac à côté d’un petit abri ou l’on va pouvoir, en se serrant, manger au sec ou presque.

Réveil toujours pluvieux… Il faut vraiment sortir ?

La rando prévue au départ n’est plus déjà qu’un souvenir sur du papier mouillé. Franck nous propose une balade vers le lac d’amour. Mais arrivé plus haut la pluie redouble, le brouillard se lève, le terrain est détrempé, boueux et très glissant. Nous rebroussons chemin pour trouver refuge dans une ancienne étable pour manger. Même Karak voudrait bien se mettre à l’abri ! Retour au camp.

La météo annonçait un refroidissement, voilà le résultat le lendemain matin. Neige à 50m au-dessus du camp. La crête des gites, rando de la journée prévue pour nous amener au refuge de la croix du Bonhomme est sous 40cm de neige !… Impraticable !

Les conditions de neige, de froid, les affaires mouillées, le manque de commodités contraignent Franck à envisager une solution de repli pour le groupe : Démontage et remontage du camp au camping de Beaufort.
La salle hors sac nous accueille tous au sec pour savourer les repas mitonnés de René.

Le lendemain, nouvelle balade dans des conditions grandioses.

Le groupe dans la neige.

Enfin pour le dernier jour, le soleil revient pour nous permettre d’admirer le grand blanc au-dessus du Lac de Roselend.

La Pierra-Menta de l’autre côté.

Dernière montée et dernière crête.


Dernière sieste.

Et dernière pause sur le sentier du retour.

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