Ambiance exaltante au Val Montjoie - Du 1er au 8 août 2020

Le RDV est donné à 20 "HCEciens" au camping du Pontet aux Contamines-Montjoie pour passer 8 jours de randonnées montagnardes en Haute-Savoie.

Découvrez les ingrédients de l’ambiance exaltante du séjour Val Montjoie 2020 :

- 1 énergique AEM à la positive attitude, Cécile, surnommée Mère Teresa mais aussi Maman. Elle pilote les joëlettes, elle est dans les cordes à l’avant comme à l’arrière pour palier à un frein défaillant ;
Elle répare les joëlettes ; Mr Propre lui souligne le manque d’une pince dans la trousse à outils

Elle est la femme qui parle aux oreilles de MaiOui ;

Elle raconte des histoires comme le petit tailleur de pierres au cours d’une nuit bien étoilée ;
Elle conseille ; Elle soigne (l’huile essentielle Hélichryse servira)
Elle adapte ;
Elle motive par des "Allez !" "Super !" à répétition.

- 2 royaux maîtres intendants et accompagnateurs actifs
Leur cuisine orientée végétarienne est un voyage gustatif pour nos papilles : curry sucré/salé ; DHAL (et non une soupe/sauce) ; salade grecque ; salade chinoise ; tortilla espagnole ; YAKISOBA (=nouilles sautées japonaises) ...

Ils s’adaptent à toutes les situations et ça gaze même sans !

L’apothéose de leur inventivité et générosité est le petit-déjeuner au Mont Truc.

C’est difficile d’y redescendre après avoir goûté au sommet !
Nous sommes chouchoutés. C’est donc naturellement que nous les gâtons à notre tour lors du dernier dîner. Séquence émotions !

- 4 passagers joëlette récidivistes de séjours HCE

- 5 bizuts de la joelette parrainés par 5 expérimentés (+ de 5 séjours à leur actif) passent la relevée journée d’initiation avec brio et se sentent de plus en plus à l’aise aux différents postes au cours de la semaine. 3 accompagnateurs actifs complètent l’équipe enjouée.

- 1 mulet, puissant avec son petit caractère bien trempé, MaiOui aime qu’on le félicite, qu’on l’encourage. Il a le virus HCE depuis quelques années maintenant, il connaît son job même si la fermeté est parfois de mise. Il s’arrête avant le dernier pique-nique. 4 fourbures sont diagnostiquées.

Suivez la recette du séjour et non celle du Faux Moka tenue secrète par Toutouille (Même OK Google ne donne pas de résultats) :

- Préparer son sac selon 4 essentiels - Chaud, Froid, Sec et Humide- à la journée mais aussi pour les 2 bivouacs au Giettaz et au pied du Mont Truc.

- Chauffer sans cramer nos muscles dans les raides montées, descentes technico-ludiques (voie romaine, ascension du Mont Truc à 1811m, chemins pentus jusqu’aux alpages des Près-1936m, parcours à travers la forêt jusqu’aux alpages du Truc sous les Dômes et les glaciers de Miages).
Des recrues à la volée renforcent l’équipe, certaines volontaires d’autres par une communication percutante, sans oublier l’aide de Malococcyx grâce au pédalier qu’elle actionne chaque jour.

- Attendre le beau temps jusqu’au mercredi matin avec 2 gros épisodes de pluie d’orages.
Le premier accompagné de grêles arrive après les irrésistibles baignades dans l’eau fraîche du lac "Les Tappes". L’option des télécabines de la Gorge avec joëlettes incluses est prise pour rejoindre le camping.

Le deuxième épisode dure plus de deux heures…

Un hangar fera notre bonheur pour nous abriter et déjeuner.

Au retour au camping, ça cherche à se réchauffer par les douches malheureusement pas toujours si chaudes et une tournée de séchage en machine des vêtements.

- Remuer pour quelques sensations …au Skate-Park

… Sur une route communale, MaiOui prend peur du camion arrivant de derrière après le virage. Il devient incontrôlable. Il entraîne Licorne dans sa course qui ne lâche pas la longe de suite. Elle chute. Sa tête tape le bitume. Elle est traînée sur quelques mètres. Les premiers secours sont assurés par Mère Teresa, Gogolito et Toutencarton.
Transportée par les pompiers aux urgences de Sallanches, Licorne s’en sort avec une belle bosse à la tête et deux énormes hématomes à la hanche. Plus peur que de mal…

…Les pas de Malococcyx pour atteindre le sommet du Mont Truc sous les applaudissements

- Laisser reposer pour des moments de détentes et de convivialités (rencontre d’une famille accueillante habitante une maison d’alpage, discussions autour d’un feu de bois, chants, jeu de la numérotation, pause rafraîchissante à l’Auberge Truc, saut à la perche avec le mât du Tipi, train de massage…) :

- Saupoudrer d’une bonne dose d’humour et de bonne humeur au quotidien.

Chacun a un surnom :
Flash [de Zootopie](Zoé)
Franklin (Claire)
Gérard qui pète (Gérard)
Gitane (Nathalie)
Gogolito (Caroline)
Hérisson (Damien)
Hugo Boss (Hugo)
Itchy (Elodie) & Scratchy (Esther)
Joséphine (Bruno)
Licorne (Nathalie)
Lucky Luke (Jean-Jacques)
Malococcyx (Aurélie)
Mère Teresa/Maman (Cécile)
Mr Propre (Jérôme)
Paulpotine (Pauline)
Toto (Emilio)
Tototte (Alix)
Toutencarton (Meydi)
Toutouille (Christophe)

Cette belle et riche aventure se résume par les mots-clés suivants :
BIENVEILLANCE – EMOTIONS – FORCE – PARTAGE - RIGOLE – SOLIDARITÉ

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Un nouveau tour du 1er au 8 août 2020

... Tour de quoi ? Le Tour des Cerces situé dans le massif du même nom est aussi appelé massif du Thabor ou massif des Cerces-Thabor. Il se trouve dans les Alpes à la frontière franco-italienne et occupe les départements des Hautes-Alpes et de la Savoie, du côté français
Nouveau tour, pourquoi ? Tout simplement car il s’agit d’une première édition concoctée par Régis, notre Accompagnateur En Montagne qui avait à coeur de nous faire découvrir cette région aux abords de Briançon.
Le camp de base sera le Camping des 2 glaciers de Monêtier les Bains .

Le groupe est composé de 3 fidèles Passagers en Joëlette, d’une personne handicapée marchant et de 11 Accompagnateurs Actifs dont 5 nouveaux, parmi lesquels 3 étudiants de la fac de médecine de Versailles, d’un frère et d’un ami de participants habitués aux séjours de HCE.



Le démarrage du séjour commence par la découverte de cet engin bizarre qui sera vite adopté par ces "petits nouveaux".

La pratique de la joëlette nécessite technique, efficacité, solidarité et endurance. C’est avec enthousiasme que toute l’équipe va découvrir les différents postes "de pilotage" tout en profitant de paysages grandioses sous une météo changeante passant du "grand beau" au temps maussade.


Pour transporter notre pique-nique et notre matériel de bivouac, Charlot notre âne, va se laisser guider par plusieurs personnes tout au long du séjour.

Cette semaine sera ponctuée de moments conviviaux lors des pauses "graines" revigorantes et des repas pris à table ou lors de pique-niques en pleine nature.







Un petit changement de programme, pour cause météo, a entraîné une adaptation des repas d’un soir et c’est ainsi que le menu (tartiflette et tiramisu), de l’idée à la réalisation, fut préparé par tous avec une belle énergie ! et c’est sous une pleine lune que la soirée se poursuivra.

Outre ces moments chaleureux, il en est un qui restera en mémoire !

Il s’agit de notre premier bivouac. Partis du camping, nous traversons les hameaux du Casset et du Lauzet en direction de l’Alp du Lauzet pour installer notre campement à proximité du Clot des Vaches à 2 200m d’altitude. La météo capricieuse a soudainement empêché certains de poursuivre une sieste et c’est sous une pluie fine que l’ascension s’est faite. Elle va alors s’accentuer et surtout s’accompagner d’un vent glacial.


Chercher des grosses pierres pour la bâche bivouac qu’il sera nécessaire de bien fixer pour éviter qu’elle ne s’envole, telle fut la mission du groupe pendant que les personnes handicapées attendaient son montage pour se mettre à l’abri.

Un café ou chocolat chaud et des jeux vont alors animer l’après-midi en attendant le repas du soir préparé en condition "extrême", diront certains !


La nuit fut pluvieuse, venteuse et fraîche. En effet, la neige est tombée à 100m au-dessus de nous ! La décision fut prise de ne pas continuer ce tour comme il était prévu, à savoir de poursuivre en direction du refuge des Drayères, pour rejoindre Fontcouverte puis le col du Chardonnet.

Cette expérience a mis en évidence l’importance d’un bon équipement pour éviter de greloter toute la nuit !

De retour au camping, une nouvelle organisation va remplacer les 4 jours d’itinérance initialement prévus. Ainsi le lendemain matin, transfert de quelques véhicules vers Névache puis le camping de Fontcouverte en navette, masques de rigueur !

Petite balade pour ouvrir l’appétit avant le départ vers notre second bivouac situé près du refuge du Chardonnet, qui se déroulera sous une belle nuit étoilée.


L’endroit est magique et paradisiaque !

De jolies vallées, des sommets aux formes généreuses, tout comme ces paysages rencontrés au fil du séjour.

Quelques instants pris au vol : des bols sortis d’une sacoche et formant naturellement une jolie rosace, une pause "récupération en accéléré", la réparation du frein de joëlette avant "la" grande descente du séjour (du col de Chardonnet vers le camping) ou encore une séance "châteaux de sable" en bord d’un lac aménagé.




Photo de famille prise au point culminant du séjour, à savoir le Col du Chardonnet situé à 2 638m) face à la chaîne des Ecrins.

Le rendez-vous est pris pour l’an prochain, tant pour les participants à la découverte d’une nouvelle région que pour ce tour dans sa configuration initiale.

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Les Balcons de la Meije, indémodables ...

Samedi Soir : Le puzzle
• Pas de camion (en panne, à Grenoble)
• Le van prêté pour transporter Charlot a perdu une roue en plein village de la Grave. Didier (AEM) et Charlot rejoindront l’équipe à pied en début de soirée.
• Pas de réseau GSM permettant une conversation audio à distance.
• Les conditions météo ne permettront pas de faire le programme dans l’ordre.

Pour Didier, s’il n’y a pas de solutions, c’est qu’il n’y a pas de problèmes, et autour d’un apéro dînatoire, nous sommes tout de suite rassurés par le savoir-faire d’Isabelle (Intendante) dont nous fêtons l’anniversaire.
Présentation, tour de table, Clément nous apprend qu’il a l’intention d’arrêter de fumer pour le séjour : il réussira à ne pas fumer entre chaque cigarette 😉. Tout le monde est ravi d’être là, et cela se sent (encore plus une fois que Didier aura pris sa douche hebdomadaire !)

On installe le camp

A table !

Dimanche : la solidarité comme solutions

Réveil tranquille et grasse mat (7h30). Brioche, café, thé, c’est dimanche et on attaque pour les 3 jours d’itinérance sans Charlot.

Un soupçon d’angoisse me parcourt l’échine à la vue du poids de mon sac, heureusement qu’il ne fait que 45 litres, celui de Sylvain doit être autrement plus lourd avec ses 85 litres !
Départ à 10h du camping, mais une voiture ne suit pas. On attend 10 minutes pour constater que Denis fait la causette avec 2 femmes … qui sont en réalité ses nièces, qui possèdent un 4x4 et qui pourront nous soulager d’un fardeau non désiré en portant une partie de nos affaires au point de bivouac ! Ouf et merci à elles !

11h : Visite du Chazelet et découverte douloureuse de la joëlette pour les 4 accompagnants premiers séjours : Juliette, Laura, Léa et Sébastien. Découverte amusée pour Marie-France, passagère optimiste.
11h20 : Début de l’itinérance avec un parcour heureusement moins raide.
12h45 : Pause repas succulent au Rivet du pied : Didier nous éclaire à propos de l’origine de la pétanque – pied tanqué. Isabelle nous fait la lecture des aventures de jeunes ados au pays de la Meije, chapitre 1. La Meije, citadelle encore peu familière, semble intriguée par notre présence. On aperçoit le refuge de l’Aigle accroché à un bout de rocher sur est du glacier du Tabuchet.

Après-midi roulante, on arrive à la surprise où l’on dormira.
Douche panoramique, les duvets arrivent à l’heure prévue, les sourires s’étirent et la Meije flamboie au couchant autant que les bananes du dessert.

Lundi : Après l’effort, on vit plus fort
Les patous, l’humidité, le froid, l’apprentissage de l’aide à la personne la nuit : nous sommes plusieurs à avoir passé une mauvaise nuit. Mais à 7h52, le soleil nous rejoint avec le café/thé et remplit à nouveaux nos poitrines d’optimisme sur le parcours à venir. La Meije s’en amuse.
8h42 : sans échauffement, poitrines vides de souffle, étoiles devant les yeux, mains sur les cuisses, le cœur au bord des lèvres, nous avons néanmoins franchi l’obstacle de la journée. On ne sait à ce moment si la Meije est indifférente ou admirative, et on s’en moque pas mal.

Pause midi idyllique dans des marmites de géant où tout le monde s’est baigné. Isabelle, qui a fait demi-tour, a conduit le camion, récupéré les duvets initialement récupérés par le 4x4, a déjà fait le trajet dans l’autre sens et nous a rejoint : nous sommes heureux de la voir parmi nous. Nous commençons à comprendre que la formule E= mc² , établissant que la masse est de l’énergie à l’état pur, pourrait s’appliquer à elle tant son dynamisme et son entrain nous impressionne. Nous écoutons distraitement le chapitre 2.

Pour ne pas marcher en slip mouillé, Christophe enfile son maillot de bain après la baignade. Imparable.

L’après-midi sera très roulante ; traversée de pâturages bucoliques, la Meije nous accompagne, les pas s’allongent et nous arrivons sur un lieu de bivouac proche d’une tourbière.

Le chef a perdu le jeu de la pince à linge, les rires sont francs, l’adret est à droite, c’est pneumo tactique, on enfonce chaminat, granité pêche au dessert, lecture du chapitre 3 : au fait, Tautica est-il un chien ?

Sous les étoiles, on partage nos connaissances en astronomie et on ferme les yeux : la Meije veille.

Mardi : y’a du monde aux balcons !
Levés à 6h00, car nous craignons un orage pour la mi-journée.

6h23 : « le Soleil arrive ! » nous informe Jean Joseph.
6h25 : « le Soleil est là ! »
6h32 : « le Soleil est reparti ! »
6h37 : « voilà le Soleil ! »
Comme la veille, le soleil arrive à 7h52 pour assister à notre départ dans la seule montée du jour, pour s’échauffer.

La Meije est sereine, elle et nous sommes suspendus dans l’instant.

14 h00 : Longue descente ludico-technique pour retourner au Chazelet, nous sommes félicités par les nombreux randonneurs. Franck est un émissaire de l’asso infatigable.

Retour au camping, on se réfugie en urgence sous le marabout : l’orage pointe alors que Virginie a juste eu le temps de préparer les tartines de pâté.

Thomas (venu en renfort pour résoudre le problème du camion), est accueilli dans une ambiance survoltée et en semble ravi. Il a des réserves de poulet dans la barbe et est champion du monde de l’apprentissage des prénoms.
Notre concentration est trop délétère pour accueillir le chapitre 4, Franck-Gollum s’impose comme chef de la contestation. Sébastien révèle que le livre est une intrigue à résoudre ; nous décidons que le livre sera envoyé de main en main pour tous les membres du groupe qui le veulent, après le séjour.
22h50, certains disent que Didier a été aperçu avec une trousse de toilette.
Christophe, Ester, Florentin, Franck, Juliette et Seb jouent au 6 qui prend. Christophe gagne la première, puis s’effondre. Juliette gagne la seconde. Esther fait le plus petit score cumulé et Sébastien possède le plus faible écart type !

Mercredi : l’initiation
Jour 1 pour Charlot également, tandis que Thomas et Denis font route vers Grenoble pour aller chercher le camion HCE.
Laura, Léa et Juliette qui ont dormi a 3 dans une tente 2 places, se réveillent trempées. Après la violence des premières montées nous sommes tous ravis de voir qu’elles trouvent leur place à la Joëlette, avec Charlot, pendant les temps de service et dans l’ambiance.
On commence par jouer, Chloé, Marie France, Jean Jo, profitent de leur disponibilité matinale pour rejoindre le groupe de joueurs.

Nous préparons donc la journée d’initiation après nos 3 jours de Joëlette. Ça va être facile ; cependant un doute nous habite à la vue de Didier calculant le dénivelé du matin entre 1680m et 2000m…
Florentin délaisse un peu l’effort pour s’amuser avec son appareil photo.
Départ tranquille à 10 h45 sur un début de sentier botanique pour ajouter du fractionné à l’effort.
Les dernières pentes avant le lac du Pontet seront terribles.

Le lac sera l’occasion pour Jean-Jo et Clément de démontrer leurs talents de nageur, tandis que Charlot et une Joëlette posent pour des photos.

S’ensuit une descente champêtre jusqu’à Villar D’arène ; le jeu de la pince à linge trouve sa version végétale et s’ensuit une déambulation bucolique jusqu’à la rue du four où nous nous voyons offrir une visite privée du four où l’on fabrique du « pain bouilli » (à base de seigle et d’eau) depuis 1806.

Retour au camping tardif. Jean-Jo, aidé de Florentin et Sébastien, établit un record de vitesse en Joëlette.

Pendant le repas, Sébastien gagne son pari de la veille en accrochant la pince à linge sur la barbe de Thomas. Esther fait craquer les os de Christophe qui retrouve 3 cm perdus pendant la journée.
Clément nous racontera pendant la soirée ce qui lui est arrivé. On discute tard dans la nuit, on refait le monde, Sylvain raconte ses expériences, on partage nos goûts musicaux (Fauve). En tant que nouvel accompagnateur, je réalise à quel point ce séjour abolit nos différences d’âge, d’origine, de métier. Nos besoins sont différents, notre but commun : sommes-nous ordinaires, extraordinaires ?

Jeudi : prêt pour soulever les montagnes !
On franchit le pas d’Anna Falck, jeune fille désobéissante selon la légende, pour franchir le pas d’âne. Charlot passe les gués. On embauche des randonneurs pour nous aider. Les lacets serrés en montée, on ne connaissait pas encore. Les rythmes marins entonnés par Chloé nous aident.

Arrivée à 14 heures au refuge : cela laisse du temps pour s’émerveiller, pousser des reconnaissances, se reposer, et partager une partie endiablée de coinche (Christophe & Juliette VS Florentin & Sébastien, 1050 à 895) et de Barbu, gagnée par clément.

On réveille Didier pour lui montrer le pneu d’une joëlette ; fendu sur 3cms. Les gaillards sont à la réparation en protégeant la fente par une sangle et un garde du parc nous montera le pneu de rechange laissé au camping. Pas de panique.

Petit train des massages, repas en refuge et spectacle musical de flûte.
On termine par le génépi offert par Florentin, et on utilise le jeu de 6 qui prend pour faire un exercice de cohésion sur le principe du jeu « The Mind ». Le groupe remporte élégamment la partie.

Vendredi : Des moments, des mots manquent
8h30 : Aïla, qui travaille pour le parc, nous rejoint comme prévu avec le pneu de rechange. Clément cède la Joëlette incertaine à Marie-France.

Nous montons au col d’Arsine, 2348 m pour la photo de groupe.

Puis encore une descente technico-ludique, avec des passages raides pour un autre moment d’intense cohésion. Aïla s’essaie à la Joëlette.

Repas festif du soir, nous accueillons la famille de Denis ainsi qu’Aïla pour les remercier de leur présence et de leur aide.
Et puis c’est l’émotion, brute, vive, salutaire, qui submerge. Du bonheur qui aura du mal à cicatriser. De la tristesse de savoir que ce groupe va se disperser. De l’espoir pour l’humain qu’il soit capable de vivre aussi intensément.
La Meije demeure, cathédrale impassible. Nous coulons dans la vallée comme l’eau de ses glaciers. Les moments partagés sont gravés dans sa pierre.
Il faut savoir se résigner, comme m’a dit Clément : le séjour prend fin.

Récit coécrit de l’expérience vécue par
Clément, Chloé, Christophe, Denis, Didier, Esther & Juliette, Isabelle, Florentin, Franck, Laura & Léa & Juliette, Jean-Joseph, Marie-France, Thomas, Sébastien, Sylvain, Virginie.

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Comme une envie de Lozère

« Allô Loïc ? C’est Laurence, du covoiturage, Rémi vient de m’appeler pour me dire qu’il n’y a plus de train entre Nîmes et Mende, tu vois avec lui ? »

« Allô Laetitia ? C’est Isabelle. Je suis avec Sarah et Fred à Nîmes et on est coincé car ils viennent d’annuler notre train » …

Voici donc un séjour qui démarre sur les chapeaux de roues !

Qu’à cela ne tienne : un coup de fil pour prévenir Willy et voici qu’il nous apprend qu’il est justement à Alès, où les 4 malheureux sont sensés changer de bus. Deux coups de fils plus tard et tout le monde est dans le camion, ouf !

Bien sûr, cela ne s’arrête pas là : ce coup-ci c’est le train de Paul qui est arrivé avec 2h de retard à la Souterraine et ses covoitureurs, François et Pierre-Adrien, auront le même retard au camp de base.

Pour finir cette soirée mouvementée, Mainon choisit de se rendre à Saint Étienne par ses propres moyens et n’est pas motivé du tout à l’idée de monter dans le camion. Heureusement, ce n’est pas le Sainté de la Loire, et trois personnes en plus de Willy sauront lui faire entendre raison. Faut dire aussi que les nouvelles vont vite et qu’il était persuadé, lui aussi, que les séjours ne pourraient avoir lieu !

Bref, premier repas passé 19h30, et … ce n’était que le premier figurez-vous ! C’est l’occasion tout de même de prendre le temps de parler du protocole Covid mis en place : c’est contraignant, oui, mais indispensable au maintien des séjours. Prise de température, lavage des mains fréquents, gel hydroalcoolique, vaisselle individuelle, multiplication des kits toilettes et des abris individuels, graines distribuées pas une seule personne, etc. … L’occasion aussi de se dire que certains réflexes seront à garder, personne n’est à l’abri de la tourista, le reste du temps !
Claire se charge de la mission graines et température chaque matin au lever. Béa veillera à l’installation des kits toilettes à tous les repas et sur les lieux d’hébergement. Christiane insistera bien sur le lavage des mains pour chaque personne à qui elle déléguera la confection de ses repas.

Dimanche matin, journée de mise en jambe.

Willy nous aimante sur le camion le profil du séjour. C’est la Lozère, c’est beau, ça monte un peu, ça roule pas trop, mais comme le groupe semble parti sur les chapeaux de roue, personne ne se penche réellement sur la carte, son échelle, son relief. Si on avait su …

Mainon choisit de prendre un peu d’avance, en voyant arriver le camion vers lui. Le premier bâtage se fera donc à 600m du camp et il restera seul un petit moment, contre « l’arbre à réfléchir ». Faudrait pas qu’il prenne l’habitude de ces cavalcades, non mais ho !

Le fond de vallée nous fait déjà constater que nous faisons probablement partie de ceux qui n’ont pas suivi avec assiduité tous les programmes sportifs diffusés durant 3 mois. La pente pente est douce, ressenti 45%. Ça promet.

Une pause graines s’impose, le sachet prévu pour la journée y passe. Ça promet de nouveau.
Heureusement, il ne reste que 3 épingles à cheveux puis ce sera le replat menant au pique-nique. Ahah ! Méfiez-vous du Puydômois adopté par les Lozériens ! 2H30 plus tard on cherche encore la fin de la pente, merci Willy !

Le reste du séjour sera à l’image de cette journée de mise en jambes : des promesses, des promesses … Oui, la Lozère est belle. Alors on la savoure de 10 à 14h puis de 15 à 19h.

Il y fait beau, chaud, et l’équipe l’est tout autant.

Parlons de ce fameux Willy.

Arrivé il y a peu dans l’association, il y a sauté à pieds joints : présent lors du sommet auvergnat des 30 ans en 2018 (le Puy Mary, encore gravé dans les mémoires, les mollets et les biceps), il se régale en compagnie des joëlettes.
Il a suivi le sentier classique demandé aux futurs accompagnateurs montagne HCE : accompagnant actif, intendant, AEM sur des séjours déjà existants puis … La Lozère était son premier séjour monté par ses soins.
Il fallait donc bien tester tout ça grandeur nature ! Histoire de se calibrer pour l’avenir.

Pas de doute, Willy est donc bien un AEM HCE : « Allez, encore 10mn » … « Maintenant, ce n’est plus très loin » … « On dort entre les deux sucs juste là : la petite crête à passer puis on verra le hameau (loin, là-bas, tout au fond ...) » …
Sachez-le : cet AEM a bien compris qu’on multipliait en moyenne par 3 le temps de rando avec des joëlettes mais il semble se tromper de référence … Il ne faut pas regarder le chrono de tes repérages VTT m’sieur !

Autant vous dire qu’on a usé nos semelles et que le temps de l’embonpoint confinement s’éloigne à grands pas.

Mais qu’à cela ne tienne ! L’équipe est dynamique et enjouée, elle gardera son humour par monts et vallées. En passant par les épingles à cheveux, les chaos granitiques et leS MontS Lozère. Enfin … Juste en dessous quoi : tenter un sommet à 17h30 c’est pas hyper raisonnable, la troupe fait grève.
Et Mainon, fort chargé, décide de coucher LA ! Pas plus loin. OK, on décale le bivouac alors.
Heureusement, il a fait moins chaud aujourd’hui mais la fatigue se fait sentir tout de même.

Petit spectacle de la Troupe de Bernay (François, Paul et PA), sortie du bivouac version allégée, test des tarps et sur-sacs (3 gouttes de pluie nous inquiètent pour rien) et nous savourons de nouveau un repos bien mérité. Tant pis pour le Mont Finiels, nous y reviendrons plus tard. Le chemin de Stevenson y passe, le séjour HCE de l’an prochain aussi, une fois remanié ;-)

Le lendemain, nous repartons d’un bon pas : nous sommes mercredi et nous avons renoncé à arriver à 17h un jour. La première partie est bien roulante et la troupe s’étire. Comme souvent au lendemain d’un bivouac, on randonne en chantant et les corps sont déliés. Mainon, Isabelle et Fredo se laissent distancer : sans joëlette il est beaucoup plus difficile de suivre le rythme et il devient important de se regrouper souvent pour une pause et un bilan de l’état des troupes.

Peu avant l’arrivée (« 10 minutes » …) Willy et Pierre-Adrien nous quittent pour aller chercher le camion et finaliser le transfert vers le camp de base. Nous reprenons le sentier après une pause et surprise ! Cela attaque par un coup de c _ l pas roulant du tout ! Il faut attacher Mainon pour que son meneur puisse aider, car nous sommes maintenant peu nombreux.

Et ce n’était que le début ! Bienvenus en Lozère, ses pentes, son sable granitique qui fait glisser et ses blocs tout aussi granitiques qui poncent les tibias et chauffent les muscles !
La descente est technique et si Marie et Virginie sont très fières de leurs progrès à l’arrière (et il y a de quoi !), cette dernière finit tout de même à genoux dans une rivière, poussant un cri entendu bien plus haut, et ensanglantée. Le soir, nous ferons en sorte qu’elle puisse marcher le reste du séjour : huile magique du Kra pour les contusions et hématomes, miel pour la désinfection, et quelques pensées positives …

Mais en attendant, une pause s’impose : nous partageons ce qui nous reste de graines, faux moka, 1/4 de barres de céréales et faisons un bilan. Continuer à descendre ainsi ? Le faire 2 joëlettes par 2 joëlettes ? Fredo est passé devant avec Polo mais Isabelle est cuite : nous lui proposons de remonter la chercher ensuite.
Le fait d’avoir cette conversation sereine, posée et responsable remobilise les cerveaux. Le sucre fait remonter la barre d’énergie et 4 joëlettes reprennent la descente.
Laetitia et Mainon font de même … durant 10 m ! Impossible de passer entre le rocher et le muret, il manque 20 cm. Mainon, bonne pâte, essaie en douceur tout de même mais en vain.
« Fabienne ! Tu peux venir ? Il faut débâter Mainon ! » Elle n’est pas super à l’aise avec ce grand dadais mais lui sait qu’on essaie de lui rendre service et ne bouge pas une oreille. Heureusement : tout est en grosse pente et s’il se décale de 15-20 cm c’est la gamelle assurée dans les buissons pour Fabi ou Laeti.

Les joëlettes dévalent la pente, tout en concentration et finesse de pilotage. Mainon y va plus prudemment mais il affectionne ces sentiers techniques et ne butte aucun arbre, bloc ou muret, pilotant ses sacoches au centimètre près. Il est aussi fin et délicat pour ne pas se briser une patte entre deux pierres.

Nous débouchons ENFIN dans un village, le Pont de Montvert. Un trio remonte aussi vite à la rencontre d’Isabelle et Fabienne tandis que les autres plient d’office les joëlettes : qu’importe si ce n’est pas le lieu de rdv, nous n’en bougerons pas :-D
Willy nous retrouve et nous chargeons les véhicules ainsi que Mainon. Puis descendons au bar : il est nécessaire de prendre le temps, même si cela signifie une arrivée à 20h ce coup-ci.

Le Pont de Montvert nous enchante et c’est autour d’un verre que nous expliquons au chef la journée de demain : grasse matinée, transfert direct au gîte du soir, et éventuellement balade aux alentours, puis « grasse soirée » (molki, saboteur, tarot, chants, …).

Quelques négociations plus tard la décision est prise : grasse mat’, transfert un peu plus long que prévu, pique-nique aux sources du Tarn et rando tranquille l’après-midi pour rejoindre le site.

Bien sûr, entre le parking où nous retrouvent Patou et Christian et les sources du Tarn, c’est roulant avec quelques détails …

Repas à 13h45, on progresse.

Mais en effet, nous arrivons tôt au gîte et c’est génial de prendre douches, bains, apéro, de jouer au molki, de discuter, etc. …

Lors du repas, Laurence nous gratifie d’un beau spectacle : compilation de toutes ses séances de kiné pour travailler souplesse et équilibre, quel suspense, quelle tension dans le public !

La soirée jeu débute ensuite et c’est vers minuit (mais par choix, ça change ! ) que chacun se couche. Rémi trouve l’occasion d’échanger avec les autres, et nous découvrons un jeune engagé (scoutisme, Woofing, HCE sans connaître personne) et joueur (il décrit ses cartes à Isabelle et tous deux font preuve d’une belle mauvaise foi parfois).

Notons une belle performance de Mainon au cours du début de soirée : vexé de l’erreur de casting (nous avons tenté de le faire dormir avec des ânes, faut le faire ! ) il a réussi à nous obliger à le changer de pré. Les mauvaises langues (ou ceux qui le connaissent bien) se diront bien sûr qu’il est parti en cavale (avouez ! ). Et bien non ! Il a simplement fait en sorte que ce soient les ânes qui se barrent, lui restant gentiment dans le parc :-D
Gentiment, c’est un bien grand terme : si jamais nous n’avions pas compris le message il a passé sa soirée appuyé fortement contre la porte, histoire de bien montrer qu’à force elle cédera.

Résultat ? Les ânes de retour dans ce petit parc et notre mascotte dans un immense pré avec belle rivière au milieu. Tout ça sans se faire courir après, sans donner un coup de dents ni de sabot. Ça promet hein ?

Bref, le lendemain c’est vendredi. Bien sûr, malgré les 692 kms parcourus en 5 jours, nous avons déjà un goût de trop peu.
Aujourd’hui, c’est une journée tranquille, avec de nouveau un magnifique paysage : c’est fou ce que la Lozère peut être variée. Des gorges chaotiques aux causses, de la forêt au maquis, des pistes aux blocs, du plat replat aux pentes qui dégringolent, tout est à portée de main. Sans parler de la superbe architecture locale et des bêtes qui peuplent ces landes et prés.


Au programme du jour ce sera piste forestière, champs peu roulants car bourrés de carex et autres joncs, barbelés à démonter (pour la finesse et la délicatesse, je demande Béa), puis sentier mono trace dans une plaine verdoyante sur laquelle serpente une joli rivière.

La pause de midi voit Mainon se venger de son meneur costaud : à force de le monter physiquement dans le camion au lieu d’user de persuasion, l’affreux est suffisamment vexé d’être ainsi dominé et se venge. Les négociations (et toutes les cordes de joëlettes en place pour éviter une cavalcade) restent le meilleur moyen pour inciter l’animal à grimper, qu’on se le dise ! Vous auriez envie, vous, de monter dans une boite de conserve sans savoir pendant combien de temps durera le trajet ?
Un coup de dent au passage et l’affaire est réglée. Il est temps de changer de duo et Laetitia y retourne avec plaisir. Béa avait aussi prévu de retourner le voir, et avec Pierre-Adrien, Polo, Pako, Loïc, Didier, il a eu des tas de copains. C’est une belle preuve qu’il a grandi, au point qu’il faut maintenant établir une liste d’attente pour le retrouver, qui l’eut cru ?
Même Sarah, passagère joëlette, insiste pour le guider.

Chouette, cette après-midi ça se corse un peu : le Tarn déambule entre les blocs, se scinde, est plus ou moins profond, et c’est l’occasion pour le groupe de tester ses progrès. Des pas de 1m pour une non voyante, ce n’est pas simple. Et ce coup-ci, un loupé et c’est une vraie chute. Isabelle et Fred s’en sortent haut la main. Tout comme Laurent qui aura pu marcher chaque jour dès que la chaleur le laissait tranquille.

Quant à Mainon, il est un peu inquiet : il adore les zones techniques mais il hésite entre patienter sagement et défendre son troupeau contre les vaches qui viennent voir cette drôle d’équipe. Ne sachant quoi choisir il appelle, tourne et bien qu’attaché nous comprenons qu’il est temps de le faire passer devant pour sortir plus vite du parc.
Un relais avec Willy lors d’une traversée, un passage de bloc pour son guide tandis que Mainon passe dans l’eau : c’est plus fluide quand on discute avec la bête.

La fin de journée nous voit revenir au camp de base, chez la belle-sœur de Willy.
Le camp étant déjà en place, il suffit de remonter les abris défaits par le vent. Repas de rois, nous en sortons repus. Perrine, la compagne de notre AEM préféré, nous confie au fil de la discussion qu’elle ne randonne plus avec lui : figurez-vous qu’il l’a emmenée à 1h du matin au sommet du Mont Finiels ! Nous éclatons tous de rire au souvenir de notre grève et lui racontons l’affaire. Un peu frustrés tout de même car si nous avions su que c’était un trait de caractère nous n’aurions pas espéré 4 jours que cela se calme.
Dorénavant, NOUS SAVONS. Et vous aussi. Willy n’a pas le même espace-temps que nous, et c’est ainsi.

Une fois ces infos données, une quarantaine s’annonce de nouveau. Pas de panique ! C’est Laetitia qui est de 1980 et dont l’anniversaire est dans quelques heures. Le fêter en si bonne compagnie, quoi de mieux ? D’autant que Jacky est présent aussi : c’est ce copain d’athlé qui l’a emmenée à HCE, et elle y est restée depuis.
Charles se rue sur le gâteau, indiquant par là qu’il va mieux. Espoir de courte durée car de nouveau il a mal au ventre. Il sera de nouveau couché tôt malgré les soins donnés au cours de la semaine. Pas facile de jauger un état de santé malgré quelques trucs et astuces, une incitation à boire, des pruneaux et autres prises de températures régulières imposées par Claire …

Le tour de table est émouvant. Chacun vient chercher cette semaine de convivialité, de simplicité. Chacun laisse ses soucis chez lui, son quotidien parfois compliqué. Chacun était également parfaitement conscient que les séjours ont failli être annulés et tous ont savouré d’autant plus ces moments.

Le séjour se termine en chansons : nous avons écumé les carnets de chants du camion jusqu’à 1h du matin. Cela fait du bien de se poser et de se faire plaisir, entre amis, à la belle, en sachant qu’on se quitte sous peu.

Espérons qu’il en sera de même pour tous ces fabuleux séjours.
Croisons très fort les doigts pour que notre saison puisse aller à son terme : tronquée en début (5 séjours annulés), la Corse reste en péril, accrochée aux décisions gouvernementales qui pourraient être prises à la fin des vacances scolaires ...

Quelques petits retours sur le séjour :

« "la vie c’est comme une boîte de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber"
la différence, ce n’est pas sur quoi, mais sur qui on va tomber, et comme pour les chocolats il y a des marques "valeurs sûres", on ne tombe que sur de belles personnes, toutes différentes et attachantes...vous. »

« C’était bien de s’échapper une semaine avec vous. »

« C’était vraiment très fort de vivre cette semaine ensemble. »

« Devoir prendre la décision d’annuler ou non les séjours en étant membre du CA, je ne le conseille à personne. Mais savoir à quel point nous sommes passés proches de cette décision m’a fait savourer 10 000 fois plus le bonheur d’être ici, et de passer ce cap des 40 ans avec vous tous. »

"En moi vous resterez."

Enfin, une grosse pensée pour Jean-François, responsable de l’antenne Grand Est, qui envisageait ce séjour mais qui n’en aura pas eu la possibilité. Tu étais dans l’esprit de tous ceux qui te connaissaient Jean-François et nous espérons que tu as pu savourer ces instants toi aussi.

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Le Val quoi ? Maïra ? C’est où ?

Quel suspens pour cette saison 2020 ! Que d’incertitudes ! Le groupe se compose, se décompose, se recompose. Et c’est finalement avec d’autant plus de joie qu’en ce samedi 11 juillet, après avoir bravé les embouteillages des départs en vacances nous nous retrouvons en fin d’après-midi tout au bout du monde, juste après le village de Maljasset, là où la route s’arrête...

Augustine, Côme et Léopoldine, scouts de France engagés sur le séjour arrivent en premier sur notre lieu de camping sauvage, ne voyant personne venir, ils manquent de repartir ! Finalement tout le monde arrive et se met vite en action : montage du camp, épluchage, installation d’un enclos pour Charlot,…

Nous voilà partis pour vivre à 16, guidés par Luc, accompagnateur de choc, une merveilleuse et inoubliable aventure !
A la fin du dîner, Luc nous présente les grands traits du parcours qui nous attend. Il est question de levers à 5h du matin ! Côme hésite à nouveau à plier bagage !

Dimanche 11 juillet 
Après un bien agréable petit déjeuner au soleil, nous sommes tous conviés à une conférence donnée par Luc en 3 langues et traduite simultanément par Karine sur le bon usage de la joëlette. Installation de nos trois passagers en or, j’ai nommé : Jérôme, Myriam et Thierry !

Il faut ensuite ranger le camp et récupérer Charlot échappé de son enclos qui ne semble pas très enclin à venir se faire bâter. C’est finalement la tranquille Eléa qui parviendra à le convaincre de se joindre à nous.
Journée d’échauffement, nous partons en fin de matinée pour une boucle dans la haute vallée de l’Ubaye. Les chemins sont roulants et permettent aux nouveaux de tester la jojo et aux moins nouveaux de se remettre en jambes. Passage épique du torrent, un peu de courant et de l’eau jusqu’aux genoux ne nous arrêtent évidemment pas, nous déjeunons ensuite au bord de l’eau.

Première dégustation des innombrables fromages apportés par Karine de sa boutique auvergnate, paysage merveilleux, vaisselle pieds dans l’eau, la semaine s’annonce bien ! Nous terminons la boucle à travers les bois où quelques randonneurs viennent nous prêter main forte. Demain nous partons pour un bivouac, chacun s’active à l’organisation de ces deux jours avant de terminer la soirée autour d’un feu joyeux !

Lundi 12 juillet :
Réveil à l’aube pour avoir le temps de remballer le camp, départ dans la foulée, nous passons aux choses sérieuses : direction le col Mary, ca monte ! Nous suivons d’abord un large chemin puis un sentier plus étroit et en lacet. Lionel nous a prévu une copieuse salade pour le déjeuner, nous la partageons au pied de la croix du Passour.

La suite de l’ascension est physique, il faut être au moins quatre par joëlette. Après quelques passages de rivières plus ludiques que techniques nous passons la bergerie Mary avant de rejoindre notre lieu de bivouac, juste paradisiaque.

Le timing est impeccable : nous avons le temps de goûter, monter la bâche, dîner d’une succulente purée au fromage et au moment du dessert des premières gouttes commencent à tomber… Nous organisons un repli rapide sous la bâche et nous voila tous dans nos duvets à 21h30 ! Les quelques gouttes se sont mues en grosse averse, idéale pour bercer la petite troupe, dormez bien ! N’oubliez pas cette nuit d’aller faire pipi, le ciel est magnifique ! Pauvre Côme qui dormait à l’entrée…

Mardi 13 juillet :
Une journée qui commence autour d’un thé ou café bien chaud et de tranches de pain toutes tartinées. Dès le matin, Myriam, notre responsable communication, est au taquet pour alpaguer le randonneur de passage, lui présenter notre extraordinaire asso et le laisser repartir tout sourire, un flyer à la main. Pour ce quatrième jour, nous partons à l’assaut du Col Mary, quelques passages de névé plus tard nous sommes au sommet, nous voilà du même coup en Italie !

Nous pique-niquons un peu plus bas avant d’attaquer la longue descente qui nous mène à notre nouveau camp situé dans un camping italien déserté suite à la COVID. Les débutants en joëlette sont de plus en plus à l’aise, Léo, Gus et Eléa assurent dans la descente ! Le soir Lionel nous improvise un dessert banane/chocolat que nous dégustons autour d’un beau feu. Quel régal !

Mercredi 15 juillet
Démontage au petit matin d’un camp plutôt humide. Petit bonheur du jour : faire la vaisselle de la veille… à l’eau chaude ! Myriam nous devance et part à pied accompagnée par Côme et Léo. Après les avoir rejoints nous marchons tous ensemble jusqu’au pittoresque village de Chiappera, ce charmant village est habité uniquement l’été. Malheureusement, aucun guide n’est disponible pour nous faire une visite guidée et ce, malgré le numéro de charme de Luc. Nous faisons notre tour en autonomie.

Après cette balade touristique, nous partons pour l’ascension d’un nouveau col frontalier, la montée débute par une ancienne piste militaire, ça grimpe mais c’est roulant, le temps est incertain mais le groupe ne manque pas d’énergie !…

Nous parvenons peu après le déjeuner sur notre lieu de bivouac : petit écrin au milieu d’un alpage. Le berger vient nous rassurer en italien : son chien montera la garde cette nuit et veillera à tenir les loups à l’écart… Soirée mémorable, les scouts ont un défi à relever : après avoir glané auprès des uns et des autres des informations sur HCE, ils doivent présenter l’association sous forme de spectacle, l’heure approche, l’attente est grande ! C’est sous forme de times up qu’ils choisissent de nous transmettre leur vision d’HCE. Répartis en équipes, nous devons faire deviner par définition ou mimes : Joël, humanité, troubles intestinaux, Simone, Mainon, partage ou encore la plaque d’immatriculation du camion... Énormes fous rires au rendez-vous, surtout quand Luc détourne le jeu en organisant une tricherie plus grosse qu’une marmotte à la fin de l’été. C’est l’équipe des filles qui sort victorieuse (privilège d’écrire le compte rendu).

Jeudi 16 juillet
Finalement aucun loup ne vient troubler notre sommeil, en revanche Jérôme est victime d’une méchante crampe et nous nous relayons à son chevet. Au matin, le mal s’estompe et les craintes de Jérôme avec et nous sommes tous debout de bonne heure, comme Luc le souhaitait ! Nous levons le camp et attaquons directement la montée jusqu’au pas de la cavale. L’union fait la force : on monte, on redescend, on remonte pour faire passer les joëlettes les unes après les autres.

Toujours soucieux de le bonne ambiance du groupe, Luc organise une petite animation au cours d’une pause : alors que Côme filme au drone l’avancée des équipages, Luc mime « le mec qui attrape le drone », Côme n’y croit pas et Luc imagine que le drone fera un écart et c’est la collision, le sang gicle, Luc y laisse 3 doigts ! Quelques pansements appliqués par Carole plus tard, nous entamons la dernière partie de l’ascension. Passées d’anciennes fortifications, reste à franchir le pas de la cavale, on monte les joëlettes une par une, c’est physique et technique : Carole aux brancards, Luc à l’arrière avec Renaud et François en parade, et des renforts de tous les côtés. Quelle émotion pour les passages de Jérôme et Thierry. Quant à Myriam , elle franchit le pas à pied, supportée par les compères Téo et Jean-Yves.

Déjeuner bien mérité au soleil, au milieu des petites fleurs et sous l’œil attentif d’une étagne ou d’un bouquetin, peut-être d’un chamois certains parlent d’un âne (à l’heure où j’écris les spécialistes n’ont pas encore tranché...). Rassasiés, nous repartons pour monter jusqu’au col des Monges qui offre un panorama époustouflant.

A nouveau en France, nous amorçons la longue descente par le vallon de la Rouchouse, chacun assure à son poste, goûtant au plaisir de la descente. C’est pour Charlot que c’est le plus difficile, comme souvent accompagné d’Eléa, son fardeau un peu allégé, il descend lentement mais sûrement. Nous retrouvons les sapins et une température plus douce, et arrivons tous ensemble au village de Larche où nous camperons une nouvelle fois au bord d’un torrent. Il est un peu tard, nous montons rapidement le camp et pour le dîner, c’est un Jérôme très en forme qui nous partage ses souvenirs de voyages.

Vendredi 17 juillet

D’un commun accord, nous optons pour une dernière journée tranquille, il faut rapatrier les voitures, ranger, trier, laver, se laver. En début d’après-midi, s’organisent une partie de rummikub d’un côté, une baignade ou une sieste d’un autre. Puis, nous nous mettons en route pour rejoindre le lieu de la dernière soirée ! Un torrent chante en contre-bas, nous allumons un feu pour commencer à faire chauffer confits de canard et petits légumes à l’étouffée ; une fois encore nous nous régalons. Ensuite, il faut parler très fort pour couvrir le son du torrent quand nous faisons le traditionnel et toujours plein d’émotions tour de table de fin de séjour. Il est l’heure de rentrer, il fait nuit noire mais Luc a décidé que la fin de notre périple se ferait sans torche. On obtempère parce qu’on aime Luc ! Deux sangliers dissimulés sur le bas coté attaquent tour à tour les différentes grappes du convoi semant plus ou moins la terreur… Quelle aventure !!!

Samedi 18 juillet
Le soleil est là pour le démontage du camp et s’est avec un brin de nostalgie mais tellement de beaux souvenirs en tête et si riches de nos rencontres que notre groupe Val Maira 2020 se disperse.
Merci Augustine, Carole, Clotilde, Côme, Eléa, François, Jean-Yves, Jérôme, Karine, Léopoldine, Lionel, Luc, Myriam, Renaud, Téo et Thierry pour cette fabuleuse aventure ! Allez Karine ! Fais nous une petite Hooollllaaaaa !

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