Week-end Pentecôte dans le haut Vivarais
Samedi 23 mai
Saint-Julien-Molhesabate > Saint-Bonnet-le-froid > Saint-Julien-Molhesabate 9,2km
Grand soleil ! Quelle chance alors qu’une semaine avant il neigeait !
Baptême de joëlette de Myriam en tant que passagère, ainsi que de Jean et Alexis comme pilotes accompagnateurs. Guillaume, handimarchant non-voyant, participe à son premier séjour. Les autres sont des habitué.es !
Parcours tranquille ? Ce serait mal connaître HCE. Quelques bonnes petites pentes caillouteuses, dont certaines bien raides. On est dans le dur tout de suite.
Les paysages de printemps sont accueillants. Sous-bois moussus et herbes douillettes. Dans les champs, boutons d’or, achillées, violettes, orchidées sauvages, entre autres poésies de la saison.
Un peu d’art, en visitant l’atelier et l’exposition de Florian Bossy, sculpteur de bronze, acier pierre et bois, et aussi peintre... et talentueux fils de Michèle, notre hôte dans son cabanon.
Au retour, on n’échappe pas aux courses de joëlettes, avec une victoire sur le fil des bleus !
La douche (très) froide au tuyau dégénère en bataille d’eau.
Dimanche 24 mai
Autour du lac de Devesset 10 km
En t-shirt dès 8h du matin, météo estivale !
Dans la quiétude du matin, le lac de Devesset prend un air de lac canadien, avec ses conifères. Aujourd’hui, il y a plus d’handi.e.s marchant.es qu’en joëlette, au moins sur la partie plate du parcours (seule Myriam continue à faire sa marquise).
Le terrain est moins compliqué qu’hier, sauf pour traverser des paysages d’estive, avec quelques rares maisons pour la plupart fermées, des résidences secondaires, souvent d’anciennes fermes retapées, coins de paradis posés dans des vallons de prairies fleuries.
On se baigne dans le lac après la rando, pour le plus grand plaisir de Thérèse et Guillaume, nos deux handi.es, qui ne semblent jamais vouloir sortir de l’eau.
De retour au cabanon, nous nous appliquons, sous la férule de Yannick, à découper des légumes très fins pour la salade de demain, on est dans le village de Régis Marcon (*** Michelin), il faut lui faire honneur !
Pierre-Marie et Pascale nous offrent un concert accordéon-guitare, pendant lequel handis comme valides dansent, chantent et font des percussions improvisées.
Le barbecue du soir clôture agréablement cette excellente journée.
Lundi 25 mai
col de Grand Felletin 7km
Encore une journée de canicule précoce. Nous partons de la stèle où un avion américain en feu se posa d’urgence en août 44.
Le plat ne dure pas. Bercés par le doux chant des blagues et devinettes de Thierry, nous entreprenons l’ascension pierreuse et sportive de l’un des cols des Monts du Vivarais.
Les myrtillers couvrent le rebord de presque tout le parcours, sous la forêt de conifères. En août, il y aurait de quoi faire une sacrée tarte aux myrtilles !
Au col, depuis le sommet d’un grand chirat (éboulis rocheux), le point de vue sur l’Est est somptueux, quoique brumeux - signe de beau temps. Nous distinguons Annonay et la Vanoise grâce à l’oeil de Michèle, mais pas le Mont Blanc.
Thierry n’a pas épuisé son répertoire, il nous sert ses blagues les plus épicées pendant le déjeuner, pris devant le cabanon de Michèle.
Il est l’heure de ranger, faire le ménage et se dire au revoir. Quelques jours ont suffi pour laisser l’impression d’avoir passé de bonnes vacances et rencontré de belles personnes - et vice-versa.






