Corse du Sud du 01 au 12 septembre 2020

Notre saison perturbée par la crise sanitaire s’est terminée (sans incident Covid) par les deux beaux séjours Corse. Un grand merci à Olivier qui n’a pas hésité à enchaîner 4 encadrements successifs pour nous permettre de terminer la saison 2020 en beauté sur l’île bien nommée.

UN BATEAU POUR LA CORSE DU SUD

A la barre : Olivier lavandenbouche et savatopied... ou l’inverse.


Son alter égo canadien : Mathieu le Super-Intendant dit « tonton »

L’équipage :

Trois jeunes moussaillons : Alix malico lumière de vie et les frères chamois Bebe et Kéké

Le GO : Vincent pour cent blague
Les quatre passagers : Rodolphe dit « CC ... ou pas », Christine la malicieuse, Josseline multi-polaires et Saint Florent « pas de soucis »
La masseuse : Evelyne douce medecine
Au sonar : Olivier le mélomane discret
Animation musicale : Magali « sourire de mandole » et Guillaume le joueur de pipeau

Herboriste : Claire de lune la druidesse
A la manœuvre : Fanny notre « blonde » préférée, Eric le roc et Léopold BGG dit le Zébu ardennais

Les Destinations :

Aiguilles de Bavella, Trou de la bombe, Plateau de Cuscionu,Camping de Zonza, Site archéologique de Cuccuruzzu, plages de Roccapina, Fazzio, Palombaggia, Carataggio, Bonifacio.



Le décor :

Animaux en liberté ( cochons, vaches, chevaux, brebis, chiens, 1 renard)
Plantes comestibles ( Immortelle, Menthe, Fenouil, Myrte), Piquantes (genêt corse, genévrier, ronce, salsepareille, chardon, églantier), Toxiques (aconit, élébore)
Arbres (hêtres, chênes verts, érables, châtaignier

En fond :
Granit (pas assez dur pour fendre le crâne de Christine si renversante), Pozzine ( méandres de ruisseaux souterrains rappelant un terrain de golf), Pleine lune (qui éclaire les passagers dormant sur le pont à l’aller), calcaire (Etretat de Bonifacio avec vol d’hélicoptéres présidentiels),

A la proue :
Remplacement de dernière minute par Claire et Alix
Retards de Guillaume et de Léopold dûs à la SNCF
Mathieu sans billet et deux billets au nom de Guillaume, merci corsica linéa...

Dans la cale
 :


Cuisine du monde sucrée-salée à tendance végétarienne agrémentée du gigantesque pain corse (Kottu, Hamburger végé, chili sanza carne, pâté chinois, frites sauce poutine)

Dans les coursives :
Accents Belge, Québéquois, Limousin, Ardéchois, Jeunes des banlieues
Expressions colorées ( « Bon matin, c’est de la pûre, ça me goute, Hardcord, bâtards »)

Au salon :

Piano à queue blanc chevauché par kéké, Magali et Guillaume sur le navire pour la Corse
Atelier de bal folk ( cercle circacien, bourrée, gavotte de l’Aven)
Duos de flûtes à bec, mandole-fifre, accordéon-mandole (impro sous les étoiles de Roccapina plage)
Chants collectifs (mon Amant de St Jean, Bella Ciao, accordéon, la Nonchalante)

Météo :
3 orages corses qui ont alourdi les sacs d’eau de pluie pour le retour...

Rencontres :
« Ange »(prénom corse) rencontrée sur la piste de la bergerie « a sara » qui nous laissera les clefs de sa campagne (l’hospitalité corse...)
Visite de la distillerie d’huiles essentielles bio« vitalba »
Renard à crocs bien affutés qui, de peur, laissera en souvenir deux petits trous dans la main de Guillaume

Evénements  :

Réveil de Florent hors du tipi après quelques roulades nocturnes habituelles
Chutes lourde de Rodolphe en se brossant les dents à l’arrêt sur la joëlette béquillée, de Christine et Florent en cours de route.
48 ans d’Olivier au camping après de belles parties de pétanque
Crevaison bien prévisible sur ces chemins caillouteux et dans cette végétation acérée

Occupations à bord  :


Baignades eau douce-eau salée
Blagues à gogo (bataille d’eau, pierre dans le sac à dos, sacs accrochés à un arbre, dégoupillage des brancards avant en roulant, jet de crotin de cheval, extraction de béquilles arrière en route)




Siestes à l’ombre

Pêche, sauts dans l’eau, escalade sur blocs pour les jeunes chiens fous
Musique et danse (bal improvisé avec les passagers sur le bateau du retour)

A la poupe :
Départs en plusieurs salves à l’arrivée du bateau en fonction des horaires de train de chacun
Remontée de Christine et Joceline en fauteuil dans les rues de Marseille afin de rejoindre la gare (merci au papa de Florent pour la navette avec les bagages !!)

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Séjour de la Haute Ubaye du 15 au 22 août 2020

Le « séjour d’acclimatation »

Jour 1 : Arrivée sur le camp – Prairies proches du hameau de Fouillouse (1900m)
L’accès au hameau de la Fouillouse (route sinueuse et étroite à travers la montagne avec une vue vertigineuse) donne de suite la note sur le séjour qui nous attend. Une marche d’approche est également au rendez vous pour accéder enfin au camp HCE installé dans une prairie avec vue panoramique sur les montagnes.

La Team du « séjour d’acclimatation » est composé de Célia, Damien, Vincent et Sylvain (nos 4 passagers en Joëlette) et de Valérie, Michel, François, Anaïs, Mylène, Emma, Nicolas, Thomas, Mahaut, Bertrand, Lyonel, Bastien et Nadège (accompagnateurs/trices).

Bernadette est aussi de la partie (notre intendante) avec Olivier, notre AEM pour le séjour. Sans oublier notre Charlot (notre âne). Nous sentons déjà une belle cohésion mais à ce stade, nous sommes loin d’imaginer la semaine qui nous attend !

Jour 2 : Balade d’initiation à la Joëlette
La journée débute par une formation au montage et prise en main de la Joëlette. Nous nous apercevons très vite que le groupe est majoritairement composé de nouveaux ou débutants (note qui prendra toute son importance sur la suite du séjour !!!). Nous démarrons l’initiation par une balade d’initiation dans les bois de l’Eyssilloun pour atteindre une bergerie et les alpages du grand vallon (2200m).

La soirée sera très conviviale et animée de rires. Nicolas de la Team 78 lancera une enquête pour deviner l’âge de Nadège.

Jour 3 : Balade d’initiation et passages techniques
A partir de ce jour, tout le programme est modifié par Olivier pour s’adapter au plus près du niveau du groupe. Non, non, non, le bivouac , c’est pas pour tout de suite….Mais une belle balade d’initiation bis et un peu de perfectionnement avec des passages très techniques au retour sont au RDV. Au départ, Nicolas tombera littéralement sous le charme d’un petit chaton au hameau de la Fouillouse.

« Ne serait-il pas bien ce chaton dans ma futur colloc’ avec Thomas ».

La balade au départ du village de Maljasset nous amène dans un endroit magnifique au bord d’une rivière


Pique-nique, baignade, étirements au RDV.

Une pause dès le début de la randonnée sera improvisée pour cause de crevaison de la roue d’une Joëlette.

Le retour sera très très très technique

mais nous survivrons tous.

Au retour, François nous présentera les tours de cou HCE. Nadège et Nicolas feront l’animation en montrant les 12 fonctionnalités du tour de cou.

Un petit challenge sera initié pour innover de nouvelles fonctions. Tous les tours de cou seront vendus au profit de l’association….François, la prochaine fois, amènes carrément 1 carton….
Jour 4 : Balade d’initiation avec variante
Nous adorons la balade d’initiation du jour 2. Donc c’est reparti mais « après nous prendrons sur le droite !!! ». En vrai, nous poursuivrons en direction du col de Mirandol (2433m) avec des passages dans des vallées. Nous ferons la rencontre d’un berger, de ses 3 chiens et de ses moutons et chèvres à travers la montagne. Une discussion s’installe avec le beau berger (dixit Olivier !!!) et Damien nous fera tous partir en éclat de rire en disant « moi, j’arriverai à l’automne si je vais récupérer le Génépi ».

Félicitations à Damien et Vincent, nos passagers, qui franchiront le col de Mirandol en marchant.

La date d’anniversaire de Nadège sera enfin révélée. Merci à Sylvain qui, en évoquant Aymé Jacquet, l’entraîneur de l’équipe de France en 1998, fera naître un indice. Bastien trouvera l’année de naissance clôturant cette fameuse enquête. Le retour au camp est ponctué d’un passage au bar du hameau de la Fouillouse où la bonne ambiance sera au RDV. Les fous rires raisonneront loin !! Damien déclarera que le séjour s’appellera le séjour d’acclimatation. Nous ferons tous des pronostics sur la suite du parcours et imaginerons Olivier en train de nous présenter le énième nouveau parcours : « donc demain, nous reprendrons la balade du jour 2 mais cette fois nous irons par la droite, vous verrez, il y a de jolies vallées !!! » . Les fous rires se déclenchent en repensant aux changements permanents de parcours par Olivier pour s’adapter à notre niveau. Merci Olivier !!! sinon on ne serait pas en train de rire aux éclats à cette heure !! Une soirée blague sera improvisée sous le marabout pour cette dernière nuit au camp.

Jour 5 : 19 indiens dans la cordée – Solidarité et Efforts
Enfin, nous partons pour le bivouac….nous sommes prêts (ça, c’est moins sûr !). Démontage du camp et répartition de la nourriture commune dans chaque sac des accompagnateurs pour soulager notre Charlot déjà chargé.

Direction le col du Vallonnet (2524m). La montée sera longue et très très technique.

Nous donnerons tous les efforts (double cordée, max de personnes dans la cordée pour franchir le col). Bref, travail d’équipe, nous serons même applaudis par des touristes. Damien et Sylvain franchissent le col à pied.

Pique-nique au col.


Nous poursuivrons jusqu’au bivouac de Viraysse.

Un décor splendide et une petite (mais vraiment petite) source pour nous alimenter. Soirée sous le Tipi autour d’un aligot revisité de Bernadette !

Damien dormira à la belle étoile.
Jour 6 : La journée « pause »
Démontage du bivouac et nous franchissons le col où nous faisons une bonne et longue pause.

Vincent atteint le col en marchant ! suivra une descente longue et parfois technique.

Nous passons le col de Mallemort (2558m). Lyonel nous fait quelques sauts périlleux dans le décor. Merci Lionel, ça nous fera une pause supplémentaire ! L’ombre d’un arbre donne la bonne occasion de notre pause pique-nique.

Sylvain nous fera tous partir en éclat de rire « Autant suis content de venir, autant suis content de repartir ». Il aura le droit à un long massage du pied de la part de Thomas, notre futur médecin ! Nous descendrons à l’ARCHE, notre nouveau campement.
Jour 7 : Un parfum d’Italie

Balade de clôture dans la vallée du Lauzanier. Damien dit, à plusieurs reprises, « buongiorno » aux touristes italiens.

Michel, notre artiste profite d’un moment pour peindre les paysages.

Le pique-nique sera improvisé à coté de la rivière au fond de la vallée. Bricolage de 2 abris avec les joëlettes et les tarps.

Nous serons fiers d’apprendre que, pour une fois, nous sommes allés plus loin que le programme habituel du séjour !!! Wowww… Dernière soirée avec feu de camp près de la rivière.

Jour 8 : Fin du séjour d’acclimatation
Séparation de la troupe et mot de la fin par Olivier : « Maintenant vous êtes prêts pour un niveau 3 !!! ».

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Balcons du Mont-Blanc - 15 au 22 août

Rendez-vous était donné au camping de Vallorcine en ce samedi 15 août aux 21 membres de l’équipe Mont-Blanc : 20 humains et un mulet. Jeunes, vieux (c’est-à-dire au-delà de 30 ans..), expérimentés ou pas, venant des 5 coins de la France. Nous allons tenter de vous narrer leurs aventures.

Le camps s’installe

Le camps s'installe
On attend les retardataires ce soir là. Suite à un problème de train, David, Michèle et Gaël arrivent enfin vers 20 heures. Pour faire connaissance, on entame un tour de table avec le jeu des prénoms. S’il y a encore des confusions, elles disparaîtront très vite dès le lendemain.

Cécile, celle qui va guider nos pas et nos roues de joëlette, nous explique le destin qui sera le nôtre les jours prochains : du roulant, du moins roulant, du pas trop roulant, du dénivelé, de la pluie qu’il faudra éviter. La fermeture du camping de Montroc l’a obligée à adapter son parcours. Demain sera la traditionnelle journée d’initiation. Facile, qu’elle disait…

La première nuit s’avère fraîche pour certains. Ils adapteront leur couchage par la suite : double duvet et/ou drap polaire et/ou chaufferettes.

Premier petit déjeuner

Premier petit déjeuner
Pour cause de Covid, Victoire est chargée de nous prendre la température chaque matin. Tout va bien ! Le thermomètre disparaîtra rapidement au fil des jours…

4 équipages constitués de débutants, d’expérimentés et de confirmés vont réviser leur leçons et passer très vite aux travaux pratiques : dépliage, béquillage, montage, débéquillage… Et hop, on est parti. L’objectif de cette journée d’initiation est d’expérimenter toutes les situations : montées, descentes, cailloux plus ou moins gros, racines, virages plus ou moins larges, mais sans trop fatiguer les organismes.

Nous prenons le Chemin des Diligences et le col des Montets. Nous passons devant un troupeau de vaches toutes noires. On apprend que ce sont des vaches d’Hérens, préparées pour le combat des reines. La reine est celle qui imposera sa domination sur les autres. Une véritable institution en Suisse !

Hameau de Tréléchamps avec ses chalets typiques

Notre pause de midi au chalet de Chenavier

"C’est par où qu’on passe ? " se demande Sylvie

"Par où on passe ?" se demande Sylvie...

Benjamin sait choisir ses accompagnatrices !

Nous ne rentrerons pas tard au camping car il faut éviter les gouttes. Raintoday, l’application mobile du téléphone de Cécile, prédit qu’il va pleuvoir sur la zone. Il faut bien admettre que c’est plutôt juste. Nous rentrons donc à temps !

Préparation du repas, vaisselle, tout ça s’organise autour de Philippe notre intendant, roi du curcuma. Ceux qui ne sont pas occupés à l’intendance vont aider les passagers joëlette dans « les gestes de la vie quotidienne » comme on dit.

C’est autour de la table épulaire (la table des repas, j’adore dire des mots compliqués que personne ne comprend, mais rassurez-vous, dans un séjour, il n’y a qu’une seule table, vous pouvez donc zapper l’adjectif !) que Cécile nous briefe.

Demain, nous partons en bivouac. Il nous faut préparer nos affaires pour 2 jours. Les accompagnateurs porteront leur sac à dos et les affaires des passagers joëlette seront transportées par notre cher mulet Mainon, alias Maioui ou Oui-Oui pour les intimes. Il ne faut pas trop le charger, d’autant plus qu’il semble marquer quelques hésitations à avancer. C’est Romane qui va le mener régulièrement pendant le séjour, ferme et délicate à la fois, elle saura s’effacer quand cette tête de mule ne voudra rien entendre.

Il faudra être efficace et motivé car nous aurons 4 bras en moins pour monter à l’alpage de Loriaz. En effet, Philippe et André emmèneront le camion au garage. Depuis quelques temps, le véhicule est poussif et il doit encore servir pour les séjours Haute Maurienne et Corse. Problème d’injection ou d’embrayage, nous le saurons bientôt.

Nous ne partirons pas trop tôt pour laisser passer la pluie qui tombera toute la nuit.

L’équipe réduite monte jusqu’au hameau des Granges pour la pause repas.

Mégane, contrainte d’user du pédalier pour tracter Félix


Soulagement, nous apprenons que le camion n’a rien de grave, juste le limitateur de vitesse enclenché…

Déjà 200 mètres de dénivelé accomplis au pique-nique. Il n’en reste plus que 450 pour atteindre notre lieu de bivouac.

La traditionnelle bâche a laissé la place à un tipi. Les tâches se répartissent. Certains montent le tipi.


D’autres vont chercher de l’eau et du bois pour la soirée au coin du feu.


Faute de fauteuil roulant, on cale Simon Pierre avec tout ce qu’on trouve : sacs, coussins, duvets, tapis… L’équilibre est précaire.

On va trouver un siège beaucoup plus confortable : la chaise percée avec coussin de joëlette pour ne pas tomber dans le trou : siège stable et classieux !

Après le repas, Cécile s’improvise chef de chœur mais… j’ai bien l’impression qu’on ne sera pas prêts pour la kermesse de fin d’année.

Certains dormiront à la belle étoile, tout près du feu. Les duvets auront eu chaud ! Mais quel beau spectacle au lever.

Aujourd’hui, ce sera descente.
Descente ne signifie pas facilité. Il faudra faire preuve de finesse, de tact et d’un peu d’audace aussi !
Nous prenons le chemin sous Loriaz.

Puis nous atteignons la cascade de Nans.
Repas au bord du torrent qui descend du vallon de Bérard.

La nature est généreuse. Nous ramasserons des champignons pour agrémenter les omelettes.

Non, pas ceux-là !


Nous traversons le hameau de la Poya et retrouvons notre camping.

Il est temps pour les plus jeunes d’apprendre les choses de la vie. Les anciens vont se faire un devoir de leur transmettre le secret pour se faire des amis : l’ouverture d’une canette de bière sans décapsuleur ! Clémence et Amélie ne rechignent pas et, consciencieusement, sous l’œil bienveillant de Félix, parviennent à réaliser l’exercice.

Pas question de se relâcher trop longtemps. Demain, nous montons au Col des Posettes. Au programme : montée par la forêt et descente par les cailloux. 800 mètres de dénivelé positif… donc 800 mètres de dénivelé négatif.

A l’arrivée au col, nous formons une haie d’honneur pour souhaiter un bon anniversaire à Gaël. La montée a été rude mais le panorama qui s’offre à nous est splendide.


Pas d’arbre pour attacher Mainon. Pas grave, nous l’attacherons à une joëlette !

Philippe, jamais à court de créativité, a préparé des gâteaux d’anniversaire à la poêle. Nous aurons même droit au champagne ! Merci Benjamin !

La descente, très technique, a bien entamé les forces du groupe.

Qu’à cela ne tienne, à notre retour au camping, André nous paye un coup à boire au bar. Et Philippe nous préparera un repas « réconfort ».

Cécile réussit à faire passer ses choix tout en finesse et fait croire au groupe que celui-ci a lui-même décidé de se lever à 6h15 le lendemain. En effet, demain nous partons pour notre 2ème bivouac. Une partie du groupe va prendre le train des Buets jusqu’aux Houches. Les autres iront en camion et voiture avec le matériel. David est désigné chef du convoi SNCF.

De petit matin, 10 d’entre nous se dirigent vers la gare, dont 3 personnes en fauteuil roulant. Bizarre de remettre un masque que nous avions abandonné depuis quelques jours. A l’aller, comme au retour, lorsque nous montons dans le train, les contrôleurs nous disent que les personnes handicapées ne doivent pas monter. Impossible quoi qu’il en soit de nous en empêcher ! « Est ce qu’ils marchent ? ». On s’en fout, on est dans le train ! Qui plus est, dans le compartiment avec le pictogramme handi !

Arrivés aux Houches et une fois les joëlettes montées, une longue montée nous attend. A la Flatière, Simon Pierre retrouve Hubert, le prêtre qui l’a baptisé. Après ces courtes retrouvailles, la montée reprend.
Selon Cécile, il ne nous reste plus que 3 zigzags… mais à partir d’où ? Un petit zig, ça compte ? Après avoir sué quelques litres d’eau, on arrive aux chalets de Chailloux.

Pique-nique de rêve sous un soleil de plomb face au Mont-Blanc

Une longue sieste réparatrice permettra de récupérer pour le dernier tiers de notre randonnée du jour.

Nous bivouaquons à Plan Benoît, sous les Aiguillettes de Houches. Là encore, bivouac magnifique avec vue sur le Mont Blanc.

Bretagne, oui, mais pas que : Loire, Pays de Loire et Champagne sont aussi sur la photo !

André se fait un plaisir de préparer le barbecue

Comme rien n’est ordinaire dans ce séjour, Victoire nous a concocté un blind test (deviner le titre d’une chanson qu’on diffuse). Les jeunes s’en sortent bien. Les autres un peu moins… forcément, Berthe Sylva et Fréhel n’étaient pas dans la playlist !

Comment détacher ses yeux de ce sublime paysage ? La nuit est étoilée. La montagne laisse apparaître des lumières : celles des gîtes et de ceux qui tentent la montée.
Des rêves dans la tête, c’est ainsi que nous nous endormirons.

Au petit matin


Voilà notre dernier jour de marche. De la descente technique et culturelle !

Pour faire avancer ses troupes, Cécile adopte l’option « histoire locale ». A chaque arrêt, elle nous raconte l’histoire (malheureuse et mouvementée) du sauvetage d’Henry et Vincendon. Cette affaire conduira à la création des secours en montagne. Pour en savoir plus, vous pouvez lire « Naufrage au Mont-Blanc » d’Yves Ballu.

Nous entendons de la musique. Qu’est ce donc ? Le son d’un Büchel, sorte de cor des Alpes allongé et replié.

Pour notre dernier pique-nique, nous nous arrêtons au Lac Noir. Il s’agit d’une grosse mare abritant un écosystème protégé : tritons alpestres, grenouilles, libellules.

De retour au camping, nous retrouvons notre marabout estampillé de notre logo. Thomas, campeur et peintre bohème nous a proposé de le peindre. HCE ne pourra plus jamais passer inaperçu !

Les parents de Simon Pierre nous ont retrouvés également, heureux de voir leur fils heureux.

Après une bière les pieds dans l’eau en guise de récompense, on prépare le repas de gala du soir. Ce sera pâtes Thaï et gâteau d’anniversaire pour Martine.

Avec nos invités, notre traditionnel tour de table dévoile les moments d’émotion que chacun a pu vivre. Ces séjours sont tellement forts !
Ce séjour nous a aussi permis d’approcher une faune variée, locale ou de passage, dont nous avons capturé 2 spécimens.

Mais déjà, on doit organiser le départ de demain.
Pacôme et Romane repartent très tôt vers Nantes. Comme s’il n’était pas assez fatigué, Pacôme joue au foot samedi soir…
Les covoiturages s’organisent. Et Romane, pour terminer la soirée, va poser sa voix sur les notes de sa guitare.

Même s’il est toujours un peu triste de se séparer, tout ce qu’on aura partagé cette semaine va permettre à chacun de recharger ses batteries émotionnelles. En explosant ses repères, en perdant ses habitudes, on réalise que (presque) tout est possible !

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Championne de France !

Elise débute son récit par une introduction digne d’un teaser :

"Championne de France dans ma catégorie PTS3🏆 !!!
Et j’ai couru mon 1er triathlon de l’année 🤟 !!!! 2020 ne sera donc pas une année blanche ! Et quelle course c’était, avec une organisation (Quiberon Triathlon) et des bénévoles aux petits soins pour nous .... sans oublier le public en folie !!!!
Je vous partage cette première photo très girly de cette journée de folie🤪 et promis je reviens dans quelques jours vous raconter cette course très sympathique, le temps de me remettre de mes émotions🥰 et de rentrer à la casa 🚗🚗🚗🏠 !!!"

Voici donc la photo en question. En effet, rien que cet aperçu témoigne d’une belle ambiance et d’un plaisir ressenti au fil de la journée, après ces mois de disettes et d’inquiétudes.

4 jours après, la suite (et le début) du récit :

"Comme promis, un petit compte-rendu de ce championnat de France 🇫🇷 qui m’a donné tant d’émotions🥰 !
11 mois jour pour jour que je n’avais pas couru de triathlon, le doute était plus que présent malgré les progrès constatés à l’entraînement ! J’avais l’impression d’avoir tout oublié 🤯 et je ne vous raconte pas le temps pris à me préparer🤣🤣🤣 !!!

Heureusement, une fois garée et les salutations faites avec les autres paratriathletes, cette appréhension s’est envolée 🕊, l’envie, la joie🥳 d’être là et de prendre le départ était plus que présente !!! Et rien n’aurait pu enrayer cette bonne humeur💪.

L’heure du départ approche et on se retrouve face à une mer déchaînée 🌊 ... Enfin avec des vagues qui nous secoueront tout du long. Ma natation 🏊 n’est pas extraordinaire mais je sors de l’eau très peu éprouvée et réussi à faire une belle transition.

S’en suit la partie vélo 🚴‍♀️ composée de 2 tours avec des parties bien exposées au vent 💨. Les jambes sont dures mais petit à petit se delient et me permettent d’exprimer les progrès réalisés ces derniers temps sur cette discipline. A noter ☝️ une petite frayeur lorsque j’arrive un peu vite dans un rond point et manque de me prendre un trottoir🤦‍♀️ !

Enfin arrive la course à pied 🏃‍♀️. Après une nouvelle bonne transition, je pars sur les chapeaux de roues et portée par les encouragements du public, je valide ma meilleure course à pied et au final mon meilleur triathlon jamais réalisé.

Bref une course au cours de laquelle j’ai pris beaucoup de plaisir et qui en bonus me permet de revenir avec le maillot de Championne de France 🏆🇫🇷 !

Cette reprise de la compétition a pour le coup été vraiment forte en émotions 🥰, c’était un réel bonheur de pouvoir être là, de pouvoir courir avec les autres paratriathlètes, soutenue par un public et des bénévoles (Quiberon Triathlon) au top. Le triathlon est une passion, un véritable terrain de jeu sur lequel je continue de progresser, de m’épanouir, et je tiens vraiment à remercier 🙏 tous mes partenaires qui me permettent de vivre cette formidable aventure !!!"

📷 @christophe.guiard & Nicolas Becker

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Tête de la Cula, fallait oser !

Mais qu’à cela ne tienne : nous sommes à Handi Cap Évasion et rien ne pourrait nous faire plus plaisir, surtout cette année !

Installation du camp, des tentes individuelles (n’en prenez pas l’habitude, c’est juste parce que cette année c’est covid ! ), coup de main pour l’intendante puis apéro : il n’en faut pas moins pour que le groupe soit complet.

Nous sommes donc samedi soir et samedi soir c’est ... tour de table ! Aurélien, ultra fan, nous donne la consigne : vous dites votre prénom et basta.

Martin débute et semble avoir un prénom particulièrement long genre "Je m’appelle Martin, je viens d’Alsace et j’en suis à mon ...". STOP ! Tu t’appelles Martin quoi !

Sibylle, Céline, Sophie d’Anjou, Salomé, Noé, Valentine, et Adrien sont les (parfois très jeunes) nouveaux. On vous le dit car au bout de 4h le lendemain il n’y paraîtra déjà plus. Marie-Sylvie quant à elle annonce que c’est sa première intendance. Elle triche un peu car c’est elle qui avait nourri l’équipe Pérou lors de sa prépa de l’automne dernier.

Aurélien est un habitué de l’aventure et c’est avec bonheur qu’il nous apprend que cette semaine se passera avec toute la famille Lebrun-Bellion.

Charlot complète la fine équipe et semble en forme. Il le faut : c’est le pique-nique de 25 personnes qu’il va porter c’t’animal !

Le dimanche verra la troupe s’ébranler sur les flancs du vallon du Cristillan. Évidemment, l’idée n’est pas de suivre le fond, ce serait trop facile. Les bleus se mettent aux manettes sur les pistes à jeep et ne les quitteront plus, même quand cela devient technique. Ça promet !

Comme nous n’avions pas assez transpiré, nous prendrons de plus la version haute du programme, pour replonger en fin d’après midi vers le torrent.
Aurélien attend 17h30 pour prendre la météo. Nous devrions monter en bivouac le lendemain pour gravir la Tête de la Cula mardi.
Raté, il faudra revenir : les orages s’annoncent pour la fin d’après-midi, et le lendemain reste incertain. La raison s’impose, nous retournons au camping.

Marie-Sylvie part en éclaireuse et négocie notre place malgré la foule : les deux campings débordent, la mairie de Ceillac a même dû ouvrir un autre terrain pour accueillir les randonneurs !

Le repas de midi se déroule au milieu des parapentes. Entre ceux qui décollent (parfois en catastrophe) et ceux qui atterrissent, Charlot se vaccine et se rassure. Pas une oreille qui bouge au bout de la troisième toile qui siffle autour de lui, bravo !
Aurélien, inquiet des orages, envoie Yann-Gaël et Laetitia monter les marabouts en avance, au cas où. Ils retrouvent Marie-Sylvie et finissent de construire le village de tentes juste à temps ! Grosses gouttes et grêles accueillent les retardataires de 16h et c’est un marabout parfaitement tendu qui hébergera le groupe. Le second marabout n’a pas eu le temps d’être accolé mais la bâche est bien mise également et nous restons sereins pour la nuit à venir.

Nous poursuivons notre changement de programme en visant le col de Bramousse. Un coup de fil à Lydie, la locale de l’étape, et c’est validé : elle en a refait le balisage la semaine précédente et nous garantit que cela passe en joëlette. Vendu !

En effet, le chemin est roulant mais parfois ... vertigineux. L’occasion d’apprendre à Céline que c’est le type de sentier préféré de Laurence :-D

Une fois les choses mises au point, on monte, on monte, on monte. On croise du monde, on se fait doubler, on communique. En effet, cette année, les gens ne sont pas partis à l’étranger ... Que de monde sur les sentiers ! Les flyers sont distribués par Claire qui, pour dégainer plus vite, les stocke sous ses genoux.


L’ombre au col n’est pas de refus, le soleil tapant fort. Après une belle pause, Aurélien souhaite varier les plaisirs : c’est parti pour une fin de descente technico-ludique entre les sapins et agrémentée d’épingles à cheveux très serrée. L’occasion de se souvenir que les nouveaux sont nouveaux et n’ont pas encore expérimenté le "rentre dans les brancards" pour éviter d’être propulsés dans les talus. Comme le reste, la méthode est vite assimilée. Les anciens en seraient presque agacés, eux qui ont mis 5 séjours à comprendre l’équilibre aux brancards arrières sur les pistes à jeep.

A proximité de Ceillac, la "pumptrack" attire irrésistiblement Martin, Séb et Adrien qui se déroutent du droit chemin pour quelques tours de bosses et virages relevés.

Retour au camping fourbus (sauf les nouveaux, évidemment) mais contents de la journée. De plus, une bonne nouvelle éclaire les visages : demain, c’est bivouac !

P’tit déj à 7h pour gagner du temps : la montée devrait être rude. Reprenons des tartines. 1h de bitume pour conserver des forces. Puis on grimpe. Les costauds prennent les cordes : Loïc, Martin, Matthieu, ça grimpe sec avec eux.

Tout à coup, on se croit au tour de France : la foule en délire nous encourage ! Noé, Valentine et Salomé, 5, 7 et 11 ans, ont pris de l’avance ce matin avec le camion et Marie-Sylvie et Élodie les ont emmenés le plus haut possible sur ce chemin manquant de fantaisie.

La jonction se fait autour d’une pause graines bien méritée : il fait beau, chaud, lourd, et nous n’arrivons pas à déterminer si cette route d’exploitation est une piste verte ou rouge, l’hiver venu.
Qu’importe : c’est bien raide et ça décrasse tous ceux qui ont bien profité du confinement.

Heureusement, des coups de mains spontanés ou non (merci Élo) se présentent et c’est avec 3-4 nouvelles "recrues" que nous atteignons le Lac Miroir, enfin !
Ombre pour la sieste, la discussion ou le repas, baignade pour les motivés, la pause est nécessaire.
Pour Charlot également car il porte une lourde charge aujourd’hui : si le groupe est maintenant de 23 personnes, les duvets, matelas et tipi compensent largement.

La fin de journée est à l’image du début : 400m de dénivelé, droit dans la pente.
Mais l’arrivée tant attendue au Lac Sainte Anne paye largement les efforts et nombreux sont ceux qui plongeront ... les orteils ... dans l’eau ... glacée ...
Il y a là encore du monde et nous communiquons à tour de bras avant de plonger en contrebas pour un superbe bivouac.

Quelques brebis, un parc vide rien que pour Charlot, 2-3 chiens pour veiller au grain, nous savourons la soirée et l’agrémentons de chants plus ou moins maîtrisés, soutenus par les belles voix de Sibylle et Guillemette.

Sophie, Séb et Erwann dormiront dans le tipi, accompagnés de Sophie d’Anjou, Matthieu, Claire, Makkish, les enfants, et bien d’autres tenteront la belle étoile, à proximité des divers tarps. Marie-Sylvie choisira la prudence en s’installant directement sous le sien, qui se fera finalement la belle en pleine nuit.

Quant à Pierre, avec sursac mais sans toile de survie, c’est la bâche bivouac qui l’accueillera finalement.

Nuit sans rosée, quelle joie de ranger ses affaires si rapidement !

Nous redescendons par un sentier monotrace que nous sommes bien heureux de ne pas avoir grimpé la veille. Là encore, la foule nous croise et nous montrons tous notre plus beau profil, pour recruter le plus possible.

En fond de vallée, nous retrouvons le parking pour une pause graine.
Le repas de midi se fera le long du Melezet, avec une pause fraîcheur pour accélérer la mise en route.

Excellente idée : un orage nous tombe finalement dessus à 2 km de l’arrivée. Bref mais intense, il nous laissera avant l’arrivée, histoire qu’on puisse sécher un peu.

Sophie-Zébulon gagne au Taktik, Aurélien en passe une très mauvaise nuit. Il se défoule le lendemain, pour notre dernière journée de rando.

Direction Guillestre, par les sentiers. Techniques et pentus, en sous-bois, c’est notre second jour de reconnaissance en direct. L’occasion de confirmer les nouveaux, voire de s’auto-décerner les joëlettes de bronze, n’est-ce pas Guillemette ?

Le repas de midi se déroule sur un lieu propice aux béquillages d’école.

L’après-midi est nettement plus ludique et c’est l’occasion de prouver que nos débutants ne sont plus des bleus. Leurs formateurs envisagent donc une autre facette des séjours : la finesse et la délicatesse.

Sibylle s’échappe pour aller chez le médecin : après la piqûre sur le tibia d’Adrien, c’est le poignet qui est attaqué. Une simple entorse, voilà qui rassure tout le monde.
Guillemette nous quitte dès le soir, étant de mariage le lendemain : elle a tenté de veiller aux hématomes sur les jambes, elle est témoin !

Petit baptême des nouveaux experts, histoire de respecter la tradition.

Le tour de table est comme souvent chargé d’émotions. Les nouveaux regrettent d’avoir découvert les séjours si tard, les parents sont heureux de ces partages en famille, les plus anciens sont ravis d’avoir rechargé les batteries pour l’année.

Tout le monde est soulagé que les séjours aient pu avoir lieu et chacun croise les doigts pour les suivants : quel bonheur, ces moments là !

Un message de l’Inspecteur Gadget, qui a passé la semaine avec nous : "Merci encore à tout le monde pour tout ! Tout était parfait ! Ça restera une expérience humaine riche en enseignements et en émotions ! Au plaisir de refaire un séjour !"

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