Corse du nord du 09 au 20 septembre 2018

Pour faire suite au séjour Corse du sud, et pour clore en beauté la saison 2018 de HCE, la Corse du nord a émerveillé les 18 crapahuteurs partis à la découverte du cap corse, si méconnu sur la bien-nommée île de beauté.
Nous étions 15 à Marseille, le 9 septembre, à embarquer sur le Pascal Paoli de la Corsica Lines pour une belle nuit de traversée sur le pont.

Lundi 10 septembre  : Il est 6h du matin et la température est déjà de 23°. Le soleil levant dans un ciel sans nuage offre des couleurs chaudes et dorées sur Bastia, sa vieille ville, son port. Nous foulons à Bastia le sol corse à 7h 30 en ce 10 septembre. C’est là que Stéphane, notre accompagnateur en montagne (AEM) nous accueille avec Dominique (dit Domi, sans e) tous deux restés sur place après le séjour corse du sud. Audrey est aussi déjà là. L’équipe est complète, part non loin de Bastia pour un délicieux petit-déjeuner sur la plage suivi d’un premier bon bain dans la Méditerranée. Le rêve, déjà !

Petit transfert pour être à 16h à Barisgioni (Bariggioni en corse), 340 m au-dessus du niveau de la mer.
Cette première journée est celle de l’initiation à la joëlette pour les 2 nouveaux, avec un dénivelé de 330 m en négatif et de 90 m en positif. Celle de la découverte des premiers villages perchés.
Cette première journée fut aussi celle de la surprise de partager un moment et le repas de midi avec Christine et son mari. Christine qui a fait tant de séjour avec HCE dont la GTA.
La pause graine de 18h au village perché de Corsiano, avec son ancien couvent devenu église dont le clocher est séparé, laisse découvrir une très belle vue sur la marine de Sisco. Nous franchirons le pont sur la rivière Sisco. Puis c’est l’arrivée au camping de Casaiola à 19h30.
Dominique (avec un e !) notre intendante prépare un succulent repas, comme le seront tous les autres. Stéphane annonce qu’il prendra la parole lors de chaque dîner, entre le fromage et le dessert, pour informer du programme de la journée suivante.
La première nuit corse fut, comme les suivantes, à la belle étoile. Stéphane l’annonce tout de suite : le marabout ne sera pas monté. Il fait beau en Corse !
Dans la nuit noire, loin des lumières de la vie moderne, dans une nuit sans lune, le ciel étoilé est splendide, si proche et si lointain tout à la fois. Les étoiles filantes font toujours rêver.

Mardi 11 septembre 2018  : Réveil à 6h30 , petit-déjeuner copieux, avec fromage, avec tartines beurrées avec entrain et ardeur par René. Vive René, chaque matin les tartines seront beurrées et prêtes à être manger ! Puis il est temps de préparer les sacs pour 3 jours d’itinérance avec 2 nuits en bivouac. Il n’y a ni âne ni mulet pour les séjours Corse. Un 4x4 et 2 employés de la commune de Sisco montent les duvets, sacs bivouac handi, matériel intendance.
Petite journée, annonce Stéphane. Petit transfert en véhicule, avec arrêts pour quelques petits achats (produit vaisselle, pain).
A chacun sa joëlette : la bleue pour Lionel, la rouge pour Henri, la jaune pour Marie-Christine, la verte pour Yolande.



Puis c’est la montée au col Saint-Jean, une ascension de 650 m. Il y a beaucoup, beaucoup de soleil. Il fait chaud … la pause près d’une mare devient mouillée … les batailles d’eau amusent et rafraîchissent tout à la fois. Lionel attaque avec son pistolet à eau, d’autres répliquent avec d’autres pistolets à eau ou bouteille.
Il est bien difficile de trouver un endroit ombragé pour le pique-nique. D’autant que le flanc de montagne est calciné (incendie de l’année dernière). De toutes façons la végétation de garrigue est à hauteur d’homme ou à peine.


Stéphane déniche quelques arbres qui feront l’affaire. Les 2 vaches qui s’y abritaient partiront !
Nous pique-niquons à 12h30 sur les hauteurs face à la marine de Piétra Corbara avec vue sur l’île Porto Ferrari (archipel de la Toscane).
Domi, notre intendante, régale de salade toujours délicieuse et énergétique, de fromage corse bien sûr, du traditionnel café accompagné de chocolat, avant une courte sieste pour reprendre des forces.
Départ vers 14h30 pour une montée finale au col Saint-Jean à 933 m d’altitude.


Il fait chaud, très chaud, après une journée de 645 m de dénivelé positif, chacun transpire, chacun a soif. Les gourdes sont vides. Les sources, l’eau sont rares en Corse. Dès l’arrivée au col, c’est la première mission : aller à la source (assez loin) pour amener de l’eau.
Nous découvrons notre lieu de bivouac pour 2 nuits : un col avec vue côté est et côté ouest sur la mer.
Au sommet du col, une croix, en contrebas une petite chapelle qui servira de cuisine, entre les 2 un replat qui fera office de salle à manger. Un peu au-dessus un autre replat sera la chambre à coucher !
Un invité surprise : un taureau, seul dans cette montagne. C’est plutôt nous qui nous sommes invités sur le territoire du taureau. Il le fera comprendre ! La cuisine s’installe, d’autres s’amusent des effets magiques de l’écho en montagne.




René s’inquiète de ne voir revenir les chercheurs d’eau. Les voici de retour au bout d’1h30 avec aussi …. un demi cubi de vin. Magie de la montagne corse !
Mi-septembre les soirées sont (trop) courtes, la nuit tombe vite, le ciel étoilé se laisse admirer dans les duvets pour une nuit réparatrice.

Mercredi 12 septembre :
Le lever de soleil est rouge, orangé, magnifique. Quelques photos sont prises, quelques flashent crépitent et font réagir le taureau que nous n’avions pas vu juste au-dessus de nous. Il donne de la voix !


C’est le grand jour, celui du sommet corse à atteindre : un des 30 sommets des 30 ans de HCE : le Mont Stello à 1307 m d’altitude.
Lever à 6h30 pour partir à 9h10. Nous montons, serpentons, avec vue tantôt sur la côte ouest, tantôt sur la côte est du cap corse. La mer est de tous côtés !
Toujours sous le soleil, l’ascension est technique, caillouteuse, pierreuse. Territoires des chèvres qui, du haut des rochers, nous regardent toutes étonnées et curieuses.
Territoire aussi de quelques vaches en liberté.




A mi-journée, nous sommes au pied du mont Stello. Ils ne reste que quelques 200 m de dénivelé. Mais il fait trop chaud. Nous sommes au plus près du sommet, continuons sur le plateau pierreux pour aller manger face à la mer.
Pas un arbre, pas un coin d’ombre. Une bâche tendue entre les joëlettes fera office d’abri. Le vent se lève qui rendra le repas et la sieste bruyante avec le vent s’engouffrant dans la bâche.
La photo du groupe et panneau des 30 ans est faite au plus haut du cap corse pour les joëlettes et le groupe.

La descente se fait par le même chemin avec le vent en prime. Une béquille joëlette a été oubliée sur le lieu du pique-nique. Elle sera retrouvée par Lydie et Sandra.


Nous sommes de retour à la chapelle et au bivouac à 16h20, sous grand vent et ciel laiteux.
Le vent de la journée ne s’apaise pas, bien au contraire. D’où la nécessité pour chacun de trouver un lieu le moins possible exposé au vent où poser le duvet. Tâche qui s ’avère quasi impossible alors que nous sommes sur un col, avec la mer à l’est, la mer à l’ouest.

Jeudi 13 septembre  :
La nuit fut agitée, mouvementée. Bâches, sur-sacs, etc … tout est sonore tant le vent violent fait claquer toute toile. Vers 3h du matin, c’est le branle-bas de combat. La pluie est là. La lumière des frontales sillonne la nuit noire : chacun cherche un abri alors que la petite chapelle ne peut contenir que 4 à 5 personnes en position assise !
Le vent s’est un peu calmé pour le petit-déjeuner pris en un lieu le plus abrité : le caniveau du chemin.


C’est là que le 4x4 de la Cumunadi di Sisco vient rechercher le matériel de bivouac.
Le soleil essaie de percer à travers les nuages et la brume : la couleur de la mer se confond avec le ciel. C’est aujourd’hui une journée descente de 1000 m côté ouest vers la plage d’Albo et son sable noir.
Une demi-heure après le départ, arrêt à une source pour faire le plein d’eau, si précieuse. René et Sandra cueillent des mûres qui seront déguster au dessert du soir.
De lacets en lacets nous serpentons à travers des paysages typique fait de grosses dalles pierreuses, de caveaux familiaux ici et là au bord des chemins, de petits villages perchés fleuris, de bougainvilliers par exemple, de petits chemins très beaux avec oliviers, romarin, thym, épineux, arbousiers, etc … tant et si bien que la roue de Yolande crève ! C’est l’arrêt forcé qui permet de récupérer.

Le chemin se poursuit par un minuscule sentier pour les locaux, sauvage et typique à souhait, enfoui dans les broussailles, chemin bordé d’oliviers sauvages, de diverses essences parfumées. Chemin qui plonge sur le village d’Ugliastru. Nous le traversons sous le regard étonné de quelques rares habitants (26 retraités en hiver). L’un d’eux offre bière, panaché, coca-la et le raisin de son jardin. Une autre propose du café. L’accueil est touchant. Nous pique-niquons près de la fontaine du village. La fontaine permet des jeux d’eau rafraîchissants à souhait.

Nous arrivons à Albo et sa plage de sable noir à 15h50, pour continuer avec un transfert véhicule en remontant dans le cap corse vers Notre Dame de Grâce où nous camperons à la sauvage.
Le lieu incite à la méditation, au recueillement. Cet ancien monastère est perdu en montagne au bout d’une route sinueuse qui longe la mer, avec des falaises de roches blanches. Lieu magique où nous nous installons avec bonheur.
Pour le dessert Domi prépare un délicieux crépiau de pommes, agrémenté des mûres cueillies par René et Sandra à la descente du col saint-Jean.


La pluie s’invite. Les nuages bas cachent les sommets. Chacun cherche son coin pour la nuit. C’est la première fois que les frontales s’éteignent si tard, à 22h.

Vendredi 14 septembre  :
Le soleil se pointe à l’heure du petit-déjeuner dans un ciel pur. Les confitures régalent : abricots, figues, tomates, myrtilles, etc … certaines faites maison.
Programme de la journée : départ vers 9h à 394 m d’altitude pour la route des crêtes avec la mer des 2 côtés (est et ouest) après avoir passé le col Sainte-Catherine juste au-dessus de Notre Dame des Grâces.



Nous reprenons des forces à la pause graine (fruits secs) au pied de 7 éoliennes (qui ne fonctionnent plus) et face à la mer avec, côté ouest, un petit ilôt, au niveau de Centuri.
photo éoliennes

Sur la commune d’Ersa, à 361 m d’altitude, nous pique-niquons à l’ombre des arbres non loin d’un moulin qui surplombe le bout du bout du cap corse : Tollare et son île avec son phare. Le dénivelé de la matinée aura été de 210 m positif.

Après la bienvenue sieste, Domi et Lydie repartent à pied rejoindre les 2 véhicules alors que nous nous retrouverons à Tollare où les équipages joëlette arrivent vers 17h.

Grâce à Jeannot, nous savons que le parcours de la journée a été de 14 km avec un dénivelé de 312 m positif. Chaque jour, Jeannot est attentif aux détails de notre périple.
Tollare est tout petit. Par de petits chemins dans le maquis, nous arrivons directement sur la plage de galets où nous passerons la nuit. En face, vue sur l’île de la Giraglia (zone protégée) avec son phare qui sillonne le ciel de la nuit et avertit les bateaux naviguent au loin. Nous sommes au bout du bout du cap corse.
Les vaches corses vivent en liberté et aiment les plages. Celle de Tollare aussi, les bouses en témoignent. La plage quasi est déserte avec quelques 5 touristes logeant dans les camping-cars voisins. Avec délectation nous buvons une bonne et fraîche Piétra (bière locale ambrée) à la buvette.

Après l’effort, le réconfort. La mer est bonne, claire, chaude. Tous à l’eau ou presque, avec les 4 passagers joëlette. Lionel, après avoir arrosé chacun de son pistolet à eau, est tout à la joie d’arroser sans retenue à l’eau de mer. Chacun plonge la tête sous l’eau pour voir les poissons, les lichens sur les galets.

La soirée s’assombrit pour Sandra qui souffre de son mollet. Ce qui l’amène, avec Stéphane, aux urgences de l’ hôpital de Bastia. Plus de peur que de mal, car elle revient vers 22h avec le diagnostic de déchirure musculaire. Elle devra marcher le moins possible et conduira bien souvent un des 2 véhicules.

Samedi 15 septembre :
La nuit fut belle, étoilée, avec étoiles filantes. Le soleil qui se lève rougit le ciel. Le temps est beau et chaud dès le matin. La journée est celle de 2 bains, du chemin des douaniers superbe, technique, sinueux, varié. Immensité du maquis qui est désert. Nous passons à Barcaggio, à la tour Agnelo (à la pointe Agnelo), à la tour Santa Maria puis à la chapelle Santa Maria.
La couleur de l’eau transparente est superbe : bleue bien sûr mais avec des dégradés de bleu, turquoise, émeraude, marine. C’est le week-end : de bien beaux bateaux sont ancrés dans les nombreuses petites criques. Les plages sont quasi désertes. C’est presque seuls que nous pique-niquons sous le regard des plaisanciers restés sur leurs bateaux.


A 17h nous sommes à Tamarone où Florentin (qui a rejoint le véhicule après le pique-nique) et Sandra (qui repose sa jambe) attendent avec les 2 véhicules qu’ils ont conduits. N’ayant pas de course à faire, Domi, notre intendante, a ainsi pu rester avec le groupe toute la journée.
Nous passons par Macinaggio, puis prenons la direction de Saint-Florent.

Dimanche 16 septembre :
La nuit fut chaude, étoilée dans le camping ombragé mais envahie de moustiques. Camping dont se souviendra Marie-Christine après sa chute non pas de joëlette, mais de fauteuil ! Car il n’y eut aucune chute de joëlette durant le séjour.
C’est en véhicule et par une route sinueuse que nous rejoignons le village d’Olmeta, petit village bien isolé en montagne. Nous pique-niquons à l’ombre des oliviers. Mais avant, Stéphane propose non pas le traditionnel tour de table de présentation (il s’est fait sur le bateau), mais sous forme de jeu : ce que tu as aimé puis tu passes la main à qui de ton choix pour le ce que tu n’as pas aimé.
Une courte sieste puis nous entamons une superbe rando en balcon pour descendre jusqu’à Nonza au niveau de la mer.
Dès le départ nous passons devant des chênes liège démasclés (si premier prélèvement), écorcés (à partir du 2è prélèvement, sachant que le liège se récolte à partir du 3è écorçage pour faire des bouchons), l’écorce à terre. Etranges troncs nus de couleur rouge orangée. Il faut 10 ans au liège pour repousser et être utile à son exploitation.

Nous surplombons Nonza avant de parvenir dans cette petite commune qui est un site classé : sa tour génoise, son église et sa fontaine avec la légende de sainte Lucie. Nonza avec aussi sa plage de sable noire créée artificiellement avec les déchets de la carrière d’amiante juste au-dessus (seule carrière en France et bien sûr fermée à ce jour).



Nous montons 141 marches pour atteindre la tour gênoise, et faire la photo de groupe des 30 ans.
Sous un temps lourd et orageux, avec une mer grise, la vue y est panoramique sur le cap corse vers l’est, sur Saint-Florent et le désert des Agriates à l’ouest.

Laurent, viticulteur, accueille le groupe à son camping à la ferme de Patrimonio pour une nuit sous les arbres, près des vignes de son domaine.

Lundi 17 septembre :
La nuit fut mouillée ! Il pleut ! Vers 3h15 du matin, déménagement pour les dormeurs à la belle étoile pour trouver un abri : auvent et banquette du camion, sous la table, sanitaire du camping, sous un marabout monté en pleine nuit !
Pour le réveil, ciel bleu, gros nuages accrochés au sommet dont au col Saint-Jean où nous étions quelques jours auparavant.
Pour débuter la journée, dégustation du vin du producteur où nous campons : la cave Catarelli (domaine de 9 hectares en bord de mer), avec aussi sa liqueur de citron (limoncello), mandarine, myrte.
Après un délicieux taboulé parfumé de romarin cueilli en montagne, le tonnerre gronde et la pluie menace.
Cet après-midi, à Saint-Florent, c’est sieste dans le camion sur le parking au son de la musique corse … aventure pluvieuse !! Mais ça va passer !! Soyons patients.
Nous nous aventurons finalement dans la ville pour visite, shopping, pour trouver refuge au bar autour de la bière Piétra pour les uns, de glaces pour d’autres pendant l’orage.
Le programme de la journée a été décalé et c’est vers 17h que nous commençons la marche de 12 km pour rejoindre la plage de Saleccia. Nous traversons le désert des Agriates pour arriver à Saleccia vers 19h15, attaqués par les moustiques. Florentin s’en souviendra particulièrement !
La nuit fut terrible sous l’assaut des moustiques !! A choisir : avoir trop chaud enfoui dans le duvet pour échapper aux moustiques, ou être attaquer par eux.

Mardi 18 septembre :
Stéphane l’annonce tout de go : c’est la journée la plus difficile du séjour, mais aussi maillot de bain obligatoire. Programme : le chemin des douaniers de la plage de Saleccia à Saint-Florent.
Nous longeons le bord de mer, tel que le faisaient les douaniers autrefois. Le chemin est escarpé à souhait, rude montée caillouteuse, dans les ronces et épineux, replat reposant, puis remontée sinueuse et pierreuse, etc … La pause auprès d’un tour gênoise est bienvenue. Tout comme l’aide de 2 à 3 touristes pour la montée suivante qui est très très rude.

Le chemin traverse de temps à autre des plages, roulons sur le sable au bord de l’eau. Pour parvenir à l’une d’elle, le maillot de bain est obligatoire : il faut traverser un bras de mer ! Nous nous y posons pour un bain salutaire dans une eau chaude, bleue, à la découverte des petits poissons. Le pique-nique et la sieste sont reconstituants avant de continuer le chemin.






Les véhicules nous attendent au bout du chemin pour finir la journée au camping de Saint-Florent.
Le camping est sous les eucalyptus. L’orage gronde au loin. Chacun va à la douche pour se dessaler ! pendant que d’autres jouent au yams avec Lionel qui aime tant jouer.
Le repas du soir est succulent. Domi aura régaler chaque jour durant du séjour. Ce soir pour le dernier dîner : un dessert, un gâteau aux fruits rouges avec spéculos, biscuits à la cuiller et fromage frais de chèvre.
Alors que le ciel est bien menaçant et orageux, un marabout est monté pour la nuit. Jeux pour certains, duvets et dodo pour d’autres.

Mercredi 19 septembre :
Oh la la, ça y est, c’est le dernier jour … déjà ! Le réveil fut matinal et très mouillé : une très subite douche à 6h du matin alors que certains dormaient à la belle étoile. C’est le dernier jour et tout est mouillé. Il faudra ranger et plier … mouillé …
Alors qu’il pleut, Stéphane décide un changement de programme pour la dernière journée. Ce sera une rando descendante au lieu d’une rando montante. Nous pique-niquons avec une vue typique de la Corse sur la montagne et la mer tout à la fois. En supplément du traditionnel café et carrés de chocolat, Jean offre des biscuits corses : des canestelli à la clémentine ou au cédrat. Au milieu de la montagne et de la végétation envahissante, se dévoile les ruine de l’abbaye de Farinole.


L’orage gronde toujours au loin mais nous épargne.
Sans oublier d’ajouter notre pierre au kairn des plages corses, la journée et le séjour se terminent sur une plage de galets, avec le bain pour quelques uns, pour tous autour d’une sympathique tablée avec le traditionnel tour de table, arrosé de bonnes bières, brunes ou blondes, Piétra ou Colomba. L’émotion est forte pour tous, chacun, chacune l’exprime à sa manière.


Puis c’est la route vers Bastia pour embarquer à 18h30 sur le Piana (de la Méridionale).
Pique-nique sur le pont, puis chacun cherche où dormir. Stéphane, Audrey, Hélène et Yolande dormiront sur le pont sous un beau ciel étoilé. La traversée fut calme par belle mer.

Quittant le port de Bastia, à qui voulait pouvait revivre le séjour en regardant défiler la totalité du cap corse que nous avons découvert et parcouru de long en large et de travers avec enchantement : une longue pointe, tel un dinosaure avec son épine dorsale et ses flancs qui tombent de part et d’autre tombent dans la Méditerranée !


Ainsi, admirablement guidés par Stéphane, délicieusement nourris par Dominique (Domi), Henri Lionel, Marie-Christine, Yolande, en joëlette, avec Audrey, Dominique, Eric, Florentin, Gérard, Hélène, Jean, Jean (dit Jeannot), Lydie, Marion, Sandra, René n’oublieront jamais ce merveilleux séjour corse.

La Corse, c’est corsé ! La Corse c’est : le soleil, une Corse verte grâce aux pluies d’orages abondantes cette année, la repousse du maquis après les séquelles d’incendies, son fromage (chèvre, brebis), sa coppa (viande séchée), sa figatelli (saucisse de foie), sa bière Piétra (ambrée) et Colomba (blonde), les ronces et épineux, les moustiques, le maquis dense et touffu, le plus souvent sans ombre possible, les tours génoises, les villages perchés, le cap corse sauvage et authentique, le bleu de l’eau de mer, les cailloux, pierres et marches des chemins, les caveaux familiaux, les maisons anciennes au toit de lauzes. Vu du bateau, le cap corse se laisse désirer pour aller le découvrir.

A bientôt, pour des retrouvailles à l’AG, celle des 30 ans de HCE ! Longue vie à HCE, sur les chemins du bonheur partagé !

Texte : Yolande
Photos : Domi, Marie-Christine, René, Sandra, Yolande

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Val Montjoie du 11 au 18 août 2018

Prendre la direction des Contamines Montjoie. Lorsque vous croisez Mai-oui (ou Mainon, comme vous voulez, à la fin on ne sait plus trop !), le célèbre mulet mondialement connu à HCE, tournez à gauche et vous êtes arrivé. Retrouvailles et nouvelles rencontres. Un grand marabout et des petites tentes tout autour, une grande tablée avec des sourires de tous âges et de tous horizons... pas de doute, bienvenue au point de départ du séjour Val Montjoie !

Samedi 11 août : Jour 1 :Arrivée

Première soirée, et son traditionnel tour de table : on commence à retenir les prénoms de chacun et à échanger autour de nos expériences et de nos motivations.
Dans le rôle de notre guide « multi-fonction », aussi à l’aise pour nous concocter un circuit adapté aux aléas climatiques que pour faire ressouder une joëlette, charmeuse de mulet, guide de relaxation en pleine nature, et bien d’autres choses encore … Cécile.
Celle qui a illuminé nos papilles avec ses petits plats et sa gentillesse … Anne-Marie.
Et puis, vous reconnaitrez aussi au fil des photos Vanessa, Eliane, Jean-Joseph, Damien, Sarah, Yann et sa fille Juliette, Vincent et sa « tribu » de nièce/cousin/cousine Juliette, Cléo et Yves, Guy, Olivier, Benoit, Pierre-Jean, Esther, Evelyne, Yvette, Elisabeth, Jean-Paul.



Dimanche 12 août : Jour 2  : « C’est franc comme ça que j’l’avais brogé ! »

En route pour une journée de découverte de l’art de la joëlette. Quelques explications techniques, des équipes mélangeant les p’tits nouveaux et les plus expérimentés, et on commence par un concours de dépliage de joëlette. C’est Cécile qui distribue les points, attention à ne rien oublier !
Ce matin, le chemin est plutôt roulant, c’est l’occasion de tester les différents postes : à l’avant ou dans la corde pour choisir la trajectoire et tracter, à l’arrière pour équilibrer, sur le coté pour aider, assurer et échanger avec le passager. Chaque rôle est essentiel.
Première pause-graine avec un aperçu sur les montagnes environnantes et sur une partie de notre terrain de jeu à venir.

La montée est régulière, jusqu’à un dernier petit raidillon qui nous amène au lieu du pique-nique. Magnifique panorama : on voit « notre » sommet, le mont Truc qui nous attend, les dômes de Miage, l’Aiguille de Bionnassay.

Ensuite, les choses sérieuses commencent avec une petite montée ludico-technique comme on les aime.

Quelques instants plus tard, changement d’univers, la forêt disparaît et laisse place aux pistes, aux remontées mécaniques et à un petit plan d’eau aménagé. L’eau est rafraichissante... très rafraichissante, voire carrément froide … mais la baignade est tout de même appréciée.


Retour facile par les pistes de ski. Arrivés au camping, chacun trouve de quoi s’occuper : préparation du repas, douches, dessin ou goûter/apéro ... il y en a pour tous les goûts.


Après le délicieux tagine d’Anne-Marie, la soirée se termine autour de l’épluchage des oignons à la frontale (…non, pas la peine d’essayer, ce n’est pas une technique pour éviter de pleurer) et d’un jeu de dé proposé par Cécile.


Lundi 13 août : Jour 3 : « Ils ont dit que la pluie va s’arrêter vers 11 h ... »

Changement de programme : on ne montera pas en bivouac aujourd’hui. La pluie est là, et les troupes sont un peu affaiblies par un virus qui a visité quelques estomacs fragiles dans la nuit. Ce sera donc une journée tranquille : départ sous la pluie en direction de Notre Dame de la Gorge, visite de la chapelle.



Le soleil revient vers 11 h et permet de pique-niquer au sec sur une vire de l’école d’escalade … mais ce sera de courte durée. Après un petit jeu improvisé sur le thème de « qui retrouvera la boucle d’oreille qu’Yvette a perdue dans l’herbe ? », un petit tour vers l’école de tremplin (pour le saut à ski) puis retour au camping juste à temps pour mettre les joëlettes et leurs passagers à l’abri avant la grosse averse suivante.


La bonne nouvelle du soir, c’est que la météo des deux jours à venir est annoncée plutôt belle. Nous bivouaquerons au pied du Mont Truc demain.

Mardi 14 août : Jour 4 : « Tout drêt dans l’pentu »

Objectif du jour, le « truc »… plus précisément le Mont Truc, notre sommet. Aux Contamines, Cécile nous expose les trois possibilités pour monter jusqu’à l’alpage qui accueillera notre bivouac : la forêt de La Plane, belle mais sportive et « technico-ludique », ou d’autres variantes plus roulantes mais moins intéressantes … L’équipe est joueuse, nous irons à travers la forêt pour une Première sur ce chemin où aucune joëlette n’est encore passée ! Montées raides, virages en épingles à cheveux, dalles, racines. A certains endroits, les joëlettes passent une par une.


Après une difficulté parfaitement négociée, c’est une racine glissante qui fait déraper la joëlette d’Eliane. La chute est impressionnante mais heureusement sans gravité. L’huile essentielle d’Hélichryse de Cécile fera des miracles sur les hématomes des uns et des autres.


Mai-oui est exemplaire. Il négocie tous les passages étroits sans que l’on ait besoin de le débâter… et voudrait bien que les joëlettes avancent un peu plus vite. Il a de la chance car il est peu chargé. Cécile a trouvé un berger qui a récupéré la plus grosse partie de notre matériel pour le bivouac et l’a monté en 4x4 jusqu’à notre destination. A la sortie de la forêt, on retrouve une piste plus facile et plus large.
Pause repas et repos, sous la bâche pour éviter l’averse. Ovation pour Damien qui a fait toute la traversée de la forêt à pied et qui reprendra sa joëlette seulement après le repas. Et surtout, sieste pour recharger les batteries et récupérer des forces pour finir la journée !

Stéphane part retrouver sa petite famille. C’est un ami de Yann qui est venu découvrir nos activités et donner un coup de main pour la matinée. Son aide a été parfaite et très appréciée.
Il nous reste moins d’une heure de montée sur une piste de jeep large et presque roulante jusqu’au refuge du Truc. Deux randonneurs font demi-tour pour nous aider sur la fin de notre parcours. Merci à eux ! On récupère tout le matériel transporté par le berger.

Notre arrivée coïncide avec le début de la pluie. … Grr, où est Mr Météo ? Normalement, on avait prévu d’admirer un magnifique coucher de soleil sur la chaine des Aravis !! Pour l’instant, c’est plutôt brume et brouillard. Tout le monde est « dans » le nuage, et chacun s’active pour installer notre abri… tant et si bien qu’on oublie Juliette qui reste sous la pluie avec Mai-Oui … et qui finit trempée de la tête aux pieds, la pauvre !


Sous la bâche, on suit les dernières infos de la météo. La pluie devrait s’arrêter vers 20 h, et le temps sera clair à … 2 h du matin... La soupe et le chili con carne d’Anne-Marie nous réchauffent bien. Les prévisions transmises par Jean-Joseph s’avèrent exactes et chacun peut choisir de passer la nuit sous la bâche-tente berbère ou à la belle étoile.

Mercredi 15 août : Jour 5 : « Happy birthday to you HCE ! »

Jean-Joseph, alias Mr Météo, avait raison : ce matin, le ciel est bleu et la journée va être belle. L’arrivée du soleil sur le campement donne le signal du petit déjeuner.


Ensuite, c’est la montée au Mont Truc. Il est tout proche, accessible par un petit sentier raide et étroit. Les joëlettes montent une par une, encadrées par un maximum d’aide et d’assurances. Mai-Oui nous suit aussi, pas question qu’il soit absent de notre photo souvenir !


Le panorama est magnifique pour accueillir la banderole des 30 ans d’HCE. Joyeux anniversaire ! De nombreux randonneurs sont au sommet, on en profite pour faire un peu de pub.

Ensuite, c’est une longue descente sur la piste forestière empruntée la veille. A l’approche des Contamines, le groupe se sépare. Les joëlettes finiront la descente en pleine nature sur un sentier « très ludique » pendant une centaine de mètres dans la forêt, tandis que le mulet continuera sur la route avec quelques accompagnateurs. La journée est difficile pour lui. Fini le 4x4 du berger, c’est lui qui doit porter le matériel du bivouac pour rentrer à notre camp de base. Il finit par se mettre à boiter, et c’est une voiture sympa qui emmène une partie de son chargement au camping. Après un réglage de son bât, ça va mieux. Il sera en forme pour la journée du lendemain, mais ça a été dur pour Juliette de le voir ainsi malheureux.
La grande question du soir est de savoir si on fera le deuxième bivouac prévu pour la nuit suivante. La météo est trop incertaine. Après avoir questionné chacun sur son ressenti, Cécile décide finalement d’annuler le bivouac et de modifier un peu le trajet. Nous suivrons un itinéraire qui emprunte la voie romaine, comme prévu, mais nous rentrerons dormir au camping. Et c’est une magnifique mousse au chocolat qui clôture cette journée !

Jeudi 16 août : jour 6 : « Plus tu pédales moins vite, moins tu avances plus doucement »
Nous partons pour la journée. La joëlette à pédalier est réparée et Vanessa est heureuse de pouvoir l’utiliser pour la fin du séjour. Cécile nous a prévenus, la Voie romaine, c’est large et relativement roulant, mais un départ, il y a un « mur » bien raide avec de larges dalles. Il y a aussi beaucoup de randonneurs, mais ça, c’est normal, on commence à s’habituer. Nous sommes dans le secteur du Mont Blanc et les lieux sont très fréquentés.
Arrivés à Notre Dame de la Gorge, les équipages s’organisent pour la montée. Deux premières joëlettes partent, avec chacune une double corde pour mieux partager l’effort. Les deux autres joëlettes attendent leur tour. L’une d’entre elles est vide car Damien commence le chemin à pied. L’arrivée aux premières cascades est un vrai plaisir. Il y a une telle énergie dans les remous de l’eau qui s’engouffre entre les rochers !


Il faut tout de même s’arracher à cette fascination pour continuer notre chemin jusqu’aux cascades de Combe Noire tout aussi belles et impressionnantes. Nous mangeons à la Laya, où Mai-Oui trouve un beau pré dans lequel se régaler et se rouler avec délice. A l’heure de la sieste, c’est une petite variante qui s’offre à nous puisque Cécile accepte de nous guider dans une activité de relaxation en pleine nature. Chacun s’installe là où il se sent le mieux, au soleil ou à l’ombre, au contact de la Terre, et même Mai-Oui vient trouver sa place à nos cotés pour partager ce moment.


Après cette parenthèse « hors du temps », il faut remobiliser son énergie pour une belle grimpette bien technique qui nous mène sur les berges du Bon-Nant. Baignade pour les plus courageux, (avec une forte proportion de courageuses, pour être précise !). On s’éclabousse joyeusement dans le torrent, puis c’est le retour sous les nuages gris qui approchent et les grondements du tonnerre.



En arrivant au camping, on peut voir que le lieu qui aurait dû accueillir notre bivouac est caché sous un rideau de pluie. Un peu de regrets de n’avoir pas pu faire ce deuxième bivouac, le site était très beau, mais on l’aurait sûrement beaucoup moins apprécié sous l’orage. Pour nous consoler de cette météo capricieuse, nous dégustons les bières savoyardes et le reblochon apportés par Jocelyne, amie de longue date d’Anne-Marie et de Guy, qui est venue en presque voisine pour partager la journée de demain avec nous et découvrir la joëlette.

Vendredi 17 août : jour 7 : « J’avance sur la tête sans faire de bruit. Je connais toutes les langues. Qui suis-je ? »
Un court transfert en voiture nous amène à Saint Nicolas de Véroce, au pied du départ de la balade du jour. La marche se fait au fil des propositions de réponse à la devinette de Vanessa. Les idées s’enchainent mais rien ne convient (d’ailleurs, on te laisse chercher, cher lecteur … pour avoir la réponse, il faudra croiser Vanessa à l’AG !) alors on continue avec d’autres énigmes comme « le café ou le mouton ? » … à écouter phonétiquement pour trouver la réponse … sans oublier les célèbres « 3 nains qui vont à la mine... ». Jocelyne s’essaie un peu au pilotage arrière avec la joëlette de Damien qui se dégourdit les jambes sur une partie du chemin, et elle nous aide bien dans la corde pendant les passages les plus raides.



Au plan de la Croix, on se régale d’une salade de pâtes multicolores face à une large vue qui s’ouvre sur l’Aiguille de Bionassay, les Dômes de Miage et le Mont Truc. Eliane est installée comme une reine sur un siège habilement improvisé par Yann.
On profite encore un peu du soleil en suivant les infos données régulièrement par Mr Météo. Il nous annonce en direct la progression de la pluie. Aux premières gouttes, les ponchos et capes de pluie sont sortis et on entame la descente. L’arrivée aux voitures et au camion coïncide avec le début de l’orage. Chapeau pour le timing !



La fin d’après-midi s’organise autour du remplissage du questionnaire et du livre d’or, d’un début de rangement du matériel dont on n’aura plus besoin, du nettoyage du camion et de la préparation du repas. Il y a une surprise en cours, à base d’ananas et de biscuits à la cuillère.
Avec l’apéro, c’est le tour de table qui permet à chacun de partager un peu son ressenti. Moment fort en émotion. Les voix sont nouées pour évoquer ce que nous avons vécu le temps de cette semaine ensemble.



Samedi 18 août : jour 8 « Déjà la fin... »

Dès que le petit déjeuner est terminé, c’est une véritable fourmilière qui s’active. Démontage des marabouts et des tentes individuelles, rangement des bagages, dernières vaisselles, inventaire du matériel de cuisine que l’on va transmettre à l’équipe suivante.



Benoit et ses passagers partent les premiers, il y a des trains à aller prendre à Lyon. C’est ensuite le départ de Cécile avec Mai-oui pour leur prochain séjour dans les Fiz, puis des uns et des autres.
Rendez-vous à l’assemblée générale !

Merci à Cécile pour son adaptabilité à toute épreuve et pour avoir fédéré toutes nos énergies.
Merci à Anne-Marie et à toutes les petites mains qui l’ont aidée à nous régaler jour après jour.
Merci à Vanessa, Eliane, Jean-Joseph et Damien, nos passagers, et à Sarah, marcheuse « tout terrain » pour leur confiance, leur bonne humeur et leur courage face au chemin pas toujours facile.
Merci aux amis et aux inconnus qui sont venus donner un coup de main pour quelques minutes ou pour la journée.
Merci à la fille de Cécile pour la gestion des pains de glace qui ont gardé nos provisions au frais des glacières et nous a même fourni des salades de son jardin !

Et un immense merci à tous ceux qui n’étaient pas là, avec nous, mais qui font exister HCE depuis 30 ans et qui rendent ces beaux moments possibles !

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Sous les falaises des Fiz du 18 au 25 août 2018

Cela va bien se passer !
Voici l’histoire d’un séjour qui va merveilleusement bien se passer malgré un tas de péripéties : pluie, crevaisons, vaches qui ne dorment pas la nuit, vipère… grâce à une équipe exceptionnelle et à la magie d’HCE (peut être que Domi a mis quelque chose de spécial dans les sachets déshydratés ?!) Lisez vite !
Cécile, qui est sur son terrain de jeux, nous a guidés dans la joie et la bonne humeur toute la semaine, faisant face à beaucoup d’imprévus et gardant toujours son sourire même assailli par des dizaines de questions à la minute (est-ce qu’il va pleuvoir ? Quand est-ce qu’on mange ? Est-ce qu’on prend nos gros sacs ? C’est encore loin ?...).

Dominique a fait une intendance hors pair, relevant les défis les plus fous… la réhydratation des plats dans les sachets plastiques, la cuisine dans le chalet de Moëde où il faut faire attention à ne pas marcher à l’étage sous peine d’aromatiser un peu trop les mets, la cuisine sous la bâche bivouac avec une pluie battante… Défis relevés avec succès !!!

Mainon a été notre compagnon à 4 pattes qui a porté le ravitaillement et les affaires des passagers – on se rendra compte à partir du 4ème jour de tout ce qu’il porte sur son dos, pas facile ton travail Mainon ! Il nous a aussi nous protégé des vaches qui vivent la nuit : il n’a pas arrêté de faire des allers-retours devant le chalet et la bâche bivouac pour les empêcher de venir autour de nous pendant notre (pseudo) sommeil ! Mais il lui est arrivé une rude épreuve…


Sur les joëlettes, nous avions Marie-Christine, toujours joyeuse et plein d’entrain, Franceline, une habituée des séjours depuis toujours, formée à la « Simone - Claudel », ainsi que Laurent qui donne le ton (« ça va bien se passer ») et ne manque pas de glisser une petite blague bien placée et Kévin, qui amorce une bataille de coussins sous la bâche bivouac au petit réveil devant le lac de Pormenaz ! Madeleine, toute discrète, a pu découvrir par nos yeux les magnifiques paysages.
Les accompagnateurs de cette joyeuse équipe : Fréd, Pascal, avec son aide plus qu’efficace avec Mainon, Jean-Michel (avec un sac à dos plus gros que lui – impressionnant !), Christophe, Aurélien, Virgile, Edouard, Jeff (elles sont où les goupilles ?!), Laëtitia (qui a la bonne idée d’apporter un pistolet à eau et de le donner à … ?!), Rose, Leïla, Andréa, Anne-Emmanuelle, Laurence.

Arrivée
Nous nous retrouvons tous le samedi soir au camping pseudo-sauvage de Plaine Joux à Passy, au pied des pistes et de l’aire de décollage des parapentes, sous les falaises des Fiz et face au Mont Blanc… majestueux ! Ce paysage va nous suivre toute la semaine.
Nous faisons le tour de table des prénoms mais cela n’a pas été très efficace pour certains (par discrétion, nous ne dirons pas leur nom tout fort !) puisque le vendredi suivant, après une semaine passée ensemble, nous découvrons qu’il y a dans le groupe un Basile et un Régis …

Cécile présente rapidement le séjour et nous explique que nous allons passer la semaine sous les falaises de Fiz, et que juste au-dessus de nous, on peut voir une faille et qu’un « bout » de la montagne est prêt à tomber… Cécile, tu es sûre qu’on reste là pour dormir ?! On aide Domi à mettre tout le ravitaillement des 5 jours d’itinérance en petits sachets pour alléger au maximum notre chargement. Quelle organisation !

Découverte des falaises de Fiz


Nous profitons de cette journée d’initiation pour faire une belle rando sous les falaises. Nous faisons un petit arrêt historique devant une stèle à la mémoire d’enfants morts dans un sanatorium suite à un glissement de terrain en 1970.
Les nouveaux s’exercent à la joëlette, ils ont la chance de trouver des chemins bien pentus ! On sort les cordes…

Le pique-nique se fait dans une prairie avec une vue imprenable sur le Mont Blanc et les aiguilles de Chamonix. Une petite averse nous sort de la sieste et nous regagnons « tranquillement » le campement (en ressortant les cordes…).

Départ de la vallée des hommes
Nous partons avec de gros sacs pour 5 jours de bivouac et de randonnée dans les hauteurs.
Aide appréciable de Jules :

Nous passons au-dessus du Lac Vert et traversons le hameau d’alpage des Ayères des Rocs.


Le pique-nique se fait à côté d’un abreuvoir où on peut se rafraichir les pieds… et jouer au pistolet à eau – quelle bonne idée Laëtitia et Rose ! Et qui à la chance de prendre un bain gratuit dans l’abreuvoir ? Jeff et Jean-Michel auraient-ils besoin de se venger d’une attaque de pistolet à eau ?
Sieste et bataille d’eau sont-elles compatibles ?



Nous continuons l’ascension – et pas des moindres - par la piste pour les chalets de Moëde où nous bivouaquons. Au passage, nous récupérons au refuge de Moëde – Anterne le ravitaillement du 1er soir monté en 4x4 par Jules, un garde de la réserve naturelle de Passy. Arrivés au chalet de Moëde, nous commençons par … enlever les bouses de vaches ! et installer la bâche bivouac. Le début de nuit est agité avec les vaches qui viennent autour du chalet : Mainon fait son possible pour les repousser et Cécile se lève pour installer des cordes afin de marquer notre périmètre. Edouard et Andréa qui avaient installé leur tente un peu plus loin sont obligés de se rapatrier dans le chalet…
C’est parti pour le débousage !

Le sommet(enfin plus exactement le col :
On se lève de bon matin et sous le soleil pour l’ascension du col d’Anterne, sommet du séjour à 2 275m d’altitude.

La montée est ardue, surtout la fin, qui se fait joëlette par joëlette avec l’aide bienvenue de quelques randonneurs, merci !! Jules nous a rejoints.





On s’installe au col pour la photo souvenir des 30 ans et on bascule sur l’autre versant pour pique-niquer.


Jules profite de ce moment pour nous présenter la réserve et tous ses trésors (les falaises sédimentaires, les vautours fauves…).



Une petite pluie nous pousse à prendre le chemin du retour.

Nous repassons par le col et le refuge de Moëde – Anterne où nous nous arrêtons boire un verre. Au comptoir, une dame nous dit : « Bravo pour ce que vous faites ! », et Domi répond du tac-au tac : « Vous pouvez le faire aussi si vous voulez ! » Et du coup, elle nous offre spontanément une bouteille de bière pour participer à sa manière !

Le ciel s’assombrit et nous regagnons sous la pluie le chalet de Moëde pour la nuit. La soirée et le dîner se font à l’intérieur du chalet que Cécile agence pour en faire un endroit « convivial »  ! Pas facile dans 15 m² poussiéreux !

Pour la nuit, Franceline monte à l’échelle pour aller dormir à l’étage. Ceux qui s’installent dehors sous une bâche sont plus prévenants que la veille par rapport à la présence des vaches…

Adaptation – ça va bien se passer
Mainon boîte et a mal à la patte arrière : le bivouac aux chalets de Villy est compromis si nous n’avons pas notre mulet prêt à nous aider.

Nous quittons le chalet de Moëde et montons au refuge pour prendre une décision… Ca va bien se passer… Après quelques hésitations, Mainon se repose au refuge, Pascal reste avec lui et nous allons, sacs allégés en direction des tourbières au-dessus de Villy pour pique-niquer. La vue sur le Mont Blanc est toujours aussi splendide.


Nous sommes au-dessus des tourbières et avec ce nouveau paysage, nous avons une impression de « bout du monde ».



Cueillette de myrtilles :

Après une sieste, nous repassons au refuge chercher nos affaires, le ravitaillement ainsi que Mainon pour aller bivouaquer au bord du lac de Pormenaz. Mainon nous suit en boitant alors que nous sommes chargés… comme des mulets ! Nous sommes cachés par nos sacs à dos (surtout Jean-Michel !) et les joëlettes ont des air-bag de tous les côtés ! On se rend compte de tout le travail que Mainon effectue en portant les affaires !
Quand il n’y a pas de mulet, on fait les mules !



Le sentier n’est pas de tout repos pour arriver au lac avec un tel chargement… Ouf, nous y voilà ! Mais l’orage menace, vite, nous montons la bâche bivouac en un instant et profitons du lac pour un trempage – lavage avec l’arrivée des premières gouttes. Nous passons toute la soirée sous la bâche bivouac, l’orage tournant autour et la pluie ne cessant qu’au moment du coucher.

Dernier bivouac - On descend de la montagne…
Vu l’état de Mainon qui ne s’arrange pas, nous profitons du soleil matinal pour prendre notre temps,

Kévin commence par une bataille de coussins sous la bâche bivouac et Anne-Emmanuelle se retrouve dans l’eau à aller chercher son matelas gonflable « Hello Kitty » qui se retrouve par hasard (? !) au milieu du lac ! Une vraie baignade est bien appréciée après le petit déjeuner et nous partons en fin de matinée pour pique-niquer au refuge de Moëde – Anterne.
Le matelas qui fait parler… et qui fait nager…


Joëlette nouvelle version :

Nous réussissons à charger sur notre dos tout le matériel qu’il reste et descendons pour un dernier bivouac dans la forêt.
Certains ont encore l’énergie de faire des blagues !

Le sentier se corse un petit peu sur la fin, nous sommes contents d’arriver avant la pluie, Mainon aussi. Nous installons le bivouac et Virgile s’occupe d’allumer un feu de camp.


Marie-Christine va faire un tour en joëlette à la source et subit encore une crevaison… Nous nous apprêtons à dîner mais les premières gouttes se font sentir. Domi fait un rapatriement express de la cuisine sous la bâche. Une accalmie nous permet de profiter de la soirée en chantant ou en discutant autour du feu. Chacun gagne ses quartiers pour la nuit et au bout d’une demi-heure… pluie… qui ne s’arrête qu’au petit matin…

Retour à la civilisation

Mainon va retrouver avec Pascal le camping de Plaine Joux. Dominique part pour aller chercher le camion qui a subi des réparations pendant la semaine.
La joëlette jukebox

Le lac Vert


Le reste du groupe regagne tranquillement en chantant le campement en passant par le Lac Vert et en descendant par un chemin bien pentu pour ne pas arriver au camping trop tôt… mais qui dit descente.. dit montée ! Elle n’est pas facile et le pique-nique au milieu de la forêt est bienvenu. Nous voilà repartis et découvrons que nous sommes quasiment arrivés au camping ! Encore une fois, le montage se fait en prévision d’une averse à la vue des nuages noirs aux alentours… finalement, la pluie nous aura épargnés pour cette journée (annoncée maussade par la météo) et cette soirée.
Le vétérinaire est venu ausculter Mainon. Verdict : morssure de vipère, sale bête… pauvre Mainon.

Mais nous sommes tous rassurés de savoir ce qui l’avait mis dans cet état. Le vétérinaire laisse les médicaments pour le soigner.
Mainon devant la cabane Bambi, un prénom qui lui va si bien…


Pour ce dernier dîner ensemble, Domi, avec l’aide de ces assistantes, nous concocte un succulent repas : bœuf bourguignon et surtout tiramisu aux fruits rouges, qui fait un ravage ! Après un émouvant tour de table, nous sommes obligés de faire une petite promenade digestive bien sympathique.

Qui va pouvoir battre Kévin ?


A l’année prochaine !

Nous profitons du dernier petit dej’ ensemble, Mainon est sur ses 4 pattes et broute autour de la cabane « Bambi », voire se cache, c’est bon signe ! Le rangement du campement se fait promptement. A l’arrivée de ses parents, Kévin demande à ses deux cop’s préférées de l’accompagner, et bras dessus – bras dessous, il court les rejoindre ! Les départs s’échelonnent dans la matinée. Laëtitia et Cécile montent Mainon dans le camion pour le ramener chez lui. La journée sera longue, il arrivera plutôt en forme et fera la fête à ses copains, sans oublier de dire au revoir à Cécile et Laëtitia ! Bon rétablissement Mainon et bonnes vacances bien méritées ! A l’année prochaine – sans faute !
Mainon de retour chez lui

Pour finir, petit poème de Fred :
Plus que la mi-août
Nous nous sommes donnés Rendez vous
Sur un terrain herbeux, à Plaine Joux
Jeunes, moins jeunes, réservés, flambeurs...

Nous étions tous préparés
À vivre une semaine de randonnées

Premier jour ludique pour nous apprendre à conduire :
Accélérer, monter, freiner,
Tout va bien c’passer.

Merci beaucoup à ma Veranda, débordant d’amour,
Qui répond, mas ou menos, à toutes nos questions variées

Merci beaucoup à Dominique, qui jamais à cours,
Nous recharge de bons repas équilibrés

Merci aussi aux actifs
Pleins d’amitié, de force et d’humilité

Sans oublier l’âne et Pascale, très réservé

Et tous les moments de vie partagés
Moments que je n’oublierai jamais

Enfin grand merci à Marie Christine, la tchatcheuse rieuse, pleine de vie...
à Kevin, mon pote costaud...
à Franceline, la force tranquille...
à Laurent, le grand rêveur, doux comme un agneau...

Enfin, quelque temps plus tard, on se sera peut être oublié
Mais dans mon coeur, c’est sur, vous resterez

Je vous aime, FRED MONFORT

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Panorama sur la Cerdagne du 18 au 25 août

Après une belle série de séjours dans le Massif Central et les Alpes, difficile de ne pas aller randonner dans les Pyrénées même si cela représente un important déplacement pour notre véhicule. Pas facile d’enchaîner une semaine dans le massif des Ecrins, le retour au bercail pour l’âne Charlot et un long déplacement sur des axes routiers avec de nombreux bouchons. Pas de doute : les Pyrénées, cela se mérite !

Samedi 18 août
Au camping du Pla de Barrès, près de Font-Romeu dans les Pyrénées, les membres de la joyeuse équipe Handi Cap Evasion arrivent peu à peu. Il est 16h30, le ciel est bleu, le soleil brille et la troupe prend ses quartiers entre découvertes de nouvelles têtes et retrouvailles. A 18h, tout le monde est là … enfin presque : il manque Stéphane (le guide), Nora, Claire, Alain et le camion !! Ce sera donc apéro et dîner avec les moyens du bord :

-  Pas de verre pour le cubi ?
-  On n’a qu’à remplir la bouteille vide et se la passer !
-  Pas d’assiette pour le taboulé ?
-  Regarde comme ce couvercle de camembert ressemble à une écuelle !
Le ton est donné, à HCE, il n’y a jamais de problèmes, il n’y a que des solutions !
A 21h30, enfin, les voici, les voilà, le séjour peut officiellement commencer ! Comme il fait déjà bien sombre et que la nuit promet d’être claire, le premier campement se fera donc à la belle étoile.

Dimanche 17 août
Café, thé et chocolat réchauffent les aventuriers encore un peu groggy en cette heure matinale. Mais le soleil monte et il est temps de faire connaissance dans les règles avec le traditionnel tour de table.

Petit speech de Stéphane, montage des joëlettes, explications, démonstration et c’est parti pour la première journée de randonnée.
Au programme : balade le long de la rivière de la Têt dans ce que l’on appelle le « petit Canada » pour rejoindre le plateau de la Calme.

Le sentier forestier suit les bords de la rivière et constitue un terrain de jeu idéal, roulant mais avec quelques racines et cailloux, pour apprendre ou revoir le maniement de la joëlette. Le paysage s’ouvre soudain sur un plateau herbeux permettant de découvrir les massifs environnants. La balade se poursuit entre épicéas et pins à crochets sous l’œil vigilant des vaches qui se demandent bien à quelles bêtes étranges elles ont à faire. Une jolie montée dans les pierres permet de bien clôturer cette première journée.





**** Le Quizz de Stéphane ! ****
Question à 500€ : « Qu’est-ce qui différencie un épicéa d’un pin à crochets ? »
 La forme des pommes de pin, cône pour l’épicéa, crocheté pour le pin à crochets.

Bernadette aux fourneaux, un délice pour tantôt (Nouveau dicton HCE)
Nouvelle nuit à la belle étoile

Lundi 18 août
Au programme : une belle, grosse, bonne journée (sic Stéphane) avec traversée du plateau de la Calme et un peu de « free-ride » pour descendre à Dorres (sic Stéphane toujours).

C’est donc avec ces indications prometteuses que la troupe s’élance gaiement sur les sentiers en ce deuxième jour. Après un passage par la station Pyrénées 2000 des Airelles, la randonnée se poursuit sur le plateau dégagé avec une vue magnifique sur le Carlit, point culminant des Pyrénées Orientales (2921m). Un paysage de prairies sauvages et de collines se dessine tout autour. Les aventuriers HCE traversent la plaine salués par le son des cloches des chevaux en liberté, leur pelage miel brillant au soleil. « On se croirait en Mongolie ! » s’exclame Célia.



Absorbée par ces paysages de rêve, la troupe a pris un peu de retard sur le programme. Qu’à cela ne tienne, Stéphane improvise donc un nouveau parcours, Dorres, ce sera pour le lendemain. Accompagnateurs et passagers traversent haut la main le « free-ride » promis dans les herbes hautes du plateau pour rejoindre le camp de base et Bernadette.
Nuit à la belle étoile avec vue sur les orages dans la vallée espagnole.

*** Le Quizz de Stéphane ! ***
Question à 700€ : « Pourquoi cette couleur rouge sur les sommets au loin ? »
 C’est l’oxyde de fer qui donne sa couleur à la roche.

Mardi 19 août
Au programme : rejoindre Dorres et ses sources chaudes via le barrage d’Angoustrine.
Et aujourd’hui, bonne nouvelle, la troupe reçoit du renfort : bienvenue à Lynda !!
Tout est plat en cette matinée, ce qui permet à Lynda de prendre rapidement la main avec la conduite de joëlette. Le sentier herbeux suit un drôle de pipeline, ce qui donne évidemment lieu à une nouvelle session du Super Quizz.

*** Le Quizz de Stéphane ! ***
Question à 1000€ : « Que transporte cet énorme tuyau ? »
 De l’eau pour faire de l’électricité.



Au barrage d’Angoustrine, c’est l’occasion de s’offrir une baignade bien fraîche dans les cuvettes naturelles de la rivière. Après 4 jours sans douche, peu importe la température de l’eau, tout le monde se trempe allègrement !
Mais il faut hélas bientôt repartir pour rejoindre le point pique-nique. Le sentier s’avère être passablement boueux et en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « joëlette » tout le monde se est redécoré. C’était bien la peine de se laver ! De la boue, de la boue et encore de la gadoue ! Il paraît que c’est bon pour la peau remarque, quelqu’un sait si ça marche aussi sur les roues de joëlettes ?




Après un déjeuner revigorant et une visite de la petite chapelle avoisinante, la troupe repart sur les sentiers. La pluie s’invite au séjour à l’arrivée à Dorres, tout le monde se réfugie au bar, il faut bien se protéger n’est-il pas ?

Pour ce soir, il est temps de monter le marabout.

Mercredi 20 août
Au programme : trempette dans les sources chaudes puis direction Llivia pour une après-midi de visite du centre touristique.

Avec les bains en perspective, le rangement du camp n’a jamais été aussi rapide ! Si bien qu’à 9h tapante la joyeuse équipe est à l’heure pour l’ouverture des bains romains. Il s’agit de piscines aménagées près d’une source naturelle d’eau sulfureuse réputée pour avoir des vertus bienfaitrices.


Après 1h30 de détente, il est temps de se remettre en route. Le soleil cogne fort dans la vallée tandis que les joëlettes traversent champs et prairies jusqu’à atteindre Llivia en début d’après-midi. Cette enclave espagnole, retraite des riches Barcelonais, semble hors du temps. Murs de pierres taillées, allées sinueuses, hautes portes de bois sculpté, la ville est décidément pleine de surprises, la dernière étant un joli petit escalier pour atteindre le lieu du déjeuner ! Tout le monde s’y met et voilà les quatre joëlettes bien vite arrivées au sommet.






L’averse précipite le départ, et c’est dans un brouhaha de capes de pluie bariolées que tout le monde se réfugie au café pour un chocolat chaud réconfortant.

Après un petit transfert, la troupe s’installe près du refuge non gardé des Corones (1861m). La soirée débute avec une cueillette fructueuse de champignons. Dominique fait ensuite une démonstration de fakir pour une veillée particulièrement haute en couleurs : levée à 4 doigts, chants, canons et tirades mémorables.

Jeudi 21 août
Au programme : grosse journée en perspective avec 700m de dénivelé positif pour monter sur les crêtes puis 600m de dénivelé négatif pour redescendre au pied de la station, et tout ça avant les orages prévus pour 16h !

La randonnée débute par une longue montée soutenue via une route très fréquentée par les amateurs de champignons. Quelques heures plus tard, la troupe atteint la borne 504 qui marque le départ du sentier longeant la crête. C’est en compagnie des troupeaux de chevaux en liberté dans les plaines vallonnées que les joëlettes poursuivent leur voyage pyrénéen. Que de paysages fantastiques !



Au déjeuner, il est temps de prendre une photo de groupe avec l’étendard de l’aventure : « HCE, 30 ans, 30 sommets ». La météo et les aléas de la randonnée n’ont pas permis l’ascension du Puigmal mais l’aventure aura été belle, ce sera pour une prochaine fois ! Les côtes n’ont pas manqué, la troupe est arrivée en haut des crêtes et les paysages furent au rendez-vous. C’est ainsi que tout le monde repart avec le sentiment d’avoir ajouté une petite pierre à l’édifice.

La descente s’effectue tranquillement en suivant les pistes de ski de la station abandonnée du Puigmal.

*** Le Quizz de Stéphane ! ***
Question à 1500€ : Depuis combien de temps la station est-elle abandonnée ?
 Depuis 5 ans !

Pour les deux dernières nuits, tout le monde logera chez Stéphane, au gîte Disi Sioul. C’est le grand luxe : une terrasse avec vue sur les montagnes, des douches et un toit pour ceux qui veulent.

Vendredi 22 août
Au programme : pour ce dernier jour de randonnée, l’objectif est de partir de la gare de Las Cabanasses puis de descendre jusqu’à la gare de Fontpédrouse. La remontée s’effectuera via l’attraction locale : le petit train jaune.

Le sentier forestier, quoique magnifique, donne du fil à retordre aux aventuriers HCE. Mais après une semaine d’entrainement ce ne sont pas quelques racines et cailloux mal intentionnés qui vont les arrêter ! C’est ainsi que la dernière journée se déroule sans anicroche sous le soleil pyrénéen. Sous l’œil bienveillant du massif du Carlit, les joëlettes glissent le long du chemin tandis que les aventuriers profitent de ces derniers moments pour se baigner dans une fontaine ! Quelques accompagnateurs téméraires s’essayent même à la condition de passagers joëlette.

*** Le Quizz de Stéphane ! ***
Question à 2000€ : A quoi servaient les plateformes dans la forêt ?
 A faire du charbon !





La remontée s’effectue donc par le petit train jaune. Attraction de la vallée de la Têt et des Pyrénées catalanes, le « Canari » côtoie le vide pour relier Villefranche de Conflent à Latour de Carol. Ligne ferroviaire régulière la plus haute du monde, elle culmine à 1500m. La troupe HCE au complet profite de la vue imprenable sur la vallée, récompense bien méritée après une semaine de randonnée haute en couleurs !




Le séjour se termine en musique chez Stéphane, un moment hors du temps qui perdurera longtemps dans les mémoires.
A bientôt pour de nouvelles aventures !

PS : Maxime demande où il doit retirer ses gains du super quizz ?!

Extraits du tour de table de fin de séjour :

« On a bien marché. J’ai pu aider à la joëlette, à la corde mais aussi aux brancards, c’était super. » Pierre

« Il y avait une bonne énergie. Cela fait du bien de voir toutes ces têtes, tous ces âges. » Monique

« Merci. Le séjour était bien organisé, je n’ai même pas remarqué les changements de programme. Merci Bernadette pour la cuisine. Et c’était impressionnant de voir la cohésion de dans la difficulté. » Nora

« Chaque jour un lien se créait entre nous tous, c’était très fort. Merci Stéphane, merci à tous pour votre bonne humeur. » Mathilde

« J’apprécie toujours autant les séjours, le groupe était très sympa. » Brigitte

« Content du séjour et merci tout le monde. » Gilles

« Merci Stéphane de nous avoir fait découvrir ce bel endroit. On se souviendra des chemins caillouteux. » Guy

« Super séjour, dur physiquement mais de super moments, du partage et des échanges. » Claire

« J’ai adoré la nourriture, beaucoup de choses fraîches. Le groupe était sympa, convivial, il a super bien fonctionné. » Didier

« Content des rencontres et des retrouvailles. » François

« Très contente. Je suis stupéfaite de la richesse des personnalités rencontrées. Les séjours HCE revitalisent, avec du sang frais et ce mélange de 20 à 70ans. » Bernadette

« Merci à tous. Contente des rencontres, des moments magiques partagés. A bientôt. » Béline

« Ravi. Etonné de là où on est passé en joëlette grâce à un esprit collectif, de l’écoute, de l’entraide. Ce n’était pas juste une randonnée. Merci. » Noé

« Content. Quand on arrive on voit les têtes et on se demande comment ça va se passer. Et finalement une osmose se crée, qui grandit à chaque moment difficile. Cela me rajeunit, je reviendrai. » Dominique

« Bravo à tout le monde. Merci sinon on ne ferait rien sans vous. Vous avez très bien tiré ! Bravo à l’équipe franco-suisse ! » Claire

« Bon petit séjour HCE comme je les aime. Les passagers étaient très autonomes ce qui a laissé beaucoup de temps pour échanger, c’était très appréciable. Très belle osmose. Bonne énergie pour repartir au taf lundi ! » Maxime

« Cette semaine je me suis amusé. Il y a eu des chants, des activités. Merci à Bernadette d’avoir géré les repas en fonction de chacun. Merci à Stéphane pour le séjour. HCE me fait oublier les soucis du quotidien. Il n’y a que cette association qui mélange tout. Cela fait du bien à tout le monde. On se soutient. » Alain

« Très bonne ambiance. Merci Gilles pour tes blagues, Brigitte pour ta bonne humeur, Stéphane pour ton amour communicatif de ta région et Bernadette pour tes légumes en folie ! » Célia

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Balcons de la Meije du 11 au 18 août 2018

Cette fois, nous voici en Oisans, paradis des randonneurs et des alpinistes, plus précisément dans le massif des Ecrins.
Une semaine qui s’annonce pleine d’aléas avec un changement d’accompagnateur montagne, des désistements en série dans l’équipe quelques jours avant le départ, une météo capricieuse, un marabout qui manque à l’appel pour abriter l’équipe... Mais avec HCE, il y a toujours des solutions comme vous allez le voir avec le récit de Pierre-Marie.

1er jour
Et c’est parti pour mon 1er séjour HCE ! Matinée chargée entre la énième vérification du sac à dos, la préparation des pains d’épices pour partager avec l’équipe et celle du pique-nique pour ce midi… On stresse un peu mais bon on est surtout super excité à l’idée de rencontrer enfin tout le monde ! Avec une partie de l’équipe, nous nous retrouvons à la Gare de Grenoble avec notre guide Jean-Paul. Ce dernier est au volant d’une HCE-mobile chargée comme il se doit entre les affaires du bivouac, le marabout et notre brave destrier, Charlot. Ensemble, nous partons en direction du camping municipal de Villar-d’Arêne, notre camp de base pour le séjour. Arrivés sur place, on installe le campement, avec une vue magnifique sur la Meije et le Grand Galibier puis dès que notre intendant Willy nous rejoint, on prépare le repas et on lance notre premier apéro avec le traditionnel tour de table pour apprendre à se connaître.


2ème jour
Programme du jour : randonnée d’initiation à la joëlette. Jean-Paul nous fait un petit topo dessus et notamment sur la gestion de l’équilibre ainsi que la coordination entre les pilotes avant et arrière. Pour résumer : si on travaille bien, on travaille moins ! Nous installons nos passagers dans les joëlettes et partons sous un soleil radieux ! Nous partons sur un chemin roulant avec une vue magnifique sur la Meije. Depuis Villar-d’Arêne, notre objectif est de monter jusqu’à l’Aiguillon puis de revenir en passant par le Lac du Pontet.

Après avoir fait un bon bout de notre ascension, nous nous arrêtons à une bifurcation pour faire une pause-graine, première d’une longue série ! Nous repartons pour l’Aiguillon et attaquons une belle montée dans un champ, si belle que nous décidons d’y aller 2 joëlettes à la fois ! Les cuisses travaillent bien, les respirations sont profondes, on arrive en haut et on repart en bas chercher les 2 autres joëlettes. Beau travail d’équipe !







Arrivés en haut de cette montée (pour la deuxième fois, donc), le repas arrive à point nommé. Après le repas, montée plutôt courte mais intense pour aller en haut de l’Aiguillon. Nous redescendons ensuite jusqu’au Lac du Pontet par un chemin très intéressant : étroit, des lacets et quelques pierres nous permettent de travailler nos virages et manœuvres.


Au Lac du Pontet, nous ne résistons pas à l’appel de l’eau. La baignade est assez fraîche mais particulièrement revigorante ! Nous redescendons ensuite au camping. Pendant le dîner, Jean-Paul nous briefe sur l’organisation des 3 jours d’itinérance à venir. La météo s’annonce capricieuse dans l’après-midi, il faudra partir tôt (donc se lever tôt) pour éviter la pluie.

3ème jour
Après un réveil aux alentours de 6h, nous préparons et installons le petit-déjeuner à l’extérieur avec quelques âmes éveillées. Le temps que le reste de l’équipe arrive, les gouttes commencent à tomber. Les prévisions étaient peut-être un peu trop enthousiastes, nous sommes pris de court ! Les tables rentrées dans le marabout, nous profiterons de notre petit-déjeuner au sec. Après le petit-déjeuner, nous préparons néanmoins notre sac pour un départ éventuel en fin de matinée, à confirmer...

Quelques minutes plus tard, le verdict tombe : décollage en début d’après-midi, en espérant que la météo sera plus clémente. Sous le marabout, nous sortons donc les jeux de société et c’est parti pour la récréation ! La matinée se conclut par une promenade jusqu’au petit lac voisin. Après le repas, nous partons en voiture pour Le Chazelet, qui sera notre point de départ.

L’objectif de la journée est d’atteindre les Chalets de la Grande Buffe en longeant le Torrent du Ga afin d’y installer notre bivouac. Une surprise nous attend sur place... mais rien n’a fuité pour l’instant ! Après une courte montée, nous partons sur des lacets très roulants. Le contraste entre les bords du torrent, très rocailleux, et les prairies environnantes, très vertes, est sublime.






Nous arrivons au lieu escompté et la surprise est de taille : deux superbes yourtes nous attendent ! Nous aurons même accès à un four pour réaliser notre croziflette, re-baptisée « yourtiflette » pour l’occasion ! Les yourtes sont d’autant plus appréciées que la pluie reprend de plus belle ! Quand elle se calme, un arc-en-ciel nous redonne du baume au cœur. Guillaume et Sarah nous offrent alors un concert de fifre qui sera suivi de quelques chants avec Jean-Marie.






4ème jour
Ce matin, petit-déjeuner au soleil avec une très belle vue sur la Meije. Profitons-en, la météo s’annonce plus mitigée pour la suite. Nous partons ensuite en direction du Gros-Têt et, dès le début, ça grimpe (et sous un crachin absolument délicieux) !

Nous faisons une étape à La Cabanote, en peu en contrebas de notre objectif. Nous déposons quelques affaires et attaquons la montée pour atteindre le lieu du repas, donnant sur le Gros-Têt. La pente est raide : ce sera donc 2 joëlettes à la fois. Cependant, nous annulons les quelques kilomètres restants pour le sommet du Gros-Têt afin d’arriver plus tôt au lieu du bivouac et ainsi éviter la pluie pour l’installation.





Après le repas, nous prenons une photo de groupe avec la banderole HCE et une vue sur les Grandes Rousses. Nous redescendons ensuite pour récupérer nos affaires. Arrivés en bas, petite pause, artistique même pour Arthur qui revisite l’art mégalithique. C’est au son des fifres de Guillaume et Sarah avec « Bella Ciao » que nous repartons en direction du lieu du bivouac, proche du refuge des Moustiers sur le Plateau d’Emparis.



Nous déambulons donc sur les très beaux lacets du GR54 dans le marais du Rif Fort, où nous recroisons notre hôte de la veille, accompagné cette fois-ci de ses moutons. Arrivés à destination, nous nous attelons à l’installation du bivouac. L’air est frais, différentes stratégies sont mises en œuvre pour nous réchauffer : une soupe des plus bienvenues puis quelques danses bretonnes (ce soir c’est fest-noz !).




5ème jour
Réveil à la fraîche : la plupart des duvets de ceux qui ont dormi à la belle étoile ont gelé ! Charlot se charge de réveiller les moins matinaux. Nous rangeons le bivouac et repartons pour le Col du Souchet. L’ascension est assez raide. Pause-graine à l’arrivée avec une vue magnifique sur la Meije. Nous bifurquons ensuite en direction de l’itinéraire des lacs. Quelques lacets nous permettent de rejoindre le Lac Noir en passant à côté du Lac Cristallin. Au Lac Noir, nous en profitons pour piquer une tête (à quasiment 2800m d’altitude, ça n’a pas de prix !).

Repas puis sieste au soleil pour recharger les batteries avant de repartir pour notre point de départ, au Chazelet. Nous nous lançons donc pour une belle phase de descente. La présence de nombreuses pierres rend le tour du Lac Noir assez épique, des cyclistes nous prêtent main forte pour la plus grosse marche. Nous arrivons rapidement au Lac Lérié mais ne nous attardons pas sur place.








La descente qui suit est accompagnée d’une petite frayeur car une soudure (vitale) de la joëlette de Ludo nous lâche. Une réparation de fortune à base de scotch et de corde nous permettra de finir notre trajet dans de bonnes conditions (enfin, toujours un œil sur ladite réparation quand-même...). Le passage un peu technique d’un gué nous permettra d’en valider la solidité. Quelques randonneurs et trailers nous aident pour ce moment.

Nous poursuivons notre route jusqu’au haut du « Sentier des Mules » qui nous offre une superbe vue sur le Chazelet. De là-haut, nous arrivons d’ailleurs à distinguer le camion HCE. Après ce petit intermède, c’est parti pour la descente finale. C’est bien technique, l’amusement et la concentration sont à leur paroxysme ! En bas, une petite montée (un peu dure car on en a plein les pattes) clôture la journée. Nous rentrons ensuite au camping de Villar-d’Arêne.

6ème jour
Après une bonne nuit de sommeil, nous re-préparons nos affaires pour deux jours d’itinérance avec une étape au Refuge des Alpes de Villar-d’Arêne. Pendant que nous préparons les affaires, Pauline sympathise avec un couple d’étudiants américains, attirée par le son de la guitare du garçon : magnifique moment d’émotion lorsque nous finalisons nos préparatifs au son de Radiohead.

Nous partons ensuite en direction du Refuge de l’Alpe par le GR54. Les premiers kilomètres longeant la Romanche sont très roulants. Nous passons un gué par un pont de pierres. Puis c’est parti pour une montée aussi technique que tonique. Nous enchaînons les pierres, les marches, les virages serrés. Des randonneurs et trailers nous aident pour certains passages délicats. Un couple de lyonnais nous suit même jusqu’au sommet. Arrivés en haut, nous faisons notre pause repas.





La vue est incroyable. La fatigue se fait ressentir au sein de l’équipe. Heureusement le refuge est visible de là ! Nous ferons néanmoins une petite sieste sur place. L’après-midi s’annonce plutôt calme. Une petite heure de marche nous permet d’atteindre le refuge. De plus, nous avons une très belle vue sur la Romanche au creux de la vallée ainsi que sur les sommets entourant le refuge, et tout ça sous un soleil magnifique.





Nous arrivons donc en milieu d’après-midi au refuge où nous commandons un petit verre (et même une petite part de tarte pour Pauline). La bière ambrée locale est des plus agréables. Suite au repas, nous projetons un film sur l’association puis un documentaire sur une ancienne édition de notre randonnée (où nous apercevons Jean-Paul avec 6 années de moins, ce qui suscite quelques taquineries...) en compagnie d’autres clients du gîte. Tout le monde est captivé.

7ème jour
Ce matin, Niels, garde-moniteur du parc national des Écrins, se joint à nous pour la journée. L’objectif du jour est d’aller au Col d’Arsine. Avant la randonnée, Niels nous fait profiter de sa longue-vue pour observer des chamois se trouvant sur le massif en face du refuge, appelé (très étonnement) « pic de Chamoissière ». Notre guide nous livre alors un certain nombre d’explications sur les chamois.

La randonnée matinale se fera finalement à 3 joëlettes, Pauline étant très fatiguée. Nous partons donc pour une montée assez raide suivie d’un replat. Sur ce dernier, Niels nous parle avec passion de l’environnement local, ses connaissances semblant aussi pointus sur la faune que sur la flore. On évoque les conséquences envisagées du réchauffement climatique et notamment sur la fonte des glaciers. Nous parlons également des traditions locales, telles que la Fête du Pain Noir. On se rend compte de la rigueur des conditions que les anciens habitants du coin ont pu traverser.



Suite à cela, nous repartons en direction du refuge car le col et le lac d’Arsine semblent peu accessibles à cause des conditions météo. Dans la descente, certains d’entre nous discutant avec passion en oublient de traverser le cours d’eau au niveau du pont. Le passage se fera finalement en aval, les pieds dans l’eau !

Arrivés au refuge, nous profitons des derniers rayons de soleil pour manger en terrasse. Après le repas, nous ne tardons pas à partir afin de réduire notre temps de trempage, d’autant plus que la belle montée de la veille avec ses pierres et marches saillantes est donc devenue une belle descente, pouvant être une vraie patinoire avec la pluie. Malgré ces conditions difficiles, l’excellente adaptation de l’équipe permet de s’en sortir avec brio : on y va progressivement, avec finesse : c’est dans ces moments-là que l’on réalise les vertus de la patience !

Arrivés au camping, le ciel se dégage et c’est l’heure de l’apéro : la joie se lit sur nos visages. En parallèle, on prépare un couscous et un tiramisu : très bonne soirée en perspective ! Pendant le repas, tandis que nous nous délectons avec ces mets, nous en profitons pour faire un tour de table afin de rendre compte de notre expérience. Les nouveaux parlent d’une surprise, les anciens évoquent la magie HCE mais au final tout le monde est unanime : quel esprit de groupe et quelle énergie ! Merci à tous !

Dernier jour
Levés avant le soleil, nous préparons nos affaires avant de nous séparer. Suite au petit-déjeuner, nous replions le Marabout et rangeons tout dans le camion. Les au-revoir sont très durs mais on se rassure en se disant que c’est pour mieux se retrouver dans un nouveau séjour, et au plus tôt de préférence !



Le rendez-vous est d’ailleurs pris pour l’AG qui se tiendra à Vénissieux en novembre !

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