Le Val quoi ? Maïra ? C’est où ?

Quel suspens pour cette saison 2020 ! Que d’incertitudes ! Le groupe se compose, se décompose, se recompose. Et c’est finalement avec d’autant plus de joie qu’en ce samedi 11 juillet, après avoir bravé les embouteillages des départs en vacances nous nous retrouvons en fin d’après-midi tout au bout du monde, juste après le village de Maljasset, là où la route s’arrête...

Augustine, Côme et Léopoldine, scouts de France engagés sur le séjour arrivent en premier sur notre lieu de camping sauvage, ne voyant personne venir, ils manquent de repartir ! Finalement tout le monde arrive et se met vite en action : montage du camp, épluchage, installation d’un enclos pour Charlot,…

Nous voilà partis pour vivre à 16, guidés par Luc, accompagnateur de choc, une merveilleuse et inoubliable aventure !
A la fin du dîner, Luc nous présente les grands traits du parcours qui nous attend. Il est question de levers à 5h du matin ! Côme hésite à nouveau à plier bagage !

Dimanche 11 juillet 
Après un bien agréable petit déjeuner au soleil, nous sommes tous conviés à une conférence donnée par Luc en 3 langues et traduite simultanément par Karine sur le bon usage de la joëlette. Installation de nos trois passagers en or, j’ai nommé : Jérôme, Myriam et Thierry !

Il faut ensuite ranger le camp et récupérer Charlot échappé de son enclos qui ne semble pas très enclin à venir se faire bâter. C’est finalement la tranquille Eléa qui parviendra à le convaincre de se joindre à nous.
Journée d’échauffement, nous partons en fin de matinée pour une boucle dans la haute vallée de l’Ubaye. Les chemins sont roulants et permettent aux nouveaux de tester la jojo et aux moins nouveaux de se remettre en jambes. Passage épique du torrent, un peu de courant et de l’eau jusqu’aux genoux ne nous arrêtent évidemment pas, nous déjeunons ensuite au bord de l’eau.

Première dégustation des innombrables fromages apportés par Karine de sa boutique auvergnate, paysage merveilleux, vaisselle pieds dans l’eau, la semaine s’annonce bien ! Nous terminons la boucle à travers les bois où quelques randonneurs viennent nous prêter main forte. Demain nous partons pour un bivouac, chacun s’active à l’organisation de ces deux jours avant de terminer la soirée autour d’un feu joyeux !

Lundi 12 juillet :
Réveil à l’aube pour avoir le temps de remballer le camp, départ dans la foulée, nous passons aux choses sérieuses : direction le col Mary, ca monte ! Nous suivons d’abord un large chemin puis un sentier plus étroit et en lacet. Lionel nous a prévu une copieuse salade pour le déjeuner, nous la partageons au pied de la croix du Passour.

La suite de l’ascension est physique, il faut être au moins quatre par joëlette. Après quelques passages de rivières plus ludiques que techniques nous passons la bergerie Mary avant de rejoindre notre lieu de bivouac, juste paradisiaque.

Le timing est impeccable : nous avons le temps de goûter, monter la bâche, dîner d’une succulente purée au fromage et au moment du dessert des premières gouttes commencent à tomber… Nous organisons un repli rapide sous la bâche et nous voila tous dans nos duvets à 21h30 ! Les quelques gouttes se sont mues en grosse averse, idéale pour bercer la petite troupe, dormez bien ! N’oubliez pas cette nuit d’aller faire pipi, le ciel est magnifique ! Pauvre Côme qui dormait à l’entrée…

Mardi 13 juillet :
Une journée qui commence autour d’un thé ou café bien chaud et de tranches de pain toutes tartinées. Dès le matin, Myriam, notre responsable communication, est au taquet pour alpaguer le randonneur de passage, lui présenter notre extraordinaire asso et le laisser repartir tout sourire, un flyer à la main. Pour ce quatrième jour, nous partons à l’assaut du Col Mary, quelques passages de névé plus tard nous sommes au sommet, nous voilà du même coup en Italie !

Nous pique-niquons un peu plus bas avant d’attaquer la longue descente qui nous mène à notre nouveau camp situé dans un camping italien déserté suite à la COVID. Les débutants en joëlette sont de plus en plus à l’aise, Léo, Gus et Eléa assurent dans la descente ! Le soir Lionel nous improvise un dessert banane/chocolat que nous dégustons autour d’un beau feu. Quel régal !

Mercredi 15 juillet
Démontage au petit matin d’un camp plutôt humide. Petit bonheur du jour : faire la vaisselle de la veille… à l’eau chaude ! Myriam nous devance et part à pied accompagnée par Côme et Léo. Après les avoir rejoints nous marchons tous ensemble jusqu’au pittoresque village de Chiappera, ce charmant village est habité uniquement l’été. Malheureusement, aucun guide n’est disponible pour nous faire une visite guidée et ce, malgré le numéro de charme de Luc. Nous faisons notre tour en autonomie.

Après cette balade touristique, nous partons pour l’ascension d’un nouveau col frontalier, la montée débute par une ancienne piste militaire, ça grimpe mais c’est roulant, le temps est incertain mais le groupe ne manque pas d’énergie !…

Nous parvenons peu après le déjeuner sur notre lieu de bivouac : petit écrin au milieu d’un alpage. Le berger vient nous rassurer en italien : son chien montera la garde cette nuit et veillera à tenir les loups à l’écart… Soirée mémorable, les scouts ont un défi à relever : après avoir glané auprès des uns et des autres des informations sur HCE, ils doivent présenter l’association sous forme de spectacle, l’heure approche, l’attente est grande ! C’est sous forme de times up qu’ils choisissent de nous transmettre leur vision d’HCE. Répartis en équipes, nous devons faire deviner par définition ou mimes : Joël, humanité, troubles intestinaux, Simone, Mainon, partage ou encore la plaque d’immatriculation du camion... Énormes fous rires au rendez-vous, surtout quand Luc détourne le jeu en organisant une tricherie plus grosse qu’une marmotte à la fin de l’été. C’est l’équipe des filles qui sort victorieuse (privilège d’écrire le compte rendu).

Jeudi 16 juillet
Finalement aucun loup ne vient troubler notre sommeil, en revanche Jérôme est victime d’une méchante crampe et nous nous relayons à son chevet. Au matin, le mal s’estompe et les craintes de Jérôme avec et nous sommes tous debout de bonne heure, comme Luc le souhaitait ! Nous levons le camp et attaquons directement la montée jusqu’au pas de la cavale. L’union fait la force : on monte, on redescend, on remonte pour faire passer les joëlettes les unes après les autres.

Toujours soucieux de le bonne ambiance du groupe, Luc organise une petite animation au cours d’une pause : alors que Côme filme au drone l’avancée des équipages, Luc mime « le mec qui attrape le drone », Côme n’y croit pas et Luc imagine que le drone fera un écart et c’est la collision, le sang gicle, Luc y laisse 3 doigts ! Quelques pansements appliqués par Carole plus tard, nous entamons la dernière partie de l’ascension. Passées d’anciennes fortifications, reste à franchir le pas de la cavale, on monte les joëlettes une par une, c’est physique et technique : Carole aux brancards, Luc à l’arrière avec Renaud et François en parade, et des renforts de tous les côtés. Quelle émotion pour les passages de Jérôme et Thierry. Quant à Myriam , elle franchit le pas à pied, supportée par les compères Téo et Jean-Yves.

Déjeuner bien mérité au soleil, au milieu des petites fleurs et sous l’œil attentif d’une étagne ou d’un bouquetin, peut-être d’un chamois certains parlent d’un âne (à l’heure où j’écris les spécialistes n’ont pas encore tranché...). Rassasiés, nous repartons pour monter jusqu’au col des Monges qui offre un panorama époustouflant.

A nouveau en France, nous amorçons la longue descente par le vallon de la Rouchouse, chacun assure à son poste, goûtant au plaisir de la descente. C’est pour Charlot que c’est le plus difficile, comme souvent accompagné d’Eléa, son fardeau un peu allégé, il descend lentement mais sûrement. Nous retrouvons les sapins et une température plus douce, et arrivons tous ensemble au village de Larche où nous camperons une nouvelle fois au bord d’un torrent. Il est un peu tard, nous montons rapidement le camp et pour le dîner, c’est un Jérôme très en forme qui nous partage ses souvenirs de voyages.

Vendredi 17 juillet

D’un commun accord, nous optons pour une dernière journée tranquille, il faut rapatrier les voitures, ranger, trier, laver, se laver. En début d’après-midi, s’organisent une partie de rummikub d’un côté, une baignade ou une sieste d’un autre. Puis, nous nous mettons en route pour rejoindre le lieu de la dernière soirée ! Un torrent chante en contre-bas, nous allumons un feu pour commencer à faire chauffer confits de canard et petits légumes à l’étouffée ; une fois encore nous nous régalons. Ensuite, il faut parler très fort pour couvrir le son du torrent quand nous faisons le traditionnel et toujours plein d’émotions tour de table de fin de séjour. Il est l’heure de rentrer, il fait nuit noire mais Luc a décidé que la fin de notre périple se ferait sans torche. On obtempère parce qu’on aime Luc ! Deux sangliers dissimulés sur le bas coté attaquent tour à tour les différentes grappes du convoi semant plus ou moins la terreur… Quelle aventure !!!

Samedi 18 juillet
Le soleil est là pour le démontage du camp et s’est avec un brin de nostalgie mais tellement de beaux souvenirs en tête et si riches de nos rencontres que notre groupe Val Maira 2020 se disperse.
Merci Augustine, Carole, Clotilde, Côme, Eléa, François, Jean-Yves, Jérôme, Karine, Léopoldine, Lionel, Luc, Myriam, Renaud, Téo et Thierry pour cette fabuleuse aventure ! Allez Karine ! Fais nous une petite Hooollllaaaaa !

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La Matheysine, du 18 au 25 juillet 2020

Ce séjour aura été très riche en partages, en bonne humeur, en bonheur et rires, en bonne nourriture et magnifiques paysages.
Je suis repartie remplie de tout ça, et pleine de gratitude pour ces belles expériences qu’on vit avec HCE.

Samedi
Le rendez-vous est fixé à la cabane des chasseurs et grâce aux indications (très) précises de Didier, notre AEM (tournez après les poubelles, puis après la maison, puis engagez-vous dans les bois…), tout le monde arrive à bon port.

Avec l’aide expérimentée de Laurence, une petite équipe monte le marabout pendant qu’une autre décharge la quantité industrielle de bocaux délicieux fait par Bernard, notre intendant.

On commence le repas avec les présentations et quelques verres de vin, indétrônables de nos apéros de la semaine.

Avant de passer une bonne nuit, Didier nous fait observer avec ses jumelles la comète Neowise, qui ne reviendra pas avant 6 800 ans dans le système solaire. Pour prolonger l’observation, quelques-uns se décident à dormir à la belle étoile.

Dimanche
Réveil matinal pour entamer la journée d’initiation, ou plutôt l’échauffement pour les jours suivants.

Le départ se fait depuis le camp pour aller à un arboretum et au chalet du curé.
Une petite descente technique a permis de renforcer l’esprit d’équipe et provoquer quelques petites frayeurs.

Une fois installés pour manger, Didier nous explique comment différencier la gentiane du vératre blanc, la fameuse plante avec laquelle on fait la Suze.
On visite l’arboretum avec Charlot qui s’empresse de manger tout ce qui lui passe sous la dent, et qui perd un peu patience dans ces longs lacets.
Arrivés au camp, un temps musical s’installe et les bières se vident, pendant que les uns chantent, les autres travaillent sous les ordres précis de Bernard : « Coupés très fins les légumes ! Pas de salade sans oignons ! ».

Le repas se fait tôt pour aller admirer le coucher de soleil pas loin de Charlot, qui a un superbe enclos.

Lundi
Le programme de la semaine est bouleversé à cause du camion, qui n’a pas le covid, mais presque... Il va falloir se débrouiller sans, et la semaine va donc se dérouler entièrement à la cabane des chasseurs. Didier, avec un œil sur la météo, décide d’avancer le bivouac aujourd’hui, pour éviter les orages. Nous voilà partis en convoi de voitures pour le hameau des Arnauds. Nous admirons de petites sculptures cachées dans la forêts.

Ça monte, ça monte … jusqu’au sommet de la montagne du Connest, avec un magnifique panorama sur les lacs, Grenoble, la Chartreuse et le Vercors, le Mont Aiguille…

On redescend pour notre lieu de bivouac au Petit Lac : attention, c’est trompeur ; aucune baignade en vue, il n’y a pas de petit lac, c’est un alpage. Tout le monde s’affaire pour monter les tarps, installer la bâche bivouac, réchauffer le chili…
Petite pause pour jouer au tarot africain, et après le repas, le « vrai » tarot.

Ces quelques parties nous laissent le temps d’admirer les couleurs du coucher de soleil sur les montagnes, puis on s’en va se reposer.

Mardi
On range tout et on repart sous l’œil amusé (et soulagé ?) des vaches, on remonte un peu pour admirer la vue au sommet de Peyrouse.

Le midi, après une descente assez technique, nous nous installons pour manger. Très vite, il s’avère que la Terre tourne (et oui !) donc l’ombre s’en va. On reprend les joëlettes pour faire la sieste dans les sous-bois et profiter de leur fraîcheur.
Sur le chemin, on regarde la Pierre Percée, qu’on ira admirer de près dans quelques jours. On arrive aux voitures et on rentre retrouver Charlot, qui ne s’est pas fait dévorer par les loups et qui s’est trouvé des copains chevaux !

Mercredi
Comme d’habitude, le réveil se fait au son de la guitare, ce qui est très agréable. Merci Jacques ! Les plus matinaux ont déjà préparé le café, tout le monde reprend ses esprits doucement. Pas trop non plus, car c’est une grosse journée qui nous attend. Charlot vient avec nous, pour la deuxième et dernière fois du séjour. Il se prépare, et nous aussi : nous partons dans l’alpage du Sénépy et son sommet.

C’est une journée longue et fatigante, mais la vue en vaut la peine : on peut voir le lac de Monteynard et ses passerelles.

Le retour se fait au son des devinettes, plus ou moins compliquées.
A peine arrivés au camp, l’orage éclate : notre cher AEM a bien fait de sacrifier la sieste, le timing était serré. On se réfugie sous les marabouts, où une rivière/gadoue se forme sous nos pieds !

Jeudi
Le convoi de voitures reprend de nouveau la route, pour aller près du lac de Petichet. On commence par le longer dans les bois, ce qui fait une ballade très agréable. On arrive à un belvédère devant le lac de Laffrey où des panneaux expliquent la vie du compositeur Messiaen, dont la maison est à quelques mètres.

Assez parlé culture, on entame l’ascension pour la Pierre Percée.
Bernard s’amuse à faire passer Madeleine à l’intérieur, ce qui lui fait une mini session d’escalade.

On prend la traditionnelle photo de groupe à côté de ce gros caillou avec un trou, puis la descente se fait dans la bonne humeur : la baignade nous attend !

Le lac de Pierre Chatel est chaud, on en profite bien : Elisabeth, en aidant Sébastien, se retrouve dans une bataille d’eau, elle est trempée et habillée ! Christian et Clément partent en courant chercher deux voitures, les chauffeurs repartent chercher leurs véhicules et c’est bon, en route ! Pendant ce temps, les nouveaux testent la joëlette...

Vendredi
La journée tant attendue est là. Pas parce que c’est la fin, non, c’est même triste de se dire qu’on va bientôt devoir s’en aller, mais parce que c’est le fameux jour du bateau et des passerelles. On se lève à l’aube, toujours avec la guitare de Jacques, et une fois prêts, on s’en va au Lac de Monteynard. Nous attendons le bateau et à 9h, c’est l’embarquement. Les passagers sont sur leurs joëlettes dans le bateau, un spectacle surprenant.

On peut admirer le paysage durant la traversée et frôler quelques planches à voiles. Tout le monde a le sourire, et on descend du bateau ravis. Très vite, on se rend compte que c’est « technico-ludique » : des montées et descentes agrémentées de racines et petites marches...

Les passerelles nous attendent, au-dessus du magnifique bleu du lac. Selon le vertige, on profite plus ou moins du paysage… Ceux qui n’étaient pas rassurés ont vu le bout de la passerelle comme un phare à atteindre (Olivier et Jean-Pierre) mais qui était bien loin tout de même…

La journée s’est terminée par une baignade et de retour au camp, la bière attendait sagement. Des chansons, l’apéro puis le dernier repas tous ensemble, avec la chanson bourguignonne en bonus.

Samedi
Tout le monde s’affaire pour ranger, il faut réussir à tout faire rentrer dans le camion de location ce qui n’est pas une mince affaire. Au revoir et au bonheur de vous revoir !

Agathe

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Vercors, les quatre montagnes du 18 au 25 juillet 2020

« HCE c’est le grand luxe, on change de salle de bain et de toilettes tous les jours ! C’est le pied » lance Emilie à tue-tête.

C’est vrai on en a de la chance, une météo ensoleillée est annoncée pour toute la semaine sauf quelques gros orages auxquels nous avons échappé une fois, deux fois, trois fois.

A 17H, le soleil nous sourit comme Cécile qui nous accueille au Mas dans son logis familial, à Lans en Vercors. Point de départ de notre itinérance de six jours.
Notre AEM nous fait passer l’examen d’entrée à HCE et plutôt que de nous expliquer son histoire, nous avons droit à un QCM sur l’association. Pas de nouveaux sur ce séjour alors nous sommes censés maîtriser le sujet
Puis Cécile nous briefe sur le séjour, pas d’eau, pas de rivière, peut-être une source ici ou là si la chance nous sourit et qu’elle n’est pas tarie, la source !

Qu’importe l’odeur, puisque que c’est le parfum du bonheur qui se fait déjà sentir, retrouver la joëlette, les passagers et toute l’équipe !

Dimanche
Dès le matin, Jamil quitte le navire, pour cause d’accident de plongée dans la semaine précédente. L’acclimatation en altitude n’est pas son affaire. Cécile appelle donc à la rescousse Jean-Mi, qui sera notre sauveur, notre porteur d’eau, notre Joker quoi !

Le parcours d’initiation sera corsé, puisqu’il n’y en aura pas. Nous démarrons par le pas de Bellecombe qui nous donne accès à une vue panoramique sur le Mont Blanc et les massifs alentours ainsi que sur le point culminant du séjour, le Moucherotte … plus que 5 jours à tenir …





Ce jour-là, nous avons été chanceux, les randonneurs affamés de défi nous ont prêté mains-fortes à plusieurs reprises. Vive l’entraide malgré le COVID. D’ailleurs, pour info, tous les participants du séjour ont choppé le virus... HCE. Qu’on se le dise...
Emilie se délecte des montées corsées dans les bois et les prairies fleuries du plateau de Plénouze
Le soir-même Jean-Mi et Noémie (membres d’HCE) nous rejoignent pour un bivouac à Fond Chaud au milieu des génisses.

Lundi
Après une halte bien méritée au pas de la Clef, qui nous offre un panorama grandiose sur le massif des Ecrins, Chartreuse, Belledonne et le Mont Blanc, nous reprenons les joélettes pour la cabane de Naves. Marion, une amie est venue découvrir l’ambiance HCE dont elle entend parler depuis longtemps. Elle a même tenté le poste de pilotage. C’est du costaud !
A la cabane, nous retrouvons par hasard Richard, un ancien d’HCE. Il reviendra nous filer des coups de main notamment pour l’ascension du Moucherotte.
Ce soir-là autour du feu (illégal), nous jouons, contons et nous régalons d’un curry de légumes et d’une tisane de serpolet ou d’armoise. Merci Stephan !






Mardi
Longue traversée de la plaine entre Autrans et Méaudre. Nous échappons de peu aux foudres d’un paysan, furieux que l’on traverse ses champs. Heureusement, Michel sera notre médiateur.
Nous campons à la croix de Servagnet. L’orage nous tourne autour... mais nous délaisse tandis que les passagers se font masser. « Grand luxe de se détendre sous les sapins » clame Emilie jolie.




En prévision d’un orage nocturne, nous montons quand même les tentes, chanceux mais pas fous !!
Nous nous douchons avec 1 litre chacun pendant que Sébastien et Jean-Michel repartent à toutes jambes cherche le bouchon du matelas de Jérémie.

Mercredi
Nous redescendons vers Villard de Lans, tout frais pour rejoindre la cabane de Roybon. Après un passage en plaine, nous nous délectons d’une cabane bien chaude pendant que les pluies torrentielles s’abattent dehors moins de 4 minutes après notre arrivée. D’autres randonneurs arrivent pour se mettre à l’abri, trop tard nous avons envahi la cabane.
L’orage passe, et nous dégustons merguez, lentilles épicées et banane au chocolat ainsi que champignons farcis !!! Stephan nous épate avec ses recettes !
Le crépuscule est fantastique car nous assistons à un coucher de soleil sur la vallée de la Bourne.









Jeudi
Après une nuit excitée, nous sommes d’attaque pour notre dernière grosse montée, plus de 600 m de dénivelé pour atteindre le Moucherotte. Prenant notre temps, après une bonne sieste, nous grimpons et arrivons à 19h au sommet. La montée avec le plateau des Ramets et l’horizon dégagé nous offre une surprise : le Mont Aiguille et le Grand Veymont. Le temps tourne à l’orage, les cumulonimbus se forment, mais ne nous atteignent pas.
La météo du lendemain annonce un temps couvert alors nous renonçons au bivouac au sommet pour voir le lever de soleil et préférons l’écho de l’abri du Moucherotte.







La soirée se termine par une traditionnelle purée knacki digne du bivouac et surtout l’apothéose... deux heures de chants ( nous avons épluché de A à Y tout le carnet HCE ) dans cet abri aux allures de chapelle. Nos voix résonnent, les hommes s’animent et nous découvrons des nouvelles facettes de chacun. Quel bonheur de voir Benoit en chef de choeur !
« Que la montagne est belle ! » Elle résonne de nos sacrés chants, jusqu’ à minuit empêchant les accompagnateurs fatigués de roupiller qu’importe tous les passagers chantent à cœur joie.


Vendredi

Les prémices d’un orage matinal réveille à 6h ceux qui dorment à la belle. Rose, Nathalie et Audrey l’ignorent et se cachent sous la bâche. Elles ont bien raison, les gouttes ne font que passer.

Cécile nous annonce le menu : une descente de 1000m de dénivelés qui se déroule plutôt bien malgré les douleurs de Jérémie. Il bénéficiera de séances d’hypnose d’Alice et nous arriverons tous en bas après avoir slalomé entre les racines et les sous-bois. Stéphan nous attend au bord d’un champ, salade grecque au menu... Miam, on en redemande, dommage, il n’y a pas de rab.
Pour finir, nous retrouvons la maison de Cécile, ses ravioles, la Clairette et son tiramisu avec délectation !
Toute l’équipe a envie de renouveler la soirée chant autour du feu. Malheureusement, elle n’aura pas le même charme malgré la guitare. Vincent tombe de sa chaise et atterrit sur Alf, le chien de Stephan qui surprit le mord douloureusement à l’oreille.






Samedi : les troupes se séparent sous le soleil et les viennoiseries.

Durant toute la semaine, Génépi, Sapinette Verveine et bien sûr les chants ont réchauffé nos cordes vocales et la magie d’HCE a encore agi.

Finalement, l’équipe était composée de personnages charismatiques puisque nous avions un viking Charlie, une tortue ninja Vincent, un Joker Jean-Mi, un beau gosse Fabien, à la verve facile, Marie-Christine, notre chroniqueuse radiophonique sans oublier Jérémie, Emilie et aux manettes Rose, Audrey, Nathalie, Sébastien, Nassim, Michel, Monique, Sarah, Stephan et Cécile.

Au total, nous comptabilisons 0 montage de marabout, 1 chute, 1 morsure de chien, 245 bleus, 10000 tours de pédales de Jérémie, 550 parts de fromages coupés...

Merci à Stéphan pour ses talents d’intendance mi-organisée mi-improvisée, à Cécile, notre AEM toujours présente avec sa belle humeur contagieuse et son dévouement pour les passagers et toute l’équipe.

Sans oublier Ménon, qui s’est révélé un mulet sans pareil grâce aux talents équins d’Alice !

« Quand est ce qu’on repart ? »

Emilie et Sarah

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Au fil du Tarn du 04 au 11 juillet 2020

Nous arrivons de bonne humeur au camping de La Malène situé au bord du Tarn. Comme le veut la tradition, après l’installation rapide du campement, nous nous présentons autour d’un apéro convivial. Le ton de la semaine culinaire tenue de main de maître par Mathilde est donné. Les spécialités des 4 coins de France apportées par les participants font leur première apparition.
C’est parti pour une belle semaine !

Un grand ciel bleu étant annoncé pour la semaine, le marabout n’aura jamais besoin d’être monté. Un vrai gain de temps… Willy nous annonce le programme de la semaine avec enthousiasme.

Sa terre d’adoption, La Lozère, lui est chère. Il distribue les nouvelles tâches quotidiennes dues aux consignes sanitaires comme la prise de température matinale. Record à battre 35,5 °C affichés !

Dimanche
Un premier transfert est effectué jusqu’à Sainte Enimie, situé au centre des Gorges du Tarn, en amont de La Malène. Un bain de foule d’un premier dimanche de vacances nous attend. Un petit tour de la cité médiévale dans les ruelles pentues, étroites et pavées en galets du Tarn nous permet de reprendre en main les joëlettes ou de commencer à apprivoiser l’engin pour les primo participants.

Nous fuyons vite le monde sur le sentier de la rive gauche du Tarn pour rejoindre en deux jours le camping de La Malène. Nous atteignons le lieu de notre premier pique-nique à Hauterives, village typique des gorges du Tarn et accessible seulement à pied ou en barque. Baignade et chaleur sont au programme de la pause méridienne.

Sous un soleil de plomb, nous poursuivons le sentier heureusement ombragé pour atteindre Saint Chely du Tarn. La baignade est encore largement appréciée même si le soleil n’atteint plus le fond des gorges.

Le campement est installé contre le cimetière. Le calme voisinage nous permet de vivre une nuit réparatrice.

Lundi
Nous poursuivons le sentier sur la rive gauche du Tarn. Les premiers passages techniques de la semaine s’enchaînent avec des replats réparateurs.

Christophe, passager joëlette, va vivre une succession de mésaventures qui heureusement ne gâcheront pas son séjour.

Il subira deux chutes dans lesquelles il entraînera tout l’équipage : un saut dans des buissons de buis et un roulé-boulé dans le sable. Beaucoup d’émotions et de peur pour tous mais aucune casse ne sera à déplorer. Ouf ! Mais la journée sera encore longue pour Christophe. Son pantalon sera lavé dans le Tarn par Florentin qui enfilera un costume de lavandier pour l’occasion. Et encore… René qui tiendra seul la joëlette de Christophe, car délaissé par Claire, perdra pied et tombera. René s’ouvrira légèrement le front et surtout déchirera largement sa chemise. Aération et clim assurées ! Il n’aura de cesse de la recoudre mais faute de fil et d’aiguille, le fil de pêche et l’hameçon proposés par Willy satisferont notre Christian Dior en herbe.

Cette journée mouvementée se termine à La Malène pas deux évènements joyeux. Des bateliers nous attendent pour une balade en barque sur une dizaine de kilomètres dans les gorges du Tarn en aval de La Malène.

Nous apprécions les remous paisibles de la rivière et le spectacle grandiose des gorges qui s’offre à nous. Ensuite, un nouveau transfert est organisé pour monter les voitures sur le Causse Méjean. Pour clore la journée, Béatrice éteint toutes ses bougies d’un seul souffle. Elles sont plantées dans un gâteau original et excellent qui a pour ingrédients du tapioca et du chocolat. Quel régal !

Mardi
Nous partons à la fraîche pour monter sur le Causse Méjean en empruntant un chemin ombragé, étroit, pentu et parsemé de passages techniques. Comme d’habitude, l’union faisant la force, l’ascension se fait tranquillement.




Chacun peut apprécier le spectacle à l’arrivée au Roc du Serre ainsi que le pique-nique préparé par Mathilde.

Quand on lui demande la recette de ses plats dont elle nous régale à chaque repas, elle nous répond avec un sourire malicieux que l’ingrédient principal et primordial est l’AMOUR. Après la sieste ritualisée,

nous atteignons un deuxième point de vue Le Roc des Hourtous. Ce sera l’occasion d’une belle photo de groupe avec au deuxième plan le Causse de Sauveterre et le moment d’une pause rafraîchissante, glaces et boissons au menu.


En fin d’après-midi, nous reprenons les voitures pour traverser le Causse Méjean et rejoindre les gorges de la Jonte et le village de Meyruèis, au pied du Mont Aigoual. René est obligé de changer de chemise, la pudeur lui interdisant de se promener le dos à l’air ! Son raccommodage atypique n’a pas tenu. Nous passons une nuit sous yourte au camping à la ferme de Ribevenès. Nous sommes bercés par le doux bruit de la rivière de La Brèze qui prend sa source sur le Mont Aigoual.

Mercredi
Willy nous offre la première grasse matinée du séjour : lever à 7h00. Youpi ! Nous repartons pour une nouvelle ascension douce et progressive à couvert au milieu des Douglas. Nous rejoignons la crête qui traverse la forêt du Crouzet avec déjà en point de mire « le Mont de tous les temps ». Il sera le sommet de notre journée du lendemain. Nous prenons le pique-nique face à une vue splendide sur le contrefort ouest du Mont Aigoual, un des massifs majeurs du Parc National des Cévennes.

Nous descendons jusqu’à une belle propriété. Encore une fois, nous avons la chance de bivouaquer au bord d’un torrent qui permettra aux uns et aux autres de se rafraîchir après une nouvelle journée chaude. La croziflette, dotée de cinq étoiles !, est appréciée, comme la Chartreuse en fin de veillée. Deuxième découverte de cette fin de journée : tous les prénoms sont connus de tous. Hourra ! Au cours de la nuit, Florentin met en application ses talents de photographe, et nous apprécions le résultat de ses expériences.

Jeudi
Tout le monde (ou presque !) se crème car la journée s’annonce ensoleillée et le chemin peu ombragé la première heure de marche. L’ascension du Mont Aigoual débute dès la sortie du bivouac. Nous passons sous le regard des vaches qui nous ont déjà tenu compagnie la nuit. Faute de train, elles regardent rouler nos joëlettes sans surprise. Le regard ténébreux d’un taureau nous donne l’élan nécessaire pour attaquer la rude montée. Heureusement, les équipes de 4 par joëlette tournent bien. Christophe impose la première halte le temps d’une sylvothérapie avec un hêtre.


.Le plein d’énergie fait, le groupe continue la longue ascension.

Arrivés au sommet, nouveau pique-nique, nouvelle vue qui embrasse les vallées cévenoles de l’Ardèche jusqu’à l’Hérault.

L’après-midi, nous visitons l’observatoire qui abrite un musée de météorologie. Nous avons la chance de discuter avec deux météorologistes qui nous expliquent leur tristesse d’assister à la fermeture de leur station météo. Après la visite, la coupe de glace « Mont Aigoual » est appréciée des plus gourmands, les autres se régalent d’une glace plus légère ou d’une boisson fraîche.

Denis prend le temps de croquer l’observatoire.

Le repas du soir comme la nuit a lieu au sommet. Le temps du repas nous assistons au coucher du soleil.

Les poètes en herbe se mettent au travail :
Le soleil s’est couché
Le vent s’est levé
La table a été déplacée
Tout le monde s’est habillé
Les masques sont tombés ( ! )
Les graines de Chia ont été dégustées
Et enfin on est allés se pieuter

Baudelaire, prends garde ! La relève est assurée.
Avant d’aller nous coucher, nous nous promettons de nous retrouver dès 5h00 pour le lever du « père nourricier ».

Vendredi
Comme promis, tout le monde est réuni pour admirer le lever du soleil après une nuit perturbée par le déclenchement de l’alarme incendie du gîte à 1h00 à cause d’une mouche qui aurait trouvé refuge dans un des détecteurs de fumée. Denis et Florentin passionnés de photographie immortalisent l’instant avec brio.

Pendant ce temps, on entend crépiter la polenta pour notre petit-déjeuner gargantuesque. Grâce à lui, nous sommes prêts à affronter une longue journée de marche de 22 km. Le profil est descendant nous rassure Willy. La descente est amorcée de bonne heure grâce à notre réveil matinal. A midi, certains plongent dans le Bonheur, d’autres se contentent d’y tremper leurs pieds.

A notre grande surprise, nous reprenons la route en commençant par une… montée importante. Willy se fait taquiner par le groupe. Mais le dénivelé négatif de 1 200 m lui donne quand même raison. Nous revenons à Ribevenès. Willy et Mathilde sont remerciés unanimement pour l’organisation et l’intendance du séjour. Pascaline a eu l’excellente idée de leur acheter des livres qu’ils avaient feuilletés avec envie à l’observatoire du Mont Aigoual.

Elle a permis généreusement à chacun de participer à l’achat de ces cadeaux. Elle a également pris l’initiative de décerner un certificat aux primo participants. Leur participation au séjour a été exemplaire. Pas de Livre d’Or pour une fois, mais un rapide tour de table nocturne permet à chacun d’exprimer son ressenti à la fin de cette semaine peut-être pas dantesque, mais certainement « hachecéèsque » ! La nuit venue, certains font le choix de dormir sous une yourte par peur des orages, d’autres se couchent pour la dernière fois sous un ciel étoilé.


Samedi
Petit-déjeuner, rangement et aurevoirs émouvants closent ce séjour qui restera mémorable pour beaucoup.

Sandrine,
Pour Arnaud, Claire, René, Florentin, Hervé, Ulrike, Denis, Olivier, Pascale, Pascaline, Béatrice, Christophe, Michel, Stéphane, Camille, Willy et Mathilde

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Bordeaux-Lyon-la Creuzette à vélo 24 juin - 04 juillet 2020

Kévin, à l’origine de ce beau projet solidaire a découvert notre association en 2019 lors de sa participation comme accompagnateur au séjour Balcons de la Meije. Une idée a fait son chemin : pédaler pour faire connaître Handi Cap Evasion et récolter des fonds. Au printemps 2020, il prépare avec quelques amis un raid Bordeaux-Barcelone, mais l’arrivée du Covid et la fermeture des frontières l’oblige à changer de cap. Alors, pourquoi pas traverser la France d’Ouest en Est et rejoindre le siège d’Handi Cap Evasion près de Lyon ? Changement, de tracé, mais la belle équipe est toujours aussi motivée.

Mercredi 24 juin à 9 heures, nous sommes 5 au Miroir d’Eau de Bordeaux pour le départ de cette belle odyssée à pédales pour HCE : Kévin, Adrien, Rémi, Alex et Sylvain.

La campagne de financement participatif pour HCE démarrée il y a quelques jours enregistre les premiers dons et déjà 1300 vues sur la page Facebook du projet.

Belle matinée pour cette 1ère étape et après-midi dans les vignes à 40° , … pas le vin !

Déjà 4 crevaisons, l’aventure commence bien avant une nuit originale dans un atelier d’artiste.



L’étape d’aujourd’hui nous emmène à St Pierre de Clairac le long du canal des Deux Mers suivi d’une montée digne du mont Ventoux.
Nuit de château. C’est le centenaire et la 4ème génération de propriétaires qui le reconstruisent. A 4€ le repas-buffet à volonté, c’est moins cher qu’à la maison !



Vendredi 26 juin, nous reprenons le canal du midi, sa monotonie et ses écluses.
Arrosés d’une belle averse, cyclos et bateaux nous encouragent.
Christophe nous rejoint à Aucamville, banlieue de Toulouse, pour pédaler avec nous le lendemain puis de nous accueillir dans sa maison de Carcassonne. Le dimanche est une journée de repos gastronomique et de découverte de la cité.



Lundi 29, remaniement de l’équipe pour traverser le Minervois en passant de 162 ans à 163 ans d’expérience, les 69 ans de Jean-Pierre prennant le relais des 33 + 35 ans d’Alex et Sylvain.

A l’arrivée au port d’Agde, Salvator nous mène en bateau à l’ile-prison du fort de Brescou. Après un plongeon au large, nous sommes rapidement libérés pour une nuit de tangage et de roulis au port.
Hormis la meilleure tielle de Sète chez Sophie, la journée de mardi est à oublier. La traversée de Palavas et la Grande Motte, les immeubles à cages, les parcs d’attractions en tout genre, l’alignement de peaux plus ou moins jeunes qui grillent sous le soleil ardent et sur les plages… sans compter la ruse qu’il nous faudra pour sortir du traquenard d’une route interdite aux vélos.










L’ombre du camping de Lunel est bienvenue. Notre bouteille de gaz étant incompatible avec le bruleur, bravo Jean-Pierre, nos voisins nous offrent gentiment la chaleur de leur cuisinière.





Mercredi 1er juillet, notre route est buissonnière par des chemins agricoles, leurs cailloux, et une montée de 14% dans le gravier sablonneux.
La pancarte vers une déchetterie nous inspire jusqu’à un grillage bloquant. Retour sur nos traces vers un autre chemin : détours, retours et contours… c’est toujours pédaler !
Nous sommes attendus ce soir au bord de la Cèze, dans la « Principauté de Cazernau » à Cornillon. Alain et Catou, adhérents de longue date d’HCE nous font un accueil princier agrémenté d’une baignade revigorante dans la Cèze. Nos hôtes nous font visiter leurs dépendances, rendez-vous annuel des bricoleurs en tout genre d’HCE pour une semaine d’entretien du matériel et de construction de nouvelles joëlettes.







C’est aujourd’hui l’anniversaire de Candy qui nous fait une bonne surprise en demandant à ses amis de diriger leurs cadeaux vers notre petite cagnotte Helloasso. Grand merci à toi Candy !
Après une nuit passée dans « l’atelier couture d’HCE » montée et descente vers la superbe chartreuse de Valbonne accolée à son vignoble.




Au revoir Ardèche, à tout de suite Vercors.
A Pont Saint Esprit Mistral nous fait bon accueil à notre arrivée sur la Via Rhôna et nous gratifiera de son amitié pendant 3 jours. Les abricots cloués au sol par Mistral égaient nos gosiers.
Passage à Montélimar ou nous partageons notre pique-nique chez Pauline, passagère joëlette, et ses deux éducatrices. Pauline a intégré en novembre un pavillon flambant neuf, foyer logement de 3 appartements accessibles et adaptés. Les parents de Pauline nous rejoignent pour le café avec de quoi lester nos sacoches de nougats.
Nous quittons la Via Rhôna pour les champs de lavande puis l’ascension de Beaufort sur Gervanne où Claire, amie de Kévin, nous offre la nuit tout en haut de la côte, après dégustation de bières et de délicieuses pizzas.
C’était une journée de records : 122 km, 1032 mètres de dénivelé positif, record de vues sur notre page Facebook, … record de nougats …… et notre petite cagnotte qui monte, qui monte !!!






Le vendredi 3 juillet commence par une belle descente pour retrouver notre ami Mistral à Valence dont la traversée nous crie : vivement la piste cyclable !
Alternance de rive droite, rive gauche du Rhône. Décor pittoresque de Tain l’Hermitage à Andance. Belle rencontre au camping de St Rambert d’Albon avec un couple de cyclos qui nous offrent l’apéro tout en nous faisant cuire le repas. Et oui, notre bruleur reste fâché avec sa bouteille !




Samedi, c’est pour nous et Mistral la dernière étape. Regards envieux au passage vers les vignobles des Côtes Rôties qui, hélas, ne nous invitent pas à la dégustation !
Belle chute de Jean-Pierre suivie d’un magnifique pansement posé amoureusement par la pharmacienne !
Vienne, Givors, la vallée de la chimie… nous ne terminons pas en beauté et avons hâte de rejoindre les beaux quartiers de Lyon et la Creuzette. Odile, future maman venue de Paris en TGV, attend Adrien, futur papa, attablée au restaurant des Brotteaux que nous lui avions indiqué. Odile rejoint la Creuzette par le bus 70 et nous par la place Bellecour, les pistes cyclables du tunnel voies douces et des quais de Saône. La courte mais rude côte de la Creuzette sera notre dernier morceau de bravoure.






30 personnes nous font la fête autour d’un barbecue dignement arrosé sur la terrasse du château.
Nous plantons ensuite notre tente ou regardons les belles étoiles au jardin du château.



Place au bilan :
-  1016 km - 4253 de dénivelé positif - 9 crevaisons et quelques déraillements,
-  pic de 42° sous le soleil et 8° à la bière - pic de 14% en côte - pic de 60 km/h,
-  11 départements et 3 régions traversés,
- en selle pendant 53 heures
-  près de 100 donateurs pour bientôt atteindre les 3000 € de notre cagnotte Helloasso. Cagnotte qui reste accueillante jusqu’au 15 juillet,
-  nous ne vous dirons pas combien de litres d’eau, de Bordeaux, ça va de soi ! et de bières nous avons éliminés !!!

Un immense merci de la part de toute l’équipe Handi Cap Evasion à ces valeureux cyclistes pais surtout aux sponsors qui nous ont apporté leur précieux soutien : Dosatron, Culture Vélo Mérignac, Les Sonnettes Bordelaises, Le P’tit Monde Urbain, La plâtrerie de Moura, GG Consulting.

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