Handi Cap Evasion

Balcons du Mont Blanc - 19 au 26 août 2017

Rubrique: Reportages 3 septembre 2017

Pour démarrer ce séjour, les participants venus du Grand Ouest, de la région lyonnaise ou encore de la région parisienne, se retrouvent au camping Pierre Semard de Montroc situé près d’Argentière et non loin de Chamonix.

A 18h, le groupe (dont 6 nouveaux accompagnateurs) est au complet et les marabouts sont montés. Le dîner va se préparer avec les consignes distillées par Lionel, chargé de l’intendance. Pour démarrer ce séjour, les participants venus du Grand Ouest, de la région lyonnaise ou encore de la région parisienne, se retrouvent au camping Pierre Semard de Montroc situé près d’Argentière et non loin de Chamonix.

Cécile, Accompagnatrice En Montagne sera, quant à elle, chargée de l’encadrement du séjour. Grâce à ses relations, elle fera appel à Juliette, stagiaire AEM, pour palier à un désistement de dernière minute. Le séjour va se mettre en place avec le descriptif de son contenu et la présentation de chacun. Dimanche 20 août : première et unique « grasse matinée » avec un petit déjeuner à 7h30, le temps à chacun de prendre ses marques et aux « référents » de faire connaissance avec les futurs passagers joëlettes : Delphine, Eliane, Kévin et Jean-Joseph.

C’est devant la chaîne du Mont Blanc bien dégagée que Cécile organise une initiation à la joëlette en constituant des équipages mixtes (expérimentés et débutants).

Après le montage des joëlettes, le transfert des passagers et le débéquillage, la caravane constituée de 23 personnes, va pouvoir partir. Il est 10h et c’est le long du torrent de l’Arve que débute la randonnée avec la découverte des postes « avant » en charge de la traction et « arrière » en veille de l’équilibre.

C’est au terme d’une petite montée sur un large chemin que le groupe va faire sa 1ère pause « graines » faite de fruits secs, amandes et autres produits remplis d’énergie.

La randonnée se poursuit par un chemin en balcon qui va permettre d’atteindre une prairie mi-ombre, mi-soleil pour une pause pique-nique, face au Mont Blanc. Il servira de tableau « grandeur nature » à Cécile qui nous donnera une petite leçon de géographie.

Nous passerons par un sentier en sous-bois sur le plateau du Planet avant de rejoindre le village d’Argentière et d’arriver au camping, notre point de départ.

Des rafraîchissements et un petit goûter fait de spécialités locales amenées par des participants, seront les bienvenus. Compte tenu du programme du lendemain avec l’organisation du 1er bivouac, les uns et les autres vont s’affairer à la préparation des sacs tandis que d’autres aident à la préparation du repas.

En fin de soirée, nous nous dirigeons vers le bar du camping suite à une invitation collective du gérant pour un apéritif de bienvenue. En préambule, la diffusion de quelques vidéos faites lors de séjours HCE, aura peut-être permis de recruter de futurs jeunes présents dans la salle.

Lundi 21 août : après une nuit étoilée et un petit déjeuner matinal, le groupe est fin prêt pour quitter le village de Montroc par le Chemin des Cantonniers avec une pente raide, plutôt « casse-pattes » et qui nous mène à un petit replat aménagé de sculptures en forme de totems.

Le temps de reprendre son souffle et l’ascension continue en douceur jusqu’au hameau de Tré le Champ. De là, nous prenons le Chemin des Diligences qui nous conduit au Col des Montets où un panneau nous indique que nous traversons la réserve naturelle des Aiguilles Rouges.

Encore un petit effort et nous voici au hameau de La Poya au dessus du village du Buet. Mainon, notre animal de bât montre quelques signes de faiblesse et des sacs vont alors être portés par Jean, notre jeune et vaillant accompagnateur puis posés sur les genoux des passagers, jusqu’à la pause pique-nique faite en sous-bois au lieu-dit des Granges.

Le lieu se prête à une petite sieste pour certains ou à des moments d’échange pour d’autres.

Un nouveau système de bâtage va voir le jour mais malgré cela, il faudra se rendre à l’évidence, Mainon ne veut plus porter !

Martin tente plusieurs techniques de portage mais il est décidé de laisser les sacoches sur le chemin.

Une rencontre fortuite fut la bienvenue, celle d’un 4x4 qui les a récupérées pour les monter jusqu’à notre destination à 2 000m d’altitude, en contrebas des Chalets de Loriaz.

Le campement s’installe : la bâche bivouac se monte même si la moitié des participants dormira à la belle étoile. Une équipe va chercher du bois mort pour le futur feu tandis qu’une autre se charge d’aller chercher de l’eau.

Le repas du soir et le pique-nique du lendemain va occuper des petites mains. Et c’est autour d’un feu de bois animé de chants que la soirée va se terminer après s’être égayée d’un joli coucher de soleil sur la chaîne du Mt Blanc en toile de fond tout au long de notre journée.

Mardi 22 : un peu de rosée sur les duvets mais la nuit ne fut pas fraîche. Certains ont pu apprécier le plaisir de leur première nuit à la belle étoile.

Quel joli spectacle qu’un lever de soleil !

Au menu du petit déjeuner, des tranches de pain tartinées de confiture ou de crème de marron sans oublier le fromage qui commence à faire des émules. Il est 9h quand le groupe quitte le campement par une « gentille » grimpette jusqu’à la Croix de Loriaz, suivie d’une longue descente technique avec ses virages à épingles à cheveux sur un terrain caillouteux.

Nous retrouvons la Vallée des Granges et nous ferons la pause pique-nique en bordure du torrent. Il fait « grand beau » et un peu d’ombre permettra à une majorité du groupe de se laisser aller à un petit repos à l’image de "nos trois courgettes" !

Pour faciliter la traversée du torrent par Mainon, 2 volontaires vont se substituer à lui et passeront ainsi son chargement sur leur dos.

Nous continuons à longer le torrent jusqu’à découvrir la cascade de Bérard. Le retour au camping va se faire par un large chemin en sous-bois puis par le Chemin des Diligences. A noter, la technique de la corde à l’arrière pour ralentir une joëlette aux freins défaillants. Il est 17h30 quand tout le monde se pose avant de s’affairer aux tâches d’un camp de base : toilette, préparation du repas … Une fois le dîner pris et la vaisselle faite, il n’y aura pas besoin de berceuse ce soir …

Mercredi 23 : comme annoncé la veille au soir, un avis météo d’orage pour le surlendemain a amené Cécile à modifier son programme et à proposer d’enchaîner avec un nouveau bivouac. Après un petit déjeuner matinal, les sacs s’alourdissent de la nourriture des 2 jours pour tenir compte de l’état de fatigue de Mainon qui ne portera que les vêtements et affaires de couchage des personnes handicapées.

C’est alors que 2 groupes se constituent (en train et en camion HCE) pour se rendre au parking de la Flatière au-delà de la gare des Houches. Les joëlettes se déploient et il est 10h quand la troupe s’élève au-dessus du village de Le Bettey.

Le chemin continue à travers un joli sous-bois avec un pourcentage de pente à faire transpirer les coureurs du Tour de France ! Il faudra faire de nombreuses pauses pour récupérer dont une plus importante pour remonter les batteries. Une demi-heure plus tard, nous atteignons une petite clairière idéale pour la pause pique-nique qui sera suivie d’une belle sieste.

La randonnée se poursuit par le même chemin, toujours aussi pentu mais relativement roulant. Une heure plus tard, nous sortons de la forêt pour découvrir à nouveau la chaîne du Mont Blanc bien dégagée. Compte tenu de la difficulté de la journée amplifiée par de lourdes charges pour beaucoup d’entre nous, Cécile décide d’installer le camp au niveau des Chalets de Chailloux, situés tout de même à 1 923m ! Cela fera gagner 2h30 d’ascension sans pour autant perdre une belle vue qui va de l’Aiguille du Midi au Mont Blanc puis le Dôme du Goûter pour terminer par l’Aiguille du Bionnassay. Un panorama grandiose en guise de terrasse le temps de savourer un rafraichissement offert par certains. Puis vient le temps du montage de la tente WC et de celle du bivouac tandis que des espaces se choisissent pour dormir à l’extérieur. Il est 19h quand le repas est prêt : soupe de légumes, gnocchis agrémentées de fromage de chèvre et de pesto, suivies de compote et de gâteaux secs. Un véritable festin pour un bivouac !

Il est trop tôt pour aller dormir et c’est par un jeu de dés de 5 000 que la soirée se terminera avec la chaleur d’un feu de bois.

Jeudi 24 : lever de soleil magnifique et petit déjeuner ponctué d’une anecdote « mais où est passé le café ? ». Le thé fera l’affaire !

C’est à travers champ que nous rejoignons un sentier en balcon qui nous permettra de faire une photo de groupe avant de quitter la vue sur la chaîne du Mont Blanc qui nous aura accompagnés pour la plupart du temps.

Nous basculons ainsi sur une chaîne de montagnes qui nous laisse apercevoir le Beaufortain, les Fiz et au loin les Aravis.

Petite pause « graines » pour un itinéraire encore jamais emprunté par les joëlettes et qui va s’avérer très technique. La descente est éprouvante car elle va durer sur plusieurs centaines de mètres de dénivelé.

C’est dans une forêt de sapins que le groupe se retrouve autour d’un pique-nique perturbé par une pluie d’orage. Mais c’est là que la bâche de jour va être utile ! Pas le temps de s’éterniser car il reste encore du chemin même s’il s’annonce plus tranquille et moins pentu.

Nous arrivons au village de la Flatière et retrouvons le véhicule HCE. Petit transfert en véhicule pour certains et vers la gare des Houches pour un voyage en train pour les autres.

Place désormais au petit rituel d’arrivée de randonnée : goûter, rangement des sacs, douches, préparation du repas et apéro !

Vendredi 25 : dernière journée … déjà ! et oui, le temps passe vite quand tout se déroule bien ! Le groupe se sépare pour quelques minutes, histoire de profiter d’un nouveau moyen de location mis à disposition : le bus pour les plus aventuriers. Quelques kilomètres seulement pour se retrouver très vite sur le parking de la télécabine du Tour. Il est 9h30 et tout le monde est prêt pour une 1ère grimpette qui sera suivie de bien d’autres ! Plus de 700m à travers un chemin assez étroit et avec de courts lacets.

Difficile d’aider sur les côtés, mais au terme de 2 arrêts pour récupérer, nous parviendrons à notre point culminant, tout près de l’Aiguillette des Posettes à 2 200m.

Joli tableau pour notre pique-nique que nous prendrons à presque 14h mais qu’importe ! Le Massif du Mont Blanc et celui des Aiguilles Rouges face à nous sans oublier le barrage d’Emosson derrière nous, quel privilège ! Malgré cette vue magnifique que chacun a pu admirer à sa guise durant le repas et la pause qui a suivi, il faut penser à redescendre.

L’occasion est trop belle pour ne pas profiter de myrtilles à portée de main !

C’est par un « gentil » chemin en balcon que nous atteignons le col de Balme se trouvant sur la frontière entre la Suisse et la France.

La descente se poursuit par une large piste jusqu’à l’arrivée de la télécabine. Et pour rejoindre le parking du Tour, la caravane suit un petit sentier sinueux et « presque » roulant ! Il est 18h quand les joëlettes se vident de leur passager et grimpent dans le camion. De retour au campement, chacun s’affairent pour son rangement et son nettoyage.

Une fois le repas terminé, un tour de table chargé d’émotion, de rigolade et de témoignages de plaisir partagé, fera office de bilan très positif de ce séjour où la météo généreuse a contribué à sa réussite. Parmi les participants, les jeunes débutants qui se sont très vite mis dans les brancards de joëlettes, sont prêts à renouveler cette expérience sportive et humaine.

Alors, rendez-vous est pris pour la saison prochaine y compris pour Mainon qui a bien mérité un peu de repos !

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