A propos de l’histoire d’Handi Cap Evasion

Quelques moments forts de l’histoire d’Handi Cap Evasion ont été évoqués lors de notre dernière AG. Difficile de tout retracer tant l’histoire de notre association est riche.

Il nous a semblé intéressant d’évoquer le texte écrit par Stéphane Maurice (neveu de Joël Claudel), grâce à qui la belle aventure d’Handi Cap Evasion a débuté. C’est sans aucun doute cette soif de découvertes, cette volonté d’aller voir au-delà des montagnes malgré le handicap qui a tout déclenché :

«  C’est tellement plus beau !

Au bout de mes rêves :
A l’instar de beaucoup de gens j’ai envie de vivre intensément que ce soit dans ma tête ou avec les quelques moyens physiques qui me manquent, et je ne peux m’empêcher de jeter un regard apitoyé sur tous ceux qui ne font rien de leur existence, par manque d’intérêt, d’idée, par apathie tout simplement.
Pour difficile que soit la vie d’une personne handicapée elle peut être étonnamment enrichissante et j’ai toujours voulu aller au bout de mes rêves. Chaque fois que j’ai regardé une montagne, j’ai souhaité aller voir ce qu’il y avait derrière. Et c’est pour ça que Joël a inventé sa drôle de joëlette. Un siège sur une roue qui permet à ceux et à celles qui ne marchent plus, ou difficilement, de se faire brinquebaler dans tous les sentiers. A eux la joie des brûlures du soleil ou du froid, des moustiques et des campements sommaires. A eux aussi les petites fleurs au bord du chemin, le soleil couchant, les matins radieux, les balades en toute amitié.
Pour ma part, je ne peux me séparer d’un appareil respiratoire qu’il faut donc embarquer. Avec un âne pour porter, c’est plus simple, avec un sac à dos, c’est plus sport mais Brigitte Bardot est contente.

Les esclaves en prennent à leur aise :
Parfois le vent m’étouffe à moitié et ça fait rire les copains sans cœur qui se vengent d’avoir un peu transpiré en me promenant. Pour être juste, je me refuse à leur prêter mon appareil respiratoire même quand ils sont à l’agonie. Je ne suis quand même pas responsable de leur manque de forme. Plus romantiques sont les sorties en forêt mais alors les esclaves en prennent trop à leur aise.
J’ai envie aussi de vous parler d’une promenade de santé dans les escaliers et autres chausse-trapes des château Cathares. Ah, l’accessibilité en ce temps-là !
Et s’il m’est arrivé de bivouaquer je peux vous dire qu’alors j’ai regretté mon lit et ma télé. Mais qui ne sait jamais demandé ce qu’il faisait dans la galère. La réponse vous la connaissez, vous savez que « c’est bien plus beau lorsque c’est inutile ».
{} »

Une autre évocation, importante pour notre association, c’est la revendication du droit au voyage. Le texte de François Souchot écrit sous le nom de Dolsky, au début des années 90 démontre que la joëlette et la création de notre association avec ses projets jugés un peu fous arrivaient au bon moment :

« Il y a 20 ans, voyager était encore un luxe pour quelques personnes handicapées fortunées, et une chose impensable pour la plupart des autres. Par définition, le voyage était réservé aux individus en bonne santé, en pleine possession de leurs moyens physiques. Souvent, celui qui partait au loin dégageait autour de lui une odeur de souffre et d’aventure. Il n’y avait rien de plus opposé à cette image exotique, que celle de la personne handicapée, figée dans une immuable immobilité. Le handicap était un tombeau.
Pour casser cette mentalité rétrograde, il fallut le grand mouvement d’autonomie de la période post-soixante huitarde qui revendiqua un statut social plus digne pour la personne handicapée. Si les combats pour l’égalité durent toujours, depuis, beaucoup de batailles ont été gagnées, et notamment celle du droit aux loisirs. Plus personne aujourd’hui n’oserait affirmer, si toutefois il le pense, qu’une personne handicapée, si elle est clouée dans un fauteuil, doit rester bien tranquillement chez elle et surtout ne pas bouger.
Dès lors que la société (au moins sur le papier) se libérait du regard apitoyé qu’elle portait sur le monde handicapé, beaucoup de changements s’avéraient possibles : finie la culpabilité lorsque nous exigions le droit et l’accessibilité aux transports ; fini également de se regarder soi-même comme un zombie ou comme un être futile et fuyant sa condition, sous le simple prétexte que nous voulions partir ; fini surtout, de se voir interdire la liberté de se mouvoir, qui conditionne toute nos autres libertés. Nous pouvions enfin nous confronter au rêve !
 »
Texte écrit par François Dolsky, écrivain, passager joëlette, en 1992, participant au 1er séjour Maroc organisé avec l’APF Isère.

Et pour ceux qui veulent revoir le montage vidéo réalisé par Anne-Sophie Roche, à l’occasion de notre AG anniversaire, le voici :

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Compte rendu en images de l’AG 2018

L’assemblée générale des 30 ans en quelques images.

A l’organisation, on attend les adhérents de pied ferme...


L’équipe de décoration s’active.

Notre présidente Dominique Quetier, lance cette 30ème AG.

Les adhérents sont nombreux et attentifs,

La marraine d’HCE pour ce 30ème anniversaire : Elise Marc !

Témoignages de Léo et Emilio.

Partenariat avec les Gones Raideurs.

Notre partenaire KparK nous remet un chèque de 2500 € !

Nicole Maurice lit le texte de Stéphane.

Après l’AG, c’est le traditionnel apéro. Cette année toutes les antennes ont été mises à contribution.

Pendant ce temps l’équipe de service du repas se motive : ce soir il y a 350 repas à servir !!


Même les ânes et le mulet ont été conviés.

Quelques tables de VIP !




Joyeux anniversaire Handi Cap Evasion !



Ouf, le service est fini. pause pour l’équipe de cuisine.

Une ovation pour Simone.

Place à la soirée dansante,

Dimanche matin

Concours de mime improvisé.... le bivouac.

Un spectacle de cirque e-x-t-r-a-o-r-d-i-n-a-i-r-e ! Avec la troupe de Pas Sages.











... et à la fin tout le monde s’y met !


Compte-rendu Assemblée Générale 2018 {PDF}

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Plomb du Cantal du 28 juillet au 04 août 2018

Voici le dernier compte rendu 2018 qui s’est fait attendre.... Il pourrait aussi s’appeler "la grande improvisation"

Samedi 28 juillet 2018 : journée de la connexion

Alors que nous roulons encore tous vers le lieu de rendez-vous à Thiézac, Benoit le coordinateur du covoiturage reçoit un message urgent à faire passer à tous les participants comme lui… Il délègue à Laetitia qui, en hyper efficace back-office girl, entre en connexion avec chacun des participants ou covoiturages. Elle nous annonce que le camion d’HCE est en panne et bloqué à Murat, nous devons donc nous y rendre dès maintenant alors que c’était notre destination finale après une semaine d’itinérance...

A 18h, la connexion est complète et mondiale : Jean-Paul nous fait goûter des crottins de yak rapportés du séjour HCE au « Kirgkhisjistiskstan » (imprononçable) auquel son fils Antoine a participé. La valse des prénoms nous connecte rapidement et ravive les neurones de Didier, notre AEM, contraint de revoir tous ses plans pour la semaine : adieu l’itinérance prévue, nous resterons probablement connecté au camping municipal. Les connexions avec Clermont et Aurillac sont excellentes : nous devrions avoir du renfort pour nous soutenir dans cette improvisation…

Dimanche 29juillet 2018 : journée de l’étoile (# 20 km, +840 m / -840 m)

En ce dimanche matin, il flotte au-dessus de la prairie jouxtant le camping une belle brume. Elle se colore à mesure que l’étoile solaire se lève sur la vallée puis se dissipe pendant les premières allées-venues aux sanitaires. Ils sont propres et accessibles : un luxe diversement apprécié car à HCE, nous aimons l’évasion, notamment du confort !

La nuit a été calme jusqu’à l’aurore où Emmanuelle nous entraîne à distinguer sa voix entre le souffle du vent et les derniers ronflements… Christophe nous explique comment il serait mieux installé pour les prochaines nuits, pour éviter de rouler vers la chambre d’Alain, déjà en train de ranger ses affaires. Rémy, aussi matinal, donne un coup de main à la mise en place du petit déjeuner, très agréable et traînant un peu en longueur : Didier n’a quasiment pas fermé l’œil de la nuit étoilée, tout préoccupé par le camion, l’âne (ou plutôt le mulet, Mainon) et la cohésion du groupe autour d’un projet de randonnée chamboulé… Comment concilier le diagnostic mécanique et le remorquage du camion avec la joie d’un départ matinal en randonnée ? Que faire de Mainon pendant la journée si le départ de la randonnée de substitution nécessite un court transfert en voiture ? Comment convaincre le garagiste qu’il faut réparer le camion au juste prix sans plomber les comptes de l’association ?

Un équipage va finalement accompagner Didier chez le garagiste et le quincaillier : c’est surtout un soutien moral dans la gestion de tracas logistiques liés à la panne du camion. Finalement, le cortège de joëlettes s’ébranle tardivement pour une randonnée en boucle, première étape d’une semaine qui s’annonce en étoile.
Nous traversons rapidement Murat et en sortons par un sentier longeant en sous-bois un entrepôt de Stella (étoile en espagnol). A propos de bière, notre délicieuse intendante Anne-Marie a panaché son stock pour même satisfaire le palais des grincheux appréciant moyennement la basique Pils nous attendant au frais dans la rivière en fin de journée. En attendant, nous gravissons le rocher de Bonnevie : il s’agit du piton basalitique central de l’alignement de Murat qui en compte trois. La géologie du Cantal, le plus grand stratovolcan d’Europe, n’a plus de secret pour Didier qui nous raconte la genèse des puys et des planèzes en étoile dans un rayon d’une trentaine de kilomètres…

A l’ombre de l’immense statue de la Vierge Marie et son auréole étoilée, nous observons alternativement le neck de Bredons théoriquement prévu pour la fin du séjour, et le neck de Chastel-sur-Murat vers lequel la suite de la balade est orientée. La structure métallique de la statue perturbe le vol stationnaire du drône d’Alexis qui nous filme malgré ces turbulences…

Les équipages de joëlettes redescendent puis remontent à flancs de montagne : l’itinéraire se dessine en fonction des obstacles sur un sentier non reconnu à l’avance. La bonne humeur du groupe pousse à aller encore plus loin, encore plus haut. Des villageois de Chastel-sur-Murat nous orientent vers un point d’eau salvateur au départ du chemin patrimonial, bordé de pierres sèches, menant à la chapelle romane Saint Antoine dominant le deuxième neck déjà atteint !

Seul un spécialiste des tourbières est assez joueur pour escalader les hautes marches de sa toiture et titiller la cloche pour un unique dong sonnant l’heure du repas. A l’ombre des arbres, nous dégustons avec plaisir la salade préparée avec attention et quelques oignons fermentés pour faire parler. Rassasiés et motivés, nous filons vers une tourbière où, en faisant le pitre, Vincent manque de disparaître après nous avoir expliquer tous les risques de ces zones humides végétalisées. Ici, pas de décomposition pour fabriquer le pétrole de demain… Les résidus organiques se stratifient et un couvert végétal dissimule cet écosystème absorbant où les maquisards y ont jeté des armes pour éviter leur saisie par les SS, où des épaves et des batteries usagées y ont été englouties discrètement, où la tourbe a également été exploitée. La tourbe séchée est utilisée comme combustible ou amendement de sol. La tourbe de sphaigne, une sorte de jolie mousse formant des étoiles, a aussi été utilisée comme absorbant hygiéniques naturels avant l’invasion de produits industriels contenant des pesticides et des perturbateurs endocriniens...

Le retour vers le camping est roulant et longuet via Foufouilloux : les réserves d’eau s’amenuisent sans entamer le plaisir que nous avons à chanter, à bavarder, à changer d’équipage pour s’ajuster. Notre cher mulet abandonné pour la journée a mangé tout son pré, il faudra déplacer sa clôture…

Pour cette première journée placée sous une bonne étoile à force d’en voir partout, nous ne sommes même pas fatigués : 20 km ont été parcourus avec d’incalculables dénivelés, dans la joie de faire connaissance et avec le plaisir de découvrir la région, sans penser au lendemain, sauf Didier… Il nous annonce à l’heure du goûter comment il imagine la semaine : ce sera une semaine de randonnée en étoile autour du camping, avec lundi l’ascension du Plomb du Cantal, puis selon l’état du camion une mini-itinérance avec bivouac du mardi au mercredi (avec un peu de pluie l’après-midi), puis un gros exploit le jeudi, et quasiment rien le vendredi parce que « nous serons fatigués ! ». Ce beau programme prévisionnel dépend de l’avancement des réparation du camion ou des renforts qui pourraient nous venir des antennes HCE de la région… Espérons, car demain est un autre jour !

Lundi 30 juillet : journée de plomb (#8 km, +450 m / -450 m)
Debout sans plomb dans les souliers, nous partons tardivement sous un soleil de plomb pour Prat-de-Bouc. L’objectif de cette chaude journée est de grimper au sommet du Plomb du Cantal. De Clermont, Patricia, deux Christian et Guy nous ont rejoint avec pour le transfert des quatre joëlettes au point de départ de la randonnée, et, pour l’assistance s’il en fallait dans les montées. L’immobilisation durable du camion nous contraint de laisser Mainon au campement. Comment va-t-il le prendre ? Va-t-il être sage, réussir à boire sans renverser son sceau d’eau ? Son caractère fougueux de jeunesse lui colle à la peau, mais sa sagesse s’accroît de séjour en séjour, grâce à l’attention bienveillante que nous lui portons. Jean-Pierre, l’homme qui murmure à son oreille, force l’admiration tant il l’amadoue par sa seule présence !

La route est sinueuse, mais la pente est douce. Cependant, le cagnard se fait sentir : juillet 2018 est à inscrire au tableau des étés caniculaires les plus brûlants. L’altitude nous sauve, ainsi que l’ombre d’un bosquet chétif pour la pause graine et eau. A ce moment, Didier se sent libéré d’un énorme poids : notre présidente Dominique le décharge de la gestion de la panne de camion, dont le moteur est cassé. Elle s’occupe de tout en contactant qui il faut et où il faut : Didier peut se concentrer à 100 % à peaufiner le programme de la semaine, au départ du camping chaque matin, sauf jour de bivouac. Nous oublions le camion pour la semaine, et reprenons l’ascension par un chemin roulant jusqu’à la prairie, balayée par le vent, au pied de l’escalier final permettant d’atteindre le sommet. Le vent sèche nos pelures à l’heure du pique-nique face à un panorama déjà grandiose : la chaîne des monts du Cantal. Le paysage régale nos pupilles.

Nous échangeons un moment avec les parents d’un grand adolescent porteur de handicap : à son rythme, il crapahute avec eux dans la montagne qui le fascine et découvre la joëlette avec curiosité et intérêt. D’autres randonneurs sont interceptés pour distribuer quelques tracts.
La vue appelle à rêver : Madeline va s’isoler sur un petit rocher à l’écart du groupe. L’atmosphère est douce, paisible. Nous repartons avec dynamisme pour franchir l’étape clé du séjour tel qu’il était prévu : déployer la banderole des 30 ans d’HCE au sommet d’un des 30 sommets gravis dans l’année. Les marches sont tantôt évitées, tantôt survolées, et tout là-haut, nous sortons les téléphones et appareils photos pour immortaliser la scène. La joie d’avoir atteint le but s’exprime diversement et disparaît même, la liesse est absente, des visages se ferment... Un coup de fil est arrivé et une malheureuse nouvelle nous a assommé : Notre ami Yves, bien connu de certains d’entre nous pour notamment entretenir les joëlettes à chaque printemps, est décédé accidentellement.

Chacun à son rythme, plutôt très lentement, nous redescendons dans la vallée en partageant notre émotion par petit groupe autour d’une joëlette ou en marchant seul à quelques mètres de distance. Les discussions sont graves, profondes, intergénérationnelles. L’ambiance plombée au sommet retrouve de la légèreté grâce à cette descente hors du temps, en silence ou avec des échanges où les cœurs parlent en vérité. La veille, nous étions encore parfois des inconnus les uns pour les autres, avec cette épreuve, des liens se sont tissés plus rapidement qu’à l’accoutumée.

Arrivés dans la vallée, la vie d’un séjour confortable en étoile prend le pas : le premier magistrat de la commune de Murat rend visite aux touristes hébergés dans son camping. Son discours bien rôdé pour valoriser la réelle attractivité de la ville et ses alentours se termine par un apéritif offert. Nous y dégustons des « cornets », la spécialité culinaire locale en quête d’IGP. C’est une sorte de langue de chat roulée en cône, à garnir de préparation aussi bien sucrée (chantilly, confiture…) que salée (mousse de champignon, foie gras…).
Les rires et la complicité visible dans notre groupe HCE interpellent les autres invités autour du maire qui nous passe la parole pour présenter l’association. Autour de verres de Suze, Salers, Avèze et autres liqueurs de gentiane jaune offertes par la municipalité et servie par l’aimable saisonnier du camping, nous discutons avec les voisins de tentes, vacanciers de toutes origines, en distribuant des tracts… Anne-Marie nous rappelle à l’ordre pour poursuivre la soirée à sa table garnie de mets succulents. Le nez dans les étoiles, quelques uns poursuivent les discussions de la journée avec une petite poire avant d’aller vite dormir après cette journée physiquement et mentalement plombée.

Mardi 31 juillet : journée de l’Auvergnat (#15 km, +890m / -350m)
L’optimisme et l’excitation sont de mise pour ce 4ème matin : nous partons pour deux jours avec Mainon. Joël l’a bien apprivoisé et le mène avec l’assurance qu’il gagnera au fil des jours au pilotage de la joëlette. L’intendance parviendra à proximité du buron qui nous accueillera pour la nuit. Entre camping-sauvage et bivouac, nous savons d’avance que le lieu choisi par Didier sera magique. Ses yeux brillent tels ceux de l’explorateur qu’il est d’avoir redécouvert quelques années plus tôt cette cabane à fromage dont la plus précise des cartes IGN le représente par un discret carré, au nord du Puy de Prat de Bouc, à proximité du Pas de Bœuf... En Auvergne, un tel joyau se doit d’être maintenu secret…

A la sortie du camping donc, en quelques enjambées et tours de roues, nous nous relayons à la corde pour arriver à bout du troisième neck, ou dycke d’ailleurs, celui de Bredons. Une pause culturelle s’impose pour admirer à son sommet l’église romane qui y est dressé depuis le 11ème siècle et qui est renommée pour ses « modillons à cordons de biellettes et chapiteaux feuillagés » d’après notre accompagnateur en montagne, fin connaisseur du patrimoine. Connaissant le cliché de l’auvergnat économe et le tarif affiché de la visite guidée de seulement 1€ par groupe, on comprend vite pourquoi des tôles ondulés ont partiellement remplacé les lauzes de la toiture de cette église Saint Pierre, malmenée au 20ème siècle.

A la fontaine sur notre chemin, l’eau est pure et gratuite : l’auvergnat, en gardien du hameau de Bredons, semble d’abord sur la réserve car interloqué par notre groupe qui se désaltère et racontant des blagues. Concluant que nous sommes gentils, il nous exhibe fièrement son trésor trouvé dans une pâture à quelques mètres : deux imposants bois de cervidés, qui vaudraient plus de 2000€ pièce mais qu’il souhaite conserver, en bon état. Gare donc à la chute quand ils passent de mains en mains, et de tête en tête ! Enjoués par cette rencontre incongrue, nous reprenons la route pour Albepierre où un auvergnat de La Bargeade nous oriente vers la pelouse du camping abrité de grands arbres pour le pique-nique. Aussitôt la micro-sieste terminée, nous traversons Le Benet et grimpons « deux côtes difficiles mais ombragées » : il faudra sortir les cordes et s’aligner à 6 ou 8 dedans ! Les plus jeunes diront que « ça passe crème ! ».

A 17h pétante nous arrivons au fameux buron de la Souleyre, orienté face à la vallée de la Cocarderie. Sa petite porte donne sur un espace plein d’orties et ceint d’un enclos de pierres sèches, où nous pouvons tenir en rond autour du foyer. Une mémorable partie de Mölkky se joue avec tous les passagers à joëlettes, et Malika piquée par une guêpe agressive après une journée déjà difficile par ailleurs trouve du réconfort auprès d’Isabelle.
Les yeux lubriques, Didier sort sa tête de la marmite dont il a léché le fond : le délicieux chili con carne préparé en bocaux bio par Anne-Marie était encore un délice, ce qui la réjouit malgré son stress causé par la désorganisation de tous les menus de la semaine, calibrés pour les randonnées prévues que nous ne réalisons pas…
Autour du buron, car l’intérieur est trop petit et dédié au matériel de fabrication de fromage, chacun à trouvé son coin pour dérouler son tapis de sol pour cette nuit à la belle étoile… La veillée nous rassemble très longtemps autour du feu dont l’éclat illumine nos regards et la fumée pique les yeux. Emmanuelle avait bien lu les recommandations pour sa première expérimentation d’HCE : il faut être bien équipé contre le froid car à 1350 m même en été, la température saisit rapidement. Fière avec son bonnet à pompons, elle participe au maintien de l’ambiance festive le plus tard possible. Christophe jubile également pour son premier séjour. Jean-Luc dégaine une petite fiole de derrière les fagots… Habitués des bivouacs, Alain et Rémy savent aussi qu’ils ne sont pas de tout repos alors, raisonnablement ils se couchent à proximité pour souffler tout en écoutant d’une oreille assoupie les chansons qui couvrent les premiers ronflements. Elle est à toi cette chanson, toi l’auvergnat qui sans façon, nous a laissé voir ce buron !

Mercredi 1er août : journée de l’animal (#18 km, +410 m / -910 m)

Dans la nuit légèrement troublée, certains auraient entendu des bruits d’animaux ou même distingué la silhouette de sangliers, de cerfs ou de chevreuils… Assurément pour ranimer les corps plutôt qu’éloigner les bêtes, Alain se plie en quatre pour rallumer le feu malgré ses douleurs. Prendre le petit déjeuner autour d’un grand brasier au soleil levé est extraordinaire. Nous profitons de ces instants en regardant Mainon, à contre-jour, qui broute paisiblement l’herbe couverte de rosée. Le coquin s’éclipsera subitement à l’heure du départ du groupe, mais heureusement, Jean-Pierre le fait revenir docilement vers le campement. « Mais Oui ! », tel est le nouveau nom de Mainon, cet animal si attachant.
Dans la bonne humeur, nous amorçons la descente vers Prat-de-Bouc où nous faisons la connaissance d’un randonneur venant de Firminy. Paul, surnommé « la mobylette » en raison de son allure de Speedy Gonzales, est enthousiasmé par la joëlette et il se voit déjà en tracter une sur des chemins escarpés. Il repart avec un tract pour une autre fois !

Sur le parcours, vers 10h en traversant à gué « Le Lagnon », nous prenons un temps de recueillement en mémoire d’Yves dont l’enterrement se déroule à la même heure. Didier nous rappelle avec émotion le souvenir d’Yves faisant traverser l’âne d’HCE, librement, sans longe pour le guider.

Au cirque de Chamalière à 1410 m d’altitude, nous déjeunons sous les arbres. Nous slalomons ensuite entre les ravines de tourbière qui hébergent de microscopiques plantes carnivores, grenouilles et araignées aux gros yeux. Au loin, les vaches nous regardent passer et nous enfoncer dans les agréables sous-bois, jusqu’à une parcelle en cours de régénération après le col de la Molède : la descente est chaotique sur une piste engoncée en deux hautes clôtures grillagées. Son seul mérite est d’offrir une vue dégagée sur la vallée entre Laveissière et Murat ! Les premières gouttes nous forcent à accélérer : la descente est « assez roulante mais infâme à cause des cailloux » dixit Didier. Sous la pluie, cet itinéraire improvisé deviendrait trop ludique...

Un petit pont nous permet d’enjamber les voies ferrées et d’arriver face de l’imposant château de la famille d’Anterroches. Adossé à la montagne escarpée, il ressemble à un château de hanté surplombant la vallée. Il y a d’ailleurs spéculation sur l’origine de son nom : « en terre et roches », « hantée roche », « entre terre et roche »… Quoiqu’il en soit l’expression « impossible n’est pas français » aurait été inventée par un des aïeux d’Anterroches… A ce stade de la randonnée, l’histoire ne nous préoccupe plus guère et nous filons au camping, tels des chevaux sentant l’écurie, y vont au galop ! Anne-Marie est contente de nous accueillir tôt pour profiter de la soirée bien avant la nuit : autour de bières rafraîchies dans le lit de l’Alagnon, nous lui partageons nos découvertes animalières. Ainsi l’animal sera la thème de cette journée !
Madeline nous faire rire en annonçant qu’un rat-taupier a voyagé sous sa tente, et nous nous étonnons que les libellules qui tournoient à côté de nous ne vivent que 15 jours après avoir été larves pendant des mois. Le lapin, en civet quant à lui, nous régale avec sa polenta pour l’accompagner. Sonia orchestre avec brio l’atelier vaisselle pendant qu’un petit chœur facétieux se rassemble autour d’un carnet de 100 vieux tubes. La fatigue se faisant sentir après ces 2 belles journées d’itinérance, chacun va rapidement se coucher. Comme pour les précédentes nuits sous le marabout, la vigie est assurée par Solène et Olivier, à côté de Rémy, Emmanuelle, Alain et Christophe.

Jeudi 2 août 2018 : journée de Mutluluk (# 15 km, +750 m / -950 m)
Généralement, un séjour HCE rassemble au maximum 20 personnes. Grâce à la solidarité qui caractérise l’association, le camion manquant est remplacé par 9 personnes véhiculées et avec remorques pour convoyer les joëlettes au point de départ. Pour que ces bonnes volontés profitent en de la randonnée et sans faire simplement office d’assistance matérielle pour les transferts, Didier a élaboré un itinéraire ambitieux, certainement en discutant avec René, qui avait déjà eu l’idée de l’ascension du Puy Mary pour le week-end de l’Ascension... « C’est impressionnant vu d’en-bas mais ça le fait. Le plus dur, ce sera les deux petites barres rocheuses. »

Pour les 30 ans de l’association, il est décidé de tenter pour la première fois à joëlette l’ascension du Puy de Peyre-Arse, le 2ème plus haut sommet du Cantal et du séjour…

L’itinéraire forme un U au départ du col de Serre puis chemine tranquillement vers les burons d’Eylac, et passe le cri des marmottes sous la brèche de Roland. Les touristes et randonneurs croisés sur la route sont incrédules en entendant l’énumération de nos randonnées de la semaine. Certains nous prennent pour fous et passent leur chemin en prenant un tract. D’autres s’inquiètent et prodiguent leurs conseils pour éviter l’équivalent des fameuses « deux petites barres rocheuses » !… En plein soleil nous avançons avec assurance et prudence : le sentier terreux à flanc de montagne est roulant mais étroit. La broussaille alentours et les blocs de pierre sur les côtés, voire encombrant le milieu du chemin, empêchent souvent d’assurer à l’accoudoir de la joëlette. La pente fine par se raidir : Alain et éemy décident de finir à pied. Leurs joëlettes sont donc plus légères pour les accompagnateurs actifs, et surtout leurs visages à tous les deux en disent long sur leur volonté !

Emmanuelle et Christophe sont hilares sur leurs joëlettes qui décollent entre les blocs. Au sommet, à bout de bras, Loïc les extirpe de leurs sièges pour les installer sur le caillou le plus haut, qui domine la terre à 360°.

Le défi est relevé : nous sommes tous sur un nuage. Le bonheur est présent. Nous avons réussi un bel exploit car s’en est un. A-t-on vraiment été raisonnables ? Le panorama avec une visibilité lointaine exceptionnelle relègue la question à plus tard. Nous savourons d’être bien, là-haut sur la montagne. Voilà notre 2ème sommet du séjour. Assurément, il fait partie des plus durs et nous y sommes parvenus à 29, tous ensemble. Tous les bras et toutes les jambes même les plus instables et douloureuses ont été mis à contribution. Lors d’un séjour « normal », cet exploit n’aurait pas été possible : la descente est vertigineuse au milieu d’une prairie creusée de rigoles d’érosion plutôt que de sentiers… Paisiblement, nous longeons ensuite la Santoire jusqu’au boulodrome de La Gravière. Fatigués et heureux à l’arrivée, c’était une journée de régal, de plaisir, de bonheur, de Mutluluk comme nous l’apprenons Didier qui, avant d’aller dormir, a juste le temps de nous inviter à la fête de la moule à Saint Bonnet Près Riom. Allez savoir pourquoi !…

Vendredi 3 août : journée de l’initiation (#15 km, +500 m / -500 m)
La fatigue des trois derniers jours est bien perceptible au départ de la journée d’initiation à la joëlette. Les équipages se forment spontanément pour un maximum de plaisir, d’équilibre et de sécurité, par exemple : Claire à l’arrière, Christophe au milieu et Stéphanie à l’avant !… Cette dernière journée de séjour initiatique sera donc tranquille, telle que Didier l’avait imaginée en début de semaine quand il lui a fallu tout réinventer en partant à l’envers, et dans une autre direction.

Comme un premier jour de séjour « normal », nous montons en douceur vers la fameuse cascade de Chambeuil et son ancien moulin. Maioui fait mine de s’enfuir en chemin dans les sous-bois : personne n’est dupe, et il reviendra docilement en queue de cortège après s’être dégourdi les pattes d’un petit trot et un encerclement en règle. La cascade nous offre un cadre bucolique pour pique-niquer et se prélasser, soit à l’ombre de arbres, soit au soleil entre les arbres, sur le pont de pierre, adossé au moulin, assis sur une souche ou allongé sur un banc !

L’eau fraîche du ruisseau de Chambeuil procure de bonnes sensations à qui tente un bain de pied : Emmanuelle, Christophe et Alain sont les premiers à s’y détendre. Didier avait raison, vendredi nous sommes fatigués. En plus nous sommes heureux de profiter de ce moment de calme pour continuer de bavarder et approfondir notre connaissance des uns et des autres, pour peindre quelques aquarelles, ou pour simplement dormir. Nous rentrons tôt au camping pour préparer nos sacs. Cependant, un petit groupe de gourmets va faire des emplettes en ville pour rapporter de vacances des fromages locaux (Cantal vieux, Entre-deux, Fourme d’Ambert…), des liqueurs locales (Suze, Salers, Avèze, Verveine…), des bières bio, des conserves diverses…
La place de stationnement handicapé devant le monument au mort est digne du pire bêtisier : ouvrir la portière conducteur et le hayon est une gageure. Nous en rions doublement en lisant le panneau à deux pas qui invite à commenter la page Facebook de la municipalité... #BalanceTonMaire. Nous ne le ferons pas : il nous a si bien accueilli !

La fin de journée est consacrée au rangement et à l’astiquage du marabout laissé debout pour les suivants. Le camion est réparé et le prochain séjour pourra démarrer comme prévu au départ de Murat.

Pour nous, l’expérience a (encore) été excellente, avec un accompagnateur en montagne flexible et flegmatique, un service back-office performant (merci Laëtitia, Dominique, René et tous les autres qui ont œuvré dans l’ombre pour le camion), une parfaite intendante toquée au Gault & Millau du bocal en rando, un groupe très diversifié qui s’est adapté joyeusement à l’imprévu, aux accompagnateurs actifs d’HCE venus renforcer l’équipe et grâce auxquels le séjour a pu se dérouler mieux qu’il n’était engagé et sans qui l’exploit de l’ascension et la descente du Puy de Peyre-Arse aurait été impossible.

Pour le prochain séjour HCE, venez et voyez les monts du Cantal, ce premier site naturel métropolitain classé au patrimoine mondial de l’Unesco… N’ayez pas peur d’aller à la rencontre des auvergnats, vous ne serez pas déçus : quand il y en a un c’est bien, quand ils sont nombreux c’est mieux !

Voici la vidéo réalisée par Malika à partir des images partagées entre nous.

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Corse du sud du 29 août au 09 septembre 2018

Gare de Marseille St Charles… RDV à 16h. 15H30, chacun de nous essaye de repérer ceux qui pourraient être nos potentiels compagnons d’aventure… un gros sac et un petit, des chaussures de rando, un carimat qui dépasse du chargement, ou même un célèbre t-shirt vert ou orange, reconnaissable de loin,...autant d’indices qui nous mettent la puce à l’oeil !Après les premières rencontres ou retrouvailles, pas de temps à perdre… C’est pas tout mais on a un bateau à prendre nous !
Avant l’embarquement, Stephane n’oublie pas de préciser qu’il faut d’ores et déjà préparer dans sa poche sa carte d’identité car on en aura besoin pour pouvoir monter à bord.. et première promesse de corvée de pluche à ceux qui ont oublié !

Une fois sur le bateau, notre incroyable intendant, Bernard, nous sort un petit apéro dinatoire bien appréciable, à base de rillettes de sardines et d’auberginade maison, le tout accompagné d’une petite binouze fraiche, le top ! Et il me semble bien avoir vu des regards envieux et « salivants » chez nos « co-voyageurs non HCEistes » !
On arrive tôt le lendemain matin, alors il faut bien aller se coucher ! Certains optent pour le pont, plutôt venteux mais pas trop frisquet, tandis que d’autres préfèrent le « confort » de la moquette intérieure (avec des ptites bêtes qui font des ptites visites dans les duvets !)…

J-1 :
Descente du bateau matinale, arrivée à Ajaccio, et on monte dans les camions pour aller se poser sur une plage et commencer notre séjour sur l’ile de beauté avec un « ptit déj-maillot »… le pied ! L’eau est d’une clarté impressionnante, et elle est plutôt chaude.. on en profite bien ! A ce moment magique vient s’ajouter un petit lever de soleil… le paradis !
Puis nous reprenons les véhicules pour un premier petit transfert jusqu’à la chapelle San Petru, dans les hauteurs corses. Dans le véhicule, Bambi, Tarzan, Carlos, Barbapapa, Staline/Casimir et Carlos font connaissance avec le jeu du post -it. D’autres récupèrent de leur nuit « pas forcément la meilleure » sur le bateau, ou admirent simplement le paysage, qui vaut le détour.
Arrivés en fin de matinée, on installe notre premier campement au milieu des cochons sauvages. On y restera deux nuits. Puis déjeuner, et c’est parti, on sort les bêtes en ferraille pour une petite promenade ludique d’initiation sur le sentier des aconits , avec des joeëettes à maneliers, (ben oui, un pédalier pour les mains, c’est un manelier, c’est logique ! Heureusement que Christophe est là pour qu’aprés des années d’erreur, enfin on appelle cette chose par son vrai nom ! ) et d’autres pas !


Au milieu du parcours, on fait une petite pause, au milieu des vaches cette fois, pour le traditionnel « tour des prénoms/passions ». Puis retour au campement, préparation du repas et de la salade du lendemain, petit apéro, et on se régale avec de le joue de porc, préparée en avance et avec amour par Bernard.
Repus, on peut aller se coucher. Première nuit dehors pour certains !

J-2 :
Départ 9h, nous voila partis pour notre première journée entière de randonnée ! Le chemin est plutôt roulant, et les novices peuvent en profiter pour continuer à se « faire la patte » à la Joëlette. Quant au temps, lui, il est plutôt surprenant. Des nuages laiteux, un peu cosmiques, presque vivants… une espèce de meringue/boule à neige se détache du paysage au milieu de tout ça… on se croirait dans un autre monde ! Mais ces étrangetés ne restent que des menaces et nous échappons à la pluie !
Avant la pause déjeuner, petit passage technique : un pont suspendu, et pas du genre fixe ! Que nous traversons avec et sans joëlettes, malgré les panneaux précisant qu’il ne peut passer qu’une seule personne à la fois…




Le repas est vite englouti, et étant donné les températures pas très élevées,nous ne nous éternisons pas pour la sieste et repartons gaiement pour une après-midi… piquante ! En effet, le chemin du retour est presque entièrement « infesté » de « coussins de belle-mère » (des petits buissons épineux !), et à la fin de la journée, nous pouvons faire un concours de jambes griffées, comparer les œuvres d’art sur nos peaux !
Petite pause bien agréable au bord d’un petit ruisseau, ou certains en profitent pour s’isoler un peu et faire un brin de toilette, tandis que d’autres se baignent les gambettes, font une sieste réparatrice, ou font une bataille de « bombes » dans l’eau.
Après ça nous terminons notre randonnée pour aller passer une petite soirée tranquille dans notre petit campement et dormir au frais sous les étoiles…

J-3 :
Ce matin, chantier, on déménage ! Mais comme toujours la magie HCE opère et le pliage du campement et départ se font dans une fluidité la plus totale !
Nos chauffeurs Bernard, et aujourd’hui Jean-Luc, nous accompagnent une bonne partie de la matinée puis redescendent chercher les véhicules pour pouvoir nous rejoindre le soir dans notre prochain lieu de bivouac.
Bonne petite montée jusqu’à l’observatoire, lieu de notre pique nique, où nous sommes contents d’arriver, mais aussi contents de partir assez rapidement, parce que c’est très venteux et qu’on a pas vraiment chaud ! On décide donc de manger en vitesse, puis de redescendre prendre le café et faire une petite sieste digestive un peu plus loin dans la vallée, là où le vent ne souffle pas ! … et on en profite ! Notre destination n’est plus très loin, alors la sieste dure… et les premiers coups de soleil arrivent !

Nous continuons ensuite notre traversée du magnifique plateau de Coscione (prononcez « cochonne »), accompagnés très souvent par des vaches, des cochons, des chevaux… qui vivent tellement bien ensemble qu’on voit même un veau en train de têter une jument !
Enfin nous arrivons au refuge du domaine de ski de fond de la Bucchinera, grand refuge qui a été construit , mais avec des erreurs , et qui ne pourra donc jamais être utilisé…. Ceci dit, il a une très belle terrasse, et ce sera notre sommier ! Le maire et deux compagnons viennent partager une Pietra avec nous, puis une gentille espagnole du nom d’Erika, se reconnaissant bien dans notre projet, vient gentiment nous proposer son aide.
Nous dégustons le délicieux Navarrin de Bernard et partons nous coucher. La nuit sera fraiche…

J-4 :
Bon ben heureusement, aujourd’hui, c’est une journée descente ! Parce qu’aucun de nous ne peut dire qu’il a correctement dormi cette nuit ! Entre l’humidité qui tombait du toit en gouttière, et celle, en quantité, qui est simplement venue se poser sur nous,… je crois qu’on est...humides !
Alors avant de terminer le navarrin au petit déjeuner, nous allons décorer la montagne des milles couleurs de nos duvets, avec l’espoir de les faire sécher un peu.
Ensuite nous embarquons dans les camions et roulons jusqu’au relais équestre de Pierro, où nous montons les joëlettes pour ensuite passer pratiquement une journée à descendre ! C’est ludique !
À la pause, nous découvrons un bar de fortune, construit au milieu de la rivière, et fort accueillant ! Il reste même une réserve de bière, de pastis, de vin,… on croirait presque que tout ça a été préparé pour nous ! Mais nous nous raisonnons et nous contentons de profiter de l’endroit pour se baigner, prendre le soleil ou manger des graines.

Puis nous terminons la descente et arrivons au camping de U Focunu, où nous attend notre première douche chaude, que chacun savoure comme il se doit !
Après ça, Stéphane nous donne rdv pour une petite surprise… qui se trouve être un espace piscine/bar/hamacs également bien apprécié de tous ! Sarah fait ses longueurs avec bonheur tandis que les autres profitent de ce moment pour papoter ou se reposer un peu…
Pendant ce temps les duvets ont eu le temps de sécher et c’est donc avec plaisir que nous les retrouvons pour une nouvelle nuit sous les étoiles...

J-5 :
Ce matin, nous partons de Quenza, petit village charmant des montagnes corses. Après avoir visité une petite chapelle et y avoir improvisé une petite chorale de chants d’anniversaire, nous nous lançons vers une journée sportive autant que bucolique ! Petits chemins entourés de lianes, petits murs de pierre tapissés de mousse verte, petits ponts surplombants les rivières,… tout cela illuminé par quelques rayons de soleil qui parviennent à traverser l’épaisse forêt du maquis. On cherche les petits lutins qui doivent nous regarder passer, sans succès...mais ils sont là, ça ne fait pas de doute ! Encore une fois, un petit côté d’un autre monde...pas désagréable.

Le midi, nous nous arrêtons dans un petit champs pour notre déjeuner/sieste/lecture/papote/cartes postales/coup de soleil, avant de continuer notre randonnée jusqu’à Levie, encore un joli petit village perché dans la montagne.. Petite bataille d’eau pour se rafraichir, dégustation de quelques grappes de raisins qui « dépassent » du chemin, puis transfert jusqu’au camping à la ferme viticole de Pero longo, ou une autre douche chaude nous attend !
En guise d’apéro, nous avons droit à une petite dégustation des vins blancs et rouges du domaine. Mmmmh.. Puis nous dégustons ensuite notre diner et pour finir Sophie nous sort le digestif, la verveine de l’oncle Jean, que nous dégustons également et qui fait des heureux ! Enfin, nous terminons par quelques parties endiablées de Dobble dans la « chambre » de Christophe (sur son matelas, en fait.)..heureusement qu’on a pas trop de voisins parce qu’on ne joue pas à moitié !

J-6 :
5h du mat… l’orage gronde… au loin. Au loin ? Pas tant que ça… mais on se dit que ça va passer, rester dans la vallée d’à coté...jusqu’à ce que… 5h30… premières gouttes. Et pas les dernières ! Du coup, rapatriement d’urgence dans le bloc sanitaire du camping ! Les premiers arrivés auront même pu y caser leur matelas pour continuer la nuit ou accueillir les derrières des copains ! Et puis, comme on peut, on se case dans les coins pour attendre que ça passe… dans le coin salle de bain, sur le congel,sous les lavabos ou encore dans les douches, on trouve des HCEistes un peu partout !! ça joue, ça papote, ou ça ronfle ! Marie-Laure, elle, est dans le camion avec Bernard, et Murielle et Fred sont bien au chaud dans leur tente ! d’ailleurs, on hésite à tous les rejoindre ! Ce serait sympa !… Puis à 7h on finit par se dire que c’est bête d’attendre l’heure du petit déj alors qu’on pourrait déjà commencer cette petite journée avec un bon café ou un bon thé !

Du coup, on est déjà bien éveillés pour le ptit déj et le départ se fait assez rapidement ! Transfert direction la boucle de Giuncheta pour un parcours bien technico-ludique !! Les joêlettes volent par dessus les obstacles, essayant d’éviter les ronces… jusqu’à notre petit coin pique nique, ou encore une fois nous ne nous attardons pas car l’orage menace… Déjeuner au sec, donc, mais finalement la pluie arrive assez rapidement et on se prend un bel orage sur la tête, avec de l’eau qui fait pas semblant de mouiller ! Du coup, on accélère le pas, on court même, et je crois qu’on divise bien par deux le temps prévu pour la fin de la boucle ! Fin du parcours… chaotico-humido-ludique !

Retour au camping, où sous une toute petite pluie, certains découvrent les joies du montage de marabout ! On ne sait jamais ce qui pourrait nous tomber dessus cette nuit … Heureusement, le temps s’arrange et nous pouvons diner à l’extérieur, et pour ceux qui veulent, y dormir aussi… Dommage, ce soir on devait aller dormir sur la plage… mais les conditions étaient trop incertaines alors ma foi, notre petit camping avec option marabout, on l’aime bien quand même !

J-7 :
Après un petit transfert vers les alentours de Bonifacio, nous voila partis pour une promenade pleine de promesses ! En effet, aujourd’hui, on doit rencontrer nos premières plages !
Tout le monde a pris son maillot, et c’est le sourire aux lèvres que nous nous lançons vers la mer ! Nous y arrivons assez vite, et prenons le temps de savourer notre première baignade dans une eau magnifique. Petite partie de freesbee aquatique ou simplement détente absolue dans ou hors de l’eau, chacun semble trouver un moment de plaisir et de sérénité ! C’est aussi ici que nous nous posons pour déjeuner. Puis après une dernière trempette, il faut partir… C’est pas facile. Mais on sait qu’on va vite retrouver la mer, alors ça va !
Et effectivement, moins d’une heure après… plage en vue !! une jolie petite calanque, ou nous regoûtons l’eau avec plaisir ! (juste pour voir si c’est bien la même !). Christophe se baigne avec Emilie, Marie-Laure part faire un tour en mer avec Murielle et Solène, Sophie et Vincent vont faire le grand saut du haut des « falaises »,… encore une fois, chacun semble y trouver son compte et nous passons encore un très beau moment ! Et encore une fois, on a du mal à partir…


Nous arrivons donc tardivement au camping de Bonifacio et profitons du confort des douches et des lavabos, avant de diner et partir faire un tour nocturne sur le port pour manger une petite glace avec ceux qui le veulent.
Et puis dodo.

J-8 :
Ce matin, pas de stress… La seule chose qui nous attend peut etre, c’est un café dans le centre ville de Bonifacio ! Et C’est pas comme si du camping, on en avait pour un quart d’heure à y aller ! Les remparts de la vieille ville nous accueillent donc et c’est une « free-matinée » dans les petites ruelles qui s’offre à nous !
Chacun vaque à ses occupations… souvenirs, œil de sainte lucie, charcuterie corse, carte postale ou tout simplement café en terrasse,… le temps est bien investi et ça passe vite !
Puis nous partons pour une petite balade en balcons, entre mer et petits buissons… la vue est magnifique et on se régale ! Mais on apprécie que la balade soit courte… parce qu’il fait une chaleur accablante ! On arrive au camion pour le déjeuner, vidés de toute énergie ! Puis nous reprenons les joelettes pour un dernier effort (pas violent mais toujours affaiblis par la chaleur…) pour aller jusqu’au bout voir le phare de Pertusato, et surtout la vue qui avec ! Ça vaut le détour ! Depuis la haut, un énorme rocher se détache dans la mer, semblant laisser apparaître un imposant torpilleur… imposant, mais pas menaçant. A vrai dire, cette petite plage donnerait même franchement envie d’y aller ! Mais elle est difficilement accessible en joêlette, et on est pas trop sûr d’avoir le temps,..un transfert nous attend ! Alors pour ne plus y penser, on fait un « chamboule kairn » ! Et on savoure, comme d’habitude !

Jusqu’à ce que ce soit le moment de rentrer… Escale au camping de Bonifacio pour prendre de l’essence, du pain, remplir tous les bidons d’eau et faire une petite bataille rafraichissante en passant. Nous arrivons pas trop tard au « parking-camping » de Palombagia, où aprés avoir rapidement fait la cuisine, nous nous précipitons vers la plage pour une petite baignade… de courte durée, puisque nous sommes arrêtés par quelques gouttes de pluie… juste ce qu’il faut pour nous offrir un bel arc en ciel !
Comme toujours, on est chanceux, et la pluie ne se joint pas à nous pour le diner (faut dire qu’on l’a pas invitée). Et puis, avant de se coucher, un petit groupe d’opportunistes ne resiste pas à l’envie d’un petit bain de minuit sous les étoiles… avec ou sans maillot !

J-9 :
Ce matin, par contre, c’est réveil matinal ! Enfin, pour ceux qui ont envie d’aller tenter un lever de soleil sur la plage… pour les autres, c’est une grasse mat bien méritée ! Et bien appréciée !
Mais trouver le soleil, malgré ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas si simple ! Parce que quand on va sur la plage et qu’après un petit temps de réflexion (et à 5h30 du matin, un petit temps de réflexion prend plus longtemps !) on réalise que la lumière n’est pas du tout là où on pensait, parce qu’en fait, c’est logique, on est au sud, eh ben on a encore un petit moment, de solitude, cette fois ci... mais à plusieurs ! alors on ne se laisse pas abattre, et tandis que certains longent la plage pour aller chercher le soleil de l’autre coté, d’autres, avec la joêlette, décident de la tenter coûte que coûte ! Et c’est parti pour un labyrinthe à la frontale au milieu des grands pins… mais après moultes vains essais et recherches, Christophe, Jean-Luc, Bernard et la Joêlette prennent la décision de rentrer...tant pis, ça aura quand même fait une petite balade matinale sympathique ! Et pour ceux qui auront trouvé le spot, un joli lever de soleil, qui se sera bien fait attendre, mais qui en valait la peine ! Et une petite baignade, en bonus !
Ensuite, une fois le petit déjeuner englouti, nous rechaussons les baskets pour une petite balade direction « la petite tahiti », la plage de notre dernière baignade… (et dans le même temps initier la série, tant PAS attendue, de tous les « derniers »…) . Petite descente technique, histoire de mériter la mer… et encore une plage idyllique de sable blanc et d’eau transparente ! qu’est-ce que c’est bon, quand même… alors pour la dernière fois de notre chouette séjour, on savoure l’eau salée ...jusqu’au bout ! On partira pas tant qu’on nous aura pas forcés !


Mais bon, un jour, il faut bien quand même… et puis on a faim. Retour donc au « parkamping » pour déjeuner, puis petite sieste avant notre dernier transfert vers un camping...celui de U fuconu, déjà visité quelques jours plus tôt ! (premier et dernier camping !)
Dernière coupe d’oignons, dernière binouze en terre corse, dernière douche, … ça sent la fin. Mais avant le diner, Mylène s’en va avec un inconnu dans le village voisin pour acheter des petits cadeaux pour notre fabuleux cuistot… A table, Bernard a donc la belle surprise de recevoir de la part de nous tous, emballés dans une magnifique couverture de survie, un petit tablier corse, une bonne bouteille de vin, et un succulent morceau de coppa !
Puis dernier digestif, et dernière nuit sur le sol (ou dans le hamac !) de l’ile de beauté…

J-10 :
Pour notre dernière randonnée, nous nous dirigeons en véhicule vers le somptueux col de Bavella, point de départ de nos ultimes pas corses… la vue sur les aiguilles est magnifique, et nous empruntons un chemin opposé, dans les bois, de l’autre coté du col.
Derniers passages roulants et derniers petits passages techniques… c’est une petite balade pas violente mais fort charmante, et nous nous arretons pique niquer dans un joli coin avec vue sur le célèbre « trou de la bombe »…
...que nous ne visiterons finalement pas, parce que… dernière péripétie : on a perdu Bernard !… mais où est-il, cet accro à la distribution de tracts ? En train de faire de la pub, pardi ! Et du coup, il a raté le petit chemin qu’on a pris pour sortir du sentier ! Mais après de dynamiques recherches, nous trouvons des gens qui l’ont croisé, et qui nous aident à le retrouver !ouf.



La dernière salade est délicieuse même si elle aussi, elle a un ptit goût de fin dont on se passerait bien. Et puis c’est le moment du traditionnel tour de table, où chacun peut donner ses impressions sur le séjour et sur ce qu’il y a vécu… avant de revenir vers les camions, pour embarquer une dernière fois... à destination de Bastia, où nous attend notre ferry. Petit arrêt en route pour acheter quelques souvenirs gustatifs, puis vient le moment tant redouté...de l’embarquement ! Ca y est, on y est… alors on dit au revoir à Dominique et Stéphane, qui restent pour le séjour suivant, et à la Corse, qui nous laisse un ptit goût de reviens-y…
Heureusement notre chef cuistot sait comment remonter le moral de ses troupes ! Et à peine embarqués, le bateau même pas encore parti, il nous sort l’apéro et partage les cadeaux qu’il a reçu la veille au soir ! mmmmmh, on se régale ! Et on passe une bonne petite soirée sur le ponton, avec en option un joli petit coucher de soleil, et encore du bon à boire et à manger !
Avant d’aller se coucher, Marie-Laure propose d’aller boire un dernier verre au bar, et finalement, alors que la plupart étaient partis pour s’allonger pour la nuit, un bon groupe se retrouve à siroter une derniere mousse ou un dernier sirop, à la santé du capitaine !
Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et le bar est bien obligé de fermer à un moment donné… alors il faut bien se résoudre à aller se coucher ! Comme à l’aller, on en retrouve un peu partout, éparpillés… sur le ponton ou sous les escaliers, c’est une nuit venteuse, mais pour autant bien appréciée !

J-11 :
Vers 8h30, nous arrivons à la gare maritime de Marseille, où nous disons faisons nos adieux à Christophe et à Sophie, avant de monter dans les véhicules de l’antenne HCE du coin, qui nous amènent à la gare ferroviaire ! Merci beaucoup ! Puis c’est ici que l’aventure se termine, qu’on dit au revoir à ceux qui restent et que nos chemins se séparent… jusqu’à ce qu’ils se recroisent sur un autre séjour, peut être !

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Corse du nord du 09 au 20 septembre 2018

Pour faire suite au séjour Corse du sud, et pour clore en beauté la saison 2018 de HCE, la Corse du nord a émerveillé les 18 crapahuteurs partis à la découverte du cap corse, si méconnu sur la bien-nommée île de beauté.
Nous étions 15 à Marseille, le 9 septembre, à embarquer sur le Pascal Paoli de la Corsica Lines pour une belle nuit de traversée sur le pont.

Lundi 10 septembre  : Il est 6h du matin et la température est déjà de 23°. Le soleil levant dans un ciel sans nuage offre des couleurs chaudes et dorées sur Bastia, sa vieille ville, son port. Nous foulons à Bastia le sol corse à 7h 30 en ce 10 septembre. C’est là que Stéphane, notre accompagnateur en montagne (AEM) nous accueille avec Dominique (dit Domi, sans e) tous deux restés sur place après le séjour corse du sud. Audrey est aussi déjà là. L’équipe est complète, part non loin de Bastia pour un délicieux petit-déjeuner sur la plage suivi d’un premier bon bain dans la Méditerranée. Le rêve, déjà !

Petit transfert pour être à 16h à Barisgioni (Bariggioni en corse), 340 m au-dessus du niveau de la mer.
Cette première journée est celle de l’initiation à la joëlette pour les 2 nouveaux, avec un dénivelé de 330 m en négatif et de 90 m en positif. Celle de la découverte des premiers villages perchés.
Cette première journée fut aussi celle de la surprise de partager un moment et le repas de midi avec Christine et son mari. Christine qui a fait tant de séjour avec HCE dont la GTA.
La pause graine de 18h au village perché de Corsiano, avec son ancien couvent devenu église dont le clocher est séparé, laisse découvrir une très belle vue sur la marine de Sisco. Nous franchirons le pont sur la rivière Sisco. Puis c’est l’arrivée au camping de Casaiola à 19h30.
Dominique (avec un e !) notre intendante prépare un succulent repas, comme le seront tous les autres. Stéphane annonce qu’il prendra la parole lors de chaque dîner, entre le fromage et le dessert, pour informer du programme de la journée suivante.
La première nuit corse fut, comme les suivantes, à la belle étoile. Stéphane l’annonce tout de suite : le marabout ne sera pas monté. Il fait beau en Corse !
Dans la nuit noire, loin des lumières de la vie moderne, dans une nuit sans lune, le ciel étoilé est splendide, si proche et si lointain tout à la fois. Les étoiles filantes font toujours rêver.

Mardi 11 septembre 2018  : Réveil à 6h30 , petit-déjeuner copieux, avec fromage, avec tartines beurrées avec entrain et ardeur par René. Vive René, chaque matin les tartines seront beurrées et prêtes à être manger ! Puis il est temps de préparer les sacs pour 3 jours d’itinérance avec 2 nuits en bivouac. Il n’y a ni âne ni mulet pour les séjours Corse. Un 4x4 et 2 employés de la commune de Sisco montent les duvets, sacs bivouac handi, matériel intendance.
Petite journée, annonce Stéphane. Petit transfert en véhicule, avec arrêts pour quelques petits achats (produit vaisselle, pain).
A chacun sa joëlette : la bleue pour Lionel, la rouge pour Henri, la jaune pour Marie-Christine, la verte pour Yolande.



Puis c’est la montée au col Saint-Jean, une ascension de 650 m. Il y a beaucoup, beaucoup de soleil. Il fait chaud … la pause près d’une mare devient mouillée … les batailles d’eau amusent et rafraîchissent tout à la fois. Lionel attaque avec son pistolet à eau, d’autres répliquent avec d’autres pistolets à eau ou bouteille.
Il est bien difficile de trouver un endroit ombragé pour le pique-nique. D’autant que le flanc de montagne est calciné (incendie de l’année dernière). De toutes façons la végétation de garrigue est à hauteur d’homme ou à peine.


Stéphane déniche quelques arbres qui feront l’affaire. Les 2 vaches qui s’y abritaient partiront !
Nous pique-niquons à 12h30 sur les hauteurs face à la marine de Piétra Corbara avec vue sur l’île Porto Ferrari (archipel de la Toscane).
Domi, notre intendante, régale de salade toujours délicieuse et énergétique, de fromage corse bien sûr, du traditionnel café accompagné de chocolat, avant une courte sieste pour reprendre des forces.
Départ vers 14h30 pour une montée finale au col Saint-Jean à 933 m d’altitude.


Il fait chaud, très chaud, après une journée de 645 m de dénivelé positif, chacun transpire, chacun a soif. Les gourdes sont vides. Les sources, l’eau sont rares en Corse. Dès l’arrivée au col, c’est la première mission : aller à la source (assez loin) pour amener de l’eau.
Nous découvrons notre lieu de bivouac pour 2 nuits : un col avec vue côté est et côté ouest sur la mer.
Au sommet du col, une croix, en contrebas une petite chapelle qui servira de cuisine, entre les 2 un replat qui fera office de salle à manger. Un peu au-dessus un autre replat sera la chambre à coucher !
Un invité surprise : un taureau, seul dans cette montagne. C’est plutôt nous qui nous sommes invités sur le territoire du taureau. Il le fera comprendre ! La cuisine s’installe, d’autres s’amusent des effets magiques de l’écho en montagne.




René s’inquiète de ne voir revenir les chercheurs d’eau. Les voici de retour au bout d’1h30 avec aussi …. un demi cubi de vin. Magie de la montagne corse !
Mi-septembre les soirées sont (trop) courtes, la nuit tombe vite, le ciel étoilé se laisse admirer dans les duvets pour une nuit réparatrice.

Mercredi 12 septembre :
Le lever de soleil est rouge, orangé, magnifique. Quelques photos sont prises, quelques flashent crépitent et font réagir le taureau que nous n’avions pas vu juste au-dessus de nous. Il donne de la voix !


C’est le grand jour, celui du sommet corse à atteindre : un des 30 sommets des 30 ans de HCE : le Mont Stello à 1307 m d’altitude.
Lever à 6h30 pour partir à 9h10. Nous montons, serpentons, avec vue tantôt sur la côte ouest, tantôt sur la côte est du cap corse. La mer est de tous côtés !
Toujours sous le soleil, l’ascension est technique, caillouteuse, pierreuse. Territoires des chèvres qui, du haut des rochers, nous regardent toutes étonnées et curieuses.
Territoire aussi de quelques vaches en liberté.




A mi-journée, nous sommes au pied du mont Stello. Ils ne reste que quelques 200 m de dénivelé. Mais il fait trop chaud. Nous sommes au plus près du sommet, continuons sur le plateau pierreux pour aller manger face à la mer.
Pas un arbre, pas un coin d’ombre. Une bâche tendue entre les joëlettes fera office d’abri. Le vent se lève qui rendra le repas et la sieste bruyante avec le vent s’engouffrant dans la bâche.
La photo du groupe et panneau des 30 ans est faite au plus haut du cap corse pour les joëlettes et le groupe.

La descente se fait par le même chemin avec le vent en prime. Une béquille joëlette a été oubliée sur le lieu du pique-nique. Elle sera retrouvée par Lydie et Sandra.


Nous sommes de retour à la chapelle et au bivouac à 16h20, sous grand vent et ciel laiteux.
Le vent de la journée ne s’apaise pas, bien au contraire. D’où la nécessité pour chacun de trouver un lieu le moins possible exposé au vent où poser le duvet. Tâche qui s ’avère quasi impossible alors que nous sommes sur un col, avec la mer à l’est, la mer à l’ouest.

Jeudi 13 septembre  :
La nuit fut agitée, mouvementée. Bâches, sur-sacs, etc … tout est sonore tant le vent violent fait claquer toute toile. Vers 3h du matin, c’est le branle-bas de combat. La pluie est là. La lumière des frontales sillonne la nuit noire : chacun cherche un abri alors que la petite chapelle ne peut contenir que 4 à 5 personnes en position assise !
Le vent s’est un peu calmé pour le petit-déjeuner pris en un lieu le plus abrité : le caniveau du chemin.


C’est là que le 4x4 de la Cumunadi di Sisco vient rechercher le matériel de bivouac.
Le soleil essaie de percer à travers les nuages et la brume : la couleur de la mer se confond avec le ciel. C’est aujourd’hui une journée descente de 1000 m côté ouest vers la plage d’Albo et son sable noir.
Une demi-heure après le départ, arrêt à une source pour faire le plein d’eau, si précieuse. René et Sandra cueillent des mûres qui seront déguster au dessert du soir.
De lacets en lacets nous serpentons à travers des paysages typique fait de grosses dalles pierreuses, de caveaux familiaux ici et là au bord des chemins, de petits villages perchés fleuris, de bougainvilliers par exemple, de petits chemins très beaux avec oliviers, romarin, thym, épineux, arbousiers, etc … tant et si bien que la roue de Yolande crève ! C’est l’arrêt forcé qui permet de récupérer.

Le chemin se poursuit par un minuscule sentier pour les locaux, sauvage et typique à souhait, enfoui dans les broussailles, chemin bordé d’oliviers sauvages, de diverses essences parfumées. Chemin qui plonge sur le village d’Ugliastru. Nous le traversons sous le regard étonné de quelques rares habitants (26 retraités en hiver). L’un d’eux offre bière, panaché, coca-la et le raisin de son jardin. Une autre propose du café. L’accueil est touchant. Nous pique-niquons près de la fontaine du village. La fontaine permet des jeux d’eau rafraîchissants à souhait.

Nous arrivons à Albo et sa plage de sable noir à 15h50, pour continuer avec un transfert véhicule en remontant dans le cap corse vers Notre Dame de Grâce où nous camperons à la sauvage.
Le lieu incite à la méditation, au recueillement. Cet ancien monastère est perdu en montagne au bout d’une route sinueuse qui longe la mer, avec des falaises de roches blanches. Lieu magique où nous nous installons avec bonheur.
Pour le dessert Domi prépare un délicieux crépiau de pommes, agrémenté des mûres cueillies par René et Sandra à la descente du col saint-Jean.


La pluie s’invite. Les nuages bas cachent les sommets. Chacun cherche son coin pour la nuit. C’est la première fois que les frontales s’éteignent si tard, à 22h.

Vendredi 14 septembre  :
Le soleil se pointe à l’heure du petit-déjeuner dans un ciel pur. Les confitures régalent : abricots, figues, tomates, myrtilles, etc … certaines faites maison.
Programme de la journée : départ vers 9h à 394 m d’altitude pour la route des crêtes avec la mer des 2 côtés (est et ouest) après avoir passé le col Sainte-Catherine juste au-dessus de Notre Dame des Grâces.



Nous reprenons des forces à la pause graine (fruits secs) au pied de 7 éoliennes (qui ne fonctionnent plus) et face à la mer avec, côté ouest, un petit ilôt, au niveau de Centuri.
photo éoliennes

Sur la commune d’Ersa, à 361 m d’altitude, nous pique-niquons à l’ombre des arbres non loin d’un moulin qui surplombe le bout du bout du cap corse : Tollare et son île avec son phare. Le dénivelé de la matinée aura été de 210 m positif.

Après la bienvenue sieste, Domi et Lydie repartent à pied rejoindre les 2 véhicules alors que nous nous retrouverons à Tollare où les équipages joëlette arrivent vers 17h.

Grâce à Jeannot, nous savons que le parcours de la journée a été de 14 km avec un dénivelé de 312 m positif. Chaque jour, Jeannot est attentif aux détails de notre périple.
Tollare est tout petit. Par de petits chemins dans le maquis, nous arrivons directement sur la plage de galets où nous passerons la nuit. En face, vue sur l’île de la Giraglia (zone protégée) avec son phare qui sillonne le ciel de la nuit et avertit les bateaux naviguent au loin. Nous sommes au bout du bout du cap corse.
Les vaches corses vivent en liberté et aiment les plages. Celle de Tollare aussi, les bouses en témoignent. La plage quasi est déserte avec quelques 5 touristes logeant dans les camping-cars voisins. Avec délectation nous buvons une bonne et fraîche Piétra (bière locale ambrée) à la buvette.

Après l’effort, le réconfort. La mer est bonne, claire, chaude. Tous à l’eau ou presque, avec les 4 passagers joëlette. Lionel, après avoir arrosé chacun de son pistolet à eau, est tout à la joie d’arroser sans retenue à l’eau de mer. Chacun plonge la tête sous l’eau pour voir les poissons, les lichens sur les galets.

La soirée s’assombrit pour Sandra qui souffre de son mollet. Ce qui l’amène, avec Stéphane, aux urgences de l’ hôpital de Bastia. Plus de peur que de mal, car elle revient vers 22h avec le diagnostic de déchirure musculaire. Elle devra marcher le moins possible et conduira bien souvent un des 2 véhicules.

Samedi 15 septembre :
La nuit fut belle, étoilée, avec étoiles filantes. Le soleil qui se lève rougit le ciel. Le temps est beau et chaud dès le matin. La journée est celle de 2 bains, du chemin des douaniers superbe, technique, sinueux, varié. Immensité du maquis qui est désert. Nous passons à Barcaggio, à la tour Agnelo (à la pointe Agnelo), à la tour Santa Maria puis à la chapelle Santa Maria.
La couleur de l’eau transparente est superbe : bleue bien sûr mais avec des dégradés de bleu, turquoise, émeraude, marine. C’est le week-end : de bien beaux bateaux sont ancrés dans les nombreuses petites criques. Les plages sont quasi désertes. C’est presque seuls que nous pique-niquons sous le regard des plaisanciers restés sur leurs bateaux.


A 17h nous sommes à Tamarone où Florentin (qui a rejoint le véhicule après le pique-nique) et Sandra (qui repose sa jambe) attendent avec les 2 véhicules qu’ils ont conduits. N’ayant pas de course à faire, Domi, notre intendante, a ainsi pu rester avec le groupe toute la journée.
Nous passons par Macinaggio, puis prenons la direction de Saint-Florent.

Dimanche 16 septembre :
La nuit fut chaude, étoilée dans le camping ombragé mais envahie de moustiques. Camping dont se souviendra Marie-Christine après sa chute non pas de joëlette, mais de fauteuil ! Car il n’y eut aucune chute de joëlette durant le séjour.
C’est en véhicule et par une route sinueuse que nous rejoignons le village d’Olmeta, petit village bien isolé en montagne. Nous pique-niquons à l’ombre des oliviers. Mais avant, Stéphane propose non pas le traditionnel tour de table de présentation (il s’est fait sur le bateau), mais sous forme de jeu : ce que tu as aimé puis tu passes la main à qui de ton choix pour le ce que tu n’as pas aimé.
Une courte sieste puis nous entamons une superbe rando en balcon pour descendre jusqu’à Nonza au niveau de la mer.
Dès le départ nous passons devant des chênes liège démasclés (si premier prélèvement), écorcés (à partir du 2è prélèvement, sachant que le liège se récolte à partir du 3è écorçage pour faire des bouchons), l’écorce à terre. Etranges troncs nus de couleur rouge orangée. Il faut 10 ans au liège pour repousser et être utile à son exploitation.

Nous surplombons Nonza avant de parvenir dans cette petite commune qui est un site classé : sa tour génoise, son église et sa fontaine avec la légende de sainte Lucie. Nonza avec aussi sa plage de sable noire créée artificiellement avec les déchets de la carrière d’amiante juste au-dessus (seule carrière en France et bien sûr fermée à ce jour).



Nous montons 141 marches pour atteindre la tour gênoise, et faire la photo de groupe des 30 ans.
Sous un temps lourd et orageux, avec une mer grise, la vue y est panoramique sur le cap corse vers l’est, sur Saint-Florent et le désert des Agriates à l’ouest.

Laurent, viticulteur, accueille le groupe à son camping à la ferme de Patrimonio pour une nuit sous les arbres, près des vignes de son domaine.

Lundi 17 septembre :
La nuit fut mouillée ! Il pleut ! Vers 3h15 du matin, déménagement pour les dormeurs à la belle étoile pour trouver un abri : auvent et banquette du camion, sous la table, sanitaire du camping, sous un marabout monté en pleine nuit !
Pour le réveil, ciel bleu, gros nuages accrochés au sommet dont au col Saint-Jean où nous étions quelques jours auparavant.
Pour débuter la journée, dégustation du vin du producteur où nous campons : la cave Catarelli (domaine de 9 hectares en bord de mer), avec aussi sa liqueur de citron (limoncello), mandarine, myrte.
Après un délicieux taboulé parfumé de romarin cueilli en montagne, le tonnerre gronde et la pluie menace.
Cet après-midi, à Saint-Florent, c’est sieste dans le camion sur le parking au son de la musique corse … aventure pluvieuse !! Mais ça va passer !! Soyons patients.
Nous nous aventurons finalement dans la ville pour visite, shopping, pour trouver refuge au bar autour de la bière Piétra pour les uns, de glaces pour d’autres pendant l’orage.
Le programme de la journée a été décalé et c’est vers 17h que nous commençons la marche de 12 km pour rejoindre la plage de Saleccia. Nous traversons le désert des Agriates pour arriver à Saleccia vers 19h15, attaqués par les moustiques. Florentin s’en souviendra particulièrement !
La nuit fut terrible sous l’assaut des moustiques !! A choisir : avoir trop chaud enfoui dans le duvet pour échapper aux moustiques, ou être attaquer par eux.

Mardi 18 septembre :
Stéphane l’annonce tout de go : c’est la journée la plus difficile du séjour, mais aussi maillot de bain obligatoire. Programme : le chemin des douaniers de la plage de Saleccia à Saint-Florent.
Nous longeons le bord de mer, tel que le faisaient les douaniers autrefois. Le chemin est escarpé à souhait, rude montée caillouteuse, dans les ronces et épineux, replat reposant, puis remontée sinueuse et pierreuse, etc … La pause auprès d’un tour gênoise est bienvenue. Tout comme l’aide de 2 à 3 touristes pour la montée suivante qui est très très rude.

Le chemin traverse de temps à autre des plages, roulons sur le sable au bord de l’eau. Pour parvenir à l’une d’elle, le maillot de bain est obligatoire : il faut traverser un bras de mer ! Nous nous y posons pour un bain salutaire dans une eau chaude, bleue, à la découverte des petits poissons. Le pique-nique et la sieste sont reconstituants avant de continuer le chemin.






Les véhicules nous attendent au bout du chemin pour finir la journée au camping de Saint-Florent.
Le camping est sous les eucalyptus. L’orage gronde au loin. Chacun va à la douche pour se dessaler ! pendant que d’autres jouent au yams avec Lionel qui aime tant jouer.
Le repas du soir est succulent. Domi aura régaler chaque jour durant du séjour. Ce soir pour le dernier dîner : un dessert, un gâteau aux fruits rouges avec spéculos, biscuits à la cuiller et fromage frais de chèvre.
Alors que le ciel est bien menaçant et orageux, un marabout est monté pour la nuit. Jeux pour certains, duvets et dodo pour d’autres.

Mercredi 19 septembre :
Oh la la, ça y est, c’est le dernier jour … déjà ! Le réveil fut matinal et très mouillé : une très subite douche à 6h du matin alors que certains dormaient à la belle étoile. C’est le dernier jour et tout est mouillé. Il faudra ranger et plier … mouillé …
Alors qu’il pleut, Stéphane décide un changement de programme pour la dernière journée. Ce sera une rando descendante au lieu d’une rando montante. Nous pique-niquons avec une vue typique de la Corse sur la montagne et la mer tout à la fois. En supplément du traditionnel café et carrés de chocolat, Jean offre des biscuits corses : des canestelli à la clémentine ou au cédrat. Au milieu de la montagne et de la végétation envahissante, se dévoile les ruine de l’abbaye de Farinole.


L’orage gronde toujours au loin mais nous épargne.
Sans oublier d’ajouter notre pierre au kairn des plages corses, la journée et le séjour se terminent sur une plage de galets, avec le bain pour quelques uns, pour tous autour d’une sympathique tablée avec le traditionnel tour de table, arrosé de bonnes bières, brunes ou blondes, Piétra ou Colomba. L’émotion est forte pour tous, chacun, chacune l’exprime à sa manière.


Puis c’est la route vers Bastia pour embarquer à 18h30 sur le Piana (de la Méridionale).
Pique-nique sur le pont, puis chacun cherche où dormir. Stéphane, Audrey, Hélène et Yolande dormiront sur le pont sous un beau ciel étoilé. La traversée fut calme par belle mer.

Quittant le port de Bastia, à qui voulait pouvait revivre le séjour en regardant défiler la totalité du cap corse que nous avons découvert et parcouru de long en large et de travers avec enchantement : une longue pointe, tel un dinosaure avec son épine dorsale et ses flancs qui tombent de part et d’autre tombent dans la Méditerranée !


Ainsi, admirablement guidés par Stéphane, délicieusement nourris par Dominique (Domi), Henri Lionel, Marie-Christine, Yolande, en joëlette, avec Audrey, Dominique, Eric, Florentin, Gérard, Hélène, Jean, Jean (dit Jeannot), Lydie, Marion, Sandra, René n’oublieront jamais ce merveilleux séjour corse.

La Corse, c’est corsé ! La Corse c’est : le soleil, une Corse verte grâce aux pluies d’orages abondantes cette année, la repousse du maquis après les séquelles d’incendies, son fromage (chèvre, brebis), sa coppa (viande séchée), sa figatelli (saucisse de foie), sa bière Piétra (ambrée) et Colomba (blonde), les ronces et épineux, les moustiques, le maquis dense et touffu, le plus souvent sans ombre possible, les tours génoises, les villages perchés, le cap corse sauvage et authentique, le bleu de l’eau de mer, les cailloux, pierres et marches des chemins, les caveaux familiaux, les maisons anciennes au toit de lauzes. Vu du bateau, le cap corse se laisse désirer pour aller le découvrir.

A bientôt, pour des retrouvailles à l’AG, celle des 30 ans de HCE ! Longue vie à HCE, sur les chemins du bonheur partagé !

Texte : Yolande
Photos : Domi, Marie-Christine, René, Sandra, Yolande

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