Val Montjoie du 11 au 18 août 2018

Prendre la direction des Contamines Montjoie. Lorsque vous croisez Mai-oui (ou Mainon, comme vous voulez, à la fin on ne sait plus trop !), le célèbre mulet mondialement connu à HCE, tournez à gauche et vous êtes arrivé. Retrouvailles et nouvelles rencontres. Un grand marabout et des petites tentes tout autour, une grande tablée avec des sourires de tous âges et de tous horizons... pas de doute, bienvenue au point de départ du séjour Val Montjoie !

Samedi 11 août : Jour 1 :Arrivée

Première soirée, et son traditionnel tour de table : on commence à retenir les prénoms de chacun et à échanger autour de nos expériences et de nos motivations.
Dans le rôle de notre guide « multi-fonction », aussi à l’aise pour nous concocter un circuit adapté aux aléas climatiques que pour faire ressouder une joëlette, charmeuse de mulet, guide de relaxation en pleine nature, et bien d’autres choses encore … Cécile.
Celle qui a illuminé nos papilles avec ses petits plats et sa gentillesse … Anne-Marie.
Et puis, vous reconnaitrez aussi au fil des photos Vanessa, Eliane, Jean-Joseph, Damien, Sarah, Yann et sa fille Juliette, Vincent et sa « tribu » de nièce/cousin/cousine Juliette, Cléo et Yves, Guy, Olivier, Benoit, Pierre-Jean, Esther, Evelyne, Yvette, Elisabeth, Jean-Paul.



Dimanche 12 août : Jour 2  : « C’est franc comme ça que j’l’avais brogé ! »

En route pour une journée de découverte de l’art de la joëlette. Quelques explications techniques, des équipes mélangeant les p’tits nouveaux et les plus expérimentés, et on commence par un concours de dépliage de joëlette. C’est Cécile qui distribue les points, attention à ne rien oublier !
Ce matin, le chemin est plutôt roulant, c’est l’occasion de tester les différents postes : à l’avant ou dans la corde pour choisir la trajectoire et tracter, à l’arrière pour équilibrer, sur le coté pour aider, assurer et échanger avec le passager. Chaque rôle est essentiel.
Première pause-graine avec un aperçu sur les montagnes environnantes et sur une partie de notre terrain de jeu à venir.

La montée est régulière, jusqu’à un dernier petit raidillon qui nous amène au lieu du pique-nique. Magnifique panorama : on voit « notre » sommet, le mont Truc qui nous attend, les dômes de Miage, l’Aiguille de Bionnassay.

Ensuite, les choses sérieuses commencent avec une petite montée ludico-technique comme on les aime.

Quelques instants plus tard, changement d’univers, la forêt disparaît et laisse place aux pistes, aux remontées mécaniques et à un petit plan d’eau aménagé. L’eau est rafraichissante... très rafraichissante, voire carrément froide … mais la baignade est tout de même appréciée.


Retour facile par les pistes de ski. Arrivés au camping, chacun trouve de quoi s’occuper : préparation du repas, douches, dessin ou goûter/apéro ... il y en a pour tous les goûts.


Après le délicieux tagine d’Anne-Marie, la soirée se termine autour de l’épluchage des oignons à la frontale (…non, pas la peine d’essayer, ce n’est pas une technique pour éviter de pleurer) et d’un jeu de dé proposé par Cécile.


Lundi 13 août : Jour 3 : « Ils ont dit que la pluie va s’arrêter vers 11 h ... »

Changement de programme : on ne montera pas en bivouac aujourd’hui. La pluie est là, et les troupes sont un peu affaiblies par un virus qui a visité quelques estomacs fragiles dans la nuit. Ce sera donc une journée tranquille : départ sous la pluie en direction de Notre Dame de la Gorge, visite de la chapelle.



Le soleil revient vers 11 h et permet de pique-niquer au sec sur une vire de l’école d’escalade … mais ce sera de courte durée. Après un petit jeu improvisé sur le thème de « qui retrouvera la boucle d’oreille qu’Yvette a perdue dans l’herbe ? », un petit tour vers l’école de tremplin (pour le saut à ski) puis retour au camping juste à temps pour mettre les joëlettes et leurs passagers à l’abri avant la grosse averse suivante.


La bonne nouvelle du soir, c’est que la météo des deux jours à venir est annoncée plutôt belle. Nous bivouaquerons au pied du Mont Truc demain.

Mardi 14 août : Jour 4 : « Tout drêt dans l’pentu »

Objectif du jour, le « truc »… plus précisément le Mont Truc, notre sommet. Aux Contamines, Cécile nous expose les trois possibilités pour monter jusqu’à l’alpage qui accueillera notre bivouac : la forêt de La Plane, belle mais sportive et « technico-ludique », ou d’autres variantes plus roulantes mais moins intéressantes … L’équipe est joueuse, nous irons à travers la forêt pour une Première sur ce chemin où aucune joëlette n’est encore passée ! Montées raides, virages en épingles à cheveux, dalles, racines. A certains endroits, les joëlettes passent une par une.


Après une difficulté parfaitement négociée, c’est une racine glissante qui fait déraper la joëlette d’Eliane. La chute est impressionnante mais heureusement sans gravité. L’huile essentielle d’Hélichryse de Cécile fera des miracles sur les hématomes des uns et des autres.


Mai-oui est exemplaire. Il négocie tous les passages étroits sans que l’on ait besoin de le débâter… et voudrait bien que les joëlettes avancent un peu plus vite. Il a de la chance car il est peu chargé. Cécile a trouvé un berger qui a récupéré la plus grosse partie de notre matériel pour le bivouac et l’a monté en 4x4 jusqu’à notre destination. A la sortie de la forêt, on retrouve une piste plus facile et plus large.
Pause repas et repos, sous la bâche pour éviter l’averse. Ovation pour Damien qui a fait toute la traversée de la forêt à pied et qui reprendra sa joëlette seulement après le repas. Et surtout, sieste pour recharger les batteries et récupérer des forces pour finir la journée !

Stéphane part retrouver sa petite famille. C’est un ami de Yann qui est venu découvrir nos activités et donner un coup de main pour la matinée. Son aide a été parfaite et très appréciée.
Il nous reste moins d’une heure de montée sur une piste de jeep large et presque roulante jusqu’au refuge du Truc. Deux randonneurs font demi-tour pour nous aider sur la fin de notre parcours. Merci à eux ! On récupère tout le matériel transporté par le berger.

Notre arrivée coïncide avec le début de la pluie. … Grr, où est Mr Météo ? Normalement, on avait prévu d’admirer un magnifique coucher de soleil sur la chaine des Aravis !! Pour l’instant, c’est plutôt brume et brouillard. Tout le monde est « dans » le nuage, et chacun s’active pour installer notre abri… tant et si bien qu’on oublie Juliette qui reste sous la pluie avec Mai-Oui … et qui finit trempée de la tête aux pieds, la pauvre !


Sous la bâche, on suit les dernières infos de la météo. La pluie devrait s’arrêter vers 20 h, et le temps sera clair à … 2 h du matin... La soupe et le chili con carne d’Anne-Marie nous réchauffent bien. Les prévisions transmises par Jean-Joseph s’avèrent exactes et chacun peut choisir de passer la nuit sous la bâche-tente berbère ou à la belle étoile.

Mercredi 15 août : Jour 5 : « Happy birthday to you HCE ! »

Jean-Joseph, alias Mr Météo, avait raison : ce matin, le ciel est bleu et la journée va être belle. L’arrivée du soleil sur le campement donne le signal du petit déjeuner.


Ensuite, c’est la montée au Mont Truc. Il est tout proche, accessible par un petit sentier raide et étroit. Les joëlettes montent une par une, encadrées par un maximum d’aide et d’assurances. Mai-Oui nous suit aussi, pas question qu’il soit absent de notre photo souvenir !


Le panorama est magnifique pour accueillir la banderole des 30 ans d’HCE. Joyeux anniversaire ! De nombreux randonneurs sont au sommet, on en profite pour faire un peu de pub.

Ensuite, c’est une longue descente sur la piste forestière empruntée la veille. A l’approche des Contamines, le groupe se sépare. Les joëlettes finiront la descente en pleine nature sur un sentier « très ludique » pendant une centaine de mètres dans la forêt, tandis que le mulet continuera sur la route avec quelques accompagnateurs. La journée est difficile pour lui. Fini le 4x4 du berger, c’est lui qui doit porter le matériel du bivouac pour rentrer à notre camp de base. Il finit par se mettre à boiter, et c’est une voiture sympa qui emmène une partie de son chargement au camping. Après un réglage de son bât, ça va mieux. Il sera en forme pour la journée du lendemain, mais ça a été dur pour Juliette de le voir ainsi malheureux.
La grande question du soir est de savoir si on fera le deuxième bivouac prévu pour la nuit suivante. La météo est trop incertaine. Après avoir questionné chacun sur son ressenti, Cécile décide finalement d’annuler le bivouac et de modifier un peu le trajet. Nous suivrons un itinéraire qui emprunte la voie romaine, comme prévu, mais nous rentrerons dormir au camping. Et c’est une magnifique mousse au chocolat qui clôture cette journée !

Jeudi 16 août : jour 6 : « Plus tu pédales moins vite, moins tu avances plus doucement »
Nous partons pour la journée. La joëlette à pédalier est réparée et Vanessa est heureuse de pouvoir l’utiliser pour la fin du séjour. Cécile nous a prévenus, la Voie romaine, c’est large et relativement roulant, mais un départ, il y a un « mur » bien raide avec de larges dalles. Il y a aussi beaucoup de randonneurs, mais ça, c’est normal, on commence à s’habituer. Nous sommes dans le secteur du Mont Blanc et les lieux sont très fréquentés.
Arrivés à Notre Dame de la Gorge, les équipages s’organisent pour la montée. Deux premières joëlettes partent, avec chacune une double corde pour mieux partager l’effort. Les deux autres joëlettes attendent leur tour. L’une d’entre elles est vide car Damien commence le chemin à pied. L’arrivée aux premières cascades est un vrai plaisir. Il y a une telle énergie dans les remous de l’eau qui s’engouffre entre les rochers !


Il faut tout de même s’arracher à cette fascination pour continuer notre chemin jusqu’aux cascades de Combe Noire tout aussi belles et impressionnantes. Nous mangeons à la Laya, où Mai-Oui trouve un beau pré dans lequel se régaler et se rouler avec délice. A l’heure de la sieste, c’est une petite variante qui s’offre à nous puisque Cécile accepte de nous guider dans une activité de relaxation en pleine nature. Chacun s’installe là où il se sent le mieux, au soleil ou à l’ombre, au contact de la Terre, et même Mai-Oui vient trouver sa place à nos cotés pour partager ce moment.


Après cette parenthèse « hors du temps », il faut remobiliser son énergie pour une belle grimpette bien technique qui nous mène sur les berges du Bon-Nant. Baignade pour les plus courageux, (avec une forte proportion de courageuses, pour être précise !). On s’éclabousse joyeusement dans le torrent, puis c’est le retour sous les nuages gris qui approchent et les grondements du tonnerre.



En arrivant au camping, on peut voir que le lieu qui aurait dû accueillir notre bivouac est caché sous un rideau de pluie. Un peu de regrets de n’avoir pas pu faire ce deuxième bivouac, le site était très beau, mais on l’aurait sûrement beaucoup moins apprécié sous l’orage. Pour nous consoler de cette météo capricieuse, nous dégustons les bières savoyardes et le reblochon apportés par Jocelyne, amie de longue date d’Anne-Marie et de Guy, qui est venue en presque voisine pour partager la journée de demain avec nous et découvrir la joëlette.

Vendredi 17 août : jour 7 : « J’avance sur la tête sans faire de bruit. Je connais toutes les langues. Qui suis-je ? »
Un court transfert en voiture nous amène à Saint Nicolas de Véroce, au pied du départ de la balade du jour. La marche se fait au fil des propositions de réponse à la devinette de Vanessa. Les idées s’enchainent mais rien ne convient (d’ailleurs, on te laisse chercher, cher lecteur … pour avoir la réponse, il faudra croiser Vanessa à l’AG !) alors on continue avec d’autres énigmes comme « le café ou le mouton ? » … à écouter phonétiquement pour trouver la réponse … sans oublier les célèbres « 3 nains qui vont à la mine... ». Jocelyne s’essaie un peu au pilotage arrière avec la joëlette de Damien qui se dégourdit les jambes sur une partie du chemin, et elle nous aide bien dans la corde pendant les passages les plus raides.



Au plan de la Croix, on se régale d’une salade de pâtes multicolores face à une large vue qui s’ouvre sur l’Aiguille de Bionassay, les Dômes de Miage et le Mont Truc. Eliane est installée comme une reine sur un siège habilement improvisé par Yann.
On profite encore un peu du soleil en suivant les infos données régulièrement par Mr Météo. Il nous annonce en direct la progression de la pluie. Aux premières gouttes, les ponchos et capes de pluie sont sortis et on entame la descente. L’arrivée aux voitures et au camion coïncide avec le début de l’orage. Chapeau pour le timing !



La fin d’après-midi s’organise autour du remplissage du questionnaire et du livre d’or, d’un début de rangement du matériel dont on n’aura plus besoin, du nettoyage du camion et de la préparation du repas. Il y a une surprise en cours, à base d’ananas et de biscuits à la cuillère.
Avec l’apéro, c’est le tour de table qui permet à chacun de partager un peu son ressenti. Moment fort en émotion. Les voix sont nouées pour évoquer ce que nous avons vécu le temps de cette semaine ensemble.



Samedi 18 août : jour 8 « Déjà la fin... »

Dès que le petit déjeuner est terminé, c’est une véritable fourmilière qui s’active. Démontage des marabouts et des tentes individuelles, rangement des bagages, dernières vaisselles, inventaire du matériel de cuisine que l’on va transmettre à l’équipe suivante.



Benoit et ses passagers partent les premiers, il y a des trains à aller prendre à Lyon. C’est ensuite le départ de Cécile avec Mai-oui pour leur prochain séjour dans les Fiz, puis des uns et des autres.
Rendez-vous à l’assemblée générale !

Merci à Cécile pour son adaptabilité à toute épreuve et pour avoir fédéré toutes nos énergies.
Merci à Anne-Marie et à toutes les petites mains qui l’ont aidée à nous régaler jour après jour.
Merci à Vanessa, Eliane, Jean-Joseph et Damien, nos passagers, et à Sarah, marcheuse « tout terrain » pour leur confiance, leur bonne humeur et leur courage face au chemin pas toujours facile.
Merci aux amis et aux inconnus qui sont venus donner un coup de main pour quelques minutes ou pour la journée.
Merci à la fille de Cécile pour la gestion des pains de glace qui ont gardé nos provisions au frais des glacières et nous a même fourni des salades de son jardin !

Et un immense merci à tous ceux qui n’étaient pas là, avec nous, mais qui font exister HCE depuis 30 ans et qui rendent ces beaux moments possibles !

Partager

Sous les falaises des Fiz du 18 au 25 août 2018

Cela va bien se passer !
Voici l’histoire d’un séjour qui va merveilleusement bien se passer malgré un tas de péripéties : pluie, crevaisons, vaches qui ne dorment pas la nuit, vipère… grâce à une équipe exceptionnelle et à la magie d’HCE (peut être que Domi a mis quelque chose de spécial dans les sachets déshydratés ?!) Lisez vite !
Cécile, qui est sur son terrain de jeux, nous a guidés dans la joie et la bonne humeur toute la semaine, faisant face à beaucoup d’imprévus et gardant toujours son sourire même assailli par des dizaines de questions à la minute (est-ce qu’il va pleuvoir ? Quand est-ce qu’on mange ? Est-ce qu’on prend nos gros sacs ? C’est encore loin ?...).

Dominique a fait une intendance hors pair, relevant les défis les plus fous… la réhydratation des plats dans les sachets plastiques, la cuisine dans le chalet de Moëde où il faut faire attention à ne pas marcher à l’étage sous peine d’aromatiser un peu trop les mets, la cuisine sous la bâche bivouac avec une pluie battante… Défis relevés avec succès !!!

Mainon a été notre compagnon à 4 pattes qui a porté le ravitaillement et les affaires des passagers – on se rendra compte à partir du 4ème jour de tout ce qu’il porte sur son dos, pas facile ton travail Mainon ! Il nous a aussi nous protégé des vaches qui vivent la nuit : il n’a pas arrêté de faire des allers-retours devant le chalet et la bâche bivouac pour les empêcher de venir autour de nous pendant notre (pseudo) sommeil ! Mais il lui est arrivé une rude épreuve…


Sur les joëlettes, nous avions Marie-Christine, toujours joyeuse et plein d’entrain, Franceline, une habituée des séjours depuis toujours, formée à la « Simone - Claudel », ainsi que Laurent qui donne le ton (« ça va bien se passer ») et ne manque pas de glisser une petite blague bien placée et Kévin, qui amorce une bataille de coussins sous la bâche bivouac au petit réveil devant le lac de Pormenaz ! Madeleine, toute discrète, a pu découvrir par nos yeux les magnifiques paysages.
Les accompagnateurs de cette joyeuse équipe : Fréd, Pascal, avec son aide plus qu’efficace avec Mainon, Jean-Michel (avec un sac à dos plus gros que lui – impressionnant !), Christophe, Aurélien, Virgile, Edouard, Jeff (elles sont où les goupilles ?!), Laëtitia (qui a la bonne idée d’apporter un pistolet à eau et de le donner à … ?!), Rose, Leïla, Andréa, Anne-Emmanuelle, Laurence.

Arrivée
Nous nous retrouvons tous le samedi soir au camping pseudo-sauvage de Plaine Joux à Passy, au pied des pistes et de l’aire de décollage des parapentes, sous les falaises des Fiz et face au Mont Blanc… majestueux ! Ce paysage va nous suivre toute la semaine.
Nous faisons le tour de table des prénoms mais cela n’a pas été très efficace pour certains (par discrétion, nous ne dirons pas leur nom tout fort !) puisque le vendredi suivant, après une semaine passée ensemble, nous découvrons qu’il y a dans le groupe un Basile et un Régis …

Cécile présente rapidement le séjour et nous explique que nous allons passer la semaine sous les falaises de Fiz, et que juste au-dessus de nous, on peut voir une faille et qu’un « bout » de la montagne est prêt à tomber… Cécile, tu es sûre qu’on reste là pour dormir ?! On aide Domi à mettre tout le ravitaillement des 5 jours d’itinérance en petits sachets pour alléger au maximum notre chargement. Quelle organisation !

Découverte des falaises de Fiz


Nous profitons de cette journée d’initiation pour faire une belle rando sous les falaises. Nous faisons un petit arrêt historique devant une stèle à la mémoire d’enfants morts dans un sanatorium suite à un glissement de terrain en 1970.
Les nouveaux s’exercent à la joëlette, ils ont la chance de trouver des chemins bien pentus ! On sort les cordes…

Le pique-nique se fait dans une prairie avec une vue imprenable sur le Mont Blanc et les aiguilles de Chamonix. Une petite averse nous sort de la sieste et nous regagnons « tranquillement » le campement (en ressortant les cordes…).

Départ de la vallée des hommes
Nous partons avec de gros sacs pour 5 jours de bivouac et de randonnée dans les hauteurs.
Aide appréciable de Jules :

Nous passons au-dessus du Lac Vert et traversons le hameau d’alpage des Ayères des Rocs.


Le pique-nique se fait à côté d’un abreuvoir où on peut se rafraichir les pieds… et jouer au pistolet à eau – quelle bonne idée Laëtitia et Rose ! Et qui à la chance de prendre un bain gratuit dans l’abreuvoir ? Jeff et Jean-Michel auraient-ils besoin de se venger d’une attaque de pistolet à eau ?
Sieste et bataille d’eau sont-elles compatibles ?



Nous continuons l’ascension – et pas des moindres - par la piste pour les chalets de Moëde où nous bivouaquons. Au passage, nous récupérons au refuge de Moëde – Anterne le ravitaillement du 1er soir monté en 4x4 par Jules, un garde de la réserve naturelle de Passy. Arrivés au chalet de Moëde, nous commençons par … enlever les bouses de vaches ! et installer la bâche bivouac. Le début de nuit est agité avec les vaches qui viennent autour du chalet : Mainon fait son possible pour les repousser et Cécile se lève pour installer des cordes afin de marquer notre périmètre. Edouard et Andréa qui avaient installé leur tente un peu plus loin sont obligés de se rapatrier dans le chalet…
C’est parti pour le débousage !

Le sommet(enfin plus exactement le col :
On se lève de bon matin et sous le soleil pour l’ascension du col d’Anterne, sommet du séjour à 2 275m d’altitude.

La montée est ardue, surtout la fin, qui se fait joëlette par joëlette avec l’aide bienvenue de quelques randonneurs, merci !! Jules nous a rejoints.





On s’installe au col pour la photo souvenir des 30 ans et on bascule sur l’autre versant pour pique-niquer.


Jules profite de ce moment pour nous présenter la réserve et tous ses trésors (les falaises sédimentaires, les vautours fauves…).



Une petite pluie nous pousse à prendre le chemin du retour.

Nous repassons par le col et le refuge de Moëde – Anterne où nous nous arrêtons boire un verre. Au comptoir, une dame nous dit : « Bravo pour ce que vous faites ! », et Domi répond du tac-au tac : « Vous pouvez le faire aussi si vous voulez ! » Et du coup, elle nous offre spontanément une bouteille de bière pour participer à sa manière !

Le ciel s’assombrit et nous regagnons sous la pluie le chalet de Moëde pour la nuit. La soirée et le dîner se font à l’intérieur du chalet que Cécile agence pour en faire un endroit « convivial »  ! Pas facile dans 15 m² poussiéreux !

Pour la nuit, Franceline monte à l’échelle pour aller dormir à l’étage. Ceux qui s’installent dehors sous une bâche sont plus prévenants que la veille par rapport à la présence des vaches…

Adaptation – ça va bien se passer
Mainon boîte et a mal à la patte arrière : le bivouac aux chalets de Villy est compromis si nous n’avons pas notre mulet prêt à nous aider.

Nous quittons le chalet de Moëde et montons au refuge pour prendre une décision… Ca va bien se passer… Après quelques hésitations, Mainon se repose au refuge, Pascal reste avec lui et nous allons, sacs allégés en direction des tourbières au-dessus de Villy pour pique-niquer. La vue sur le Mont Blanc est toujours aussi splendide.


Nous sommes au-dessus des tourbières et avec ce nouveau paysage, nous avons une impression de « bout du monde ».



Cueillette de myrtilles :

Après une sieste, nous repassons au refuge chercher nos affaires, le ravitaillement ainsi que Mainon pour aller bivouaquer au bord du lac de Pormenaz. Mainon nous suit en boitant alors que nous sommes chargés… comme des mulets ! Nous sommes cachés par nos sacs à dos (surtout Jean-Michel !) et les joëlettes ont des air-bag de tous les côtés ! On se rend compte de tout le travail que Mainon effectue en portant les affaires !
Quand il n’y a pas de mulet, on fait les mules !



Le sentier n’est pas de tout repos pour arriver au lac avec un tel chargement… Ouf, nous y voilà ! Mais l’orage menace, vite, nous montons la bâche bivouac en un instant et profitons du lac pour un trempage – lavage avec l’arrivée des premières gouttes. Nous passons toute la soirée sous la bâche bivouac, l’orage tournant autour et la pluie ne cessant qu’au moment du coucher.

Dernier bivouac - On descend de la montagne…
Vu l’état de Mainon qui ne s’arrange pas, nous profitons du soleil matinal pour prendre notre temps,

Kévin commence par une bataille de coussins sous la bâche bivouac et Anne-Emmanuelle se retrouve dans l’eau à aller chercher son matelas gonflable « Hello Kitty » qui se retrouve par hasard (? !) au milieu du lac ! Une vraie baignade est bien appréciée après le petit déjeuner et nous partons en fin de matinée pour pique-niquer au refuge de Moëde – Anterne.
Le matelas qui fait parler… et qui fait nager…


Joëlette nouvelle version :

Nous réussissons à charger sur notre dos tout le matériel qu’il reste et descendons pour un dernier bivouac dans la forêt.
Certains ont encore l’énergie de faire des blagues !

Le sentier se corse un petit peu sur la fin, nous sommes contents d’arriver avant la pluie, Mainon aussi. Nous installons le bivouac et Virgile s’occupe d’allumer un feu de camp.


Marie-Christine va faire un tour en joëlette à la source et subit encore une crevaison… Nous nous apprêtons à dîner mais les premières gouttes se font sentir. Domi fait un rapatriement express de la cuisine sous la bâche. Une accalmie nous permet de profiter de la soirée en chantant ou en discutant autour du feu. Chacun gagne ses quartiers pour la nuit et au bout d’une demi-heure… pluie… qui ne s’arrête qu’au petit matin…

Retour à la civilisation

Mainon va retrouver avec Pascal le camping de Plaine Joux. Dominique part pour aller chercher le camion qui a subi des réparations pendant la semaine.
La joëlette jukebox

Le lac Vert


Le reste du groupe regagne tranquillement en chantant le campement en passant par le Lac Vert et en descendant par un chemin bien pentu pour ne pas arriver au camping trop tôt… mais qui dit descente.. dit montée ! Elle n’est pas facile et le pique-nique au milieu de la forêt est bienvenu. Nous voilà repartis et découvrons que nous sommes quasiment arrivés au camping ! Encore une fois, le montage se fait en prévision d’une averse à la vue des nuages noirs aux alentours… finalement, la pluie nous aura épargnés pour cette journée (annoncée maussade par la météo) et cette soirée.
Le vétérinaire est venu ausculter Mainon. Verdict : morssure de vipère, sale bête… pauvre Mainon.

Mais nous sommes tous rassurés de savoir ce qui l’avait mis dans cet état. Le vétérinaire laisse les médicaments pour le soigner.
Mainon devant la cabane Bambi, un prénom qui lui va si bien…


Pour ce dernier dîner ensemble, Domi, avec l’aide de ces assistantes, nous concocte un succulent repas : bœuf bourguignon et surtout tiramisu aux fruits rouges, qui fait un ravage ! Après un émouvant tour de table, nous sommes obligés de faire une petite promenade digestive bien sympathique.

Qui va pouvoir battre Kévin ?


A l’année prochaine !

Nous profitons du dernier petit dej’ ensemble, Mainon est sur ses 4 pattes et broute autour de la cabane « Bambi », voire se cache, c’est bon signe ! Le rangement du campement se fait promptement. A l’arrivée de ses parents, Kévin demande à ses deux cop’s préférées de l’accompagner, et bras dessus – bras dessous, il court les rejoindre ! Les départs s’échelonnent dans la matinée. Laëtitia et Cécile montent Mainon dans le camion pour le ramener chez lui. La journée sera longue, il arrivera plutôt en forme et fera la fête à ses copains, sans oublier de dire au revoir à Cécile et Laëtitia ! Bon rétablissement Mainon et bonnes vacances bien méritées ! A l’année prochaine – sans faute !
Mainon de retour chez lui

Pour finir, petit poème de Fred :
Plus que la mi-août
Nous nous sommes donnés Rendez vous
Sur un terrain herbeux, à Plaine Joux
Jeunes, moins jeunes, réservés, flambeurs...

Nous étions tous préparés
À vivre une semaine de randonnées

Premier jour ludique pour nous apprendre à conduire :
Accélérer, monter, freiner,
Tout va bien c’passer.

Merci beaucoup à ma Veranda, débordant d’amour,
Qui répond, mas ou menos, à toutes nos questions variées

Merci beaucoup à Dominique, qui jamais à cours,
Nous recharge de bons repas équilibrés

Merci aussi aux actifs
Pleins d’amitié, de force et d’humilité

Sans oublier l’âne et Pascale, très réservé

Et tous les moments de vie partagés
Moments que je n’oublierai jamais

Enfin grand merci à Marie Christine, la tchatcheuse rieuse, pleine de vie...
à Kevin, mon pote costaud...
à Franceline, la force tranquille...
à Laurent, le grand rêveur, doux comme un agneau...

Enfin, quelque temps plus tard, on se sera peut être oublié
Mais dans mon coeur, c’est sur, vous resterez

Je vous aime, FRED MONFORT

Partager

Panorama sur la Cerdagne du 18 au 25 août

Après une belle série de séjours dans le Massif Central et les Alpes, difficile de ne pas aller randonner dans les Pyrénées même si cela représente un important déplacement pour notre véhicule. Pas facile d’enchaîner une semaine dans le massif des Ecrins, le retour au bercail pour l’âne Charlot et un long déplacement sur des axes routiers avec de nombreux bouchons. Pas de doute : les Pyrénées, cela se mérite !

Samedi 18 août
Au camping du Pla de Barrès, près de Font-Romeu dans les Pyrénées, les membres de la joyeuse équipe Handi Cap Evasion arrivent peu à peu. Il est 16h30, le ciel est bleu, le soleil brille et la troupe prend ses quartiers entre découvertes de nouvelles têtes et retrouvailles. A 18h, tout le monde est là … enfin presque : il manque Stéphane (le guide), Nora, Claire, Alain et le camion !! Ce sera donc apéro et dîner avec les moyens du bord :

-  Pas de verre pour le cubi ?
-  On n’a qu’à remplir la bouteille vide et se la passer !
-  Pas d’assiette pour le taboulé ?
-  Regarde comme ce couvercle de camembert ressemble à une écuelle !
Le ton est donné, à HCE, il n’y a jamais de problèmes, il n’y a que des solutions !
A 21h30, enfin, les voici, les voilà, le séjour peut officiellement commencer ! Comme il fait déjà bien sombre et que la nuit promet d’être claire, le premier campement se fera donc à la belle étoile.

Dimanche 17 août
Café, thé et chocolat réchauffent les aventuriers encore un peu groggy en cette heure matinale. Mais le soleil monte et il est temps de faire connaissance dans les règles avec le traditionnel tour de table.

Petit speech de Stéphane, montage des joëlettes, explications, démonstration et c’est parti pour la première journée de randonnée.
Au programme : balade le long de la rivière de la Têt dans ce que l’on appelle le « petit Canada » pour rejoindre le plateau de la Calme.

Le sentier forestier suit les bords de la rivière et constitue un terrain de jeu idéal, roulant mais avec quelques racines et cailloux, pour apprendre ou revoir le maniement de la joëlette. Le paysage s’ouvre soudain sur un plateau herbeux permettant de découvrir les massifs environnants. La balade se poursuit entre épicéas et pins à crochets sous l’œil vigilant des vaches qui se demandent bien à quelles bêtes étranges elles ont à faire. Une jolie montée dans les pierres permet de bien clôturer cette première journée.





**** Le Quizz de Stéphane ! ****
Question à 500€ : « Qu’est-ce qui différencie un épicéa d’un pin à crochets ? »
 La forme des pommes de pin, cône pour l’épicéa, crocheté pour le pin à crochets.

Bernadette aux fourneaux, un délice pour tantôt (Nouveau dicton HCE)
Nouvelle nuit à la belle étoile

Lundi 18 août
Au programme : une belle, grosse, bonne journée (sic Stéphane) avec traversée du plateau de la Calme et un peu de « free-ride » pour descendre à Dorres (sic Stéphane toujours).

C’est donc avec ces indications prometteuses que la troupe s’élance gaiement sur les sentiers en ce deuxième jour. Après un passage par la station Pyrénées 2000 des Airelles, la randonnée se poursuit sur le plateau dégagé avec une vue magnifique sur le Carlit, point culminant des Pyrénées Orientales (2921m). Un paysage de prairies sauvages et de collines se dessine tout autour. Les aventuriers HCE traversent la plaine salués par le son des cloches des chevaux en liberté, leur pelage miel brillant au soleil. « On se croirait en Mongolie ! » s’exclame Célia.



Absorbée par ces paysages de rêve, la troupe a pris un peu de retard sur le programme. Qu’à cela ne tienne, Stéphane improvise donc un nouveau parcours, Dorres, ce sera pour le lendemain. Accompagnateurs et passagers traversent haut la main le « free-ride » promis dans les herbes hautes du plateau pour rejoindre le camp de base et Bernadette.
Nuit à la belle étoile avec vue sur les orages dans la vallée espagnole.

*** Le Quizz de Stéphane ! ***
Question à 700€ : « Pourquoi cette couleur rouge sur les sommets au loin ? »
 C’est l’oxyde de fer qui donne sa couleur à la roche.

Mardi 19 août
Au programme : rejoindre Dorres et ses sources chaudes via le barrage d’Angoustrine.
Et aujourd’hui, bonne nouvelle, la troupe reçoit du renfort : bienvenue à Lynda !!
Tout est plat en cette matinée, ce qui permet à Lynda de prendre rapidement la main avec la conduite de joëlette. Le sentier herbeux suit un drôle de pipeline, ce qui donne évidemment lieu à une nouvelle session du Super Quizz.

*** Le Quizz de Stéphane ! ***
Question à 1000€ : « Que transporte cet énorme tuyau ? »
 De l’eau pour faire de l’électricité.



Au barrage d’Angoustrine, c’est l’occasion de s’offrir une baignade bien fraîche dans les cuvettes naturelles de la rivière. Après 4 jours sans douche, peu importe la température de l’eau, tout le monde se trempe allègrement !
Mais il faut hélas bientôt repartir pour rejoindre le point pique-nique. Le sentier s’avère être passablement boueux et en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « joëlette » tout le monde se est redécoré. C’était bien la peine de se laver ! De la boue, de la boue et encore de la gadoue ! Il paraît que c’est bon pour la peau remarque, quelqu’un sait si ça marche aussi sur les roues de joëlettes ?




Après un déjeuner revigorant et une visite de la petite chapelle avoisinante, la troupe repart sur les sentiers. La pluie s’invite au séjour à l’arrivée à Dorres, tout le monde se réfugie au bar, il faut bien se protéger n’est-il pas ?

Pour ce soir, il est temps de monter le marabout.

Mercredi 20 août
Au programme : trempette dans les sources chaudes puis direction Llivia pour une après-midi de visite du centre touristique.

Avec les bains en perspective, le rangement du camp n’a jamais été aussi rapide ! Si bien qu’à 9h tapante la joyeuse équipe est à l’heure pour l’ouverture des bains romains. Il s’agit de piscines aménagées près d’une source naturelle d’eau sulfureuse réputée pour avoir des vertus bienfaitrices.


Après 1h30 de détente, il est temps de se remettre en route. Le soleil cogne fort dans la vallée tandis que les joëlettes traversent champs et prairies jusqu’à atteindre Llivia en début d’après-midi. Cette enclave espagnole, retraite des riches Barcelonais, semble hors du temps. Murs de pierres taillées, allées sinueuses, hautes portes de bois sculpté, la ville est décidément pleine de surprises, la dernière étant un joli petit escalier pour atteindre le lieu du déjeuner ! Tout le monde s’y met et voilà les quatre joëlettes bien vite arrivées au sommet.






L’averse précipite le départ, et c’est dans un brouhaha de capes de pluie bariolées que tout le monde se réfugie au café pour un chocolat chaud réconfortant.

Après un petit transfert, la troupe s’installe près du refuge non gardé des Corones (1861m). La soirée débute avec une cueillette fructueuse de champignons. Dominique fait ensuite une démonstration de fakir pour une veillée particulièrement haute en couleurs : levée à 4 doigts, chants, canons et tirades mémorables.

Jeudi 21 août
Au programme : grosse journée en perspective avec 700m de dénivelé positif pour monter sur les crêtes puis 600m de dénivelé négatif pour redescendre au pied de la station, et tout ça avant les orages prévus pour 16h !

La randonnée débute par une longue montée soutenue via une route très fréquentée par les amateurs de champignons. Quelques heures plus tard, la troupe atteint la borne 504 qui marque le départ du sentier longeant la crête. C’est en compagnie des troupeaux de chevaux en liberté dans les plaines vallonnées que les joëlettes poursuivent leur voyage pyrénéen. Que de paysages fantastiques !



Au déjeuner, il est temps de prendre une photo de groupe avec l’étendard de l’aventure : « HCE, 30 ans, 30 sommets ». La météo et les aléas de la randonnée n’ont pas permis l’ascension du Puigmal mais l’aventure aura été belle, ce sera pour une prochaine fois ! Les côtes n’ont pas manqué, la troupe est arrivée en haut des crêtes et les paysages furent au rendez-vous. C’est ainsi que tout le monde repart avec le sentiment d’avoir ajouté une petite pierre à l’édifice.

La descente s’effectue tranquillement en suivant les pistes de ski de la station abandonnée du Puigmal.

*** Le Quizz de Stéphane ! ***
Question à 1500€ : Depuis combien de temps la station est-elle abandonnée ?
 Depuis 5 ans !

Pour les deux dernières nuits, tout le monde logera chez Stéphane, au gîte Disi Sioul. C’est le grand luxe : une terrasse avec vue sur les montagnes, des douches et un toit pour ceux qui veulent.

Vendredi 22 août
Au programme : pour ce dernier jour de randonnée, l’objectif est de partir de la gare de Las Cabanasses puis de descendre jusqu’à la gare de Fontpédrouse. La remontée s’effectuera via l’attraction locale : le petit train jaune.

Le sentier forestier, quoique magnifique, donne du fil à retordre aux aventuriers HCE. Mais après une semaine d’entrainement ce ne sont pas quelques racines et cailloux mal intentionnés qui vont les arrêter ! C’est ainsi que la dernière journée se déroule sans anicroche sous le soleil pyrénéen. Sous l’œil bienveillant du massif du Carlit, les joëlettes glissent le long du chemin tandis que les aventuriers profitent de ces derniers moments pour se baigner dans une fontaine ! Quelques accompagnateurs téméraires s’essayent même à la condition de passagers joëlette.

*** Le Quizz de Stéphane ! ***
Question à 2000€ : A quoi servaient les plateformes dans la forêt ?
 A faire du charbon !





La remontée s’effectue donc par le petit train jaune. Attraction de la vallée de la Têt et des Pyrénées catalanes, le « Canari » côtoie le vide pour relier Villefranche de Conflent à Latour de Carol. Ligne ferroviaire régulière la plus haute du monde, elle culmine à 1500m. La troupe HCE au complet profite de la vue imprenable sur la vallée, récompense bien méritée après une semaine de randonnée haute en couleurs !




Le séjour se termine en musique chez Stéphane, un moment hors du temps qui perdurera longtemps dans les mémoires.
A bientôt pour de nouvelles aventures !

PS : Maxime demande où il doit retirer ses gains du super quizz ?!

Extraits du tour de table de fin de séjour :

« On a bien marché. J’ai pu aider à la joëlette, à la corde mais aussi aux brancards, c’était super. » Pierre

« Il y avait une bonne énergie. Cela fait du bien de voir toutes ces têtes, tous ces âges. » Monique

« Merci. Le séjour était bien organisé, je n’ai même pas remarqué les changements de programme. Merci Bernadette pour la cuisine. Et c’était impressionnant de voir la cohésion de dans la difficulté. » Nora

« Chaque jour un lien se créait entre nous tous, c’était très fort. Merci Stéphane, merci à tous pour votre bonne humeur. » Mathilde

« J’apprécie toujours autant les séjours, le groupe était très sympa. » Brigitte

« Content du séjour et merci tout le monde. » Gilles

« Merci Stéphane de nous avoir fait découvrir ce bel endroit. On se souviendra des chemins caillouteux. » Guy

« Super séjour, dur physiquement mais de super moments, du partage et des échanges. » Claire

« J’ai adoré la nourriture, beaucoup de choses fraîches. Le groupe était sympa, convivial, il a super bien fonctionné. » Didier

« Content des rencontres et des retrouvailles. » François

« Très contente. Je suis stupéfaite de la richesse des personnalités rencontrées. Les séjours HCE revitalisent, avec du sang frais et ce mélange de 20 à 70ans. » Bernadette

« Merci à tous. Contente des rencontres, des moments magiques partagés. A bientôt. » Béline

« Ravi. Etonné de là où on est passé en joëlette grâce à un esprit collectif, de l’écoute, de l’entraide. Ce n’était pas juste une randonnée. Merci. » Noé

« Content. Quand on arrive on voit les têtes et on se demande comment ça va se passer. Et finalement une osmose se crée, qui grandit à chaque moment difficile. Cela me rajeunit, je reviendrai. » Dominique

« Bravo à tout le monde. Merci sinon on ne ferait rien sans vous. Vous avez très bien tiré ! Bravo à l’équipe franco-suisse ! » Claire

« Bon petit séjour HCE comme je les aime. Les passagers étaient très autonomes ce qui a laissé beaucoup de temps pour échanger, c’était très appréciable. Très belle osmose. Bonne énergie pour repartir au taf lundi ! » Maxime

« Cette semaine je me suis amusé. Il y a eu des chants, des activités. Merci à Bernadette d’avoir géré les repas en fonction de chacun. Merci à Stéphane pour le séjour. HCE me fait oublier les soucis du quotidien. Il n’y a que cette association qui mélange tout. Cela fait du bien à tout le monde. On se soutient. » Alain

« Très bonne ambiance. Merci Gilles pour tes blagues, Brigitte pour ta bonne humeur, Stéphane pour ton amour communicatif de ta région et Bernadette pour tes légumes en folie ! » Célia

Partager

Balcons de la Meije du 11 au 18 août 2018

Cette fois, nous voici en Oisans, paradis des randonneurs et des alpinistes, plus précisément dans le massif des Ecrins.
Une semaine qui s’annonce pleine d’aléas avec un changement d’accompagnateur montagne, des désistements en série dans l’équipe quelques jours avant le départ, une météo capricieuse, un marabout qui manque à l’appel pour abriter l’équipe... Mais avec HCE, il y a toujours des solutions comme vous allez le voir avec le récit de Pierre-Marie.

1er jour
Et c’est parti pour mon 1er séjour HCE ! Matinée chargée entre la énième vérification du sac à dos, la préparation des pains d’épices pour partager avec l’équipe et celle du pique-nique pour ce midi… On stresse un peu mais bon on est surtout super excité à l’idée de rencontrer enfin tout le monde ! Avec une partie de l’équipe, nous nous retrouvons à la Gare de Grenoble avec notre guide Jean-Paul. Ce dernier est au volant d’une HCE-mobile chargée comme il se doit entre les affaires du bivouac, le marabout et notre brave destrier, Charlot. Ensemble, nous partons en direction du camping municipal de Villar-d’Arêne, notre camp de base pour le séjour. Arrivés sur place, on installe le campement, avec une vue magnifique sur la Meije et le Grand Galibier puis dès que notre intendant Willy nous rejoint, on prépare le repas et on lance notre premier apéro avec le traditionnel tour de table pour apprendre à se connaître.


2ème jour
Programme du jour : randonnée d’initiation à la joëlette. Jean-Paul nous fait un petit topo dessus et notamment sur la gestion de l’équilibre ainsi que la coordination entre les pilotes avant et arrière. Pour résumer : si on travaille bien, on travaille moins ! Nous installons nos passagers dans les joëlettes et partons sous un soleil radieux ! Nous partons sur un chemin roulant avec une vue magnifique sur la Meije. Depuis Villar-d’Arêne, notre objectif est de monter jusqu’à l’Aiguillon puis de revenir en passant par le Lac du Pontet.

Après avoir fait un bon bout de notre ascension, nous nous arrêtons à une bifurcation pour faire une pause-graine, première d’une longue série ! Nous repartons pour l’Aiguillon et attaquons une belle montée dans un champ, si belle que nous décidons d’y aller 2 joëlettes à la fois ! Les cuisses travaillent bien, les respirations sont profondes, on arrive en haut et on repart en bas chercher les 2 autres joëlettes. Beau travail d’équipe !







Arrivés en haut de cette montée (pour la deuxième fois, donc), le repas arrive à point nommé. Après le repas, montée plutôt courte mais intense pour aller en haut de l’Aiguillon. Nous redescendons ensuite jusqu’au Lac du Pontet par un chemin très intéressant : étroit, des lacets et quelques pierres nous permettent de travailler nos virages et manœuvres.


Au Lac du Pontet, nous ne résistons pas à l’appel de l’eau. La baignade est assez fraîche mais particulièrement revigorante ! Nous redescendons ensuite au camping. Pendant le dîner, Jean-Paul nous briefe sur l’organisation des 3 jours d’itinérance à venir. La météo s’annonce capricieuse dans l’après-midi, il faudra partir tôt (donc se lever tôt) pour éviter la pluie.

3ème jour
Après un réveil aux alentours de 6h, nous préparons et installons le petit-déjeuner à l’extérieur avec quelques âmes éveillées. Le temps que le reste de l’équipe arrive, les gouttes commencent à tomber. Les prévisions étaient peut-être un peu trop enthousiastes, nous sommes pris de court ! Les tables rentrées dans le marabout, nous profiterons de notre petit-déjeuner au sec. Après le petit-déjeuner, nous préparons néanmoins notre sac pour un départ éventuel en fin de matinée, à confirmer...

Quelques minutes plus tard, le verdict tombe : décollage en début d’après-midi, en espérant que la météo sera plus clémente. Sous le marabout, nous sortons donc les jeux de société et c’est parti pour la récréation ! La matinée se conclut par une promenade jusqu’au petit lac voisin. Après le repas, nous partons en voiture pour Le Chazelet, qui sera notre point de départ.

L’objectif de la journée est d’atteindre les Chalets de la Grande Buffe en longeant le Torrent du Ga afin d’y installer notre bivouac. Une surprise nous attend sur place... mais rien n’a fuité pour l’instant ! Après une courte montée, nous partons sur des lacets très roulants. Le contraste entre les bords du torrent, très rocailleux, et les prairies environnantes, très vertes, est sublime.






Nous arrivons au lieu escompté et la surprise est de taille : deux superbes yourtes nous attendent ! Nous aurons même accès à un four pour réaliser notre croziflette, re-baptisée « yourtiflette » pour l’occasion ! Les yourtes sont d’autant plus appréciées que la pluie reprend de plus belle ! Quand elle se calme, un arc-en-ciel nous redonne du baume au cœur. Guillaume et Sarah nous offrent alors un concert de fifre qui sera suivi de quelques chants avec Jean-Marie.






4ème jour
Ce matin, petit-déjeuner au soleil avec une très belle vue sur la Meije. Profitons-en, la météo s’annonce plus mitigée pour la suite. Nous partons ensuite en direction du Gros-Têt et, dès le début, ça grimpe (et sous un crachin absolument délicieux) !

Nous faisons une étape à La Cabanote, en peu en contrebas de notre objectif. Nous déposons quelques affaires et attaquons la montée pour atteindre le lieu du repas, donnant sur le Gros-Têt. La pente est raide : ce sera donc 2 joëlettes à la fois. Cependant, nous annulons les quelques kilomètres restants pour le sommet du Gros-Têt afin d’arriver plus tôt au lieu du bivouac et ainsi éviter la pluie pour l’installation.





Après le repas, nous prenons une photo de groupe avec la banderole HCE et une vue sur les Grandes Rousses. Nous redescendons ensuite pour récupérer nos affaires. Arrivés en bas, petite pause, artistique même pour Arthur qui revisite l’art mégalithique. C’est au son des fifres de Guillaume et Sarah avec « Bella Ciao » que nous repartons en direction du lieu du bivouac, proche du refuge des Moustiers sur le Plateau d’Emparis.



Nous déambulons donc sur les très beaux lacets du GR54 dans le marais du Rif Fort, où nous recroisons notre hôte de la veille, accompagné cette fois-ci de ses moutons. Arrivés à destination, nous nous attelons à l’installation du bivouac. L’air est frais, différentes stratégies sont mises en œuvre pour nous réchauffer : une soupe des plus bienvenues puis quelques danses bretonnes (ce soir c’est fest-noz !).




5ème jour
Réveil à la fraîche : la plupart des duvets de ceux qui ont dormi à la belle étoile ont gelé ! Charlot se charge de réveiller les moins matinaux. Nous rangeons le bivouac et repartons pour le Col du Souchet. L’ascension est assez raide. Pause-graine à l’arrivée avec une vue magnifique sur la Meije. Nous bifurquons ensuite en direction de l’itinéraire des lacs. Quelques lacets nous permettent de rejoindre le Lac Noir en passant à côté du Lac Cristallin. Au Lac Noir, nous en profitons pour piquer une tête (à quasiment 2800m d’altitude, ça n’a pas de prix !).

Repas puis sieste au soleil pour recharger les batteries avant de repartir pour notre point de départ, au Chazelet. Nous nous lançons donc pour une belle phase de descente. La présence de nombreuses pierres rend le tour du Lac Noir assez épique, des cyclistes nous prêtent main forte pour la plus grosse marche. Nous arrivons rapidement au Lac Lérié mais ne nous attardons pas sur place.








La descente qui suit est accompagnée d’une petite frayeur car une soudure (vitale) de la joëlette de Ludo nous lâche. Une réparation de fortune à base de scotch et de corde nous permettra de finir notre trajet dans de bonnes conditions (enfin, toujours un œil sur ladite réparation quand-même...). Le passage un peu technique d’un gué nous permettra d’en valider la solidité. Quelques randonneurs et trailers nous aident pour ce moment.

Nous poursuivons notre route jusqu’au haut du « Sentier des Mules » qui nous offre une superbe vue sur le Chazelet. De là-haut, nous arrivons d’ailleurs à distinguer le camion HCE. Après ce petit intermède, c’est parti pour la descente finale. C’est bien technique, l’amusement et la concentration sont à leur paroxysme ! En bas, une petite montée (un peu dure car on en a plein les pattes) clôture la journée. Nous rentrons ensuite au camping de Villar-d’Arêne.

6ème jour
Après une bonne nuit de sommeil, nous re-préparons nos affaires pour deux jours d’itinérance avec une étape au Refuge des Alpes de Villar-d’Arêne. Pendant que nous préparons les affaires, Pauline sympathise avec un couple d’étudiants américains, attirée par le son de la guitare du garçon : magnifique moment d’émotion lorsque nous finalisons nos préparatifs au son de Radiohead.

Nous partons ensuite en direction du Refuge de l’Alpe par le GR54. Les premiers kilomètres longeant la Romanche sont très roulants. Nous passons un gué par un pont de pierres. Puis c’est parti pour une montée aussi technique que tonique. Nous enchaînons les pierres, les marches, les virages serrés. Des randonneurs et trailers nous aident pour certains passages délicats. Un couple de lyonnais nous suit même jusqu’au sommet. Arrivés en haut, nous faisons notre pause repas.





La vue est incroyable. La fatigue se fait ressentir au sein de l’équipe. Heureusement le refuge est visible de là ! Nous ferons néanmoins une petite sieste sur place. L’après-midi s’annonce plutôt calme. Une petite heure de marche nous permet d’atteindre le refuge. De plus, nous avons une très belle vue sur la Romanche au creux de la vallée ainsi que sur les sommets entourant le refuge, et tout ça sous un soleil magnifique.





Nous arrivons donc en milieu d’après-midi au refuge où nous commandons un petit verre (et même une petite part de tarte pour Pauline). La bière ambrée locale est des plus agréables. Suite au repas, nous projetons un film sur l’association puis un documentaire sur une ancienne édition de notre randonnée (où nous apercevons Jean-Paul avec 6 années de moins, ce qui suscite quelques taquineries...) en compagnie d’autres clients du gîte. Tout le monde est captivé.

7ème jour
Ce matin, Niels, garde-moniteur du parc national des Écrins, se joint à nous pour la journée. L’objectif du jour est d’aller au Col d’Arsine. Avant la randonnée, Niels nous fait profiter de sa longue-vue pour observer des chamois se trouvant sur le massif en face du refuge, appelé (très étonnement) « pic de Chamoissière ». Notre guide nous livre alors un certain nombre d’explications sur les chamois.

La randonnée matinale se fera finalement à 3 joëlettes, Pauline étant très fatiguée. Nous partons donc pour une montée assez raide suivie d’un replat. Sur ce dernier, Niels nous parle avec passion de l’environnement local, ses connaissances semblant aussi pointus sur la faune que sur la flore. On évoque les conséquences envisagées du réchauffement climatique et notamment sur la fonte des glaciers. Nous parlons également des traditions locales, telles que la Fête du Pain Noir. On se rend compte de la rigueur des conditions que les anciens habitants du coin ont pu traverser.



Suite à cela, nous repartons en direction du refuge car le col et le lac d’Arsine semblent peu accessibles à cause des conditions météo. Dans la descente, certains d’entre nous discutant avec passion en oublient de traverser le cours d’eau au niveau du pont. Le passage se fera finalement en aval, les pieds dans l’eau !

Arrivés au refuge, nous profitons des derniers rayons de soleil pour manger en terrasse. Après le repas, nous ne tardons pas à partir afin de réduire notre temps de trempage, d’autant plus que la belle montée de la veille avec ses pierres et marches saillantes est donc devenue une belle descente, pouvant être une vraie patinoire avec la pluie. Malgré ces conditions difficiles, l’excellente adaptation de l’équipe permet de s’en sortir avec brio : on y va progressivement, avec finesse : c’est dans ces moments-là que l’on réalise les vertus de la patience !

Arrivés au camping, le ciel se dégage et c’est l’heure de l’apéro : la joie se lit sur nos visages. En parallèle, on prépare un couscous et un tiramisu : très bonne soirée en perspective ! Pendant le repas, tandis que nous nous délectons avec ces mets, nous en profitons pour faire un tour de table afin de rendre compte de notre expérience. Les nouveaux parlent d’une surprise, les anciens évoquent la magie HCE mais au final tout le monde est unanime : quel esprit de groupe et quelle énergie ! Merci à tous !

Dernier jour
Levés avant le soleil, nous préparons nos affaires avant de nous séparer. Suite au petit-déjeuner, nous replions le Marabout et rangeons tout dans le camion. Les au-revoir sont très durs mais on se rassure en se disant que c’est pour mieux se retrouver dans un nouveau séjour, et au plus tôt de préférence !



Le rendez-vous est d’ailleurs pris pour l’AG qui se tiendra à Vénissieux en novembre !

Partager

Massif du Mont Thabor du 04 au 11 août 2018

Cette belle aventure racontée par Sandrine se situe entre Maurienne et Briançonnais, tout près de l’Italie. Un défi digne des 30 ans de l’association avec l’ascension du Mont Thabor (géant de pierre qui culmine à 3178 m), une équipe de choc, un mulet qui assure, un accompagnateur en montagne qui relève le défi ... tout était réuni pour une semaine exceptionnelle d’amitié, de partage, d’efforts, dans un décor inoubliable.

1er jour :
Arrivés à Modane, alors que nous venions de quitter des chaleurs frôlant les 40°C, nous voilà nez à nez sous une pluie battante ou plutôt j’ose dire, un rideau de douche, des éclairs et surtout de la fraîcheur en perspective, puisque le thermomètre de la voiture annonçait 12°C.
Bonjour le choc thermique ! Mais heureusement cela ne durera pas…
Nous voici au lieu de rendez-vous à Valfréjus, tout à fait au bout de la station, au lieu-dit « le Lavoir », à côté d’une ancienne caserne militaire transformée en fromagerie, ou chacun s’installe avant de passer aux choses sérieuses : L’APERO ! Avec comme à chaque début de séjours : présentation du groupe et topo du séjour présenté par Aurélien, qui sera notre guide de la semaine (Accompagnateur en Montagne).

2ème jour :
Journée de mise en forme avec l’ascension de la Combe des Roches en passant par le col de la Replanette avec un équipage de choc et qui se révélera très rapidement être en Or !
25 personnes, dont 4 joëlettes pour 4 « passagers » admirables (Sophie, Roxane, Alex et Sandrine), 2 « non-passagers » tout aussi admirables (Lénaïk et Sabine).
Puis, traversée jusqu’au refuge du Mt Thabor (2500 m d’altitude) ou chacun apprend vite à se connaître, une belle inertie de groupe se forme comme si nous nous connaissions depuis toujours.

Découverte du refuge, dont pour certains (les plus courageux) se baignent au lac de Ste Marguerite, situer à l’arrière du refuge, histoire de se rafraichir. Et pour d’autres se sera partie de pétanque, relax sur un transat et pour finir séance d’étirements et de relaxation par notre coach accompagnateur actif Vincent. Dans la soirée, nous avons eu la bonne surprise de voir arriver Antoine, un accompagnateur supplémentaire non négligeable et bien apprécié afin de donner un grand coup de main pour l’ascension du Thabor.


3ème jour :
Après une nuit bien méritée, lever aux alentours de 6h (hum, ça pique !) pour une grosse journée avec la montée au col des Méandres (2750 m d’altitude). Montée très technique et peu roulante. Mais rien ne fait peur à notre joyeuse troupe, d’une solidarité inconditionnelle ! Quelques pauses graines s’imposent, pour recharger les batteries de tout ce petit monde non loin du Lac du Peyron. Des paysages et des passages à vous couper le souffle.






Enchainement de sentiers vertigineux et de pierriers, mais nos passagers et nos marcheurs gardent le sourire tellement la faune et la flore restent magiques. Encouragement de nos passagers, fort appréciés par nos accompagnateurs et enfin, nous voici, arrivés au col des Méandres au pied du Mont Thabor pour un repos et un pique-nique tant attendus. Quelques-uns s’autorisent une petite sieste le temps de la digestion, d’autres s’affairent à installer le campement avant que l’orage arrive : il est temps de bivouaquer !





N’oublions pas notre séance d’étirement coachée toujours par Vincent.
Après l’effort, le réconfort…
Vite, vite, quelques gouttes puis l’orage nous gagne, à la queue leu leu, nous nous frayons chacun une place sous la bâche espérant que ça ne dure pas… Alors pour passer le temps, chacun doit proposer un jeu (cartes, jeu d’énigmes, chants etc…), dont un qui nous poursuivra jusqu’à la fin du séjour « Ping » (Elodie) « Pong » (Christine) « Pang » (Esther). Elles se reconnaitront…
Pendant ce temps, Vincent le caméraman prévu pour filmer notre ascension, nous a rejoint et fera petit à petit connaissance avec le groupe.
L’heure du repas se fait sentir et Lionel (l’intendant au séjour) ne l’oublions pas et ses commis commencent à préparer les victuailles. Puis, chacun s’installe sous la bâche, afin de passer la nuit. La météo devrait s’améliorer pour le GRAND jour…

4ème jour :
Voilà LA journée de la semaine tant attendue, avec l’Ascension du Mont Thabor perché à 3178 m d’altitude. Une première pour HCE ! Et grand beau temps au réveil WAOUH !! Toutes les conditions sont réunies pour cette aventure exceptionnelle avec un seul et même but : atteindre le plus haut sommet jamais accompli jusque-là en France, en joëlette. Montée très technique et peu roulante. Nous voici partis cette fois, sans Mainon notre mulet qui restera à surveiller le campement. Toujours en présence de notre caméraman, Vincent. Mais quel est ce drôle d’oiseau qui vole au-dessus de nos têtes… ? Mais c’est un drone… Il nous suivra tout au long de notre parcours.

Pierriers, marches, dévers sont bien sûr au rendez-vous. Un vrai challenge que nous réussirons avec succès ! Au départ, comme une mise en bouche, Il y a de courts passages avec des marches taillées dans le rocher et 2 mètres sur un caillebotis métallique à traverser (garde à ceux qui ont le vertige !).

On passe plusieurs croix plantées le long du chemin, avant d’arriver au sommet ultime. Tout le monde avance chacun à son rythme. Lénaïk et Sabine, nos deux « non-passagers » mais marchantes suivent avec succès le groupe. Nous sommes tous admiratifs devant une telle ténacité à vouloir embrasser le sommet, tout comme le reste du groupe ! Tout se passe à merveille, ce qui fait le grand bonheur d’Aurélien. Nous contemplons la vue. Peu à peu, nous nous approchons de la chapelle du Thabor, mais avant ça nous devons traverser un névé de neige de quoi faire monter l’adrénaline, mais non pensez-vous.... Passage sans trop de difficulté pour ses accompagnateurs chevronnés même pour nos deux nouvelles recrues : Christelle et Anne-Sophie sans oublier nos deux petits jeunes : Théo et Antoine « juniors » (17 ans) toujours prêts et volontaires.




Et nous voilà comme transportés dans les airs au sommet du Mont Thabor. Juste un détail nous sommes montés seulement en 2h15. Incroyable, quelle équipe de choc !!! Nous prenons vite la pose pour la photo de groupe pour les 30 ans d’HCE. Heureux d’avoir atteint notre objectif. Quelle joie d’arrivée là-haut et quelle émotion ! On se sent vraiment tout petit face à l’ampleur de la vue qui s’offre à nous : un panorama sur 360°C. Pour le plaisir, Roxane, Alex et Sandrine font le trajet aller/retour -> chapelle jusqu’à la pointe du sommet à pieds.








Il est temps de redescendre par le même itinéraire au campement où notre pique-nique nous attend sans oublier, Mainon qui sera heureux de nous revoir à l’arrivée. Puis, très longue descente jusqu’au prochain bivouac à mi-chemin du bas de la Vallée étroite (petit changement de programme qui fut apprécié par tout le monde) longeant un petit ruisseau jusqu’au campement. De la verdure et une belle végétation. Quelques vaches sur notre parcours nous regardent dévaler les sentiers…

Nous voici sur notre lieu de campement au pied d’un ruisseau qui nous servira pour faire un brin de toilette (glagla…). Nous sommes heureux d’arrivés et apprécions la végétation. Soirée animée autour du feu, ce soir se sera merguez partie Olé !!!





5ème jour :
Réveil en douceur pour une journée de récupération avec une promenade improvisée par Aurélien dans la vallée, ponctuée par la découverte du Lac Vert, un joyau d’une couleur rare et préservé dans son écosystème. Traversée du village des Granges de la Vallée Etroite pour rejoindre le camp de base par les pistes. Tout finira par une course entre joëlettes jusqu’à l’arrivée entre Sophie et Sandrine, Alex lui a préféré marcher sur les derniers mètres pour se dégourdir un peu les jambes, suivi de près par Roxane et Lénaïk.






Préparation ensuite du repas avec au menu une tortilla améliorée, d’un peu de bière et pour finir un anniversaire surprise pour Théo qui soufflera ses bougies pour fêter ses 17 ans. La soirée se terminera au coin du feu alimenté par nos deux plus jeunes accompagnateurs (Théo et Antoine), avec musique improvisée par Aurélien, Quentin et Matthieu notre joyeux luron qui alimentera nos fous rires collectifs avec ses histoires drôles. Un sacré personnage qui m’hérite d’être connu ! Il y a même Christelle qui s’improvise une danse Africaine. Que de fous rires partagés entre tous…

6ème jour :
Petite journée avec la remontée au Col de la Vallée étroite. Sentier plutôt roulant mais au départ bien pentu et arrivée sous la pluie au refuge du Thabor (acte 2) pour pique-niquer ! Après-midi détente puisque la pluie se déchaîne, sieste pour certains, jeux, lecture… Jusqu’au programme de la soirée : repas servi par les hôtes du refuge. Lionel pourra à son tour apprécier ce moment, un peu de répit ça fait pas de mal ! La soirée s’achèvera par une belote partie et autres jeux de cartes avant de s’endormir profondément. Nous avons même droit à un bras de fer entre Elodie et Sabine, notre championne de France d’escalade s’il vous plait et oui ! De l’énergie à revendre et un rire communicatif, un vrai bout en train !!!


7ème jour :
Réveil en douceur, puisque aujourd’hui nous redescendons au camp de base : « le Lavoir » sur Valfréjus (ça sent la fin, sniff…). Mais avant ça, nous profitons d’une dernière balade en faisant le tour du lac Rond et du lac Long qui entourent les lacs de Ste Marguerite au-dessus du refuge (merci Roxane pour tes infos…). Il y a même Félix (le plus courageux) qui se jette à l’eau... Puis, nous rebroussons chemin en prenant un peu de hauteur comme si nous ne voulions pas quitter ces belles montagnes et prenons les dernières photos le temps du pique-nique.

Arrivés à l’ancienne caserne, certains souhaitent faire un « semblant » de décrassage dans le ruisseau (seul possibilité de se laver durant tout le séjour) et pour d’autres se sera le temps d’acheter quelques produits du terroir à la fromagerie.
Après quoi, nous nous installons autour de la table et buvons à notre victoire !!! Un tour de table pour débriefer de la semaine, c’est généralement le passage de quelques larmes. Un moment intense en émotion. Mais heureusement, Mathieu est là et donne le mot de la fin qui fait rire aux éclats tout le monde bien évidemment !





8ème jour :
C’est le moment des « au revoir », embrassades tour à tour et petit à petit le groupe se sépare dans la fraîcheur matinale (8°C vers 9h30). Le retour à la civilisation va être rude !!!

Je conclurai seulement en reprenant une phrase que Christelle (accompagnatrice active, pour qui se fut son premier séjour HCE) et qui a très bien écrit en synthétisant notre Aventure : « …Se fût une Aventure humaine exceptionnelle à laquelle j’ai eu la chance de participer… Encore une fois, merci la VIE !!! »

- 

Partager

Page 1
S'abonner au flux RSS

Participez !

Devenez Accompagnateur : toutes les infos pour devenir accompagnateur et participer aux activités Handi Cap Evasion, c'est par ici!

 

Recherche

 

Informations

22 août 2018

A l’occasion de nos 30 ans, une cuvée spéciale est mise en vente au profit de HCE.

>> Cuvée 30 ans

27 mai 2018

Notez bien les dates de l’AG 2018 : elle aura lieu les samedi 24 et dimanche 25 novembre à Vénissieux.

23 octobre 2017

Faire un don en ligne à HCE

Si vous souhaitez soutenir nos actions, vous pouvez désormais nous faire un don en ligne.

Propulsé par HelloAsso

>> Faire un don en ligne

 

Les vidéos HCE

 

Nos Partenaires

 

Récits des séjours 2018