Balcons de la Meije - 13 au 20 juillet 2019

Rubrique: Reportages 26 juillet 2019

La Romanche, une rivière bouillonnante, serpente à travers Villar d’Arène. Ses eaux ont déposé des membres de HCE au camping. L’accueil chaleureux de Luc, notre accompagnateur, la bienveillance de Laure, notre intendante donnent immédiatement le ton du séjour. Il se passera sous les meilleurs auspices.

La première randonnée est une mise en jambes tout en douceur pour atteindre le lac du Pontet. La Meije, belle et imposante (3983 m) se dévoile sous toutes ses facettes. Sous son regard, Camille, Geneviève, Marianne, Maglaure et Nicolas, d’une gentillesse incroyable, deviennent des as du maniement de la joëlette.

Les eaux cristallines du lac attendent paisiblement la troupe pour pique-niquer et offrent une baignade revigorante. Jocelyne irradie de bonheur, elle retrouve la montagne qu’elle a tant côtoyée dans une autre vie.

Une nuit au camping, au cours de laquelle la pluie tambourine sur la toile de tente. Ce sera l’unique fois, elle cède définitivement sa place au soleil. Un premier bivouac de trois jours pour découvrir le Plateau d’Emparis. Sur les pâturages, les randonneurs poussent, tirent, parfois portent les joëlettes. Par chance, Loïc, le joyeux luron de la troupe, est toujours là pour aider. Comme pour l’escalade, les randonneurs choisissent la « bonne » voie. Ils parlent de goulottes, de rochers à passer, de rigoles à traverser. Peu importe les difficultés, Agathe ne ménage jamais ses efforts.

Au loin, des centaines de moutons gardés par des patous broutent tandis que des yourtes surgissent. Luc se lance dans une tirade digne d’un comédien plein de talent : il nous tient en haleine en annonçant que les yourtes sont déjà réservées avant d’annoncer que la troupe passera la nuit dans l’abri mogol. Une soirée de chants avec Kévin à la guitare ; une nuit dans la yourte dodo ; un réveil face à un panorama digne d’une carte postale. Que désirer de plus !

La joyeuse troupe repart ragaillardie. Infatigable Lionel passe d’une joëlette à l’autre tandis que le discret et non moins efficace Cyril entoure Jérémie de prévenances. Des tapis de fleurs multicolores ondulent sous le vent, se font une beauté sous l’astre Râ, la plus belle est l’edelweiss. Les rapaces planent silencieusement au dessus de ce petit monde. Bien réglées, les joëlettes chantent de concert avec les grillons.

Enfin, la troupe atteint un plat drainé par le Rif Tord. Alors que le campement est dressé, Clément, doué autant pour la topographie que la cuisine, seconde Laure. Le transit intestinal taquine souvent les randonneurs et quelquefois on entend tel un cri de victoire : Libéré(e), délivré(e) !... Entre chien et loup, les nouveaux membres de HCE présentent un spectacle drôle et digne d’un Molière avec dans le rôle de présentateurs Carole et Jean-Luc, le bouquet final est :
« On veut de la joëlette,
A en perdre la tête,
Et des toilettes sèches
En dessous de nos fesses.
Une intendante en or,
Une équipe qu’on adore,
Un guide de qualité,
Pour toute la journée.
Une yourte mongole
Pour boire un coup de gnole
Et c’est pour toujours
Cette ambiance de fou
Sabine et Vanessa,
Jocelyne Soumia Jerem’,
Supportent leurs équipages
Avec force et courage.
Sans oublier Charlot,
Qui nous libère le dos,
René sert nous à boire
On a les yeux qui brillent....
 »

Sous les étoiles, à 2210 mètres d’altitude, la nuit est légèrement glaciale. Il est à peine 6 heures, il fait moins 3 degrés, les duvets s’agitent mollement, une petite voix s’élève, celle de Sabine : elle disserte sur les bienfaits de la yourte et d’un thé chaud. Il faudra gratter les joëlettes avant de rejoindre le lac Lérié et le lac Noir au bord duquel une nouvelle halte sera un régal.

De retour au camping, Juliette et Pierre rejoignent la troupe. Le sourire de Vanessa s’illumine d’étoiles dans les yeux. Dorénavant elle ne sera plus en retard. L’œil gourmand et pétillant de René supervise la préparation de la truffade avec le soutien d’Yvette et de Soumia.

Le lendemain un nouveau bivouac dans le parc national des Écrins. La troupe progresse en compagnie de marmottes qui sifflent et jouent à cache-cache. Frédéric ferme la marche avec l’âne Charlot, moins effrayé par les rivières et les torrents.

Au refuge de l’Alpe, la projection du film documentaire Déplacer les montagnes dont le thème est les migrants fait écho dans les esprits de la troupe. Oui, il faut souvent affronter des montagnes pour atteindre un sommet…

Au petit matin, une nouvelle surprise : Cyril, un garde du parc des Écrins, accompagne la troupe. Ses explications sur les animaux sauvages, les fleurs alpines, la géologie, les glaciers la cohabitation avec les troupeaux de vaches captivent son auditoire.

Le retour au camping se fait dans la bonne humeur et la journée se termine en beauté.
La Romanche, une rivière bouillonnante, serpente à travers Villar d’Arène. Ses eaux laissent s’en aller, comme une volée de moineaux, les membres de HCE avec la promesse de se revoir lors d’un prochain séjour HCE.

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