Au fil du Tarn du 04 au 11 juillet 2020

Rubrique: Reportages 17 juillet 2020

Nous arrivons de bonne humeur au camping de La Malène situé au bord du Tarn. Comme le veut la tradition, après l’installation rapide du campement, nous nous présentons autour d’un apéro convivial. Le ton de la semaine culinaire tenue de main de maître par Mathilde est donné. Les spécialités des 4 coins de France apportées par les participants font leur première apparition.
C’est parti pour une belle semaine !

Un grand ciel bleu étant annoncé pour la semaine, le marabout n’aura jamais besoin d’être monté. Un vrai gain de temps… Willy nous annonce le programme de la semaine avec enthousiasme.

Sa terre d’adoption, La Lozère, lui est chère. Il distribue les nouvelles tâches quotidiennes dues aux consignes sanitaires comme la prise de température matinale. Record à battre 35,5 °C affichés !

Dimanche
Un premier transfert est effectué jusqu’à Sainte Enimie, situé au centre des Gorges du Tarn, en amont de La Malène. Un bain de foule d’un premier dimanche de vacances nous attend. Un petit tour de la cité médiévale dans les ruelles pentues, étroites et pavées en galets du Tarn nous permet de reprendre en main les joëlettes ou de commencer à apprivoiser l’engin pour les primo participants.

Nous fuyons vite le monde sur le sentier de la rive gauche du Tarn pour rejoindre en deux jours le camping de La Malène. Nous atteignons le lieu de notre premier pique-nique à Hauterives, village typique des gorges du Tarn et accessible seulement à pied ou en barque. Baignade et chaleur sont au programme de la pause méridienne.

Sous un soleil de plomb, nous poursuivons le sentier heureusement ombragé pour atteindre Saint Chely du Tarn. La baignade est encore largement appréciée même si le soleil n’atteint plus le fond des gorges.

Le campement est installé contre le cimetière. Le calme voisinage nous permet de vivre une nuit réparatrice.

Lundi
Nous poursuivons le sentier sur la rive gauche du Tarn. Les premiers passages techniques de la semaine s’enchaînent avec des replats réparateurs.

Christophe, passager joëlette, va vivre une succession de mésaventures qui heureusement ne gâcheront pas son séjour.

Il subira deux chutes dans lesquelles il entraînera tout l’équipage : un saut dans des buissons de buis et un roulé-boulé dans le sable. Beaucoup d’émotions et de peur pour tous mais aucune casse ne sera à déplorer. Ouf ! Mais la journée sera encore longue pour Christophe. Son pantalon sera lavé dans le Tarn par Florentin qui enfilera un costume de lavandier pour l’occasion. Et encore… René qui tiendra seul la joëlette de Christophe, car délaissé par Claire, perdra pied et tombera. René s’ouvrira légèrement le front et surtout déchirera largement sa chemise. Aération et clim assurées ! Il n’aura de cesse de la recoudre mais faute de fil et d’aiguille, le fil de pêche et l’hameçon proposés par Willy satisferont notre Christian Dior en herbe.

Cette journée mouvementée se termine à La Malène pas deux évènements joyeux. Des bateliers nous attendent pour une balade en barque sur une dizaine de kilomètres dans les gorges du Tarn en aval de La Malène.

Nous apprécions les remous paisibles de la rivière et le spectacle grandiose des gorges qui s’offre à nous. Ensuite, un nouveau transfert est organisé pour monter les voitures sur le Causse Méjean. Pour clore la journée, Béatrice éteint toutes ses bougies d’un seul souffle. Elles sont plantées dans un gâteau original et excellent qui a pour ingrédients du tapioca et du chocolat. Quel régal !

Mardi
Nous partons à la fraîche pour monter sur le Causse Méjean en empruntant un chemin ombragé, étroit, pentu et parsemé de passages techniques. Comme d’habitude, l’union faisant la force, l’ascension se fait tranquillement.




Chacun peut apprécier le spectacle à l’arrivée au Roc du Serre ainsi que le pique-nique préparé par Mathilde.

Quand on lui demande la recette de ses plats dont elle nous régale à chaque repas, elle nous répond avec un sourire malicieux que l’ingrédient principal et primordial est l’AMOUR. Après la sieste ritualisée,

nous atteignons un deuxième point de vue Le Roc des Hourtous. Ce sera l’occasion d’une belle photo de groupe avec au deuxième plan le Causse de Sauveterre et le moment d’une pause rafraîchissante, glaces et boissons au menu.


En fin d’après-midi, nous reprenons les voitures pour traverser le Causse Méjean et rejoindre les gorges de la Jonte et le village de Meyruèis, au pied du Mont Aigoual. René est obligé de changer de chemise, la pudeur lui interdisant de se promener le dos à l’air ! Son raccommodage atypique n’a pas tenu. Nous passons une nuit sous yourte au camping à la ferme de Ribevenès. Nous sommes bercés par le doux bruit de la rivière de La Brèze qui prend sa source sur le Mont Aigoual.

Mercredi
Willy nous offre la première grasse matinée du séjour : lever à 7h00. Youpi ! Nous repartons pour une nouvelle ascension douce et progressive à couvert au milieu des Douglas. Nous rejoignons la crête qui traverse la forêt du Crouzet avec déjà en point de mire « le Mont de tous les temps ». Il sera le sommet de notre journée du lendemain. Nous prenons le pique-nique face à une vue splendide sur le contrefort ouest du Mont Aigoual, un des massifs majeurs du Parc National des Cévennes.

Nous descendons jusqu’à une belle propriété. Encore une fois, nous avons la chance de bivouaquer au bord d’un torrent qui permettra aux uns et aux autres de se rafraîchir après une nouvelle journée chaude. La croziflette, dotée de cinq étoiles !, est appréciée, comme la Chartreuse en fin de veillée. Deuxième découverte de cette fin de journée : tous les prénoms sont connus de tous. Hourra ! Au cours de la nuit, Florentin met en application ses talents de photographe, et nous apprécions le résultat de ses expériences.

Jeudi
Tout le monde (ou presque !) se crème car la journée s’annonce ensoleillée et le chemin peu ombragé la première heure de marche. L’ascension du Mont Aigoual débute dès la sortie du bivouac. Nous passons sous le regard des vaches qui nous ont déjà tenu compagnie la nuit. Faute de train, elles regardent rouler nos joëlettes sans surprise. Le regard ténébreux d’un taureau nous donne l’élan nécessaire pour attaquer la rude montée. Heureusement, les équipes de 4 par joëlette tournent bien. Christophe impose la première halte le temps d’une sylvothérapie avec un hêtre.


.Le plein d’énergie fait, le groupe continue la longue ascension.

Arrivés au sommet, nouveau pique-nique, nouvelle vue qui embrasse les vallées cévenoles de l’Ardèche jusqu’à l’Hérault.

L’après-midi, nous visitons l’observatoire qui abrite un musée de météorologie. Nous avons la chance de discuter avec deux météorologistes qui nous expliquent leur tristesse d’assister à la fermeture de leur station météo. Après la visite, la coupe de glace « Mont Aigoual » est appréciée des plus gourmands, les autres se régalent d’une glace plus légère ou d’une boisson fraîche.

Denis prend le temps de croquer l’observatoire.

Le repas du soir comme la nuit a lieu au sommet. Le temps du repas nous assistons au coucher du soleil.

Les poètes en herbe se mettent au travail :
Le soleil s’est couché
Le vent s’est levé
La table a été déplacée
Tout le monde s’est habillé
Les masques sont tombés ( ! )
Les graines de Chia ont été dégustées
Et enfin on est allés se pieuter

Baudelaire, prends garde ! La relève est assurée.
Avant d’aller nous coucher, nous nous promettons de nous retrouver dès 5h00 pour le lever du « père nourricier ».

Vendredi
Comme promis, tout le monde est réuni pour admirer le lever du soleil après une nuit perturbée par le déclenchement de l’alarme incendie du gîte à 1h00 à cause d’une mouche qui aurait trouvé refuge dans un des détecteurs de fumée. Denis et Florentin passionnés de photographie immortalisent l’instant avec brio.

Pendant ce temps, on entend crépiter la polenta pour notre petit-déjeuner gargantuesque. Grâce à lui, nous sommes prêts à affronter une longue journée de marche de 22 km. Le profil est descendant nous rassure Willy. La descente est amorcée de bonne heure grâce à notre réveil matinal. A midi, certains plongent dans le Bonheur, d’autres se contentent d’y tremper leurs pieds.

A notre grande surprise, nous reprenons la route en commençant par une… montée importante. Willy se fait taquiner par le groupe. Mais le dénivelé négatif de 1 200 m lui donne quand même raison. Nous revenons à Ribevenès. Willy et Mathilde sont remerciés unanimement pour l’organisation et l’intendance du séjour. Pascaline a eu l’excellente idée de leur acheter des livres qu’ils avaient feuilletés avec envie à l’observatoire du Mont Aigoual.

Elle a permis généreusement à chacun de participer à l’achat de ces cadeaux. Elle a également pris l’initiative de décerner un certificat aux primo participants. Leur participation au séjour a été exemplaire. Pas de Livre d’Or pour une fois, mais un rapide tour de table nocturne permet à chacun d’exprimer son ressenti à la fin de cette semaine peut-être pas dantesque, mais certainement « hachecéèsque » ! La nuit venue, certains font le choix de dormir sous une yourte par peur des orages, d’autres se couchent pour la dernière fois sous un ciel étoilé.


Samedi
Petit-déjeuner, rangement et aurevoirs émouvants closent ce séjour qui restera mémorable pour beaucoup.

Sandrine,
Pour Arnaud, Claire, René, Florentin, Hervé, Ulrike, Denis, Olivier, Pascale, Pascaline, Béatrice, Christophe, Michel, Stéphane, Camille, Willy et Mathilde

Partager

Autres articles dans cette rubrique