Beaufortain 2007

Où l’on découvre pourquoi le Beaufortain est réputé... pour le ski !

Camp de base installé au Plan de la Laie sous un magnifique soleil. Le petit torrent juste à côté dont l’eau court sur les ardoises chauffées par le soleil est un bonheur pour la toilette.

Départ le 1er jour pour une belle balade d’initiation…

Où nos passagers choisissent aussi de se dégourdir les jambes. Ici Françoise gravit la montée finale, la plus raide, la plus dure, jusqu’à la grande berge, petit sommet et lieu de pique-nique. Bravo !

Patrick lui savoure sa récompense après l’effort.

Mais dès le lendemain le temps se gâte. La pluie est sur nous et ne nous lâchera plus.

Vu le temps, Franck, l’accompagnateur moyenne montagne du séjour, décide d’installer le bivouac à côté d’un petit abri ou l’on va pouvoir, en se serrant, manger au sec ou presque.

Réveil toujours pluvieux… Il faut vraiment sortir ?

La rando prévue au départ n’est plus déjà qu’un souvenir sur du papier mouillé. Franck nous propose une balade vers le lac d’amour. Mais arrivé plus haut la pluie redouble, le brouillard se lève, le terrain est détrempé, boueux et très glissant. Nous rebroussons chemin pour trouver refuge dans une ancienne étable pour manger. Même Karak voudrait bien se mettre à l’abri ! Retour au camp.

La météo annonçait un refroidissement, voilà le résultat le lendemain matin. Neige à 50m au-dessus du camp. La crête des gites, rando de la journée prévue pour nous amener au refuge de la croix du Bonhomme est sous 40cm de neige !… Impraticable !

Les conditions de neige, de froid, les affaires mouillées, le manque de commodités contraignent Franck à envisager une solution de repli pour le groupe : Démontage et remontage du camp au camping de Beaufort.
La salle hors sac nous accueille tous au sec pour savourer les repas mitonnés de René.

Le lendemain, nouvelle balade dans des conditions grandioses.

Le groupe dans la neige.

Enfin pour le dernier jour, le soleil revient pour nous permettre d’admirer le grand blanc au-dessus du Lac de Roselend.

La Pierra-Menta de l’autre côté.

Dernière montée et dernière crête.


Dernière sieste.

Et dernière pause sur le sentier du retour.

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GTA Handic’Alpes : c’est parti !

Sur les sentiers de Thonon aux Contamines Montjoie, avec trois personnes aveugles et une personne déficiente visuelle : le pari un peu fou de Philippe Gaudiez et de sa toute jeune association "GTA Handic’Alpes" a été tenu :

Tout débute à Thonon le 11 août, en présence du maire de la ville et des représentants de l’Office du Tourisme : discours, remplissage d’une bouteille avec de l’eau du lac Léman, rencontres avec la presse, premières photos et le groupe d’une quinzaine de randonneurs part à l’assaut des premières montées pour rejoindre Champanges lieu du pique-nique.

L’après midi, la "bande des 13" poursuit seule l’aventure avec toutefois l’assistance de 2 accompagnatrices (Sylviane et Jocelyne) chargée de la logistique.
La première journée ressemble à une randonnée de village : du goudron, quelques sentiers et un modeste dénivelé de 600 m pour atteindre Chevenoz.

Mais dès le deuxième jour, les choses sérieuses commencent : c’est 1700 m de dénivelé positif qu’il faut franchir pour rejoindre la Chapelle d’Abondance.
De bonnes grimpées : col de la Case d’Oche (1937 m), col de Pavis (1944 m), col de Bise (1915 m), pas de la Bosse (1816 m) vont laisser quelques traces dans les mollets.

Le lac Léman s’éloigne déjà et ne sera bientôt plus qu’un souvenir :

On glisse parfois car les pluies abondantes de la semaine précédente ont bien détrempé les sentiers, on trébuche sur les obstacles, mais on avance toujours.

Les "triplettes" sont de rigueur tout au long de la semaine, pour permettre à tous de progresser en sécurité et pour se relayer. Un accompagnateur guide et un autre surveille si tout se passe bien.
La triplette : Francis, Guy et Mylène en pleine action :

La triplette : jean, Jocelyne et Michel admire le paysage :

Et puis, parfois : il faut bien se "lâcher un peu" et c’est en duo que Guy et Mylène dévalent les pentes !

Ou que Christine et Mylène valsent sur un pont himalayen :

Chevenoz, La Chapelle d’Abondance, les Brochaux (près d’Avoriaz), puis Samoëns, le refuge de Moède Anterne, et les Houches vont être nos différentes étapes avant de rejoindre Les Contamines.
Il y aura quelques beaux coups d’oeil sur les paysages que nous nous efforçons de décrire à ceux que nous guidons, comme :
les belles pelouses fleuries au dessus d’Avoriaz, face aux Dents Blanches :

la vue sur le Mont Blanc un peu avant le refuge d’Anterne :

les frissons et l’émotion au col d’Anterne (2063 m) :

les sommets étincelants qui se dévoilent pour quelques secondes au dessus des Houches :

les rencontres inattendues :

les beaux chalets savoyards :

l’ambiance glaciaire près du col du Tricot (2120m)lors de la dernière étape avec vue sur le glacier et l’aiguille de Bionnassay :

Il ya bien entendu les coups de fatigues des uns et des autres, une gastro qui s’invite pour Virginie, les ampoules aux pieds, la pluie qui joue les trouble fête, mais l’envie d’arriver ensemble aux Contamines reste plus forte. Les accompagnateurs sont impressionnés par l’agilité et la détermination de Jocelyne, Guy, Virginie et Christine qui avancent malgré les conditions difficiles.
Les accueils se succèdent aux différentes étapes et donnent l’occasion de sensibiliser les personnes rencontrées au problème du handicap visuel.

Pour cette première semaine de randonnée partagée sur la partie Haut-savoyarde du GR 5, c’est environ 8500 m de dénivelé positif qui ont été franchis et on ne compte pas les descentes, même si elles font mal aux genoux. Cette semaine constitue donc une belle performance sportive et humaine, sur les traces de la GTA réalisée par Handi Cap Evasion au cours des étés 2005 et 2006 avec les mêmes ingrédients indispensables à sa réussite : solidarité, tolérance et dépassement de soi.

Bonne chance Philippe pour la suite jusqu’à Menton ainsi qu’à tous ceux qui vont faire un bout de chemin avec toi et surtout aux 3 personnes ayant un handicap visuel qui t’accompagneront sur les sentiers du Mercantour la dernière semaine. Mais, tout va bien se passer puisque tu emportes avec toi, comme porte-bonheur, le sourire de Virginie !

et de Jocelyne :

texte et photos : Simone Vincent

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Ecrins - Meije 2007

Le sourire est sur les visages pour prendre le GR 54 vers les lacs d’Arsine.

Le groupe se dirige d’un bon pas vers le refuge de l’Alpe, mais sans âne les sacs sont chargés.

Marti a été obligé de modifier le déroulement du séjour, nous sommes avec la cape de pluie sur le dos depuis trois jours et les rhumatismes ressortent.

La chapelle du village du Sert nous abrite pour le repas de midi.

Beaucoup d’Ave Maria pour une météo plus favorable

De ce belvédère la vue n’a pas rendu justice à l’effort, mais le groupe reste uni dans la difficulté.

Du camp à Besse, les nuages passent et la neige tombe à 2000 mètres.

Vagabond, le remplaçant de Tartare reste au repos.

Heureusement des paysages merveilleux s’offrent enfin à nous.

Pour nos deux derniers jours c’est sur le plateau d’Emparis que le soleil revient et nous roulons vers les lacs Noir et Lérié.

Du plateau d’Emparis avec une nuit en refuge, nous avons appécié de belles vues sur le Meije et tout le massif des Ecrins.





Laurence la passagère joëlette du séjour.

- Chacha

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Névache Clarée 2007

Tout d’abord , voici quelques nouvelles de Tartare, notre âne convalescent :

Le premier jour, Tartare joue toujours au touriste et oblige Eric à se mettre à l’eau

Mais l’âne du berger le guette et après une nuit de bagarre, il va devoir être conduit à l’hôpital des ânes, au Jas des Bailles. Le bilan est lourd : museau fracturé, nombreuses morsures sur le museau, le poitrail et les pattes arrières. Les bons soins de Marie Pierre vont être nécessaires pour qu’il puisse de nouveau accompagner nos randonnées.

Voici Vagabond, l’âne chargé de remplacer Tartare, mais la montagne, celà ne lui plaît pas trop et les encouragements d’Emmanuelle ne suffiront pas pour le faire avancer.

Nous allons devoir bien souvent porter nous mêmes le pique nique et même les sacoches et le bât.

Vivement le rétablissement de Tartare !

La fiche technique du séjour l’annonçait : "nos balades combleront nos mollets et nos sens" et c’est bien vrai. Les sentiers sont bien souvent raides et caillouteux au dessus de cette belle vallée de la Clarée, mais quelle belle lumière à travers les forêts de mélèzes !

Et qu’il est beau ce fond de vallon près des Drayères !

Cette semaine va être marquée par les rencontres sympathiques et les nombreux coups de main des randonneurs rencontrés. Heureusement pour nous car la montée vers le refuge du Chardonnet puis au col du Chardonnet est bien rude.

La pluie n’empêche pas le bivouac au dessus du refuge du Chardonnet, dans un cadre magnifique.

Maryline encourage son chien guide ’Ti Punch" dans les montées et même s’il ne lui fait pas toujours prendre le meilleur chemin, il la conduit toujours au sommet.

Nous voici enfin au col du Chardonnet (alt : 2638 m) pour une pause bien méritée face au magnifique panorama des Ecrins. Le Dôme et la Barre des Ecrins, les Agneaux, et la Meige, quelle belle toile de fond pour la photo de groupe !

Le beau temps étant de retour, coups de soleil et baignades au lac Chavillon face au Mont Thabor sont au programme de la dernière randonnée au col des Thures (alt : 2194 m).

La semaine a passé trop vite : tout se termine au camping de Fontcouverte en musique grâce à Irmine mais non sans émotion et avec un brin de nostalgie.

Un grand merci à toute l’équipe pour cette belle semaine de randonnée partagée en montagne et surtout aux personnes à mobilité réduite : Franceline, Christine, Aïcha, Thomas, Xavier, Maryline, à notre guide Eric qui a su aplanir toutes les difficultés de la semaine et à notre super intendant Isidore qui nous a régalés.

- Simone

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Val Maïra 2007

Texte et photos de Corinne et Alain Archambault

C’est bien connu, les vrais touristes arrivent en général en voiture.
On ne s’est pas méfié, mais on aurait dû !

En effet, notre cher Tartare était blessé, et son médecin personnel lui a interdit tout effort surhumain, en particulier de porter une charge.

On a bien essayé de contourner le problème, mais sans succès.

Stéphane a alors été tenté par un remplacement de dernière minute, mais il a décidé que Tartare était irremplaçable.

Il a donc entrepris de "fabriquer" un âne de substitution et...

au travail !

Tartare s’est très bien accomodé de cette situation et était même à deux doigts de nous narguer.

Il aurait volontiers profité d’une joëlette vide...

...ou serait bien rentré dans la bergerie pour se mettre à l’abri du vent,

mais la nature a vite repris le dessus.

Cela ne nous a pas empêchés d’admirer le Val Maïra...

les lacs environnants...

et la flore, magnifique à cette époque.

Encore un grand merci à Stéphane.

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