Un nouveau séjour dans le Champsaur du 13 au 20 août 2022

13 septembre Reportages

Le séjour est lancé, nous faisons connaissance en préparant le repas. Petit point météo, la semaine s’annonce pluvieuse ! Mais ne nous décourageons pas, ça va bien se passer ! La première nuit devrait être claire, pas de tipi donc, tout le monde dormira à la belle, à l’exception de Monique qui prendra place dans ses appartements pour la semaine : le camion HCE.

1er réveil dans ce nouveau groupe. Pendant le petit déjeuner, Jean-Joseph nous annonce l’arrivée de la pluie dans exactement 6 minutes... On rassemble nos affaires, et quelques minutes plus tard c’est l’orage qui est là, comme promis ! On se réfugie dans les voitures, le camion, et sous l’abri de ce dernier. Ça commence bien !!!

Aurélien part en éclaireur nous trouver une solution de repli pour la nuit suivante, prévue à l’extérieur. Nous partons pour une petite journée après l’orage.

Vers midi, nous trouvons un abri pour manger, juste avant le déluge. Le soir nous redescendons à Ancelle, où nous passerons la nuit dans la salle des fêtes, gentiment prêtée par la ville.
Le Chili de Dominique, les bières locales achetées par Vincent et Mathieu, et quelques chansons avant d’aller se coucher, rendront cette soirée très conviviale.

Lundi, nous partons en direction du Col de Chorges. Ce soir nous bivouaquons. Nous grimpons toute la journée dans un cadre magnifique. Isabelle, Vincent et Joëlle sont venus nous prêter main forte et grâce à eux, la 5ème joëlette permettra de transporter le matériel et les affaires du bivouac. En effet, l’âne, initialement prévu, est en congés "maladie".

A mi-parcours, nous pique-niquons en bord de rivière, Dominique (intendante sur le séjour) nous a rejoints avec le camion, ce qui nous a permis d’alléger les sacs à dos pour la matinée. Laissant duvets et matelas à l’intérieur, nous récupérons tous notre matériel avant de repartir à l’assaut du bivouac, les sacs sont bien pleins, les estomacs aussi.

En fin de journée, nous arrivons au bivouac, un peu en dessous du col. La montagne nous entoure, nous, un troupeau de moutons et leur berger un peu plus haut. Avant de manger, une partie animée de 10 000 (jeu de dés) est lancée et durera longtemps. J’ai entendu dire que dans ce jeu, il y a deux types de personnes : les petits joueurs, et les joueurs... Plus tard pour accompagner le fromage, un nouveau jeu fera son apparition : la croix de St André, une variante de la clé de St Georges, nommée ainsi par Nathalie... Le concept est simple, chacun à son tour, doit faire une croix avec ce qu’il veut, mais elle doit être différente de toutes celles qui ont été faites avant. La créativité de certains s’est révélée ce soir-là !

On se couchera tôt. Enfin, après avoir longuement réfléchi à une installation de tarp pour certains... On s’endort dans le tipi, en tente, sous les tarps ou bien à la belle étoile, au son des cloches de moutons et sous les étoiles filantes.

Mardi matin, nous nous réveillons dans une certaine humidité et les doudounes sont les bienvenues. Vincent nous rejoint à nouveau, avec croissants et pains au chocolat, le grand luxe !

En pleine forme, on part à l’assaut du Col de Chorges (2249m). Nous y arrivons enfin et le panorama qui s’offre à nous est superbe, avec vue sur le lac de Serre-Ponçon d’un côté, et le Piolit (2464m) de l’autre. On fait une petite pause pour admirer le paysage, et profiter de ce moment. Comme chaque jour, nous pouvons compter sur Salomé pour la distribution de graines à chaque pause.

Puis nous attaquons, de l’autre côté du col, une descente technico-ludique, comme on les aime !

A midi, le soleil nous permet de faire sécher duvets et matelas qu’on a dû plier humides le matin. On tente d’installer un abri pour une sieste à l’ombre, mais le vent est cotre nous, on laisse finalement tomber (...sur le dos de Léa !) et on repart pour rejoindre Dominique au camping aménagé. En fin de journée, la fatigue se fait sentir, mais Aurélien nous rassure, il ne reste plus qu’1,3km avant d’arriver... Bon d’accord, peut-être un peu plus ! Mais après tout, un emplacement avec vue sur le lac, ça se mérite !



Après le repas, la soirée se poursuit en jeux et en chansons, beaucoup de chansons, Jean-Jacques et Véro ne s’arrêtent plus ! Sans vouloir faire de raccourcis douteux, il a aussi plu cette nuit-là...

Nous repartons pour une nouvelle journée, l’objectif du jour c’est le Col de la Gardette (2125m). On grimpe parmi les vaches et on sera aidé jusqu’au col par des randonneurs.

Fabrice et ses 3 enfants nous ont également rejoints pour la journée. La vue au col valait bien les efforts de la montée !

Nous continuons de l’autre côté du col avant de nous arrêter pour le repas de midi. Le temps de refaire le plein d’énergie, de construire un hôtel à insectes pour Zélie, ou de faire une sieste... Au moment du café, un drame survient… On a oublié d’apporter le chocolat ! Le groupe a bien failli ne jamais pouvoir repartir.
Nous repartons malgré tout vers Réallon, par une piste de VTT, pour rejoindre le camping où nous resterons jusqu’à la fin du séjour.
Ce soir-là, Elodie nous rejoint avec ses deux enfants pour le reste du séjour, et Olivier et sa fille pour la soirée. On mange dehors, puis on se met au sec dans la salle hors-sac pour faire des jeux.

Jeudi, nous partons en direction du Fort de Réallon. Toute la journée, et depuis quelques jours déjà, une chanson nous accompagne, “la tendresse” de Bourvil, tantôt sifflée, tantôt chantonnée, il semble que tout le monde l’ait en tête... Nous arrivons au Fort (1595m) pour manger, c’est un joli plateau entouré par les montagnes.

Après la sieste digestive, on rentre au camping. Le soir, nous nous abritons des orages dans la salle pour manger et jouer jusqu’à tard, avant d’aller se coucher.
D’une nuit à l’autre, la salle hors-sac accueille de plus en plus de réfugiés climatiques, pour cette deuxième nuit au camping Zélie et Léa sont venues rejoindre Nathalie et Clémence car leur tente a pris l’eau la nuit précédente... La dernière nuit, c’est Juliette qui s’y réfugiera également.

C’est déjà vendredi, dernière journée, nous partons en direction du Col de la Coupa. Nous nous arrêterons à midi un peu en dessous du col. Nous croisons des troupeaux et leurs patous. Comme prévu, arrivés à la cabane du vallon, nous mangeons dans un très bel endroit.


Cette fois encore nous avons eu le plaisir de rencontrer une famille de randonneurs qui nous a accompagnés jusqu’ici. Après le repas, Noé part explorer les environs et nous rapporte de superbes spécimens de … squelettes !
On reprend la route, car nous avons encore beaucoup à faire : tournoi de volley, baignade dans le lac artificiel, le jeu “Carcassonne”...
Chacun aura eu le loisir de visiter un espace dédié au patrimoine local vivant présenté dans la Maison d’accueil du Parc National des Écrins, des Gourniers. Avant d’arriver, nous nous arrêtons en terrasse pour une bière ou une glace.

Puis, du bar au camping, les joëlettes partent à vide, tout le monde marche malgré la fatigue accumulée durant la semaine. L’occasion aussi pour Maëlle (seule accompagnatrice débutante) de faire l’expérience de la joëlette, avec comme pilotes, Salomé et Samuel.
Le tournoi de volley a bien eu lieu, quelques courageux retournent se baigner, comme chaque soir passé au camping (Manu est quand même la plus déterminée !).

Au moment du repas, le traditionnel tour de table chargé d’émotion, nous permettra (ou pas), de mettre des mots sur cette belle semaine passée ensemble, et les souvenirs que nous en garderons, avant de profiter d’une dernière belle soirée.