Massif des Monges - 20 au 27 juillet 2019

L’agence HCE vous propose des séjours inoubliables de randonnées vers des destinations uniques et magnifiques !
Massif des Monges, balcons de la Meige, Népal, Pérou, la Vanoise… Il y en a pour tous les goûts !
Et vous en reviendrez …
Musclés par les joëlettes
Transformés par vos rencontres
Déconnectés par l’absence de réseau
Rassasiés par les délicieux repas de Bernard
& motivés pour recommencer !

JOUR 1 : Grand départ !
Arrivée au col de Fontbelle.
Présentation et rencontre du groupe - avec mention spéciale au vieux crabe violoniste aux pinces asymétriques et à la langue bien pendue – autour d’un apéro qui annonçait déjà la couleur : rillettes, saucissons, vins, binouzes, pétillants à gogo…

JOUR 2 : Réveil aux aurores après une nuit à la belle. Lacets noués et Charlot bâté, nous partons pour une initiation aux joëlettes pour les « jeun’s » de la bande de vieux. Entre papillons, fraises des bois et nougat, notre accompagnateur nous trouve une curiosité géologique : des ammonites !

JOUR 3 : On décampe au col de Fontbelle direction Geruen. Montées en lacets, dénivelé de 560 m, soleil qui tape, cailloux, rochers et obstacles variés… trop facile pour un 2ème jour ! La pause café n’est apparemment pas encore méritée…
« Elle est juste là-bas à la forêt »
… 1h plus tard et avec l’aide de VTTistes, on a enfin nos nougats, cafés et sieste !

JOUR 4 : Pour se remettre des émotions de la veille, montée de 450 m entourée de vautours, patous et autres créatures, et guidés par un border collie du début jusqu’à la fin ! Bonne nouvelle : « On approche de la route ! » Ouf !
Nos nougats sont toujours là pour nous soutenir 

JOUR 5 : Enfin de la descente ! Sur un air de Brassens et toujours avec nos nougats, on franchit avec succès quelques mètres fraîchement creusés de nos mains sur une pente aride ! Dans la bonne humeur, on arrive au mythique village de Joël : Tanaron. Compte à rebours lancé pour monter les marabouts avant l’orage : douche à volonté sous cette pluie rafraîchissante.

JOUR 6 : Grasse mat’ et réveil dans un cadre incroyable : ROYAL DELUXE !
Enigmes et casse-têtes nous occupent pendant le transfert des voitures.
VI = II
« Rétablir l’égalité en bougeant uniquement 1 bâton »
Après-midi grand jeu entre les quignons et les grognets. On développe nos talents d’artistes : chapeaux végétaux, affiches et créations.

JOUR 7 : Gonflés à bloc, en manque de joëlettes et toujours avec nos nougats, on part admirer le vélodrome et la lame de Facibelle sous le soleil des tropiques. Puis, une belle soirée riche en émotions autour d’un pain perdu où l’on se remémore encore une fois la merveilleuse semaine passée ensemble.

Merci à Didier, Bernard et Bernard, Mylène, Rachel, Jean-Pierre, Pauline, Emma, Philippine, Paul, Seb, Camille, Mahaut, Bertrand, Charles, Claire, Pascale, Yann, Hervé, Hélène, Pierre et Charlot !

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« Panorama sur les Ecrins » - 22 au 29 Juin 2019

4 Passagers Joëlettes (PJ) expérimentés - Carmen, bluffante et sportive ; Ludivine, aventurière passionnée ; Rodolphe, grand généreux à l’humour sexy ; Serge, la force tranquille ainsi que Béa (Handicapée marchante), active battante. 15 pilotes de joëlettes plus ou moins aguerris participent au séjour. 
Willy, nouveau AEM dans l’association, est notre chef d’orchestre pour la semaine. C’est son 1er séjour. Il remplace Frédérique, attendant un heureux évènement pour l’été. 

Cette joyeuse troupe est servie par notre couple d’intendants, Bernard et Édith. 

Elle est accompagnée de l’attachant et gourmand Charlot.

C’est parti pour 7 jours à la découverte des richesses du pays des écrins dans les Hautes-Alpes avec la canicule comme fil conducteur.

22/06 : Un bel accueil

21 personnes de différents horizons se rencontrent au gîte "Pom’ d’écrin" à Vallouise (1 200m), de nos hôtes Véro et Jean-Marie. 
Willy lance au dîner le jeu des présentations : celui qui prend la parole répète les prénoms de ces prédécesseurs : exercice de mémorisation réussi pour tous !
Après une journée de transport pour venir dans ce magnifique lieu, une bonne nuit de sommeil se profile dans ce gîte très confort.

23/06 : Prise en main de la joëlette et mise en jambe autour de Vallouise

Pour Béatrice, Loïc, Philippe et Séverine, c’est l’apprentissage de la joëlette, cette extraordinaire invention de 27 kg tout terrain ! Nous en avons des toutes neuves aux belles couleurs.

Loïc complète l’équipe à l’heure du pique-nique.
Nous randonnons sur une partie du GR54 qui fait le tour de l’Oisans et des Écrins. 

2 rivières alpestres navigables sont longées ou traversées : la Gyr et l’Onde, elles se rejoignent pour former la Gyronde. 
Le site et la cascade de la pissette impressionnent. En s’y approchant, c’est un rafraichissement garanti !

Jean-Marie officie comme guide touristique de Vallouise village (Église St Étienne, ancienne ferme de 1778).

Des groupes se forment pour une soirée jeux pour les uns ou une soirée footballistique pour les autres (8èmes de final de la coupe du monde féminine : France-Brésil. Victoire française au score de 2-1 dans la 2ème prolongation).

24/06 : Vue à 360°

Un transfert s’effectue pour se garer sur le parking du plateau de Pousterle ( = étroites ruelles médiévales à forte pente). L’interdiction de rester stationner en raison d’un tournage d’un épisode de la série Alex Hugo sur France 2 avec Samuel Le Bihan (hélas on ne le verra pas...), apprendra-t-on par la suite, oblige les chauffeurs des véhicules à un déplacement après la randonnée du jour.

De belles montées, surtout celle après le lac des Charbonnières (alt. 1849m), mènent à une vue à 360°, au somment des têtes, sur la vallée de la Durance et des glaciers (noir et blanc). C’est notre lieu de pique-nique. C’est juste un plaisir des yeux. 


L’abreuvoir près du bivouac est convoité pour recharger les gourdes,
effectuer la vaisselle, faire un brin de toilette ou lancer un concours de celui qui reste le plus longtemps la tête dans l’eau !

L’arrivée au bivouac au col de Pousterle est suivie d’un festival de charades, devinettes et histoires drôles... une régalade !!!
La soirée est sous le signe du chant, près du feu de bois. Muni d’un carnet de chants, des voix se font entendre dans une ambiance chaleureuse et conviviale. 

25/06 : Dans le vallon de Narreyroux
La descente est au programme dans le secteur du Pré Loubet (Alt. 1700m), la station de ski du Puy St Vincent, celle qu’on voit du gîte.

La randonnée du jour s’effectue à la fois dans un environnement bucolique/champêtre. Une partie est aussi sur le bitume. 
Le pique-nique est au bord d’un torrent.

La fraicheur de l’eau est saisissante mais fait un bien fou. …N’est-ce pas Bernard ??

Nous passons par la petite chapelle Notre Dame. Nous observons de l’extérieur les fresques murales. En rentrant, la douche est très prisée !
Ce soir, nous trinquons aux 32 ans de Willy. C’est (encore) une soirée festive !

26/06 : A l’assaut du glacier noir (Alt. 2035m)
Nous stationnons au parking du chalet-refuge du pré de Madame Carle au tarif de 2€ de droit d’entrée. C’est 1€ plus cher que le tarif de Rodolphe pour tous services demandés. LOL

Du renfort n’est pas de refus pour gravir ce sentier empierré et aérien. La parade n’est pas toujours possible. Isabelle, une amie de Véro et Jean-Marie sera des nôtres. Elle tient le très joli magasin de souvenirs à Vallouise.

Nous admirons la tresse (rivière en zigzag) et le versant morainique du glacier.
Deux marmottes sont vues sur le parcours mais furtivement.

La légende du pré de Mme Carle est enfin révélée au pique-nique. 

La journée se termine tôt. Nous sommes de retour au gîte vers 15h30.
Chacun vaque à ses occupations : portraits de Rodolphe et Carmen par Béatrice, jeu "Monsieur, je sais tout", tour en ville, promenade de Charlot resté au gîte par Daniel. 
La relève à la cuisine est assurée par Ghislaine, Mado et Nathalie en l’absence d’Édith et Bernard. 
Tout le monde est attablé pour écouter les recommandations du lendemain par Willy puis s’enchaîne une séance d’histoires drôles et charades. 

27/06 : Des montées d’enfer
Nous partons du gîte. Nous longeons la Gyr en direction du Puy Aillaud. C’est plus roulant que la veille mais ça monte sévère une bonne partie du parcours ! La corde est de mise. 

Nos muscles sont sollicités par un dénivelé montagnard (D+ 450m) dans ces montées (=pistes rouges de ski l’hiver) à perte de vue rendant cette randonnée endurante. 
Jacqueline, une amie de Michèle est avec nous pour les deux derniers jours. 
Le coin du pique-nique trouvé est à côté du départ des parapentistes. Nous ne verrons pas de décollage. Sur le retour, nous nous arrêtons à la terrasse d’un restaurant pour un goûter réconfortant et remplissage de gourde au tuyau d’arrosage. 
Le soir, sur une belle idée de Rodolphe, chaque personne handicapée, si elle le souhaite, s’exprime sur son handicap. Béatrice, Carmen, Ludivine, Rodolphe et Serge nous informe alors de leur maladie ou accident de vie. 

Pour tous, c’est un moment marquant d’écoute, de partage fort et enrichissant du séjour.

28/06 : Au cœur du Parc National des Écrins
Le parc des Écrins est l’un des 10 parcs nationaux. C’est un site réglementé et protégé.

Des passages demandent un pied de randonneur et de la vigilance. Carmen randonne une partie à pied. Nous perdons 2 de nos équipiers : un claquage au mollet de Philippe le fait abandonner avec Séverine.

Mais l’esprit HCE est là pour combler le déficit des forces.

Le fait du jour est la participation de Jocelyne, journaliste au quotidien, le Dauphiné libéré. Elle nous accompagne la journée et soirée, prends un temps avec certains d’entre nous pour des interviews et capte des moments par des photos.
Au pique-nique, l’instant de tranquillité à boire son café ou thé avec les pieds dans le torrent de Selle se transforme en une salve d’éclaboussures. La descente en dynamique s’effectue en 1h30, Au parking, Willy félicite l’équipe. Tout le monde se congratule. 

Au repas, Loïc ne quitte plus le barbecue. Nous lui soulignons la réussite des grillades. Nous fêtons 3 anniversaires (Willy, Dominique P. et Ludivine). 4 chanteurs (Édith, Mado, Dominique D et Dominique P.) font le spectacle en interprétant leur chanson sur l’air de Laisse Béton de Renaud.
La parole est prise par chacun pour un recueil des ressentis. Générosité, écoute, bienveillance caractérisent l’équipe. La relation humaine est primée durant ce séjour. 

29/06 : L’heure du départ
Nous vivons les dernières heures de la semaine avant que chacun reprenne la route, le train pour rentrer dans sa province. Willy repart avec Charlot pour une semaine de repérage pour préparer le séjour du Jura. 
Les au-revoir sont des pincements au cœur ; des larmes coulent sur les joues.


Ce séjour empreint d’humour, de musicalités est une riche aventure humaine ! La magie HCE a encore opéré.

Récit de Nathalie. Photos de tous …. Ou presque. Mise en forme (tardive) de Daniel

Article du Dauphiné Libéré du 30 juin 2019

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Balcons de la Meije - 13 au 20 juillet 2019

La Romanche, une rivière bouillonnante, serpente à travers Villar d’Arène. Ses eaux ont déposé des membres de HCE au camping. L’accueil chaleureux de Luc, notre accompagnateur, la bienveillance de Laure, notre intendante donnent immédiatement le ton du séjour. Il se passera sous les meilleurs auspices.

La première randonnée est une mise en jambes tout en douceur pour atteindre le lac du Pontet. La Meije, belle et imposante (3983 m) se dévoile sous toutes ses facettes. Sous son regard, Camille, Geneviève, Marianne, Maglaure et Nicolas, d’une gentillesse incroyable, deviennent des as du maniement de la joëlette.

Les eaux cristallines du lac attendent paisiblement la troupe pour pique-niquer et offrent une baignade revigorante. Jocelyne irradie de bonheur, elle retrouve la montagne qu’elle a tant côtoyée dans une autre vie.

Une nuit au camping, au cours de laquelle la pluie tambourine sur la toile de tente. Ce sera l’unique fois, elle cède définitivement sa place au soleil. Un premier bivouac de trois jours pour découvrir le Plateau d’Emparis. Sur les pâturages, les randonneurs poussent, tirent, parfois portent les joëlettes. Par chance, Loïc, le joyeux luron de la troupe, est toujours là pour aider. Comme pour l’escalade, les randonneurs choisissent la « bonne » voie. Ils parlent de goulottes, de rochers à passer, de rigoles à traverser. Peu importe les difficultés, Agathe ne ménage jamais ses efforts.

Au loin, des centaines de moutons gardés par des patous broutent tandis que des yourtes surgissent. Luc se lance dans une tirade digne d’un comédien plein de talent : il nous tient en haleine en annonçant que les yourtes sont déjà réservées avant d’annoncer que la troupe passera la nuit dans l’abri mogol. Une soirée de chants avec Kévin à la guitare ; une nuit dans la yourte dodo ; un réveil face à un panorama digne d’une carte postale. Que désirer de plus !

La joyeuse troupe repart ragaillardie. Infatigable Lionel passe d’une joëlette à l’autre tandis que le discret et non moins efficace Cyril entoure Jérémie de prévenances. Des tapis de fleurs multicolores ondulent sous le vent, se font une beauté sous l’astre Râ, la plus belle est l’edelweiss. Les rapaces planent silencieusement au dessus de ce petit monde. Bien réglées, les joëlettes chantent de concert avec les grillons.

Enfin, la troupe atteint un plat drainé par le Rif Tord. Alors que le campement est dressé, Clément, doué autant pour la topographie que la cuisine, seconde Laure. Le transit intestinal taquine souvent les randonneurs et quelquefois on entend tel un cri de victoire : Libéré(e), délivré(e) !... Entre chien et loup, les nouveaux membres de HCE présentent un spectacle drôle et digne d’un Molière avec dans le rôle de présentateurs Carole et Jean-Luc, le bouquet final est :
« On veut de la joëlette,
A en perdre la tête,
Et des toilettes sèches
En dessous de nos fesses.
Une intendante en or,
Une équipe qu’on adore,
Un guide de qualité,
Pour toute la journée.
Une yourte mongole
Pour boire un coup de gnole
Et c’est pour toujours
Cette ambiance de fou
Sabine et Vanessa,
Jocelyne Soumia Jerem’,
Supportent leurs équipages
Avec force et courage.
Sans oublier Charlot,
Qui nous libère le dos,
René sert nous à boire
On a les yeux qui brillent....
 »

Sous les étoiles, à 2210 mètres d’altitude, la nuit est légèrement glaciale. Il est à peine 6 heures, il fait moins 3 degrés, les duvets s’agitent mollement, une petite voix s’élève, celle de Sabine : elle disserte sur les bienfaits de la yourte et d’un thé chaud. Il faudra gratter les joëlettes avant de rejoindre le lac Lérié et le lac Noir au bord duquel une nouvelle halte sera un régal.

De retour au camping, Juliette et Pierre rejoignent la troupe. Le sourire de Vanessa s’illumine d’étoiles dans les yeux. Dorénavant elle ne sera plus en retard. L’œil gourmand et pétillant de René supervise la préparation de la truffade avec le soutien d’Yvette et de Soumia.

Le lendemain un nouveau bivouac dans le parc national des Écrins. La troupe progresse en compagnie de marmottes qui sifflent et jouent à cache-cache. Frédéric ferme la marche avec l’âne Charlot, moins effrayé par les rivières et les torrents.

Au refuge de l’Alpe, la projection du film documentaire Déplacer les montagnes dont le thème est les migrants fait écho dans les esprits de la troupe. Oui, il faut souvent affronter des montagnes pour atteindre un sommet…

Au petit matin, une nouvelle surprise : Cyril, un garde du parc des Écrins, accompagne la troupe. Ses explications sur les animaux sauvages, les fleurs alpines, la géologie, les glaciers la cohabitation avec les troupeaux de vaches captivent son auditoire.

Le retour au camping se fait dans la bonne humeur et la journée se termine en beauté.
La Romanche, une rivière bouillonnante, serpente à travers Villar d’Arène. Ses eaux laissent s’en aller, comme une volée de moineaux, les membres de HCE avec la promesse de se revoir lors d’un prochain séjour HCE.

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Kirghizistan 2ème édition ... Wouaouh !

Marie avait organisé le covoiturage de main de maître : afin de ne pas lever les gens trop tôt et pour éviter également les frais de parking, toute la joyeuse équipe se retrouvait aux alentours de Lyon dès le samedi soir chez les uns et les autres.
Le premier regroupement, qui durera 15 jours en fait, se passe donc à la bonne heure le dimanche.

Déjà les sourires se dessinent : retrouvailles, découverte, connaissances antérieures mais première en séjour, tout est prétexte au plaisir de se réunir dans ce hall de Saint Exupéry.

Enregistrement des bagages, explications au sujet de la joëlette, rencontre imprévue avec un membre d’HCE38, et le premier vol.
Parmi nous, 3 heureux élus pour le Pérou 2020, qui ouvrent grands leurs yeux et leurs oreilles pour se souvenir des péripéties techniques.

Escale de 4h à Moscou, qui permet de ... dormir encore. Fatigant de ne rien
faire !

L’arrivée à Bichkek révèle déjà son lot de surprises. Isabelle prend la parole : « I can walk, I can walk ! » pour tenter en vain d’échapper à la rudesse du service assistance. Aurélien et Élodie, eux, n’ont pas leur sac. Nous prenons les paris que l’Aéroflot l’a dirigé vers Oulan-Bator, puisqu’ils voulaient absolument nous y envoyer ... Smaïn nous attend, ainsi que Niias et ils nous offrent des bouteilles ... d’eau, goulûment avalées ! Ici aussi, il fait plus de 35°C, chouette ...

C’est parti pour 4 à 8h de minibus sur les pistes Kirghizes. La variable ? La vitesse moyenne du chauffeur.
Nous roulons 4h30 et arrivons défoncés : poussière, cahots, voyages, décalage horaire, va falloir soigner la première nuit !

Nous ne savons plus quel jour nous sommes, déjà, mais une chose est sûre : nous débutons l’aventure par une petite rincée nous permettant d"éviter de manger à nouveau de la poussière sur les premiers kilomètres du trek.
La première partie sera verdoyante, hydratée, accompagnée de cavaliers portant nos affaires de nuit.

Les « locaux » seront 9 dans un premier temps : Niias et Makkish (Canadien) seront les guides, en collaboration étroite avec Olivier. Nourjane et Aïjane seront les cuisinières hors pair. Tous les 4 nous suivront durant tout le défi.

5 cavaliers complètent la bande. Avec 18 chevaux, ils géreront tout le matériel et nous aideront parfois.

Malgré la barrière de la langue, nous essaierons à plusieurs reprises de communiquer, jouer, chanter et rire. Les cavaliers auront également la fierté de nous régaler par deux fois dans la même soirée : en nous présentant le jeu national Kirghize, le "oulak tartysh" puis en offrant le repas, qui était en fait le ballon de rugby !

Le groupe HCE compte 21 personnes :
14 accompagnants actifs, 4 passagers joélette, 2 handicapés marchant qui seront en partie accoimpagnateurs et Olivier le Grand, le Magicien, notre accompagnateur montagne.

Au fil des jours, notre vocabulaire québeco-Kirhizo-Russo s’étoffe : de "Check le clown" à "Ichtikemis", nous commençons à pouvoir nous débrouiller dans ce pays.
Il faut reconnaître que les gestes et le contexte aident bien et qu’un jeu de carte (le Durak ou le Saboteur) ou les grimaces participent grandement aux fous-rires et aux amitiés naissantes.

Et si cela ne suffit pas ? Insérez :

- 6 897 ruisseaux, torrents et rivières à traverser (pourquoi construire des ponts, c’est surfait quand on a des chevaux, ahah ! )

- 11 562 m de dénivelé positif, à faire en courant si vous héritez de la joëlette tractée par Aurélien, Makkich ou /et Olivier le Grand,


(ici, notre premier col à 3 400 m)

- presqu’autant de négatif, dré dans l’pentu

- une demi-journée de grimpette à +900m en 3h pour jouer,

- une journée plus cool se soldant avec 29 km de piste à jeep cumulés pour certains (il manquait un camion pour le transfert, fallait bien s’occuper en attendant ! ),
- une seconde journée de récup avec sommet facultatif se soldant par 2h45mn17s de retour en dévers,
- un feu d’artifice du 14 juillet tiré le 18 pour rendre l’anni de Laetitia encore plus inoubliable,

- les blagues de la pince-sans-rire en chef, Isabelle,
- les fous-rires de celui-dont-on-ne-doit-pas-diffuser-les-photos, Salva,
- les 2563 litres d’un petit alcool léger local ingurgités en une seule soirée (« Tu diras rien à Simone hein ? »)

Vous pouvez aussi retenir : (tout doublon est volontaire, c’est dire à quel point cela nous aura marqué ! )

- notre première soirée la veille du départ,
- la force du groupe, l’engagement,
- les paysages à couper le souffle,

- la douceur de la nature (les montagnes, les rivières, le beau temps, les parfums enivrants...),
- les fous rires, encore et toujours,

- l’ exploit 100% féminin pour l’anniversaire de Laetitia : 900m de D+, oui, mais entre filles !
- la baignade dans le lac Son Koul,

- la dernière soirée ... mémorable ! (mais, pour ce qui est de la mémoire, pas pour tous, il me semble),
- une cuisine incroyable,
- les sourires, les énergies positives,

- Olivier, notre repère incroyable,

- sa création "Ali joelette"... Avec son drap de soie perso,
- Makkiche, ce p’tit jeune surprenant de sensibilité,

- les parties de Saboteur,

- les montées de Laurent à pied,
- la montée d’Isabelle... Et sa bonne humeur presque permanente-mais-faut-l’savoir,

- les retrouvailles de copains et la création de nouveaux liens très forts,
- les itinéraires fantastiques,
- les siestes mémorables,
- la compète de lancers,

- les couchers de soleil et levers de lune (pleine le 18 juillet, en plus ! ),

- les chutes dans l’eau et les baptêmes de dévers,
- les binômes de choc ...

Ce pays, c"est aussi des paysages tellement variés qu"on ne sait plus comment le décrire : jungle par moment avec des herbes au-dessus de la tête, il peut se révéler aride aussi, à moucher de la poussière durant trois jours (ce site étant destiné à la propagande HCE, nous ne diffuserons pas de photos de mouchoirs après usage).
Ça monte, ça descend, comme pour d’autres séjours, mais avec encore plus d"intensité (on a quand même fait 900m de D+ en 3h quand ailleurs c’est ce que l’on fait en 2 jours hein ! ). Ça roule, oui, 486 km de pistes à jeep durant le trek, mais à 6 km/h de moyenne, ça peut être violent (devinez qui donnait le rythme ?).
Ça pique aussi. Dans tous les sens du terme : les bobos aux genoux, les courbatures, mais aussi les moustiques durant la pause technique (« Les filles ! Rhabillez-moi, ils me piquent le cul ! »).

Ça ventile également : tempête de vent tous les jours ou presque. Mais heureusement, « on a eu de la chance » (répété 1568 fois, sur tous les tons, et dans tous les états) : très peu de pluie sur le dos, pas d’inondation, ce n’est pas donné à tout le monde.
C’est une flore superbe, un royaume pour les géologues, un plaisir pour les ethnologues ou les éleveurs. C’est le pays où l’on dit : « Si tu n’as pas de cheval, tu n’as pas de jambes ».

Ce pays, c’est cette année une nouvelle difficulté : la chaleur.

Voici quelques façons de lutter :

Ce pays, c’est l’envie d’y revenir. Le besoin d’y rester.
L’Aeroflot nous aura entendus : incapables de nous assurer le transfert à Moscou, nous resterons 12h de plus que prévu en Russie. Heu ... personnellement, j"aurais préféré Bichkek.

Malheureusement, pour couronner le tout, Christophe, Matthieu et David auront pu prendre l’avion ... Quelle frustration de ne pas finir l’aventure tous ensemble ! Quelles interrogations pour ces trois, sans aucune nouvelle possible de la part des 18 autres ...

Arrivés à Lyon, il fallait donc changer les covoitureurs. L"un se prend un radar, les trois découvrent que les Auvergnats n"ont plus de voiture ! Le séjour se prolonge donc à Villeurbanne, pour une réadaptation progressive à la vie réelle.

Pascale a failli ne pas avoir droit de prendre son train (Accès+ n"ayant pas été transféré lors du changement de billet), Aurélien a bien cru ne jamais pouvoir sortir sa voiture de la fourrière, Laetitia aurait pu rester en rade à Clermont, faute d"une batterie fiable, mais il semblerait qu"au final chacun ait pu rejoindre ses pénates.

Le séjour durait 15 jours. Mais nous l’avons terminé en baptisant le dimanche (et même le lundi pour certains) « Le.s jour.s le plus long.s »

Quelle formidable aventure les amis ! 15 jours, c’est frustrant. C’est suffisant, aussi. C’est liant, de toute façon. Le Kirghizistan, c’est un monde à part. Un mélange de paysages, saveurs, cultures. Le Kirghizstan, c’est la promesse que les liens humains peuvent être sincères et solidifier les autres jours, quand on revient, quand on se souvient.

Le Kirghizistan c’est, nous l’espérons, votre destination 2020 car nul doute que ce séjour sera proposé encore l’an prochain.

Un grand merci à Handi Cap Évasion d’avoir osé et proposé ce séjour, à Oliv’ d’avoir suivi l’idée de Simone, à Ultimate Adventure (www.kirghizie.fr) d’avoir accepté le défi, à Niiaz, Makkish, Nourjane, Aïjane de nous avoir supportés, suivis, encouragés durant 15 jours, et à cette bande de zouaves d’avoir rendu ces jours riches d’émotions, de pleine conscience, de rires, de joies, de courbatures, d’hématomes et d’ampoules.
Un merci très personnel pour ce 18 juillet, aussi.
Merci particulier aussi à tous ces Kirghizes nous courant après avec du koumis ...

La générosité de ces bergers qui viennent au-devant de nous pour nous offrir le le Koumis (lait de jument fermenté à la robe claire, au goût de lait, de feu de bois, pour finir sur une note prononcée de vinaigre, non pas de note de banane ! ) est assez touchante.

Afin de vous plonger un peu plus dans l’aventure, n’hésitez pas à aller sur la page Facebook d’HCE (accessible même sans profil FB) : https://www.facebook.com/HandiCapEvasion pour y retrouver plus de photos et vidéos.

Et ... N’oubliez pas : en cas de stress intense, ouvrez la bouche, ça ira mieux !

Et au fait, Christian : on dit BICHKEK !

Pour vous présenter la belle équipe, rien ne vaut le regard espiègle de Makkish, accompagnateur canadien que nous retrouverons certainement sur les sentiers d’HCE, avec ou sans ses tontons. Prenez donc le temps de savourer le petit document joint.

Pour plus de photos, Isabelle a fait une présentation par thème : https://www.myatlas.com/isagc73/au-kirghizstan-en-joelette-1

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Balcons du Mont-Blanc – du 13 au 20 juillet 2019

Une équipe au top pour un séjour « grimpant » avec vues à couper le souffle sur le massif du Mont-Blanc !

Pour lire ce reportage dans des conditions optimales, mettons une belle ambiance musicale ! Merci Nathalie !

ou

Samedi 13 juillet : il est 17h, au camping Pierre Semard à Montroc, les marabouts sont déjà montés pour la semaine et l’équipe est au complet ! Cécile est notre Accompagnatrice Montagne et Christiane est aux fourneaux pour régaler nos estomacs. Mainon, Maioui ou Léon… comme vous voulez… est notre mulet fidèle pour nous permettre de partir en bivouac. Stéphane, en stage avec Cécile pour cette semaine, sont présents avec nous et d’une aide précieuse.

Sur les joëlettes, nous avons Claudine, Roxane, Eric et Hugo. Bridget nous accompagne d’un pas rapide, efficace et courageux !

Journée d’initiation dans la vallée de l’Arve

Véronique et Joseph sont nos deux néophytes et vont profiter de cette journée d’initiation pour se former à la joëlette. Après un petit parcours technique dans le camping, nous voilà partis en remontant la vallée de l’Arve et en traversant de jolis hameaux particulièrement bien fleuris.

Nous pique-niquons dans une prairie sur le plateau du Planet, avec une vue magnifique sur les Aiguilles de Chamonix et le Mont-Blanc. Cécile nous raconte des histoires passionnantes sur le Mont-Blanc, l’origine des premiers secours en montagne… Nous repartons après une petite sieste appréciée. Comme nous avançons bien, Cécile en profite pour nous faire passer par un « rallongi », petit sentier technique en forêt !

Nous terminons cette belle journée en traversant Argentière avant de remonter au camping par un sentier étroit et pentu.
La fin de journée se passe tranquillement au camping avec jeux de société ou jeu de quilles.

1er bivouac sur les alpages de Loriaz

Après une nuit bien pluvieuse, nous partons avec nos gros sacs pour 2 jours. Nous passons par le col des Montets en direction de Vallorcine puis nous attaquons l’ascension… 800m de dénivelé positif au programme pour la journée… Pour éviter de ne prendre que de la piste, nous empruntons un petit sentier qui grimpe bien à travers la forêt. Nous arrivons dans une clairière avec un chalet habité. Le monsieur qui passe ses vacances dans ce coin de paradis nous accueille dans son jardin pour le pique-nique et nous offre de remplir nos gourdes. Petit échange… il emprunte un de nos téléphone pour passer un coup de fil !

Après cette agréable pause, il faut repartir et continuer l’ascension… Cécile, pour nous motiver, nous explique que nous avons 2 zigs et 2 zags à passer et nous serons arrivés ! Le chemin est bien long entre chaque zig et chaque zag !

A la sortie de la forêt, nous arrivons aux alpages de Loriaz, face aux Aiguilles d’Argentière et du Tour. Nous retrouvons les pierres laissées là l’année passée pour monter la bâche bivouac ! Chacun repère un petit coin plat pour dormir. La rosée est déjà tombée, nous lançons un feu de bois à la fin du dîner pour nous réchauffer (le contenant de la petite bouteille apportée par Guy contribue aussi à nous réchauffer !). Quelques chants animent cette belle soirée et nous nous endormons avec le lever de pleine Lune au-dessus des montagnes.

Le réveil se fait quand le soleil arrive sur nos duvets. Quelle vue à couper le souffle du matin !

Le petit-déjeuner est apprécié. Merci à ceux qui ont préparé les tartines au beurre ou à la confiture (et pour faire une tartine beurre-confiture, il suffit de faire un sandwich !). Nous rangeons le camp, allons faire le plein d’eau un peu au-dessus, au refuge de Loriaz, avant d’attaquer la longue descente.

Le sentier est technique à travers la forêt et demande d’être vigilant. Pour éviter que Mainon - Léon ne s’emballe dans la descente, Véro et Nanou précèdent Yves au licol. Heureusement, car, panique, le chargement se déséquilibre et il faut bien le soutien supplémentaire de Cécile et Florentin, d’une polyvalence à toute épreuve pour tout remettre en place.

Petite pause graine au bord d’une cascade vertigineuse et pause pique-nique au bord du torrent de Bérard, baignade pour Lionel. Le départ se fait après une petite sieste agréable et par un sentier jonché de pierres.

Nous passons près d’une belle cascade pittoresque et faisons un petit détour pour aller l’admirer. L’accès se mérite et nécessite de porter les passagers pour descendre quelques marches. Eric, ayant le vertige, préfère attendre en haut…

Le retour au camping se fait par un sentier plutôt roulant et nous repassons par le col des Montets avant de rejoindre le camping. Nous apprécions la douche…

Le sommet de l’Aiguillette des Posettes : les choses sérieuses commencent !

Le groupe part avec un effectif un peu réduit, deux blessés, Lionel et Laurence restent au camping. Le dénivelé est important et les virages en épingle obligent à de nombreux pas de danse pour ne pas perdre un membre de l’équipage. La pause graine, comme toujours plébiscitée par Jamil, a lieu dans un paysage stupéfiant qui inspire à Nanou de chanter « les feux d’Artifice » de Calogéro. La montée continue, Cécile nous présente quelques plantes comme le plantain et ses vertus multiples. Puis on repart pour la suite de l’ascension qui parait interminable. Un groupe épuisé appelle au secours un randonneur américain, Klent, qui redonne du sang neuf pour terminer l’ascension ! Merci Klent !

Le lieu du pique-nique offre une vision à 360°. La montagne est superbe. On voit un barrage qui délimite la frontière avec la Suisse.

Joseph installe une joëlette sur un rocher qui rappelle le logo HCE ; Cécile y grimpe pour une séance photo périlleuse. Hugo taquine Guy en lui enlevant sa casquette… fou-rire.
La descente dans des pâturages est roulante et agréable en contraste des difficultés du matin. On se ravitaille en eau à une fontaine et on rejoint les pistes de ski surmontées de télécabines.

2ème bivouac à « plan Benoît », face au Mont-Blanc : majestueux !

Pour ce 2ème bivouac, nous faisons un petit transfert. Pour cela, nous allons utiliser les transports en commun… le train !

La moitié du groupe va donc aller de Montroc aux Houches en train, l’autre prendra le camion ou une voiture. Nous nous retrouvons tous juste en-dessous de La Flatière et préparons joëlettes et matériel pour le bivouac. Aujourd’hui encore, nous avons du dénivelé au programme ! Cécile nous rassure à la pause graine : super ! Nous avons fait la moitié de l’ascension… jusqu’à la pause pique-nique !

Le chemin en forêt est large mais il faut slalomer entre les pierres et les racines. Nous arrivons sur un alpage et bifurquons pour nous installer pour le pique-nique et la sieste. La vue est simplement splendide. Le soleil a bien chauffé pendant la sieste, c’est dur de repartir…

Nous nous arrêtons à une petite source pour faire le plein d’eau. Il n’y en aura pas au bivouac. Puis nous arrivons face à… un mur… Passage joëlette par joëlette obligé ! C’est raide mais ça monte !

Et nous sommes quasiment arrivés. Il n’est pas nécessaire de montrer le chemin à Mainon… C’est lui qui guide Yves jusqu’au lieu du bivouac ! La vue est simplement majestueuse face au Mont-Blanc et à l’Aiguille du Midi qui jouent à cache-cache avec les nuages. Nous faisons un petit jeu autour d’un feu avant d’aller dormir, avec en prime un petit concert d’altitude !

Cette fois, nous sommes levés avant que le soleil n’arrive sur nos duvets, il est encore derrière une montagne, mais nous attendons son arrivée avec grande impatience pour nous réchauffer ! Le ciel est bleu, les nuages sont partis…

Nous profitons de ce dernier petit déjeuner en altitude. Et puis c’est le départ… il faut redescendre dans la vallée des hommes… Nous repassons remplir les gourdes à côté des chalets de Chailloux, puis nous rentrons dans la forêt.

Nous pique-niquons au petit lac noir (lac qui est plus propice au bain de boue qu’à la baignade… aucun regret de ne pas avoir apporté de maillot de bain !).

Nous regagnons assez rapidement le camion, rangeons le matériel et organisons le transfert pour que la moitié du groupe retourne au camping en train.

C’est le dernier soir. Rangement, nettoyage, douche, pliage d’un marabout… Nous apprécions ce dernier repas tous ensemble. Le tour de table est émouvant et nous repartons fortifiés par cette très belle semaine avec des images plein la tête et de belles rencontres. Pour finir sur une note joyeuse, un petit groupe (les couche-tard disons !) se retrouve sur la piste de danse de la soirée dansante organisée par le camping. Le fauteuil d’Hugo tourne dans tous les sens, Eric se lance dans un rock endiablé avec Julie et Bridget se charge de mettre l’ambiance !

Départ

C’est –presque – fini… Dernier petit déjeuner au soleil. Nous rangeons ce qui reste et les premiers départs s’annoncent. Nous échangeons quelques mots et espérons nous revoir à l’AG ou sur un prochain séjour ! Mainon monte dans le camion… Cette fois, c’est le départ.

Merci à tous pour cette semaine extraordinaire, dans la joie et la bonne humeur !

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