Hautes Vosges du 22 au 29 juillet

Toi qui entres dans la majestueuse forêt Vosgienne et n’y vois que ces sapins grandioses, ces épicéas gigantesques, ces douglas imposants, parfois des bouleaux longs et fins, des aulnes touffus, toi qui pénètres dans ce sanctuaire et n’entends que le mugissement du vent dans les feuilles, son souffle faisant frissonner toutes les aiguilles que revêtent les conifères, toi qui humes l’envoûtante odeur de la résine, sache que tu n’es pas seul dans ces lieux mystiques. On entend par endroit des voix au loin, roulant au pas et au rythme du temps. Un devant qui voit, un au milieu qui fait le lien, un derrière qui suit, certains leur donne le nom de « Sotrés », d’autres vous assure que c’est une Joëlette !

Cette année 2017, les Sotrés se retrouvèrent le samedi 22 juillet au chalet du ski club d’Épinal, situé sur la route des crêtes (commune de Xonrupt Longemer) avec vue sur la belle forêt vosgienne (station de ski de la Bresse et refuge du Sotré) et le lac de Retournemer.


Les nuages s’invitent dans le conte, aussi imposants, certains diraient qu’ils nous tomberaient sur la tête ! Initiation à la Sotré-Joëlette par le col du Collet, col de la Schlucht, pique-nique dans la Réserve Naturelle des 3 Fours, au dessus de la Martinswand (rocher d’escalade) en suivant le GR 5. Nous avons une magnifique vue sur le Hohneck, la plaine d’Alsace et la forêt Noire (Allemagne) en toile de fond. Nous terminons par le col de Falimont.


Bien que le Sotré soit hardi de nature, la météo est joueuse et veut nous emmener en Alsace, suivons-là !

Épicurien quand tu nous tiens, nous dégustons le bon vin d’un chaleureux viticulteur.




Frédérique nous fait découvrir la randonnée dans les vignes jusqu’à Katzenthal en passant par Niedermorschwihr et enfin le village de Turckheim. Le soir, le bois craque sous le feu et réchauffe les corps de Sotrés encore la tête dans la beauté des villages alsaciens.




L’abondance d’une eau particulière vient chatouiller les narines averties des compagnons qui se dirigent au hameau du Haut du Tôt (Vosges). Nous randonnons sur le plateau et voilà ce que nous cherchions, la fameuse cascade de la Pissoire




Notre appétit est contenté par une des salades délicieuses concoctées par notre intendante Christiane au chalet du Haut des Charmes. Nous terminons notre journée randonnée par la visite de la saboterie de La Bresse, où le sabotier, aussi habile dans la manipulation de ses outils que dans ses blagues, trouve « ça beau » !


Une surprise nous attend le soir au refuge ! Heïdie et Jean-Louis, de véritables Sotrés venus tout spécialement pour nous faire découvrir l’ambiance des soirées des Hautes-Vosges, nous délivrent quelques secrets, mythes et légendes en musique. La Munstiflette (tartiflette au munster) nous rend fondant comme son fromage !



Le Sotré étant courageux ET téméraire, il a tout de même besoin d’un moment de légèreté, suspendu aux flots du lac de Gérardmer et de découvrir la ville aux airs de cité balnéaire.




Le soir, nous faisons crépiter le feu pour faire cuire quelques douceurs gustatives, sous l’œil bienveillant de Charlot.



Les légendes apprises la veille nous laissent à croire en l’énergie mystique de cette région. Nous ne contrarions donc pas la girouette qui nous montre la voie en direction du village d’Eguisheim (Alsace, élu plus beau village de France en 2013).

Les muscles affutés des Sotrés-joëlettes sont bien sollicités pour monter jusqu’aux 3 Châteaux d’Eguisheim, entre vignes et forêt
.






Sur le retour au village, nous rendons visite à une maternité de Cigogne, dont la réintroduction dans cette région a son programme officiel. On a bien mérité de vrais bretzels, offerts par Marie, tout en admirant Eguisheim.


Pour ce dernier jour où la forêt vosgienne sera massée par les roues délicates des Sotrés-joëlettes, nous la sentons se détendre en un point : le sommet du Hohneck (1363m). Nous pouvons également repérer de nombreuses bestioles à quatre pattes, beiges et à cornes. Nous longeons l’échancrure de la nuque pour atteindre le col de la Wormspel.


Comme un remerciement de fin, le Hohneck se dévoile et nous arpentons le sentier des névés autour du sommet du Kastelberg, avec vu sur le lac de la Lande.



Le coucher de soleil clôt cette histoire, celle des Sotrés-joëlettes festoyant avec la Nature dans toutes ses émotions. On dit qu’un jour, pour lui offrir le plus beau des cadeaux scintillants, le Sotré de devant jeta son œil rond et brillant dans le ciel. Si, je vous assure, regardez dans le ciel à la nuit noire, il ferme même parfois ses paupières !

Merci à tous les acteurs de ce conte, particulièrement nos Sotrés guide Fred, intendante Christiane et la belle Nature. A plus tard, la plume et l’encrier prêts pour l’écriture de prochaines légendes.

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Corse du nord du 10 au 21 septembre 2017

Evisa, gorges de Spelunca, Porto, calanches de Piana, plage de Girolata, désert des Agriates... les grands moments d’une aventure à joëlette, à la découverte des villages perchés, des vieilles bergeries, du maquis corse mais aussi de plages inoubliables.

1. Bon 1er contact. Nadia et Jf nous rejoignent de justesse sur le bateau. Nico et Coralie s’aperçoivent qu’ils ont 10 kg de trop sur le dos.

Mojito sur le bateau, gâteau aux amandes...cakes divers et variés... Monique, notre intendante, se fait déjà remarquer !

J2. Retard du bateau. Arrivée sous la pluie. Rencontre avec Stéphane...pas de petit déj.

Le sauté de porc est absent du "drive" les cochons courent toujours. 1er transfert Bastia/Ajaccio.

J3. 1ère randonnée, descente des Gorges de Spelunca : un enfer ! Les passagers ressemblent à des bouteilles d’orangina. Chute de Monique dans les rochers.

1ère baignade + bataille d’eau, Sarah perchée sur un rocher, nous enchante avec sa flûte, oubli du baboudesneiges@hotmail.comchocolat.





J4. Piana. Geocaching. Photo de groupe sur le tronc, Christine dans la joëlette... même pas peur !!

Les stocks de vins s’amenuisent. Soirée en chanson : "bella ciao" devient l’hymne du séjour.

J5. Réveil à 5h30. Descente sur la plage de Girolatta...périlleux et épuisant.

1ère baignade en mer avec les passagers sauf Éric qui n’est pas étanche.

Trajet en bateau. Coup de chaud de Christian.

1ère bière pression : Pietra. Bon anniversaire Jeff (celui avec les cheveux...) 500 g de chili con carne par personne, les shorts prennent des allures de parachute. Les bulles nous aident à digérer...




J6. Désert des Agriates. Sable sable sable. Quels paysages !
Perte de concentration de JF (celui sans cheveux) qui chute. Fin de Joëlette traumatisme au coude.

Kern de crottins, carcasse de vache, bataille crottins de chèvre, salade de choux.

Le fromage persillé involontairement fait son apparition. La maladresse d’Anne-Ema n’est pas une légende.
Nettoyage des roues de joelette dans une rivière...Steph et Jeff sont heureux.

J7. La fatigue se fait ressentir dans le groupe.
Descente en camion sportive de Monique. 12km en 1h30

Apéro dînatoire copieux.
Accordéon, flûte et chanson, danse. Nuitée sur la plage avec odeurs de souffre, éclair et étoiles.






J8. Réveil à 6h. Certains ont mal dormis.
Plus que 11 accompagnateurs aptes. La randonnée du sentier des douaniers est annulée.

Remontée de la piste à pied pour les plus vaillants.
Journée détente, visite de st Florent et camping 4 étoiles.
Martine à la plage...un vrai poisson dans l’eau.

Éric affronte sa peur du vide en traversant une passerelle.

J9. Balade champêtre. Découverte du maquis corse (piquant et griffant).
Arrivée au domaine de Catarelli.

Pluie à partir de 16h..marabout, vin chaud et jeux de cartes. M. Météo annonce une nuit clémente.
Orage et pluie diluvienne à 4h30...le déluge. Éric tout mouillé, le fourgon transformé en HLM, tente flottante... mais Jérémy et Rémy, héros de la nuit, sauvent nos sacs de la boue.

J10. Réveil humide et boueux. M. Météo reconnaît s’être trompé de localisation, pourtant il s’était concerté avec Catherine Laborde -alias Catoche - qui n’a rien vu venir non plus...

Traversée d’une jungle (ronces, troncs, pierres...)
Sculptures par empilement de pierres.

J11. Randonnées dans les vignobles.
Baignade dans une mer agitée. Lancement de chaussures, chaussettes dans la mer... les enfants s’amusent !
Dégustation et achat de vin à la propriété.
Rangement nettoyage et retour sur Bastia.
Bateau. Dernier apéro sur le pont.

J12. Arrivée sur le continent...grève SNCF.
Retour à la réalité difficile.

Les fils rouges :

- repas de Monique : un régal. Copieux et savoureux.

- sac d’Éric : le sac se détériore de jour en jour. Recherche d’un sac de remplacement en vain.

- les briefings : on verra demain

- les cubis : le stress de Monique, un groupe qui aime le vin

- sac jaune Christine : pertes quotidiennes

- blagues de Jeff : enfantines et incessantes

- jeux de cartes : mixité et rigolade

- chansons : à peu près

- la vaisselle : occupation numéro une

- cochons : lonzu, copa, figatelli

Vous l’avez compris, en Corse du nord, il n’y a pas que des baignades ! Les joëlettes empruntent souvent des sentiers bien escarpés mais la beauté des paysages récompense les efforts physiques. Et puis, un groupe Handi Cap Evasion, c’est toujours de la joie et de la bonne humeur.

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Corse du sud du 30 août au 09 septembre 2017

Nous sommes tous différents et les handicaps des uns et des autres ont fait de ce séjour une parenthèse enrichissante pour chacun. C’est en résumé ce que l’on s’est dit lors de notre dernier tour de table.
Mais avant cela, chacun a eu son jour.

Mercredi 30 août :

l’équipe se retrouve au fur et à mesure à la gare de Marseille avant d’embarquer sur le bateau de la CORSICA LINEA. C’est le jour d’Yves, qui va enfin savoir si la mer lui convient ! Une bonne surprise pour lui à l’aller, un peu moins au retour...

Jeudi 31 août :

A peine réveillés de notre nuit sur le pont, nous débarquons à Ajaccio et sans aucune hésitation, à l’eau, pour notre première baignade tout en prenant notre petit déjeuner !


Ensuite, lors du premier transfert vers la chapelle SAN PETRU à ZICAVO, c’est le jour de Vincent et d’Anne qui ne seront pas au mieux dans les virages de montagne.
Le petit parcours ludique de l’après-midi nous permettra de mettre en pratique les explications d’Hélène et de comprendre la différence entre un passage en dynamique et en statique sur le sentier des Aconits puis autour des bergeries. Au retour, nous apprécions que les cochons n’aient pas dévoré les graines auxquelles nous avions tant pensé dans la journée.







Vendredi 1er septembre :

Après l’orage de la nuit, la journée sera belle, malgré un départ à 9h02 au lieu de 9h00 !
Nous apprécions la richesse sauvage des paysages en compagnie d’un chien que nous avons baptisé « Graine », va savoir pourquoi, Anne-Marie !
C’est le jour d’Eric, qui a su maîtriser sa peur sur un pont suspendu et de Raphaël qui se lance dans la chanson. Un grand bonheur pour Pascale qui, après 15 ans, retrouve les joies de la baignade en rivière, grâce à la chaleur humaine des hommes qui l’entouraient peut-être...






Une descente « piquante », qui laissera des traces, finira la journée. Est-ce la sauce verte d’Hélène ou les saucisses du repas qui provoqueront une des plus belles crises de rires de Vincent et Matthieu, nos deux grands « ados » ainsi que Marc et Stéphane ?


Samedi 2 septembre :

C’est sous un temps menaçant que nous montons sur le plateau du Coscione à 16 au lieu de 18, déplacement du campement oblige ! La pause après une petite montée technique à la bergerie du « GR Vins » est la bienvenue, surtout avec des graines.



Le vent fort nous empêche de monter à l’observatoire, mais Stéphane et Raphaël nous donnent une explication géologique très riche des blocs de granit qui nous entourent. Le repas se fait à l’abri dans une salle d’exposition que nous ouvrent gentiment Julie et Rémi.

Heureusement, car l’arrivée des camions est retardée, soit disant par un arbre barrant la route, que nous ne verrons jamais. Un chauffeur inattendu a remplacé Anne-Marie et, grâce à lui, notre bivouac va s’installer dans la propriété de Nicolas HULOT sur la commune de QUENZA, et oui !



C’est le jour où Dominique nous initie à la lévitation et nous tient en haleine avec une histoire de melon bien mûr…

Dimanche 3 septembre :

Le réveil est matinal pour Béatrice et Guy à cause des ânes qui mettent le souk autour des cantines. Mais Béatrice est au top pour le « gâté » avec Pascale.

Nous quittons la propriété du ministre à 8h55 au lieu de 9h00 pour partir du relai équestre de Pierro. Une descente technique nous attend jusqu’au village de QUENZA, avant d’arriver sur notre camping U FOCUNU à ZONZA pour le repas du midi.





La fermeture inattendue de la piscine nous laisse du temps pour jouer au Molky, écrire ou ne rien faire ! Bière corse à l’apéro : la Pietra. Le diner se passe dans la bonne humeur, avec un dessert improvisé par Anne-Marie et Guy, pour fêter leur 40 ans de mariage, Clairette de Die et Fruit Jazz pour arroser le tout.

Lundi 4 septembre :

La matinée commence calmement à QUENZA par des achats divers. Puis une descente sympathique nous conduit vers LEVIE en empruntant le parcours de rando « Mare a Mare ». Une pause musicale inattendue nous est offerte par un groupe de jeunes filles belges… Tous les garçons ont failli faire demi-tour, Matthieu et Vincent les premiers !
Le repas, sans sauce cette fois-ci, se fait dans le maquis. Une méga cueillette de mûres se fera avant la traversée de 2 ponts sur le chemin raviné vers LEVIE. C’est le jour de Marc qui, non content d’avoir un gros souci d’oreille, se retrouve avec les jambes éraflées pour être passé à travers un des ponts à cause d’une planche manquante.




Transfert en véhicule sur Sartène, au camping de la ferme viticole de PERO LONGO. Anne-Marie se fait avoir par Dominique qui lui fait croire qu’elle avait les sauces dans son sac le midi !

Mardi 5 septembre :

Après un réveil en douceur, nous partons faire le tour du village de Giuncheta, sur un parcours plein de contrastes. De vieilles bergeries, une flore méditerranéenne variée et une vue sur les aiguilles de BAVELLA ponctuent notre randonnée. De retour au camping pour une dégustation de vins et un repas rapide avant de repartir en camion pour le point de départ de notre randonnée nocturne au clair de lune.


Un petit sanglier nous accueille sur le parking ça promet ! Après 20 minutes de joëlette, nous nous retrouvons sur la plage de Rocca Pina, dominée par sa tour génoise et son lion. Avant de se coucher sur la plage, Pascale fera sa baignade en joëlette, toujours en très bonne compagnie !


Mercredi 6 septembre :

Nous quittons à regret notre lieu de couchage après un petit déjeuner rapide. Nous rejoignons les falaises de BONIFACIO par camion. La randonnée sera ponctuée de descentes et de montées très caillouteuses, mais aussi de baignades dans des criques superbes et nous arriverons directement au camping en joëlette.



Après le repas du soir, une petite virée sur le port permettra à certains d’admirer les yachts somptueux et pour d’autres de déguster une bonne glace ou une bière. C’est le jour de Denis, qui se fera beau en chemisette pour cette sortie en ville et celui de Stéphane qui nous avouera s’être retrouvé en bas de son hamac en début de nuit !


Jeudi 7 septembre :

Réveil tranquille mais départ en joëlette un peu moins car nous sommes coachés par Raphaël, façon RAMBO, pour « tout donner pour arriver à la citadelle de BONIFACIO » ! Et nous y sommes arrivés.


Quartier libre pour chacun dans la ville avant de repartir sur les falaises pour un pique-nique en plein vent dans une ancienne construction militaire. Nous poursuivrons jusqu’au phare de PERTUSATO, avec un panorama magnifique.

Nous reprenons les camions pour un transfert sur PORTOVECCHIO, à proximité de la plage de PALOMBAGGIA. Fin de journée tranquille. Les discussions d’après-repas nous emmènent très loin vers le Pérou et le Népal…

Vendredi 8 septembre :

Les plus matinaux seront sur la plage pour assister au lever du soleil. Après le petit déjeuner, nous partons à la découverte d’une autre plage plus difficile d’accès, celle de CARATAGGIO dite « petite Tahiti ». Pour se baigner, il a fallu franchir une bande d’algues importante et profonde, mais Pascale et Vincent, n’auraient raté cela pour rien au monde ! En fin d’après-midi, nous revenons sur le camping d’U FOCUNU à ZONZA, vide !





C’est l’heure du grand nettoyage dans les camions, dans les cantines. Martine et Claire sont au taquet pour cette dernière grande vaisselle. C’est le jour d’Isabelle, qui se fait une joie de nous aider à l’essuyage avant de nous donner le fameux questionnaire HCE.

Stéphane enchainera le soir sur le bilan de fin de séjour. Une petite larme de celui qui aura donné « de la couleur à ce séjour », Matthieu, mais qui sera vite consolé. Pour terminer en beauté : bivouac dans les sanitaires, on aura tout fait !

Samedi 9 septembre :

Nous quittons le camping pour rejoindre le col de BAVELLA d’où nous verrons les Aiguilles de BAVELLA. Les plus courageux iront se perdre dans le trou de la bombe avant le repas du midi. De belles rencontres ce jour-là aussi avec 2 filles dont une s’essaiera à la joëlette.





Et puis c’est le départ pour Bastia en passant par le barrage de l’OSPEDALE. Nous quittons à regret cette belle île et surtout notre accompagnateur Stéphane qui lui va continuer l’aventure avec le séjour de Corse du Nord.

Embarquement par navette, ce qui nous évite de trop peiner avec tout notre barda. Repas pique-nique en chanson et avec des pizzas offertes par les passagers joelette ! Un très bon moment avant la nuit à l’intérieur pour la majorité et sur le pont pour les plus irréductibles : Pascale, Hélène, Éric et Guy.

Dimanche 10 septembre :

Réveil en musique puis en lumière à 6h dans la salle commune ! Re-navette pour rejoindre la gare maritime. C’est de là que se feront les premiers départs du groupe avec Raphaël qui court prendre son train et nos ardéchois Claire et Yves qui vont retrouver leur voiture. Après un acheminement à la gare SNCF par 2 personnes d’HCE 13, l’égrainage continuera… Matthieu, Isabelle, Pascale, Béatrice avec Anne-Marie et Guy, Hélène et Dominique pour visiter la ville, Martine et Marc avec Denis, Anne avec Vincent et le dernier Éric.

Nous sommes tous partants pour la Corse du Nord !

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Grand Paradis 29 juillet au 05 août 2017

Depuis les fins fonds des 4 coins de la France, la troupe timide comme un départ de séjour, se retrouve en vallée d’Aoste à monter les traditionnels marabouts dans un petit camping au bout de la vallée de Valsavarenche.

Très rapidement l’ambiance météorologique tourne à l’orage et le premier repas de la semaine se fera sur fond de pluie. Le traditionnel tour de table de présentation montre une équipe motivée, drôle et laisse présager une très belle semaine ! Enfin la motivation du premier soir sera vite coupée par la fatigue du voyage, et la prévision d’une semaine sportive.

Le lendemain Cécile nous a prévu une journée tranquille pour se mettre en jambe et en profiter pour découvrir les alentours. Le soleil nous retrouve au moment du pique-nique afin de découvrir le trajet prévu sur la semaine, et notamment la montée du lendemain !

En tout cas la journée nous a permis de tourner entre les torrents, cascades, et les petits villages italiens.

Tout le monde profite de la dernière douche de la semaine, et le repas tranquille se termine avec une petite verveine made-in-Madeline.

Ce matin, réveil à la fraîche, frais et dispo. Le groupe est motivé, et trépigne de monter à l’écart de la civilisation. Le démontage du campement se fait avec le soleil se pointant sur les montagnes, à priori, on espère tous passer à côté de l’orage. Une bonne montée en sous-bois nous réchauffe, on se rendra compte trois jours plus tard que c’était les derniers arbres que l’on voyait. Une fois arrivés sur les alpages, nous croisons des ruines de fermes qui nous rappellent les usages passés.

On est arrivé à notre place de pique-nique : une pâture face au Grand-Paradis en plein soleil !! Le ton est donné, l’aquarelliste du groupe aquarellise, certain(e)s apprécient le paysage, d’autres discutent de déshydratation, le reste lézarde au soleil. L’humidité matinale est vite oubliée. Le bivouac est maintenant proche, la fin de la montée se fait donc tranquillement jusqu’à la maison des gardes du parc.

La déshydratation : LA découverte et redécouverte du séjour. Ce sera la thématique de beaucoup de discussions, en commençant par la ratatouille déshydratée du second bivouac (que tout le monde attend avec impatience). Toutes (ou presque) les recettes y passeront, « to be or not to be ? » et tous les ingrédients seront étudiés… Nous arrivons donc au bivouac tôt, sur la question du vin et du fromage (ça passe en poudre ou pas ?).

Nous arrivons suffisamment tôt à Orvieille pour installer le campement, glander et discuter de bêtises. Nous retrouvons Anne-Emanuelle, Laetitia et Quentin, venus prêter main forte pour l’étape du lendemain. L’atelier de préparation du pique-nique fut une des attractions de la soirée, la chaîne de production lancée par Marie-Anne, chapeautée par Cécile, et discutée par (à peu près) tout le monde. Tout devient alors sujet à débats animés dans les éclats de rires : épaisseur des tranches de pains, taille des tranches de jambon, cornichons dessus ? Cornichons dessous ? Pains dessus ? Dessous ? On se retrouve avec des sandwichs de pains roulés dans du jambon étiquetés à la vache-qui-rit.

La joyeuse troupe se calme et se discipline ensuite pour écouter les gardes du parcs venus nous souhaiter la bienvenue et nous présenter leur territoire. Le repas qui s’en suivit fut calme, et une fois la vaisselle faite, le groupe se motive, remonte les Joëlettes et va profiter du coucher de soleil sur le Grand Paradis, autour d’un digestif.

La nuit est belle tout le monde se couche content de sa journée, à 2168 m d’altitude, la plupart restant à profiter des étoiles à la belle.

La journée est prévue sportive, avec l’ascension du fameux col Mento, on se lève donc encore une fois bien motivés.

Nous quittons Mainon qui contournera le col pour nous retrouver le soir même au bivouac. Ainsi, une fois le campement plié, et nous attaquons la montée en direction du lac Djuan, étape pique-nique. Le temps d’une baignade fraîchement vivifiante, et l’occasion d’étaler les affaires ayant pris l’humidité du petit matin.

La vue magnifique (encore une fois), nous permet de voir, ou du moins d’essayer, le chemin qui nous attend dans le pierrier d’en face. Bon clairement, ça va être super, mais pas roulant !

La menace de la pluie nous fait ramasser nos affaires et nous entamons la montée en espérant déjouer les nuages. La montée fut sportive, technique, intéressante et un peu « fou-fou » tout ce qu’on attend d’un séjour HCE !




Nous arrivons au col secs, trois gouttes sont tombées, histoire de faire peur, et nous découvrons ensemble un paysage à en perdre les mots. L’émotion d’une telle montée, d’un tel paysage nous rappelle pourquoi on vient et revient sur des séjours avec Handi Cap Évasion.

Le moment est à immortaliser avec une belle photo de groupe.

Nous prenons aussi un petit moment pour penser à Edmond, parti en septembre dernier, pour qui la montée au col l’année précédente avait été un moment particulièrement marquant. Cécile dépose une petite plaque en sa mémoire.

Nous repartons donc ensuite tranquillement avec la vue sur le massif du Grand Paradis. Nous arrivons tôt sur la place de bivouac, encore une fois magnifique, ambiance « seuls au monde », à 2 600 m d’altitude. Petite sieste pour les uns, étirements pour les autres, le campement se monte tranquillement.

La pluie arrivera finalement au moment du repas, pendant que nous dégustions la fameuse ratatouille. Nous nous réfugierons sous la bâche bivouac pour finir notre gamelle. Au moment du dessert, la pluie terminée nous laisse sortir apprécier le spectacle d’un troupeau de Bouquetins descendant pâturer sur la fin de journée. A croire que Cécile avait encore une fois tout programmé avec un timing parfait !

Nous finirons la journée avec un petit digestif au Sureau préparé par Madeline, et un petit concert de notre chorale improvisée, accompagnée au chant et surtout à la air-guitare par Siméon

Tout le monde se couchera encore une fois, la tête remplie de belles images, dans un cadre magnifique.

On se réveille le matin dans le même cadre de rêve que la veille. Les coucheurs de la belle étoile auront eu un magnifique lever de soleil sur le Grand Paradis. L’objectif de la journée est de prendre son temps, une petite étape aujourd’hui pour rejoindre le refuge.

On a donc bien suivi les instructions de notre guide adorée : grasse matinée. On traînera ensuite après le petit déjeuner, pour un départ prévu à 11h (oui oui).

La suite se déroule en balcons, le paysage est toujours au rendez-vous, et ce matin, c’est le Gypaète barbu qui nous accompagne de son vol calme et silencieux. On arrive pour pique-niquer tranquillement au bord d’un petit lac, et on repart pour une après midi « pepouse » en direction du refuge el Citta del Chivasso. Nous laissons nos compères venus en renfort, il leur reste encore de la route.

Peu de temps plus tard, nous nous retrouvons attablés sous les drapeaux du refuge autour de la bière locale, contents d’être là.

Le repas du soir est animé par de grandes discussions, et de grands éclats de rires, certains et certaines auront profité du vin accompagnant le repas avant que le chef des lieux, Alexandro, ne nous offre la Grappa et le Genepi.

Un autre sujet récurent sur le séjour, « Le petit poisson dans l’eau [nage, nage, nage-nage-nage...] » chanson enfantine (vous irez voir sur YouTube), est devenue la blague que tout le monde a dans la tête, et personne n’arrive à s’en libérer les neurones.

Nous commencerons donc la journée (au moins les personnes du dortoir du bas) par un réveil Made-in-Rose en chanson sur le thème.

Aujourd’hui nous partons légers, les sacs restants au refuge. Nous faisons le tour des lacs du secteur et pique-niquons sur une petite île (le paysage est évidemment toujours magnifique).

Les plus téméraires iront se baigner, pendant que les autres lanceront une partie de dés.

Une fois rentrés au refuge, nous recroisons Alexandro, le maître des lieux qui nous présente à ses amis de passage avec l’entrain des italiens.

A la fin du repas, Alexandro est revenu discuter avec le groupe, ne cachant pas son plaisir de nous revoir chez lui. La Joëlette est peu, voire pas connue en Italie, Handi Cap Évasion lui rappelle l’esprit de la montagne, des femmes et des hommes qui avancent ensemble dans l’esprit d’entraide et de solidarité.

On se lève le matin en sachant que c’est le jour de la descente, on dit au revoir à toute l’équipe du refuge et on se met en route en passant sous les fameux drapeaux, dont on a eu la signification la veille.

On descends d’abord tranquillement sur des chemins plus ou moins roulants du Piano del Nivolet.

La pause pique-nique bien animée de diverses blagues et à nous la fameuse descente « technique mais ludique » comme on dit chez HCE. Toujours dans un cadre magique, nous assurons une descente tout en cailloux et virages.

Nous retrouvons les arbres laissés à leurs altitudes quelques jours plus tôt, et arrivons au camping en milieux d’après midi.

Ça commence à sentir franchement la fin du séjour et nous nous attablons autour de la table à déguster sirops, puis bières concoctées par Jean-Mie. La fin d’après-midi s’organise autour de discussions, douches (la seconde du séjour), et de la préparation du repas du soir orchestré par notre team Cizeron : tartiflette !

La soirée se termine par une belle étoile pour la majorité du groupe.

Le lendemain sera comme tout le séjour, le campement est plié rapidement, et le tout rangé dans le camion en moins de temps qu’il faut pour le dire.

Ce séjour aura été encore une fois une belle expérience, mêlant un groupe hétéroclite de gens motivés avec des paysages fabuleux, orchestré par Cécile et Jean-Paul, le tout créant une alchimie nous rappelant pourquoi on revient.

Le groupe se sépare, et se disperse dans toute la France, content de ce beau séjour.

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Haute Ubaye du 12 au 18 août 2017

Début de séjour HCE comme il se doit : des imprévus, mais dans la bonne humeur :
- Annulation de dernière minute d’une passagère joëlette, remplacée la veille du départ par Sabine, non voyante.

- La voiture intendance qui ne parvient pas à monter jusqu’au camp de base

- Le réchaud à gaz qui ne démarre pas…

Le repas se termine dans la nuit, la vaisselle se fait dans l’eau glacée du torrent.

Mais tout est bien qui finit bien : de magnifiques étoiles filantes avec de très belles traînées éclairent notre première soirée

Nous sommes 22 : Yannick (accompagnateur), Edith (intendante), Bernard, Yves, Lise, Noémi, Louise, Jean-Luc, Hélène, Lysiane, Dominique, Rémi, Flore, Clément, Vincent, Livia (AA) ; Sabine et Paul (HM) ; Isabelle, Lionnel et Erwan (PJ). Et Charlot, bien sûr (ATAMR : Accompagnateur Très Actif Mais Rêveur).

Dimanche 13/08/17

Journée prise en main des joëlettes autour de Fouillouse, nous prenons les 4, ce qui en laisse 2 pour qu’une fois ne soit pas coutume, les accompagnateurs actifs testent eux aussi le transport en joëlette sur un chemin forestier, puis un sentier pour la descente.
Isabelle marche très bien en montée, nous sommes donc relativement « légers ».
Le « test technique » est passé (ou comment prendre les rochers difficiles à côté du sentier lisse), nous sommes prêts pour les jours futurs !




Belle entente entre tous, passagers comme accompagnateurs. Le soir, nous recevons une visite inopinée de Jocelyne et Marie (habituées de HCE), qui randonnent avec des personnes à déficience visuelle, dans le cadre des activités de l’association GTA Handic’Alpes, groupe qui passe la nuit juste ici !

Lundi 14/08/17

Départ de Fouillouse (1910m) avec 3 joëlettes pour le bivouac au pied (2660m) du Brec de Chambeyron, avec passage (et pause bière, chocolat, nougat) au refuge de Chambeyron (2626m).

Un passage technique sur des rocher : les tireurs ont bien guidé, les passagers ont bien pédalé et fait confiance, les conducteurs ont bien équilibré, les assureurs ont rassuré.

La baignade initialement prévue au lac en aval du refuge ne tente personne, il fait bien trop froid !

On a craint la pluie de fin d’après-midi, finalement c’est soleil souvent couvert.
Nous bivouaquons à côté de la rivière, sur du Trias (des schistes d’environ 250 à 200 millions d’années), dominé par du calcaire Jurassique formant les falaises du Brec (200 à 150 millions d’années).





Mardi 15/08/17

Givre pendant la nuit, les dormeurs à la belle ont eu un peu (beaucoup) froid. Sous la bâche, ce sont les glissades successives de matelas et la toux glaireuse de Noémi qui rendirent la nuit compliquée.
Le matin, problème digestif d’un des membres de l’équipe : 3 accompagnateurs restent au camp avec lui pour la matinée. Les autres montent au lac des 9 couleurs et rejoindront le bivouac à midi pour pique-niquer et le démontage.



Le lac est assez grand, mais finalement moins coloré que le petit en contrebas. Charlot débâté se croit en vacances et se montre un peu… pensif, où alors admire-t-il le paysage ? La descente de retour vers Fouillouse est longue, avec une seule pause après le pique-nique. Nous arrivons épuisés.

Mercredi 16/08/17

Départ pour un second bivouac après une nuit pluvieuse, le soleil accompagne finalement le départ. Jolie montée roulante le long de la rivière dans une forêt de mélèzes. La montée est plus rude par la suite, nous reprenons des forces avant la partie raide et technique qui nous mène à un petit lac pour pique-niquer : le coin à l’abri du vent, l’eau est fraîche mais tellement bonne pour une baignade après cette montée !





Nous rejoignons le GR 5 pour une fin de montée jusqu’au col de Vallonnet puis la descente de l’autre côté. Le ciel est menaçant : nous montons jusqu’au baraquement (ancienne base militaire de défense de la frontière italienne du col de Vallonnet) vers 18 heures au lieu du bivouac initialement prévu au pied de la descente.

Malgré nos craintes, il y a non seulement de la place pour tout le monde, mais le ciel se dégage pour le dessert. Certains dormiront sous la bâche, d’autres à la belle, d’autres en dur. Mais avant, veillée improvisée autour du feu (presque éteint) avec force chants, partagée avec d’autres randonneurs de passage. Une très belle soirée !

Jeudi 17/08/17

Lever à 7 heures, entourés d’un paysage magnifique ; les montagnes s’illuminent avec le soleil matinal. Nous partons pour le col de Vallonnet où nous posons toutes nos affaires pour monter jusqu’au fort de Viraysse à la frontière italienne.

Nous redescendons pique-niquer au col, où nous regardons passer une famille avec ses deux ânes (déjà croisés la veille) dont l’un refuse d’avancer à la vue de Charlot. « Ouais, il a fait un pas ! ». Certains tentent de les aider en vain. Plus d’énergie dépensée à faire avancer l’âne qu’à porter les bagages ! Merci Charlot d’être beaucoup plus coopératif (du moment qu’on te laisse manger les chardons) ! La descente est raide, et rapide en dénivelé, nous arrivons à Larche.






Les conducteurs vont chercher leurs voitures à Fouillouse, les autre se baignent dans la rivière (bien plus chaude que les précédentes !). Humeur très joyeuse pendant le repas et la vaisselle. Nous sentons la fatigue qui s’accumule, dans une juste mesure pour stimuler la bonne ambiance du groupe !

Vendredi 18/08/17

Journée tranquille au fond d’un vallon du Mercantour. Accueillis par des marmottes, le chemin est roulant.
La joëlette est pour tous : une aveugle, un malvoyant et une handicapée non marchante ont même eu l’ « inconscience » (qui sont donc les accompagnateurs qui ont osé laisser faire une chose pareille ?) de tirer les 80 kilos de Yannick guidés par un simple bip discontinu.




Opération réussie, seuls les accompagnateurs actifs l’on fait tomber (délicatement, cela va sans dire) dans les orties !

Baignade et pique-nique près d’une cascade, repas du soir près d’un torrent avec bananes flambées très réussies par Edith et Bernard.
Joyeux anniversaire Noémi !




Nous rentrons à la frontale pour notre dernière nuit en Haute Ubaye, à Larche.

Voilà un séjour qui se termine tranquillement, où nous avons pu profiter de la bonne humeur de chacun, nous connaissant déjà mieux après cette superbe semaine !

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