PUY DE GOURDON – dimanche 26 avril 2026

Ce fut une belle parenthèse que cette journée de printemps aux verts tendres, aux lilas et genêts éclatants,

aux boutons d’or - et pissenlits aux aigrettes (petite touffe de soies blanches) prêtes à se disperser dans le vent.

Dans le village de Chazous, une glycine odorante nous fera prétexte à faire une pause…

Rendez-vous à Olloix, pour un périple de 15 km environ, altitude : 879 mètres. La balade a tardé à commencer.

Et oui, un tout petit endroit pour se garer, il faut déplacer les voitures sur un autre parking, ça discute, c’est tout encombré, bref, les palabres – qui l’eut cru - ont duré un bon quart d’heure.
Les joëlettes furent installées très rapidement. A son habitude Franck a donné le tempo : hâte de partir, on démarre ! Tout de suite les cordes, car la grimpette n’attend pas.

Dans le groupe, on a pu noter la présence de 3 générations en les personnes de Lily, sa fille Marie, et la toute jeune Lisa, fille de Marie. Pleines d’ardeur, sur le modèle de Lily, Marie se refamiliarise avec la joëlette dont elle s’était éloignée un temps, Lisa quant à elle faisant connaissance avec le drôle d’engin, en marchant bien à côté, tirant sur les cordelettes latérales, pas encore trop bavarde.

Les 3 passagères : Virginie,

Valérie,

Evelyne

ne cachaient pas leur bien-être sur les joëlettes tandis que les accompagnateurs - et trices – plaisantaient comme d’hab, surtout lorsqu’il fallait rebrousser chemin suite à erreur d’orientation. Surtout aussi lors de montées tout de même acrobatiques, sur des sentes qui n’en sont pas, bordées d’épines et d’orties bien vigoureuses. Merci Alain ! On n’a pas pu faire de photos tellement c’était dense ! Tu ne nous l’avais jamais faite celle-là ! On en verra les stigmates au moment de plier et ranger les joëlettes.

Mais n’anticipons pas. Nous montons sur le puy de Gourdon, le pentu est quand même bien raide. Une promesse d’un beau panorama devrait récompenser les efforts de tous ceux qui ont bien transpiré pour tirer, ne pas emboutir celui qui est devant parce qu’il va moins vite ! Ah ces joëlettes qui roulent trop près les unes des autres ! Alors que dire d’une chute malencontreuse, quand on pense être bien calé sur un caillou de taille estimable, toutefois en équilibre précaire, et que le dit caillou - sans prévenir - se dérobe, faisant basculer joëlette et passagère et les pilotes dans le décor (d’épines et d’orties, rappelons-le !). C’était juste pour l’apéritif… qui fut évoqué bien avant l’heure.

Après s’être relevés, juste une jambe coincée sous la joëlette – ça fait bien un peu mal quand même – il ne reste plus très longtemps avant de découvrir notre récompense : la chaîne du Sancy aux sommets encore enneigés, sous une lumière étonnante qui permettait de détailler chaque détail du paysage.

Et pour le pique-nique, un bel endroit, à l’abri des arbres au feuillage tout neuf. Les diverses préparations sortent des sacs à dos : le vin d’orange de Bertrand remporte un beau succès, chacun déballe ses trésors à déguster, Olivier partage une bonne bouteille, on n’entend plus une parole : les ventres creux vont se rassasier autant de nourriture que de soleil lors d’une courte sieste. La pause repas fut bienvenue dans ce paysage technicolor vert blanc bleu.

C’est le moment de repartir, dénivelés positifs et négatifs se succèdent.

Pour la montée dans un sous-bois, est-ce le poids du repas, les vapeurs d’après dégustations diverses, toujours est-il que la grimpette qui s’annonce est vraiment raide pour un après-midi, juste après le repas… Les joëlettes sont lourdes, pas les passagères, non ! mais si l’une d’elle peut en faire un bout à pied, ce serait apprécié ; c’est Evelyne qui s’y colle. Lily est derrière, poussant sur les fesses, Alain est aux bras pour donner le petit coup d’énergie qui permet de gravir les quelques dizaines de mètres avec les feuilles mortes qui font glisser les pieds instables. Là non plus, pas de photo, essoufflement et équilibre téméraire….
Bientôt une vue magnifique sur le château de Montaigut-le Blanc.

On voit jusqu’à Champeix et bien plus loin encore. L’herbe est juste tendre pour se poser un moment et contempler forêts et vallée alentour. Sur les chemins, le long des champs, les animaux familiers de nos paysages auvergnats.

Assurément, ce fut une belle balade printanière, et bien que le nombre de km parcourus put paraître modeste, le relief a majoré la fatigue.

En fin de parcours, les gourdes d’eau étaient vidées, les marcheurs aussi !

L’enthousiasme n’a pas faibli, on est déjà en train de se projeter pour la sortie qui pourrait bien être nocturne… Alors, prêts à recommencer, à bientôt sur les chemins !