Séjour Ariège 2022 du 14 au 21 août

16 octobre Reportages

Pour cette deuxième édition, le groupe HCE se retrouve à Freychenet, joli petit village ariégeois perdu dans la montagne au bout d’une route étroite et tortueuse, au fin fond des Pyrénées.
Les Stéphane« S » sont à la manœuvre, l’un pour l’accompagnement, l’autre pour l’intendance !

Tout le groupe se rassemble petit à petit sur le parking du village et Stéphane lance un jeu vrai/faux pour faire connaissance. Aline, Annick, Audrey, Cécile, Christophe, Élodie, Franceline, Franck M., Franck S., Fred, Jeff, Jérôme, Nicolas, Pascal, Pauline, Philippe, Rémi, Sophie, Stéphane, Stéfan, Victoire, Virginie, Yann.

En vrac, nous avons avec nous : un champion de lancer d’œuf, un batteur de jazz, la 1ère femme handi de la Drôme à sauter en parapente, une championne de tronçonneuse, une spéléo, un chanteur, un alpiniste à + de 6000m...

La première journée se déroule tranquillement : balade initiation dans les gorges de Péreille

puis pique nique dans la forêt, le sourire du plombier nous a accompagné toute la journée.

Grimpette jusqu’au château de Roquefixade… ça devient un peu plus technique !!!

Le repas du soir réconforte tout le monde, apéro dégustation de bières de garage ariégeoises et bières bretonnes, crêpes offertes par Chantal (voisine de Gabachou) en dessert.
Mardi 16 août, les choses sérieuses commencent, on s’attaque à la montée du Fourcat. Pour ce faire, quelques renforts se sont joints à nous : Guillaume, Matthieu, Stéphanie (8h45, la gniole arrive, ouf !) et Adrien, voisins de Freychenet ou Nalzen. Étape 750 D+ dans la forêt, Franck S. a enfin compris ce que cela signifiait.

Arrivée au pied du Fourcat qui nous dévoile ses pentes herbeuses

Petit moment suspendu entre les nuages autour du Coulobre

Montage du tipi pour la nuit, la pluie s’invite pour quelques instants.
Jacques est toujours aussi accueillant.
Chacun trouve un coin pour s’installer.

21h45 la gniole est terminée !!!
Mercredi, réveil dans le brouillard mais nous tentons de monter vers le sommet.

Nous en profitons pour observer le drosera (plante carnivore)

et ramasser quelques myrtilles

Mais il faut se rendre à l’évidence, le brouillard persiste et nous sommes désorientés !!! Le chef prend la décision de redescendre vers le refuge.

Au coin du feu

Petit texte inspiré (merci Élodie) :
Il n’y a pas de montagne sans brouillard...et il paraît que le brouillard est la coquetterie du soleil. La poésie est partout ici, même Jacques ressemble à un pâtre grec, un sage endormi au milieu du tumulte méridien… comment fait-il ?
Un refuge plein de voix et des voix pleines de cœur. Les âmes sont belles ici, le lieu impose l’authenticité de chacun. Il révèle les êtres et le chemin devient bonheur. Peu importe la destination, (nous l’avons vu tout à l’heure en redescendant avant le graal des 2000 mètres) ou le voyage, seule la bonne compagnie compte. Nous avons une chance inouïe de pouvoir vivre des heures privilégiées auprès de Jacques, l’un des 5 bergers du massif de Tabe qui compte 6000 hectares.
Une vie qui peut paraître austère mais Jacques dit qu’il est pleinement heureux ici. Il a choisit cette vie par amour pour la montagne avant toute autre chose. La vie est faite de belles rencontres.
18h30 ici la « topi » [NDLR prononcer toupi, fait-tout ariégeois] est pleine d’eau, elle chauffe depuis des heures sur deux briques dans la cheminée, le « bufadou » n’est pas loin. Une partie de la troupe joue, discute, lit, boit, réfléchit « al cantou » (au coin du feu).
Ici le temps semble suspendu…
Il nous amène par la simplicité des lieux et de l’hôte dans un autre temps. Un temps qui fait du bien, un temps défait des superficialités contemporaines, un temps qui nous ramène à nous même. Le climat ambiant est aussi dense que léger. Un volume sonore élevé qui ne semble pas empêcher l’expression de chacun. On a parfois du mal à s’entendre mais ça fait partie de l’ivresse des lieux. Une sorte d’étourdissement qui fait lui aussi du bien. Nous sommes bercés par une mélodie qui nous fait oublier qu’il pleut. Le soleil est à l’intérieur aujourd’hui.


Jeudi nous quittons Jacques, à regret, mais il faut bien continuer notre vadrouille…
Le campement est plié, nous enfilons les vestes de pluie et démarrons la descente vers Montferrier.

La pluie nous accompagne sur une bonne partie du trajet,

jusqu’à recevoir des seaux d’eau de flotte sur la tête à 14h précises, mais les municipaux nous ouvrent leur hangar en attendant le retour du soleil.

Nous arrivons enfin au lac de Moulzoune et essuyons quelques averses entre deux rayons de soleil.

Repas au bord du lac et feu de camp pour réchauffer les corps.
La journée de vendredi s’annonce magnifique et ensoleillée, la montée vers le Taulat se termine par une rencontre avec les vaches.

Pause photo qui se prolonge tant les belles se prêtent au décor.

Nous passons ensuite au pied du Pic de Barthélemy

avant de plonger en direction de Montségur.



Petite baignade vivifiante juste avant d’arriver au camping municipal

et de s’installer à la belle étoile afin de profiter d’un magnifique nuit qui s’annonce claire

malgré nos chants pas forcement justes !!!

La dernière journée de samedi avait pourtant commencé tout en douceur…

Mais la suite fût une série d’embûches :
troncs à survoler/ escalader et descentes dans la boue par endroits.

Fin en apothéose donc !!!
Dernier repas au coin du feu et retour au camping « by night »
après une folle soirée dansante.
Tout le monde se quitte le lendemain, le cœur lourd mais rempli de joie, en se faisant la promesse de se retrouver lors d’un prochain séjour ou tout au moins à l’AG de novembre...