Handi Cap Evasion

Balcons d’Annecy (du 16 au 23 août 2008)

Rubrique: Reportages 4 septembre 2008

Un groupe Handi Cap Evasion, a sillonné le massif des Bauges à la découverte de ce petit massif savoyard qui a su garder sa vocation pastorale, des villages au cachet traditionnel et de beaux sentiers pour la pratique de la joëlette...

Voici donc le témoignage d’Evelyne, passagère de joëlette, pour qui, il s’agissait d’une première expérience. Evelyne n’a pas eu beaucoup de temps pour se décider car elle a été sollicitée pour un remplacement.

Me voici plantée au rayon "sacs de voyage", bien embêtée… Suite à un accident, ça fait 10 ans que je n’ai pas mis les pieds - ni les cannes - sur un sentier, que je n’ai pas eu l’occasion de bronzer, de voir des fleurs sauvages et de grands et beaux nuages.
Une semaine dans le massif des Bauges ça aura donc une saveur exceptionnelle. Après l’installation au camping et une première soirée "faisons connaissance" nous savons - rassurés pour ceux qui précisément ne savent pas - que demain sera une journée d’initiation… Donc, dormons.

En fait, nous mettons le cap vers le golet de Doucy, randonnons le long du mont Trélod (2181 m), une "simple mise en jambes" comme ils disent… Vu l’allure à laquelle ça roule (pour moi, passagère), vu les embryons de traces de chemin, vu l’expérience des accompagnateurs, vu le creux de mon estomac, j’attends "midi". Mi-rassurée par l’angle de la pente, mi-affamée vous l’avez compris, tout est là pour que je me remplisse la tête de paysages, des odeurs de quelques troupeaux (de meilleures sont à venir), de "oh ! regardez comme c’est beau !". Ça saute en passant sur les pierres, ça saute en butant sur une grosse motte d’herbe, et ça rallonge quand on croit voir un raccourci … Ça saute aussi dans la tête, en descendant de la joëlette, je suis presque étourdie.

Nous voilà assis pour le casse-croûte, s’en suit une magnifique sieste à l’ombre de la bâche bleue et du parapluie taïwanais de Claire : le soleil donne ! Les siestes, ce sera un point fort dans le séjour, alors là, il y en aura de belles, c’est comme le chocolat ! Une torpeur saisit le groupe, Tartare (l’âne), lui, tente de saisir les restes du repas : il mendie bruyamment pour réclamer son dû. "Tartare est habitué aux chemins, aux charges volumineuses", et nous le verrons à l’œuvre lors des futures balades, renâclant pour traverser le gué, n’acceptant d’avancer que débâté sur des passages dits "techniques" - en fait impraticables, sauf pour HCE… Heureusement, il est arrivé que des bergers compatissants prennent en charge nos précieux encombrements, ce qui le soulagea opportunément.

La sieste dure, on est devant et dans un paysage sublime, chacun apprécie l’instant présent. Quelques-uns veulent discuter, ça ne dure pas, les effets de la digestion l’emportent…

Le lendemain, col d’Orgeval : 1700 m. Chaque jour est une histoire…
Au retour, avant le dîner, tandis que certains épluchent, les deux sœurs bretonnes se mettent à leurs instruments : Anne à l’accordéon, Claire à la flûte traversière. Qui plus est, avec l’explication de la provenance de leurs instruments qui n’ont pas l’aspect que nous leur connaissons actuellement. On dirait que la musique apaise, repose ; les couteaux éplucheurs n’épluchent plus, tout le monde est scotché.
Et voilà qu’un journaliste arrive, enquêtant pour sa radio locale. Damien, passager joëlette aussi, précise qu’il "n’aime pas sa voix dans un micro, non, vraiment pas". Mais il est si content de se dévouer… Nous découvrons alors le rire de Damien, ah ce rire ! On n’est pas près de l’oublier (celui de Marie-Laure viendra aussi), on ne l’arrête plus… et... c’est tout le monde qui rigole ! sauf, ceux qui se sont éclipsés pour échapper à l’enregistrement. Bah ! le journaliste dit qu’il reviendra, au retour de notre bivouac, dans 3 jours, pour "recueillir vos impressions suite à la découverte de notre région".

Nos impressions ? Les miennes et celles du groupe, elles sont réunies dans un carnet de voyage, qui prend forme, objet-témoin, je l’espère d’un merveilleux moment.
D’ailleurs, le journaliste est revenu, il a tenu parole, voire plus : en short et bâton à la main à la place du micro, il a tenu à nous accompagner sur les chemins du matin - et sur son temps personnel. Dommage, il ne pouvait déjeuner avec nous et pourtant, il avait apporté une bouteille de cidre de sa fabrication ! Un délice…
L’orage, encore un, est arrivé : repli de la bâche (d’été) et des joëlettes sous les larges rebords de toiture d’un chalet. On est tous alignés en rang d’oignons, bien collés aux murs. L’orage s’éloigne, on se demande si on rentre… Quoi ? Non, le soleil se montre, les cordes pour tirer les joëlettes s’improvisent cordes à sauter, à tirer ; ça y est, c’est reparti : increvables ils sont, increvables ils restent, adorables aussi, tous, chacun…

A bientôt sur d’autres chemins.
Evelyne

Beaucoup d’émotion donc et de beaux souvenirs pour Evelyne... Les Balcons d’Annecy, c’est aussi :

des sentiers bien escarpés,

de la bonne humeur, de la musique et des chants,

une agréable soirée au refuge de la Combe,

et, de beaux coups d’oeil sur le lac d’Annecy !

Simone

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