Handi Cap Evasion

Haute Maurienne du 02 au 09 août

Rubrique: Reportages 24 août 2014

Une météo pas aussi mauvaise qu’annoncée, une super équipe pleine d’énergie, de belles montagnes et... un mulet farceur.

Un séjour, selon celui que vous n’avez jamais lu : Mainon !

Et ben voilà, j’en ai marre de ce camion. Je suis à l’étroit. Mais il est vrai que ça me maintient bien quand ça roule. Je suis dedans depuis fin de matinée avec pause pour les hommes, pour changer de conducteur. Tandis qu’ils parlent, dedans je m’impatiente ; je bouge pour qu’ils fassent attention à moi. Rien. Mais rien du tout. Ce qui les intéresse ? Arriver le plus vite possible. Là, on est tous d’accord. Alors Franck, on y va ?

On a roulé, roulé, encore roulé jusqu’à Modane. Franck me disait : « Tout va bien Mainon, on arrive ». Tu parles ! Juste après, c’était : « On fait juste une halte pour prendre Evelyne qui arrive par le train ». Et voilà, voilà les prémisses de la chose !

Enfin, après bien des tourments (dans ma tête) et des tournants (sur la route), on arrive sur quelque chose a priori sympathique : ça sent bon, c’est vert, c’est le moment de sortir. Mais… Mais qu’est-ce qu’il fait ? Il va saluer les mecs ? Il fait chaud dans ce camion, je vais faire du bruit, rien que pour voir. Ah ! Gagné ! Il dit : « Attendez les gars, il faut que je libère l’âne ». L’âne, non mais il ne m’a pas regardé ! Je suis un mulet ! Et je m’appelle Mainon. Ça il le sait, il n’arrête pas de me dire mon nom à chaque fois qu’il me parle. Bon, on descend ?

Quand la porte est ouverte, pour descendre, je dois y aller à reculons. Pas si facile. Je lève une patte arrière (pour les chevaux, on dit jambe, hein ?) donc une patte arrière qui, dans le vide, cherche un appui. Je laisse glisser sur le rebord et là, vite, il faut sortir la deuxième. Après, fastoche. Hoouu ! J’ai besoin de me dégourdir les jambes ! Heu, les pattes, on y va Franck ? - « Bon, les gars, vous prenez les grands sacs à l’arrière, je reviens, juste le temps de trouver un espace pour attacher Mainon ».

On y va, il m’attache. J’entends les discussions sur les couleurs des piquets, des chambres…

Ça parle, ça parle. Des anciens qui arrivent se mettent à la tâche. En un rien de temps c’est monté. Heureusement pour eux, il commence à pleuvoir. Et pas qu’un peu ! Ils rentrent tous sous le marabout et font les présentations. Après, c’est l’installation des passagers. Bon c’est bien ça, mais moi, je suis tout seul, et il pleut.

En milieu de nuit, un gros orage. Gros, vraiment. Dans la vallée ça résonne et j’ai peur. Faut que je bouge de là. Je tire sur la chaîne, mais elle tient bon, on verra après. Et les entraves ? T’as vu les entraves ? Je tire sur l’une, je bricole avec les autres, avec les dents je tire, je m’énerve… et voilà, ça y est. M… j’ai embarqué la chaîne. On dégage. A demain.

Et demain arrive : j’ai su, parce qu’il me l’a raconté après, Franck ! Il est venu voir « où j’en étais ». Pffitt, c’est tout vu ! Il est retourné prendre son p’tit déj avec les autres, qui eux, les malins, avaient déjà tout boulotté ! Après, il a parcouru tout le camping au volant du camion, et quelques volontaires allaient à pied (tu vois la scène !). Je ne sais plus si Céline y était. Ah ! cette Céline, comment elle est avec moi… je vous en reparlerai de Céline. Plus loin.

Toutes ces allées et venues, pour rien ! Finalement ils partent avec les joëlettes, après les explications techniques d’usage. Comme c’est le premier jour, je n’ai pas dû leur manquer. C’est « de la prise en mains » ce matin. Et ils vont jusqu’au Centre International de Tir, collé à Bessans. Tandis qu’ils s’abritent de la pluie sous le grand auvent du Foyer de ski de fond, le garde appelle Franck au téléphone. « On a retrouvé Mainon ! Il a rejoint quelques congénères, tous ils mangent, ils ont l’air très bien ensemble ! Je vous le ramène dès que possible ». Et oui, mais « dès que possible » c’est tout de suite avec lui.

Je rejoins le groupe, et Franck m’attache à un poteau électrique en béton… Il y a beaucoup à manger ici, les herbes sont hautes ! Après leur pique-nique, ils me mettent le bât avec un gros chargement. On dort dans les alpages ce soir ! Ça démarre fort, non ?

On entame la balade, dans la vallée du Ribon.

Par intermittences et timidement le soleil se montre et chauffe le poil, toujours un peu plus. Ils sont de bonne humeur, tous ! En plus, ils photographient des gens avec un papier ou un carton ; ils me feront le coup aussi.C’est toute une explication ! Les gens sont gentils mais ils veulent savoir pourquoi, c’est normal ! En fait, n’ayant pas croisé grand monde car les chemins sont bien mouillés, pour ce premier jour, ils n’en feront qu’une trentaine, des sourires Chamina.

Nous longeons la rivière, le Ribon, et les petits chalets en pierre et en lauzes ont poussé sur la lande : une parfaite harmonie dans ce beau paysage. En fin d’après-midi, le temps fraîchit, ils ont l’air de vouloir s’arrêter. Tant mieux, on va débâter. Ils rentrent dans un des chalets, y allument un feu dans la cheminée tandis que s’organisent les préparatifs du dîner et qu’on installe les affaires des passagers sur le lit qui les accueillera d’ici peu.

Et moi, je broute et je broute encore. J’espère bien changer de coin pour la nuit, ici c’est trop venteux ! A la nuit tombée, Franck vient me voir et m’annonce qu’il me déplace. OK. Curieusement il vérifie et revérifie comment je suis attaché. Pourquoi, à votre avis ?

Au réveil, quelle belle lumière sur les montagnes ! Une longue traînée laiteuse en barre la partie supérieure. Le soleil monte, cette traînée s’étire, se disloque avant que de former des petites et légères boules de coton. Les marmottes se montrent et s’interpellent. Moi, je suis resté dans l’enclos, pas pu sortir… ils n’aiment pas les mulets farceurs. Et puis, ça presse ce matin on dirait : la moitié déjeune dehors, les autres dedans. Il a bien fallu sortir pour faire la vaisselle, à l’eau qui dégouline des cascades, c’est froid, hein !

Pique-nique de midi sur le plan du Lau. Le chemin pour y accéder, comme il sent bon : de l’herbe bien grasse, et de jolies fleurs aux couleurs vives – hélianthèmes (jaunes), raiponce (violette), minuscules gentianes (bleu vif) joubarbe fleurie (rose et vert et crocus rose pâle.

Le lac est en contrebas du plateau.L’eau aux couleurs turquoise et claires est fraîche. Après le repas nombreux sont ceux qui s’installent pour la sieste, tandis que trois courageux lancent le défi : qui va se baigner ? Pierre et Arnaud s’y jettent, François les rejoint.

Au 4ème jour, visite matinale de Bonneval-sur-Arc. Je suis venu dans le camion avec les bâts, et me retrouve attaché pendant la visite du village. Je m’énerve quand 2 ou 3 mômes s’approchent en rigolant et me provoquent. Un coup de sabot me défoulerait bien, tiens… Heureusement, Elisabeth vient y mettre bon ordre.

Classé parmi les plus beaux villages, le 2ème de France, Bonneval est posé dans un écrin de verdure à 1 800 m et c’est un amoureux des lieux qui va être notre guide. Il y habite depuis 30 ans ; il décrit un village qui vit « comme une entreprise » : ici l’économie est uniquement le fait du tourisme, donc tout est réglé dans ce but. La restauration des chalets répond à des critères stricts. Le village s’est un peu élargi au cours du temps, toujours en respectant ces normes précises.

Notre guide explique qu’il est également créateur et animateur d’une gazette (http://www.lagazettedebonnevalsurarc.fr) et d’une radio locale qui émet 24 h/24 (h&2@club-internet.fr), avec des sujets « nature » et « histoire(s) du pays », entendez-là, les récits des grandes avalanches qui ont englouti ou détruit les abords et parfois le cœur du village.

Le clocher de l’église est classé à cause de l’histoire de ses cloches : dans les années 40, les maquisards avaient emporté 2 des 3 cloches auxquelles ils tenaient beaucoup. Ils les ont enfouies sous des blocs de pierre pour que les occupants ne puissent les subtiliser, leur évitant ainsi d’être refondues pour la production d’armes de guerre. L’occupant n’a pu ôter l’unique cloche restante, laquelle servait à alerter ou avertir les populations à l’entour.

L’après-midi, marche et escalade par un chemin très ardu où la peine des accompagnateurs n’est même pas mesurable… Arnaud, René, Bernard, autant de bras pour assurer.Laure se poste aux endroits stratégiques sautant d’un endroit à l’autre. Les sentiers sont étroits, les pentes raides. En trois endroits il y a des pierriers difficiles à franchir. On passera 2 joëlettes par 2 joëlettes pour que toutes les forces se concentrent lors des franchissements les plus - comment ils disent ? - les plus « technico-ludiques ! » dixit Franck…

J’ai un autre avis sur la question… Il faut carrément porter les joëlettes, les rochers sont de taille impressionnante avec des grandes « dalles » en dévers. Heureusement, Brigitte, Lulu et Claudine ont prêté main forte, et oui, elles sont venues pour le bivouac !

Au deuxième pierrier, fort chargé que je suis (plus de 100 kg quand même), je refuse de progresser. Le poids + la difficulté du terrain… faut me comprendre, non ? Céline et Franck conseillent qu’on me décharge pour le passage délicat. Et, hop, sans difficulté, je passe ; mais Franck tient bien le mors lui aussi. Il aura fallu 3 h ½ de marche avant de pouvoir contempler un panorama géant des glaciers dont l’ Albaron. Nous voici à 2 000 m d’altitude : bleu, vert, blanc : ciel, herbe, neige dont le manteau sur les glaciers atteint une hauteur étonnante.

Lorsque nous arrivons il n’est pas loin de 19 heures. Dès que la bâche est installée, il faut y abriter les passagers qui grelottent. Le dîner – chaud s’il vous plaît - se termine sur une note délicate. Annick, de tout son talent, avait préparé chez elle du pain d’épices. Quel délice ! Moi, je suis encore sur un promontoire, toujours en pleine bourrasque, cul au vent, quand Franck m’emmène un peu plus loin. Mais, qu’est-ce qu’il fait ? Il entrave mes pattes ? Il n’a plus confiance ou quoi ? La nuit va être dure…

Au réveil vers 6 h, quel spectacle ce lever du jour devant l’ Albaron ! Du givre partout, il a fait -1°C, nous confirmeront les guides, un peu plus tard.

Et oui, nous avons la grande chance aujourd’hui d’être accompagnés par les guides/gardes de ce secteur du Parc naturel de la Vanoise (le 1er créé en France, en 1933 !). Ils sont arrivés plus tôt que prévu et se montrent très surpris de voir que nous avons dormi là. Ce qui est certain en tous cas, c’est que cette nuit « à la belle », c’était, pour quelques-uns un baptême de grand air de nuit ! Sébastien compris ! Radieux, il prend son harmonica et ouin –ouin-ouin ! Quelle ambiance au café du matin !

Nos guides ont sorti jumelles, pied et lunette pour observer l’environnement. Ils nous invitent par exemple à voir un vautour perché « en haut de la falaise ». Toute la journée, ils nous accompagneront, répondant à toutes les questions : un vrai plaisir de les écouter.

Tout au long des chemins, lors des pauses, nous attendions que Diane (non voyante) nous rattrape avec son accompagnateur(trice), le plus souvent Mireille. Diane dira, en fin de séjour, qu’elle estime avoir bien progressé dans sa marche en montagne. On ne peut que la croire, jamais une plainte, ni réclamation, mais toujours curieuse de tout… tout en chantant !

Notre caravane reprend sa route sous un soleil bien présent. Nous continuons de grimper – 2 000 m ce matin, 2760 m ce soir – au gîte du Carro.

Après le pique-nique au bord d’un lac, reprise de l’ascension : gros rochers encore, les joëlettes qui sautent et qui cognent, Quentin ne se ménage pas non plus, souvent silencieux, tout comme David, mais tous deux, à chaque fois présents au bon moment. Enfin ! le dernier pierrier qui précède le refuge du Carro. Ouf ! Foi de Mainon, quand le bât est tombé, c’est un vrai soulagement. Mais alentour, je ne vois pas beaucoup d’herbe… Tout au long de la route, et sur presque tout le parcours, Céline m’a mené de sa douce autorité ; elle me parlait gentiment… Mais vite, emmenez-moi à l’écart, il y a trop de monde ici, beaucoup trop de paroles et de cris ! ! A demain.

Après une bonne nuit au chaud, avec un repas préparé au gîte, un petit plus encore : 25 bougies disposées sur la part de gâteau d’Arnaud, un verre de « remontant », c’est la grande forme pour tout le monde. Heureusement vu ce qui nous attend. Deux irréductibles ont tenu à dormir dehors : Pierre et François. Ils ne sont pas loin du carré d’herbe, le carré d’herbe est bien mince pour un mulet qui a faim.

Tandis que les sacs sont regroupés, une rumeur se répand : « Mainon a bouffé les chaussettes d’un campeur ». Vrai ou pas vrai ? « Un peu quand même… », car les chaussettes sont déchiquetées, en tous cas, inutilisables. Le coupable est vite repéré.

Heureusement une autre distraction se prépare un peu plus loin : c’est Arnaud qui joue au funambule. Du coup, l’histoire des chaussettes, pffitt ! ...

Hélène, Laurence et Laure veulent tenter l’exploit : comme la corde est fixée à 50 cm du sol, les conséquences de chutes ne seront pas trop sévères. C’est bien joli de s’amuser mais il faut démarrer ; nous avons une journée complète de descente ! !

Ca y est, c’est parti, je suis chargé comme une bourrique (évidemment !). La descente dure un peu plus de 3 heures. Nous passons le petit pont en pierre en amont duquel l’Arc prend sa source. Le ruisseau s’agrandit vite vu l’importance du débit. Moi, je passe dans l’eau bien sûr, mais Diane, comment elle va se débrouiller ? Tiens, le grand Pol va vers elle, en galant chevalier la soulève – elle paraît toute petite tout d’un coup – traverse le ruisseau qui devient rivière, et la dépose vers le groupe en toute délicatesse.

C’est la pause déjeuner ! Chouette ! Le camion est là !

Après, ils rangeront tout le fourbi dedans, je serai tout léger. Le groupe va continuer la descente, nous approchons du village de l’Ecot (2030 m), petit hameau devenu grand en termes de célébrité, puisque c’est ici que se tournent les épisodes du téléfilm « Belle et Sébastien ». Passé le hameau, grave question : va-t-on ou pas se baigner, puisque nous passerons devant un des lacs de Bessans ? Le ciel s’est assombri, un petit vent frais annonciateur de pluie emporte la décision : mouillé pour mouillé, autant s’éclater. Et nous voilà au lac, déjà mouillés. Moi, pauvre mulet, je n’ai pas accès à l’espace de la baignade, mais je ne regrette rien. Ça rit et ça crie, non, ce n’est pas pour moi. Je broute.

Ils emmènent les joëlettes sur la « plage », deux surveillants de baignade viennent voir ces fous qui braillent et leur bizarre équipement sur roue : « Vous faites quoi avec ça ? ». C’est Christian qui s’y colle, il leur explique tout par le menu. Nos amateurs de baignade sont déjà à l’eau, toujours les mêmes : Pierre, François, Arnaud et… Laurence ! Puis c’est au tour de Quentin et Christian qui bientôt aideront Sébastien. « Ah ! » crie-t-il de plaisir en sautillant. Achille et les autres regardent la scène avec bonheur. Bien que grelottant, Achille nous offre l’un de ses plus beaux sourires.

En arrivant à Bessans le sentier débouche sur une petite place goudronnée au milieu de laquelle sont disposés des bacs à fleurs. Et là, quelle mouche les pique ? C’est pas vrai ! Ils commencent à tourner autour, au pas d’abord, puis au trot, puis, mais je n’irai pas jusqu’à dire… au galop ! Une course folle, même que Laure disait qu’elle allait tout lâcher, que ça allait trop vite… Faut boire un coup après ça, non ?

Franck m’avait emmené brouter ailleurs. Un moment de quartier libre à Bessans, pour les humains. C’est eux qui me l’ont dit : attablés au café, ils se sont vraiment fait plaisir : crêpes, glaces, chantilly ou pas chantilly, boissons fraîches dont, bien sûr, des bières ( ! ).

A la fin, puisqu’il en faut une, en 10 minutes, c’est le retour au camping. Efficacité maximum : rangement pour faire sécher les vêtements, douches, aide pour préparer le repas, couture pour rafistoler les sacoches qui vont sur le bât, dîner, bavardages… Au bout du compte personne ne s’attardera trop longtemps, les corps ont besoin de repos. Bonne nuit. A demain.

Demain, dernier jour : petite grimpette, pas violente du tout, un peu en sous-bois. Beau soleil, fraîcheur, toujours des paysages extraordinaires

Près de Villaron, petite halte. Franck réquisitionne quelques sacs à dos, les dispose en arc de cercle et nous dit : « ça, c’est les Alpes ». Suit une belle explication sur les évolutions de la formation de la Terre, du plissement hercynien au quaternaire – là, le mime en plus – lorsque les plaques tectoniques s’écartent ou pivotent pour former les continents. Quel passionné ce Franck !

Je peux vous dire maintenant, chers amis, que j’ai passé une bonne semaine, un peu… chargé, oui, la semaine aussi d’ailleurs.

Je n’évoquerai pas trop le samedi matin où tout doit se ranger, où tous les participants remettent des « habits » (et moi, j’ai toujours la même robe), et un peu avant 10 heures, il faut que je rentre DANS LE CAMION ! ! !

Je ne veux pas, non. Mais non ! Ça va encore durer des heures. Et ce que je ne sais pas, c’est QUI va me piloter ce soir, pour le séjour suivant. Non, décidément, je n’ai pas envie de monter dans le camion, non. Franck, je le tire, il s’accroche à mon licol, il court un peu d’ailleurs… et puis, et puis… Céline est là. Elle comprend tout Céline. Elle prend le relais. Elle me fait ralentir (parce qu’avec Franck…), elle me fait refaire un tour sur moi-même en me disant gentiment qu’il faut bien y monter dans ce foutu camion. Elle sent ma résistance, alors, un peu plus fermement et doucement, elle m’amène jusqu’à la porte du camion… et je saute dedans, parce qu’elle a raison, Céline. C’était bien, hein Céline ? La porte se ferme. Clac, clac !

Evelyne et Mireille, de Haute Maurienne.

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