Gorges du Verdon - du 1er au 8 juin

Voilà le récit de Stéphanie, pour ce séjour itinérant le long des gorges du Verdon.

Samedi 1er juin : La découverte et le rassemblement de la joyeuse troupe

Chaque participant arriva au bout d’un sentier montant non goudronné nous mettant dans l’ambiance des sentiers un peu chaotiques, sur une jolie terrasse verdoyante à l’arrière d’une maisonde Blieux. Les participants sont de diverses provenances : la Bretagne, la Charente à l’ouest, le centre, l’est et le sud de la France et même de Hollande ! Chacun se présenta avec son prénom usuel ou pas..., histoire d’embrouiller les méninges, c’est pas Bob ton prénom ?...

JPEG

Après un bon repas, chacun s’est couché sous le marabout ou à proximité un arbre ou sous un tarp ou avec un sursac pour éviter la rosée du matin sous un beau ciel étoilé avec quelques étoiles filantes (pour ceux qui pouvaient encore garder les yeux ouverts).

Dimanche 2 juin : Prise en main des joëlettes

JPEG

Après rangement et transfert de tout et tous à Castellane, nous sommes montés doucement sur une route puis des sentiers assez carrossables. Après une petite halte chez une habitante qui nous a offert un sirop à l’eau rafraîchissante, nous nous sommes installés en dessous du village de Chasteuil sur un joli plateau entouré de genets fleuris et quelques jolis spécimens d’orchidées. Olivier notre encadrant, s’est naturellement dévoué pour monter sur le camion afin d’en descendre le marabout.

JPEG

Après de bonnes salades vertes (offertes par un habitant du village) pour améliorer notre repas, nous avons tous essayé le didgeridoo amené par Léo, mais nous n’avons pas réussi à l’égaler. Un sacré entrainement sur le souffle en continu est nécessaire.

Lundi 3 juin : Halte au village de Rougon

Nous avons repris notre chemin et atteint le plateau de Suech en bordure duquel se trouvait un troupeau de moutons… gardé par un peu moins d’une dizaine de patous ! Ces grands chiens blancs des montagnes. Certains ont conseillé aux trois jeunes filles du groupe d’arrêter de courir et de crier pour ne pas se faire agresser par ces chiens protecteurs du troupeau.

Nous avons alors grimpé jusqu’au Point Sublime, pour admirer le Verdon d’en haut, avant de rejoindre le village de Rougon où nous avons passé la nuit en gîte (pour la plupart) et en haut près des ruines du château (pour les plus téméraires). Les vautours nous survolaient parfois de près. Une volière a d’ailleurs été aménagé au-dessus de Rougon pour acclimater les vautours blessés qui ont été recueillis.

Mardi 4 juin : Premières baignades

Le matin nous avons longé le haut des falaises pour observer le vol des vautours. Après le passage d’un pont, nous sommes descendus près des rives du Verdon où certains n’ont pu résister à y plonger malgré sa fraîcheur. Nous sommes ensuite repartis pour redescendre de nouveau au bord du Verdon, nos passagers masculins Romain et Fred ont même réussi cette descente assez délicate sur leurs deux jambes ! La plupart de la troupe s’est alors baignée, l’eau étant un peu plus chaude, la rivière formant des petites piscines d’un bleu vert si caractéristiques de ces lieux.

JPEG

Nous sommes ensuite repartis affronter le soleil et les longs sentiers montants plus chaotiques. Nous avons fait un arrêt à la fontaine de Trigance où les batailles d’eau ont bien détendu et rafraîchi la troupe avant de repartir de plus belle.

Nous nous sommes finalement installés dans une grande prairie à Entreverges en dessous d’une propriété tenue par un Belge qui nous a chaleureusement accueillis sur sa terrasse avec de bonnes frites et un apéro. Pour le remercier, nous l’avons invité à notre table avec sa femme pour partager nos spaghettis bolognaise.

Mercredi 5 juin : deuxième pique-nique plage

Nous avons gravi des sentiers étroits et escarpés pour atteindre le belvédère de Rancoumas. Romain a réussi à faire de longues périodes de marche sur ses deux pieds malgré les sentiers étroits, rugueux et montants. Nous avons alors admiré le Verdon au fond de ce canyon et aperçu quelques vautours.

JPEG
JPEG
JPEG

Nous sommes ensuite redescendus, pour traverser le pont de Tusset pour rejoindre le bord du Jabron, un affluent du Verdon et faire une baignade rapide pour les plus courageux, l’eau étant assez fraîche.

Après notre savoureux pique-nique, Fanny avait réservé un bout de chocolat à notre passagère Joëlle le temps que celle-ci monte sur la chaise toilette mais à son retour, la sucrerie tant attendu avait déjà disparu, malgré que ce fut elle qui avait transporté ces fameuses tablettes. Eva l’a consolé en lui offrant un biscuit Oréo.

JPEG
JPEG

Le sentier montant de l’après-midi fut sportif. Les joëlettes furent montées deux par deux, avec deux cordes par joëlette et deux personnes dans chaque corde ! Nous avons alors rejoint le camion pour un transfert vers notre lieu de camping sauvage avec l’aide de la voiture de Philippe. Nous avons dégusté, jusqu’à en racler le faitout, le porc au Curry que Bernadette nous avait préparé. Nous avons fêté et chanté l’anniversaire d’Aurélie : elle a soufflé ses bougies, le vent l’ayant aussi beaucoup aidé. Elle a reçu une carte signée de tous en souvenir et un bouquet jaune de genets bien fleuris. Nous avons bu des tisanes locales de sarriettes de serpolet et de bouillon blanc pour Aurélie et son mal de gorge.

Jeudi 6 juin : montée à l’observatoire du Chiran

Craignant la pluie en début d’après-midi, nous sommes montés le matin courageusement jusqu’au gite du Chiran à 1900m d’altitude. Nous avons alors pu savourer notre salade composée bien à l’abri du vent, à l’intérieur du gite.

JPEG

Chacun s’est reposé à sa façon l’après-midi, les dortoirs étant déjà accessibles afin de se préparer à la notre prochaine longue nuit. Romain a gratté un peu la guitare qui était sur place. D’autres ont admiré la vue à 360° et ont fait un somme à l’extérieur.

JPEG

Après le dîner, nous sommes tous retrouvés sous la coupole de l’observatoire bien couverts (avec même des couvertures) pour observer le ciel étoilé de plus près. Joseph a alors ouvert un pan de la coupole pour orienter son télescope vers la lune en croissant. Un a un nous avons regardé dans les cratères de la lune l’oculaire du télescope. Malheureusement ce fut de courte durée, le ciel s’est voilé et il n’y avait plus rien à voir.

JPEG

Pour assurer une ambiance « cosmique », une musicienne et chanteuse jouait avec sa voix et ses mains sur un synthétiseur et un thérémine sensible aux champs magnétiques. Léo nous a fait un petit show de guitare électrique à la Jimmy Hendrix. Le ciel s’est ensuite un peu dévoilé pour nous laisser voir un amas globulaire mais ce fut encore de courte durée. La plupart sont ensuite allés se coucher. Les plus vaillants ont pu voir Jupiter et d’autres amas globulaires.

Aurélie vint alors se coucher après la fin de cette longue soirée des étoiles plein les yeux mais il ne restait pas de lit accessible pour elle. Sally, dormant sur un matelas à même le sol, fut alors soulevée et déplacée (non sans râler) sur un lit avec un sommier. Aurélie put alors s’installer à sa place. Le lendemain Sally se réveilla toute étonnée d’avoir changé de lit de ne souvenant pas de ce changement tardif.

Vendredi 7 juin : retour par les crêtes du Chiran

Alors que nous étions sur le départ, Olivier a du changer la chambre à air d’une joëlette victime de crevaison.

Nous avons longé les crêtes du Chiran et observé des petites tulipes australes jaunes avec des sépales rouges autour des pétales et un peu plus bas des ronds de sorcières où l’herbe était plus foncée.

JPEG

Après la pause déjeuner, Philippe nous a fait ses au-revoir pour repartir un peu plus tôt chez lui.

L’après-midi nous avons rejoint notre campement initial en chantant lorsque nous roulions tranquillement sur la route.
Un point douche fut installé avec un tuyau d’arrosage avec le passage des passagers en priorité. Une partie du groupe s’est assis en ligne pour masser son voisin de devant.

Armand le gardien des lieux nous a rejoint avec son chien Poutine pour passer la dernière soirée avec nous, il nous a installé un grand barbecue avec manivelle afin que l’on déguste de bonnes côtes de porc grillées. Il nous a aussi offert la tisane et le café en fin de repas où nous avons bien chanté et écouté les poèmes nature de Patricia.

A la nuit noire, nous nous sommes réunis autour du barbecue alimenté d’un vif feu pour que chacun fasse le bilan de cette semaine et nous avons fini en chantant le fameux Tango de Bruno.

Samedi 8 juin : ce n’est qu’un au revoir

Le levé fut très tôt à 6h sous la rosée fraîche du matin car Olivier devait partir à 7h30 pour faire réparer le camion à Grenoble avant le séjour suivant.

Petit à petit chacun se salua, ressourcé de cette semaine si belle tant par les paysages magnifiques que par l’ambiance chaleureuse du groupe.

Partager

Le Trait d’Union n°44 est paru

Le numéro 44 de notre journal "Le Trait d’Union" est paru.
Bonne lecture à tous...

Le n°44 de notre journal "Le Trait d’Union" est paru.
Au sommaire de ce numéro :

  • Éditorial
  • Kirghizistan 2018
  • De la jeunesse
  • Le B.A. BA du CA
  • Assemblée Générale 2019
  • Partenariat entre Michelin et Handi Cap Évasion Auvergne
  • Nos joëlettes, cuvée 2019
  • Pérou 2020, l’équipe est sur les rails
  • La Loire à vélo avec le Rotaract de Tours
  • De mars à octobre : gare aux tiques
  • Lecture : Poussée par le vent de Sabine Goddet.
  • Luberon 2019

Bonne lecture à tous !

Partager

Le tour des 4 montagnes dans le Vercors du 29 juin au 6 juillet 2019

Au programme, une centaine de kilomètres pour faire le tour de ces 4 montagnes, à travers des sentiers en sous-bois et des pelouses alpines avec des nuitées en bivouac ou en cabane.
Pour préparer cette semaine toute en itinérance, des consignes claires sont ainsi données par Cécile, dans le but d’alléger les sacs. Toutefois, quelques vêtements de rechange ainsi que duvet et matelas, pourront se retrouver de temps à autre grâce au véhicule de HCE.

L’accueil du groupe se fait au nord de Lans en Vercors, dans un gîte familial que nous quittterons le lendemain matin pour le retrouver le vendredi en soirée.



Grand classique : le tour de table qui a fait ses preuves pour mémoriser les prénoms des uns et des autres venus pour la plupart de la région lyonnaise et du sud.


Pour les trois nouvelles accompagnatrices, une formation accélérée à la pratique de la joëlette est ainsi donnée avant le départ de cette journée annoncée sportive avec 700m de dénivelé positif.




C’est à travers un joli sous-bois que débute l’ascension. Nous sommes sur notre première montagne, celle de Lans. La pente est "raisonnable" pour cette mise en jambe mais elle va vite s’accentuer après la pause "graines".





Le décor est planté avec ce premier tronçon qui nous fait passer tout près du gîte de la Molière via le Pas de Bellecombe.



Après le pique-nique pris sur les crêtes de Charande (point culminant de l’étape), une descente par le plateau de la Molière, nous mènera jusqu’à notre bivouac en sous-bois de Plénouze.

Le camion n’est pas très loin et le ravitaillement en eau et en nourriture se fera par un convoi de joëlettes. Il s’en suivra la préparation du repas.


La soirée fut quelque peu perturbée par un orage grondant au loin. A défaut de monter la bâche bivouac, un abri de fortune sera improvisé pour palier à une petite pluie tombée gentiment.

Une équipe va se spécialiser dans la préparation des tartines beurrées, sel ou sans sel, avec ou sans confiture ! Pendant ce temps, les thermos de café et les estomacs se remplissent.


Vient ensuite le moment de prendre soin de Mainon et de le bâter avec le pique-nique du midi.

Randonnée en montagnes russes et en sous bois pour atteindre le nord de la boucle. C’est une explosion de couleurs qui nous accompagne tout au long de notre chemin.

Halte aux falaises de la Sure qui nous permet un joli panorama sur la vallée de l’Isère.

Nous sommes face à Saint Egrève et à Grenoble au niveau du delta formé entre le Drac (le lion) et l’Isère (le serpent). L’altitude nous permet d’avoir une vue sur les sommets de la Molière et du Moucherotte.

La canicule nous oblige à monter un abri pour le pique-nique exposé.

Une petite sieste et il nous faudra repartir en direction du Bec de l’Orient par une bifurcation vers l’ouest pour atteindre notre 2ème montagne, celle d’Autrans. Nous apprécions le cadre de la cabane de Nave où nous y passerons la nuit.

Nous comptions sur une source pour faire le plein d’eau mais sécheresse oblige : la source était tarie. C’est avec le camion laissé un kilomètre plus bas, que le ravitaillement va se faire. Les équipages courageux sont ovationnés à leur arrivée.


Moment convivial pendant ce repas pris dans des conditions de confort inhabituelles !

La pluie et le vent se sont invités en fin de repas et plusieurs options ont alors été choisies pour dormir au sec.
Grand beau le lendemain pendant le petit déjeuner. Rangement du bivouac en un temps record puis chacun écoute les informations distillées chaque jour par Cécile.

Et une fois le camion retrouvé, les sacs à dos sont allégés de leur matelas et duvet puis chacun s’empresse de compléter ses gourdes.

Pendant ce temps, Dominique notre intendante va préparer notre pique-nique qu’elle nous amènera plus tard. Mainon soulagé de ses bâts, en profitera pour se reposer .
Objectif de la journée : rejoindre la montagne de Méaudre en descendant la vallée à travers des sous-bois mais aussi dans des champs non fauchés où l’allure se ralentit.

C’est au lieu-dit les Vernes (au sud d’Autrans) que nous retrouvons le véhicule pour y récupérer notre pique-nique et surtout faire le plein d’eau. Ah ! cette eau ... qu’il est bon de ne pas en manquer ...

Un point sur l’état des troupes et la décision est prise d’avaler une petite grimpette avant de manger. Elle se fera à l’ombre d’une sapinière magnifique.

Un champ nous tend les bras et un bel appétit nous fera engloutir du melon rafraîchissant et une salade complète. L’herbe est trop belle pour ne pas en profiter !!!

Durant cet après-midi, nous retrouvons le bois de Servagnet pour notre futur camping sauvage à la Croix du même nom.

Une rencontre bienvenue, celle d’une fontaine où l’eau coule à flot, donnera l’idée à Cécile de faire une douche collective appréciée de tous en cette forte chaleur !


Le campement s’installe, le camion nous rejoint et le repas se prépare.

Un marabout sera monté en prévision d’un orage annoncé. Finalement, il n’aura servi qu’à quelques personnes, le reste du groupe ayant fait le choix de dormir à la belle étoile. Et cette nuit-là, les étoiles étaient au rendez-vous !

Notre itinérance se poursuit en direction de notre 4ème montagne, celle de Villard de Lans avec une mission à remplir : trouver une fontaine pour le bon déroulement de la journée. C’est chose faite et plusieurs auront plaisir à se rafraîchir sans modération !


Grimpette jusqu’à la Conversaria pour y prendre pique-nique et repos.
Le temps de récupérer les affaires du bivouac et c’est reparti pour 300m de dénivelé positif, fort heureusement à l’ombre !

La cabane de Roybon est atteinte en un temps record et il sera bon de profiter d’une nouvelle fontaine pour faire toilette et plein d’eau !
L’endroit est propice à un moment de détente avec un jeu d’improvisation et d’imagination qui va nous faire pousser de grands éclats de rire !

Une polenta "améliorée" accompagnée de saucisses de Montbéliard, va satisfaire les estomacs affamés ! Une fois la vaisselle terminée, place au spectacle d’un magnifique coucher de soleil.

De bonne heure, nous quittons cet endroit magique au cœur d’une nature préservée. Dernier objectif pour cette itinérance : la montagne de Lans laissée au 1er jour.

L’itinéraire nous fera monter vers les alpages des Allières et sur le chemin, nous serons aidés par Christian venu à notre rencontre alors qu’il fera un séjour avec HCE dès samedi prochain.

Pause pique-nique ombragée et proche du parking du Stade de neige de Lans en Vercors où nous retrouvons notre intendante.

L’énergie du groupe continue d’être au rendez-vous et permet avec facilité, de se diriger vers le point culminant du séjour : le Moucherotte. Pente régulière avec 500m de dénivelé sur 6km. Plusieurs pauses seront nécessaires pour reprendre son souffle et apprécier le paysage environnant.

Sarah qui a marché une bonne partie du parcours durant la semaine, parvient à la destination finale sous les applaudissements du groupe.
Nous voici arrivés sur un plateau d’où nous dominons Grenoble et les massifs voisins.

Grande satisfaction pour l’ensemble du groupe pour qui le mot "solidarité" n’a plus de secret !

L’eau indispensable pour la préparation du repas, du petit déjeuner et pour la boisson du lendemain, risque de ne pas être suffisante. Aussi, Cécile va être accompagnée des plus vaillants pour constituer une réserve suffisante. Pendant ce temps-là, le repas se prépare.

Une idée a germé dans l’esprit de Jérôme pour qui c’est le 1er séjour en tant que passager joëlette : et si nous allions tout là-haut, au sommet du Moucherotte à 1900m. Un premier équipage se met en place aussitôt le repas terminé. Une seconde joëlette va conduire Christophe sur ce sentier "peu roulant". Sarah et Sabine (non voyante) partent à pied.
Un grand moment de bonheur palpable !



Le sommet est atteint et la table d’orientation nous aide à repérer tous les massifs aux alentours, comme le Mont Blanc, le Mont Aiguille ...

Beaucoup d’émotion partagée ...

Nous resterons sur ce sommet le temps que le soleil se couche !



De retour au campement, une soirée animée de chansons autour d’un feu de bois.


Grenoble et ses lumières ...

La nuit fut douce et sans rosée. En cadeau, un lever de soleil fabuleux pour les "lève-tôt’ avec le Mont Blanc en ligne de mire ainsi que les massifs de la Chartreuse, les Écrins, Belledonne ...

Nos "tartineurs professionnels" facilitent le déroulement du petit déjeuner.

Avant de quitter le camp, un équipage se constitue autour de Marie-Laure dont les cris de joie se feront entendre du haut du Moucherotte. Pas besoin d’en dire plus ...

Retour vers Lans pour notre dernière étape avec une belle descente au programme.

Petit détour pour le joli point de vue de la Croix de la Ramée, d’où nous pourrons apercevoir l’ensemble du tour réalisé durant la semaine.

Ce papillon aura à peine le temps de se poser tellement l’allure de la descente aura été soutenue.
En effet, il est possible d’assister à une épreuve de slakline (sport extrême sur une ligne tendue entre 2 blocs). Alors pas de temps à perdre ! Notre dernière pause "graines" se fera la tête en l’air !

Ouf ! nous voici sur du plat avec près de 1000m de descente dans les mollets.
Nous avons bien mérité un repos à l’ombre des sous-bois. Il ne reste plus qu’une petite ascension pour fermer la boucle et rejoindre notre gîte où un rafraîchissement sera le bienvenu !

Repas festif pour clôturer cette dernière soirée durant laquelle le traditionnel tour de table a permis à chacun d’exprimer son ressenti avec beaucoup d’émotion.
Une phrase pourrait résumer certains propos : "ce handicap me fait du mal et HCE me fait du bien".

Le lendemain matin, c’est Marie-Laure qui aura le privilège de caresser Mainon, doux comme un agneau. Pour satisfaire la curiosité de Sabine, Cécile retrace le parcours sur une carte en relief qui attirera une bonne partie du groupe.

Difficile de traduire ici la bonne ambiance qui a régné tout au long de ce séjour mais soulignons une réelle dynamique créée par la présence de plusieurs jeunes de l’Association Sportive et Solidaire de Lyon 1 venus grâce à Thierry.


Une belle complicité entre Dominique et Cécile.

Quelques instants partagés parmi tant d’autres !

Ci-dessous un petit trombinoscope représentant l’ensemble des participants.

Partager

Col de Vars - 15 au 22 juin 2019

Samedi 15 juin

20h voilà les derniers arrivants de notre groupe pour ce séjour au chalet Spoutnik au col de Vars à 2000 m d’altitude.
Faisons connaissance avec les 21 participants :

Aurélien notre guide, Manu notre intendant, Gérard notre photographe, Agnès guide d’Éric, Annie notre battante, Patrick notre "tête en l’air", Jean-Luc notre étourdi, Serge notre préparateur de tisane, Danièle notre narratrice émotive, Christophe notre gai luron, Sylvain notre philosophe, Cédric notre fée du logis, Loïc notre pitre, Leticia notre sourire, Justine notre prof de yoga, Éric notre malvoyant clairvoyant, Nassim notre soleil, Gaël et Mégane nos amoureux, Aude et Esther nos chanteuses...

Au cours du repas après un tour de table, Aurélien nous a fait le topo de la semaine et Manu nous a briefés sur l’intendance puis chacun a regagné sa chambre pour être en forme pour le lendemain.

Dimanche 16 juin

Après notre première nuit au chalet, nous voilà partis pour notre première journée au col de Vars.




Un beau parcours très roulant pour l’initiation de nos nouveaux accompagnateurs actifs.
Un beau panorama sur le massif des Écrins, le Pelvoux et L’Ailefroide.
Une halte à la cabane du Vallon en compagnie de quelques marmottes.
Tout est au rendez-vous, soleil, forme et bonne humeur.
Seul l’oubli du chocolat a failli faire perdre la bonne humeur à « nos marmottes ».

Au retour, séparation du groupe, d’un côté les éplucheurs de légumes et de l’autre les baigneurs « givrés » du lac Napoléon.
Même la petite Mégane, passagère joëlette s’est trempé les pieds dans cette eau glacée.
Le soir, pour terminer notre copieux repas (aligot-saucisses), nous avons dégusté le Broyé du Poitou, une galette confectionnée par les bons soins de la maman de Mégane.
Un grand merci à elle.

Lundi 17 juin

Après une belle descente ludique où l’on s’est bien mouillé les pieds en franchissant des ruisseaux et marécages, nous avons traversé la station de Vars pour remonter sur l’autre versant, bien pentu. Une montée très intensive et sportive à travers une forêt de mélèzes en direction des Escondus, petits sentiers magnifiques surplombant toute la vallée de Vars.

Aurélien regarde sa carte... nous aurait-il perdus ?

Après le déjeuner, redescente digestive vers le col de Vars.

Quelques gouttes ont laissé place à un bel orage qui nous a fait presser le pas jusqu’au chalet.
Danièle et la petite bretonne Aude nous ont préparé des crêpes pour nous réconforter.

Mardi 18 juin : L’appel de la montagne

Une journée épique...
Pour commencer cette journée, un faux départ avec la crevaison d’une joëlette.
Puis une belle grimpette en direction de la tête de Paneyron.
Au cours de cette ascension, Sylvain a fait une belle chute à l’arrière de la joëlette dans le ruisseau. Oh malheur, notre pique-nique est dans son sac… Mais heureusement Sylvain a fait un "beau plat" et a sauvé le taboulé... Plus de peur que de mal.
Arrêt pique-nique avec une vue sur l’aiguille de Chambeyron.

Lors du retour, comme une chute n’arrive jamais seule, deuxième chute de Danièle, qui s’est tordu la cheville et est allée embrasser l’herbe bien fraiche...
Tous arrivés en relativement bon état au lac Napoléon, nos baigneurs téméraires se sont « jetés » à l’eau et les plus frileux se sont trempé les pieds.

Mercredi 19 juin

Grand préparatif pour notre bivouac.
Une halte au col de Vars pour notre déjeuner, où nous avons rencontré Jean de la jungle, un guide à Bali pour des personnes handicapés en fauteuil tout terrain (pour plus de renseignements cf. internet).
Justine et Loïc nous ont montrés leur talent de gymnaste. Loïc toujours là pour un petit massage réconfortant pour les jeunes et moins jeunes, merci Loïc !

Vers 15h30 nous sommes arrivés pour notre bivouac.
Nous nous sommes installés au vallon du Crachet à 2300 m d’altitude.
Un véritable décor de la petite maison dans la prairie avec un joli tapis de fleurs, un torrent en contre-bas et les montagnes alentours.
Éric nous a même dit avec son humour habituel : « Vous avez même la petite Mary aveugle relookée 2019 en Éric ! »
Esther nous a trouvé la source avec le pendule de Gérard, nous avons pu nous ravitailler en eau fraiche.
Justine nous a proposé une séance de relaxation bien appréciée, pendant que Sylvain coupait du petit bois pour notre feu du soir, bien apprécié après le repas.

Jeudi 20 juin

Après une nuit très étoilée mais courte et très fraiche, nous nous réveillons avec un bon mal de ventre.
Il n’y avait pas que le torrent qui dévalait la pente, courante pour tout le monde et balisage naturel en ligne jaune pointillée...
Notre petite Mégane a été obligée de rentrer au gite pour se reposer.

Les autres sont redescendus jusqu’à St Paul sur Ubaye où Aurélien et Manu nous ont acheté de bonnes bières artisanales pour notre apéro du soir.

Une bonne douche et un bon repas de Manu nous ont requinqués sans oublier le délicieux fondant au chocolat de Leticia et Aude.

Vendredi 21 juin

Une dernière journée tranquille car l’orage est annoncé pour 14h.
Nous en avons profité pour faire se dégourdir les jambes à Mégane, Christophe et Gaël qui ont fait un petit bout de chemin en notre compagnie.

Rangement, nettoyage, préparation du repas, jeux de société pour passer cet après-midi bien pluvieuse.
Pour terminer cette belle aventure, nous avons transformé la salle de repas en discothèque.
Cédric s’est improvisé DJ et nous voilà sur la dancefloor pour une soirée "endiablée".

Conclusion

Un séjour rempli d’humanité, de partage, une belle cohésion du groupe où chacun a trouvé sa place dans le respect de l’autre.
Merci à Aurélien pour nous avoir fait découvrir des sites magiques,
Merci à Manu pour sa bonne humeur et sa bonne bouffe,
Merci à Gérard pour son aide précieuse pour mon compte rendu et ses superbes photos.
Un clin d’œil à nos jeunes chanteuses Aude et Esther qui ont égayé nos journées,
Et merci à tous pour cette belle leçon de vie !

Danièle

Partager

Hautes Bauges du 15 au 22 juin 2019

Cette semaine de balades au cœur du Parc Naturel Régional des Bauges va nous permettre de découvrir les belles forêts aux essences variées, un pastoralisme raisonnable, une flore exceptionnelle. L’accueil au petit hameau d’Attilly est toujours aussi sympathique et nous apprécions le confort de la maison qui nous est généreusement prêtée par Bernard et Claire Meunier.

Bernadette, Christine et Denis sont des habitués mais pour Michel et Florent, c’est avec une certaine appréhension qu’ils se lancent dans l’aventure d’un séjour HCE. Dame nature se fâche un peu à notre arrivée : le tonnerre gronde, le vent se déchaîne, la pluie et la grêle nous imposent un repli dans la maison. Heureusement, cela ne va pas durer et lorsque le gros de la troupe arrive, tout est rentré dans l’ordre. Nous pourrons même passer la soirée dehors pour les traditionnelles présentations et le repas du soir.


La semaine débute gentiment par une randonnée « cool, cool » en direction de la cascade de Pissieux. Cela permet à tous une reprise en mains des joëlettes et aux nouveaux de se familiariser avec la conduite avant et arrière. Nous apprécions le confort de pilotage de nos joëlettes toutes neuves aux couleurs qui flashent. Bravo à l’équipe qui les a réalisées à temps pour cette saison.
Charlot, notre âne, nous inquiète un peu à cause d’un léger boitillement d’une patte arrière. Nous serons rassurés lorsque nous apprenons qu’il vient d’avoir les sabots taillés juste avant le séjour, ce qui explique une certaine sensibilité aux cailloux.






Notre seconde journée nous conduira sur le Mont Margériaz. Après un petit échauffement sur une piste, le sentier s’élève brutalement parmi les lapiaz Nous traversons une belle forêt parsemée de trous appelés « tannes » avec des noms évocateurs tels que : « tanne aux cochons », « tanne des squelettes ». Lorsque le sentier est trop raide, les joëlettes progressent deux par deux. En fin de matinée nous voici dans les alpages. Il faut encore choisir sa trajectoire parmi les blocs de pierre mais le relief s’adoucit. Pique-nique au soleil avec une vue magnifique sur les sommets enneigés de Belledonne et des Aravis.








Au retour, nous découvrons les aménagements du domaine skiable, avant de retrouver la forêt, les dolines, tannes et autres glacières. Le sentier est un peu secouant pour les passagers mais formateur pour les pilotes !




Nous sommes de retour assez tôt à Attilly, ce qui permet des parties de molky ou de cartes alors que d’autres préfèrent bavarder tranquillement à l’ombre de l’avant-toit.

Bien entendu, il ne faut pas oublier la préparation collective du repas qui sera suivi par une séance vaisselle tout aussi collective, comme pour chaque soir.




Pour notre quatrième et cinquième jour, nous partons à la découverte des forêts, tourbières et pâturages, pour rejoindre le refuge du « Creux de lachat » (1350 m). Après les passages techniques de la veille, la progression sur des pistes forestières a tendance à nous endormir un peu. Heureusement, Olivier nous a prévu une petite variante qui réveille tout le groupe. Nous empruntons une trace bien raide à travers l’alpage pour rejoindre un point de vue. Nos efforts sont récompensés au sommet avec la vue plongeante sur le lac du Bourget.









Soirée diots et polenta au refuge rustique, qui a son charme. Excellent accueil d’Antoine qui n’en revient pas de cette bande d’affamés qui lui a dévoré toute sa réserve de pain en un seul repas ! La Tournette et le Mont Blanc se dévoilent pour la soirée avant l’installation en dortoirs pour certains ou sous les étoiles pour d’autres.





Après un petit déjeuner, servit au soleil, en terrasse, départ pour le col de la Cochette,traversée des alpages et pause pique-nique avec les vaches.retour par les chalets de la Plate puis une piste forestière.





Les forestiers abattent des arbres et une variante nous permettra d’échapper aux branchages qui encombrent la piste.




Pour notre cinquième jour, une petite pluie matinale vient nous rafraîchir. Et hop, transfert de la table sous l’avant-toit de la maison pour nous abriter pendant notre petit déjeuner. Nous ne monterons pas, comme prévu vers les chalets d’Orgeval mais pas question de rester à Attilly, nous repartons vers Arith pour un petit circuit tranquille vers les lacs du Mariet.




Nous avons bien fait de ne pas nous décourager car la météo, finalement très agréable nous permettra de découvrir les chalets caractéristiques de la Savoie, restaurés par leurs propriétaires, dans un cadre bucolique. Après un pique-nique bien ensoleillé, nous retrouvons un beau sentier forestier. Cette fois, nous roulons sur un tapis de feuilles, ce qui laisse le temps d’admirer la forêt et qui est plus confortable pour les passagers joëlette. Retour par une variante qui permet d’échapper un peu à la piste. Cette journée va permettre aux spécialistes de la flore de nous faire partager leurs connaissances. Merci à Sandra, Olivier et Lucien !



Nous arrivons déjà au vendredi et cette fois, pas d’hésitation, nous tentons la balade au col d’Orgeval. Petit transfert vers Jarsy avant d’emprunter la piste forestière qui nous permet de prendre de l’altitude sans trop de difficultés. Pause graines sur un replat au bord du torrent. A l’arrivée dans les alpages, cela se corse un peu pour rejoindre les chalets d’Orgeval mais des randonneurs nous donnent un coup de main. L’ambiance est déjà bien montagne avec la Pointe d’Arcalod au-dessus de nos têtes mais pas question de pique-niquer avant le col. Olivier s’élance avec la première équipe joëlette. Il faut des renforts au brancard pour franchir un passage de blocs et les plus costauds font des allers-retours. Notre objectif est atteint vers 12h30. On s’installe au milieu des bouses de vaches. Les nuages nous empêchent de voir le Mont Blanc mais la Tournette, c’est déjà pas mal !





Pour le retour, petite variante par un raidillon un peu caillouteux sur lequel Denis fera de belles glissades mais sans conséquences.


Retour à Attilly avec un arrêt à la Compôte pour des achats de fromage local et surtout de la tomme des Bauges. Soirée au coin du feu avec nos sympathiques voisins. Luc nous fera découvrir la « gnôle » locale flambée et sucrée. C’est l’occasion pour ceux qui le souhaitent d’échanger sur leurs impressions après cette semaine de randonnées partagées.








Ce séjour nous a permis de découvrir ou redécouvrir ce beau petit coin savoyard. L’entraide et la solidarité étaient bien présentes tout au long de la semaine sans oublier l’humour, les parties de fous-rires, les chants, les jeux et la bonne nourriture.

Les écarts d’âge étaient aussi très importants mais l’intergénérationnel propre à notre association a bien fonctionné.

Partager

Page 1
S'abonner au flux RSS

Participez !

Devenez Accompagnateur : toutes les infos pour devenir accompagnateur et participer aux activités Handi Cap Evasion, c'est par ici!

 

Recherche

 

Informations

 

Les vidéos HCE

 

Nos Partenaires

 

Récits des séjours 2019