Queyras - Tête de la Cula - 14 au 21 juillet 2018

Queyras - Tête de la Cula - 14 au 21 juillet 2018

Samedi 14 juillet : Arrivée

C’est au terme d’une route de plus en plus sinueuse que l’on découvre Ceillac.
Ceillac est un village perdu au coeur du parc naturel régional du Queyras,à 1640m d’altitude. Quelques minutes plus tard, on arrive au camping des mélèzes, lieu de rendez-vous pour ce séjour qui fera office de "camp de base".
Toute l’équipe arrive au fur et à mesure au camping.
Une fois tout le monde arrivé, le groupe fait connaissance autour d’un apéro, grâce au traditionnel tour de table de début de séjour. Chacun doit à tour de rôle répéter les prénoms de ceux qui se sont présentés avant lui. Il vaut mieux se présenter parmi les premiers !
Nous serons 21 participants, Dominique sera notre intendant et Aurélien notre "GPS".
Après les présentations et le repas, petit point météo : Lundi, le jour où était prévu le premier bivouac du séjour, la pluie est malheureusement prévue aussi. Pour éviter un bivouac aquatique, on modifie un peu le programme : dimanche on randonnera autour de Ceillac histoire de se mettre en jambe, et on partira pour la Tête de la Cula un jour plus tard.

Dimanche 15 juillet : Champions du monde !

Une fois le petit déjeuner pris, Aurélien nous fait un cours théorique sur la science du maniement de la joëlette auprès d’un public attentif.

La pluie qui arrive ne parvient pas à nous démotiver, et nous partons en direction de Ceillac.

Bien vite, la pluie laisse place à un temps radieux. C’est donc sous le soleil qu’on monte sur l’épaule qui surplombe le camping. Au bout d’un moment, on s’arrête sur le spot de pique-nique idéal.

Une fois rassasiés, on repart en direction du camping par un chemin technico-ludique. On admire au passage la cascade répondant au nom poétique de "cascade de la Pisse".

Arrivés au campement, tout le monde s’affaire à cuisiner, se doucher, et diverses autres tâches pendant qu’on commence à regarder la finale de la coupe du monde de foot sur l’écran d’un téléphone. A la mi-temps, n’y tenant plus, on va au café le plus proche pour voir la France gagner sur un écran un peu plus grand. Puis on revient au camping savourer la victoire des bleus, l’apéritif, puis le repas.

Après le repas, Flore sort un violon et Christelle un accordéon, et notre campement se transforme en soirée ginguette avec danses et chants. L’ambiance attire même quelques curieux du camping.

L’heure tournant et la nuit tombant, on fini par aller se coucher à regret.

Lundi 16 juillet : Tête de la Cula, étape 1

Ce matin, il nous faut replier le campement.
En effet, on doit dormir en camping sauvage le soir même, 500m plus haut en direction de la Tête de la Cula.
Une fois le camion chargé, on reprend le même chemin que la veille jusqu’à Ceillac. Puis on remonte dans la vallée voisine.

Aurélien propose qu’on fasse la pause de midi au lieu dit "les Chalmettes".
A 11h50, on arrive aux Chalmettes. Le temps étant couvert, on hésite à mettre la bâche.
A 11h52, on trouve des crochets sur la façade d’un maison qui correspondent exactement à l’écartement des œillets de la bâche : on tend la bâche.
A 11h57, la bâche est fixée
A 12h00, il se met à pleuvoir et on commence à manger à l’abri sous notre bâche.
Ça, c’est de l’organisation millimétrée !

Vu que la pluie tombe à verse, on n’a rien de mieux à faire que la sieste. Tout le monde dort pêle-mêle, la scène fait curieusement penser au tableau du "radeau de la méduse".

Après quelque temps, vu que la pluie n’a pas l’air de vouloir d’arrêter, une opération se monte avec quelques personnes pour filer jusqu’au lieu de campement monter le marabout, afin que le reste de l’équipe puisse se mettre au sec directement en arrivant.
Après un temps relativement court, on voit Emilio qui revient de l’opération "marabout", à peine essoufflé, suivi d’Aurélien, un peu plus essoufflé, qui s’est fait distancer par Emilio "parce qu’il n’a pas les bonnes chaussures". Les autres arrivent peu de temps après.
C’est avec appréhension qu’on retire la bâche pour reprendre la route sous la pluie. Sauf que, timing parfait oblige, on a à peine plié la bâche qu’il s’arrête de pleuvoir.
C’est donc quasi secs qu’on arrive au campement.

Un groupe part au camping de la veille aller chercher des voitures afin de raccourcir le retour au camping prévu le surlendemain.
On est rejoint pour le repas par Lydie et René, habitants de Guillestre qui ont prévu de nous donner un coup de main pour l’ascension de la Tête de la Cula.
Le repas, qui a commencé dehors dans un élan d’optimisme se termine sous le marabout à cause d’une nouvelle averse.

Après le repas, Sylvain, Clément et Emilio parviennent contre toute attente à allumer un feu, malgré l’humidité omniprésente.
C’est donc autour de la douce chaleur du feu, en écoutant un duo Violon/Guitare par Flore et Sylvain que se termine cette belle journée ("la plus belle de ma vie", dixit Aurélien)

Mardi 17 juillet : Tête de la Cula, étape 2

Réveil à 7h, on lève le camp pour partir en direction de notre premier bivouac du séjour, à 2700m. On est aidés de Lydie, et Sophie (habitante de Ceillac).
Le temps est radieux, et les paysages magiques : encore une belle journée ! ("la plus belle de ma vie", dixit de nouveau Aurélien)
Sur le chemin de la montée, on peut voir quelques marmottes peu farouches.

On est tellement efficaces qu’on prend le repas de midi au lieu prévu initialement pour le bivouac, et on continue donc l’après-midi jusqu’à un lieu de bivouac top confort, juste sous la Tête de la Cula.

Vu qu’on a encore un peu de temps, on fait découvrir les joies d’être passager joëlette aux nouveaux accompagnateurs.

On monte ensuite la bâche pour le bivouac, et on découvre que même en bivouac, Vincent apporte des bières pour tout le monde !

Après un super coucher de soleil, on va dormir sous les étoiles.

Mercredi 18 juillet : Tête de la Cula, étape finale

Réveil à 7h, après une nuit bien fraîche, avec du givre sur les duvets au petit matin pour ceux qui ont dormi à la belle étoile.

René, le conjoint de Lydie arrive au bivouac afin de pouvoir nous aider pour cette montée.
Après le petit déjeuner, l’ascension commence en laissant les duvets et autres affaires pêle-mêle pour sécher au soleil.
On grimpe jusqu’au Pas de la Cula avec des petits passages bien techniques.

La Tête de la Cula nous parait un peu trop compliquée à monter malgré une équipe au top, on se contente donc de rejoindre le col de la Cula, nous permettant ainsi d’avoir la vue de l’autre coté. De toute façon, c’est bon, on a déjà dépassé les 3000 m !

C’est là qu’on prend la photo avec la banderole HCE amenée pour l’occasion.

Il ne nous reste plus ensuite qu’à redescendre jusqu’au joyeux bazar qu’on a laissé au lieu de bivouac pour se rassasier. On range tout, puis on enchaîne sur le reste de la descente.

Pas de sieste aujourd’hui : le trajet jusqu’au camping est encore long.
On retrouve les voitures où on les a laissées lundi soir, on abandonne Lydie, Sophie et René, et on fait le transfert jusqu’au camping où une bonne douche nous attend.
Au moment du dîner, Robert nous rejoint : il nous accompagnera pour l’étape du lendemain.
Le repas du soir est agrémenté par le vrai-faux anniversaire de Sébastien (légère erreur sur le mois, mais c’est pas grave !)

On va ensuite se coucher, bien fatigués par cette journée.

Jeudi 19 juillet : Les lacs

Au programme : le deuxième bivouac du séjour, et visite de deux lac : le lac Miroir et le lac Sainte-Anne.

Sophie vient à nouveau nous apporter sont aide précieuse pour la montée.
On démarre sur la route goudronnée en plein soleil, histoire de se mettre en jambe.
Puis on emprunte une piste de ski, roulante mais un peu raide jusqu’au lac miroir. La montée efficace n’empêche pourtant pas la team de la joëlette "Jérémie" de chanter. Peu avant le lac, Mika, un randonneur enthousiaste vient s’essayer aux plaisirs de la joëlette : tirage dans la corde à la montée, et même pilotage à la descente, un futur recrue pour l’année prochaine ?
Au bout d’un moment, on arrive au lac, parfait endroit pour prendre le repas de midi. Quelques courageux vont se baigner (Clément, Emilio et Lionel)

On repart ensuite en direction du lac Sainte-Anne.
Sauf qu’on s’engage dans un chemin qui n’était pas vraiment prévu à la base... Ça monte, ça descend, il y a de sacrées marches et même des arbres à couper, mais au final on arrive à s’en sortir.

On est donc bien contents de découvrir la beauté du lac Sainte-Anne. L’effort en vaut la peine : une eau bleue turquoise dans laquelle les prairies alentours envoient leur reflets verts, le tout entouré de montagnes sur lesquelles subsistent quelques névés, on dirait une vraie carte postale !
Malgré une eau glaciale (moins de 12°), la baignade fait encore plus d’adeptes qu’au lac miroir.

Une fois qu’on a bien profité du lieu, on reprend les joëlettes pour repartir en direction du lieu de bivouac, un peu en contrebas du lac.
On monte la bâche et on libère notre mulet Maioui (anciennement appelé Mainon), qui prend un malin plaisir à aller taquiner les chiens de berger du champ d’à coté (heureusement clôturé) pour les faire aboyer.

On ramène une sacrée quantité de bois pour faire un feu de camp digne de ce nom.
Comme au précédent bivouac, Vincent nous fait cadeau de bonnes bières bien fraîches que l’on apprécie pleinement.
Aurélien nous fait un petit jeu sous forme de questionnaire par équipe dans le but de nous faire un peu plus découvrir l’asso. L’équipe gagnante à droit un superbe caillou dédicacé.
Puis on passe au repas avec un "aligot amélioré" de Dominique qui met tout le monde d’accord : c’est excellent !

On profite ensuite de notre méga feu de camp avec quelques Chamallow grillés avant d’aller dormir sous les étoiles ou sous la bâche.

Vendredi 20 juillet : redescente

Ce matin, on n’est pas pressés par l’horaire : il ne reste qu’à se laisser descendre jusqu’au camping. C’est dans l’ensemble bien roulant, et ça nous parait assez facile.

Malheureusement, Vincent se foule la cheville à la toute fin, et rejoint donc le camping en autostop.
Une fois au camping, après la douche, on file au "pied jaune", le bar tenu par le conjoint de Sophie, pour prendre l’apéro. Ça fait une sacrée tablée !


La carte des bières, bien fournie, est approuvée par Vincent, notre spécialiste bière.
Puis on retourne au camping en compagnie de Sophie pour notre dernier repas du séjour, et pour le traditionnel tour de table.
C’est avec une certaine émotion que chacun prend la parole tour à tour pour exprimer son ressenti sur le séjour. Un trafic parallèle de mouchoirs en papier se met en place.
Fred et Jérémie ont même composé chacun un poème pour l’occasion. Voici le poème de Fred :

Je suis différent de vous et j’en suis désolé.
Peut-être aurait t’il été mieux de le faire, sans vous gêner.
Dommage que je n’ai pas pu discuter, raconter, échanger.
Pourtant j’ai essayé, j’ai aussi des qualités.
Vivre un handicap invisible, c’est compliqué.
Un rien me perturbe et c’est la vérité.
Pourtant je sais rire, parler, discuter,
Le fossé n’est pas épais mais il est.
C’est pour ça qu’à fond j’essaie de me donner,
Mais pour moi j’en fais jamais assez.
Aussi, avec tous ces dénivelés,
Tout ce que nous avons vécu et partagé,
J’espère faire partie de votre et d’autres équipes,
Bien sûr, si vous le désirez.

A très bientôt sur les chemins !
Je vous aime.
FRED

Vu qu’il se met à pleuvoir on tire rapidement la bâche entre l’auvent du camion et le marabout afin de continuer notre repas au sec.
Le repas se termine avec un dessert à base de chocolat, de chantilly et de fruits : délicieux. Puis tout le monde va se coucher pour cette dernière nuit.
Pour fêter ça, un orage éclate en pleine nuit.
Ceux qui dormaient sous la bâche à coté de la table essaient tant bien que mal de se mettre au sec, et la pauvre Dominique se transforme en pilier humain pendant la durée de l’orage pour éviter que des poches d’eau se forment et fasse plier l’auvent du camion. Bref, une dernière nuit mémorable !

Le lendemain, c’est donc pas très réveillés qu’on petit déjeune, qu’on replie le marabout encore humide et qu’on range le campement.

Puis vient le moment difficile des au revoir. Dur dur de se quitter après avoir vécu tant de moments forts pendant la semaine ! Mais c’est sûr, on se reverra !

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Maroc-Essaouira, océan et festival de musique. Seconde partie.

Suite de la belle aventure : après une belle traversée à travers, plateaux, gorges, sommets rocheux, champs cultivés, nous voici au bord de l’océan.

Partie 2 – Littoral Atlantique

Mardi 19 juin
2ème séjour en un, nous troquons les randos en montagne et le charme de l’altitude contre les randonnées en bord océan et l’air marin : 6 dromadaires et 3 chameliers font désormais partie de notre équipe. Ce matin, le départ se fait en haut de falaises surplombants l’Atlantique, avec quelques montées et descentes ensablées et parsemées de marches, de galets… nous croisons quelques pêcheurs et leurs mobylettes. Notre première pause graine de la côte se fait sur la grande plage de sable fin de Timzgida oufta. L’excitation enfantine du bord océan : on fait des courses de Joëlette pour rejoindre l’eau et patauger… ! Pour certains français et marocains, c’est la première fois qu’ils mettent les pieds dans un océan !!





Après 250m de montée sous le soleil, nous sommes accueillis dans une maison à Ifradn, chez des producteurs d’huile d’Argan. Mis en bouche copieuse avec thé, pain, zit zitoune (huile d’olive) et zit amlou (huile d’argan et amandes)… puis salade complète, colorée et savoureuse, préparée par Muha, notre Chef cuisinier. Après démonstration de la fabrication d’huile d’Argan nous reprenons le chemin pour rejoindre la plage de Tafedna, où le bivouac nous attend. Un grand moment de baignade pour aller affronter les vagues, un beau moment de détente et de légère « liberté » retrouvée dans l’eau. Le thé et les gâteaux nous sont servis sur la plage, quel luxe !
Après le repas, pour certains c’est un tout premier feu de camp en musique, qui berce et endort lentement.






Mercredi 20 juin
Réveil et petit-déjeuner en compagnie d’une bergère et ses dizaines de moutons. Il est d’usage de partager un thé, ce moment à rendre toujours possible. Nous démarrons sur le sable avant d’arriver à un village de pêcheur coloré de blanc et de bleu (barque, maison…), la fatigue des 10 premiers jours se fait sentir mais nous attaquons une belle montée à travers un sentier ornée de cailloux et rochers. Nous arrivons sur un plateau ou plusieurs bergères gardent leurs troupeaux de moutons et chèvres. Nous restons sur le plateau un moment dans un paysage de garrigue, avant d’attaquer une descente vertigineuse et caillouteuse, ressemblant à des calanques. Arrivés en bas nous traversons plusieurs plages, avec passage de dune entre chaque : plus on est dans la corde et plus l’obstacle est facile. Certains passagers en profitent pour marcher ! Pause repas bien méritée sur la plage de Sidi Bousouf. L’après-midi ne sera pas de tout repos avec 3 passages à gravir et à redescendre, entre rochers, galets et sable… L’équipe est éprouvée mais voit le bivouac qui n’est pas loin du tout …… en haut d’une dune !









A cause de la marée, le bivouac n’a pas pu être installé sur la plage. Une longue traversée de plage nous mène au pied des dunes, où tous fatigués on ne voyait pas comment monter les 4 joëlettes dans le sable… finalement Laurent et Philippe monteront à pied (génial !) et Youssef demande que les chameliers redescendent 2 dromadaires pour monter Aurélie et Catherine.
La fatigue aidant, un fou rire vient à toute l’équipe restée en bas voyant les chameliers … mettre directement dans les sacoches d’un dromadaire, Aurélie et Catherine sur leurs joëlettes !! Nous arrivons tous au campement à Sidi Ahmet Shay, épuisés mais avec la lucidité d’immortaliser ce moment incroyable, avec notre banderole des 30 ans.
Enfin, pour clore cette journée mémorable, Moustafa notre chauffeur de 4X4 nous réserve une dernière activité, désensabler et faire sortir le véhicule des dunes (descente à 40% de dune, ski nautique sur sable). Tout cela nous permet de profiter d’un coucher de soleil fantastique sur l’océan, chaud et doré, et prendre le repas vers 22h.







Jeudi 21 juin
La nuit a fait beaucoup de bien, même si la fatigue se fait sentir. Début de rando = montée (40%) de dune de sable ! Une belle piste en faux-plat nous amène ensuite sur une plage, nous remontons le long d’une falaise, passons par de petits sentiers voire même à travers champs. Le repas de midi est décalé pour rejoindre directement notre lieu de bivouac à Sidi M’Barek. Les saveurs des salades et du thé sont en tête pour nous aider à tirer jusqu’à 15h30 où le vrai repas nous attend.
Après la pause gastronomique sont au programme : pansement impressionnant sur la jambe d’Aurélie (brûlée par un verre de thé ayant éclaté), bonne sieste, bonne douche sous cascades au pied des dunes, bonne baignade, bon rasage de cheveux … bientôt le retour à la ville !

Le dernier diner sous tente se poursuit par un beau moment musical autour du feu, chants et rythmique de Mehdi, percussions à la main et avec 2 bouts de bois sur jerricanes en plastique, sardines sur bouteille de gaz, gobelets sur plateau. Une belle communion tous ensemble !








Vendredi 22 juin
Nous prenons notre dernier petit déj face à l’océan, un beau moment… nous pensons déjà au festival de musique d’Essaouira le soir. La marée est haute, nous devons donc passer par les dunes pour rejoindre la prochaine plage ou 2 dromadaires nous retrouvent pour un petit tour sur leur dos, chacun fait son baptême en dromadaire ! Nous faisons une pause sur une des plages, le vent est assez fort mais n’empêche pas Denis à piquer une tête dans l’océan. La ballade est uniquement sur plage, paisible mais éprouvante par le vent et les grandes étendues de sable. C’est notre dernier jour de rando, de dernières suées pour arriver sur la plage de Sidi Kouaki, où nous prenons tout près de là notre dernier pique-nique façon rando, au sol sur les tapis qui nous manquerons bien. Un court transfert nous amène à Essaouira où nous logerons 2 nuits dans des appartements. Chacun s’installe, fait l’inventaire de ses affaires, prend le temps de se doucher. Nous nous régalons avec un succulent poulet au citron.












Vers 20h30, c’est le début de la fête avec le festival de musique Gnaoua et musique du monde !! Quelle géniale idée d’Olivier pour terminer le séjour en apothéose. En joëlette nous nous glissons au milieu d’une foule dense pour être au plus près de la scène… la gentillesse des spectateur est bluffante ! Un premier groupe rentrera vers 1h45 et le reste à 4h45, avec une photo en présence de Fatoumata Diawara (Bravo Lucie) !


Samedi 23 juin, Dimanche 24 juin
Le lever se fait tranquillement (adieu le rythme rando !) et après le petit déj de 10h30, nous partons par petit groupe pour se balader dans la Medina d’Essaouira, achat, farniente, visite, … que c’est beau !! Chaque groupe en profite bien avant de se retrouver à 17h pour plier et emballer les joëlettes. Des spécialités pâtissières nous sont offertes pour le thé.

Nous prendrons un dernier repas au restaurant avec Youssef, Mehdi et Mohammed avant de retourner au festival. Rendez-vous donné à 2h pour charger nos bagages (la nuit se fera surtout dans le bus et l’avion). Ultime transfert et départ à 3h en direction de l’aéroport de Marrakech. Les cœurs sont remplis de toutes les émotions éprouvées et partagées en joëlettes sur les sentiers marocains.












Les esprits sont marqués par ces souvenirs, pour très très longtemps. La force d’un groupe permet vraiment de réaliser de très beaux défis. A 6h, les « au revoir » sont difficiles. Après 15 jours d’une inoubliable aventure, nous prenons l’avion à 9h30, dormons jusqu’à 13H30 et notre retour à Lyon, des bouts de vie changés plein les sacs à dos à ramener dans nos régions respectives.

Nous avons tous une pensée pour Yves et surtout pour sa compagne Claire. Yves, nous a quittés brutalement peu de temps après sa belle participation au séjour Maroc-Essaouira.

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Maroc-Essaouira, le Haut Atlas,première partie.

En ce beau mois de juin, nouvelles joëlettes et nouveaux parcours au Maroc (entre Haut-Atlas et littoral atlantique) ont été étrennés par une équipe dynamique, alliant expérience et robustesse. En espérant que ces quelques lignes et photos suivantes vous fassent ressentir le goût savoureux de ce voyage Tamazirt, and « to be a rainbow in someone else’s cloud ».

Partie 1 – Montagnes du Haut Atlas

Avant tout, rentrez doucement dans l’atmosphère Tamazirt (Berbère) en faisant traverser dans vos oreilles du Tinariwen avec Iswegh Attay, Walla Illa (album Tassili) ou Ittus, Nànnuflày (album Elwan)… Fermez les yeux, ressentez la terre sous vos pieds, la chaleur de l’air dans vos narines et laissez vivre vos émotions.

Dimanche 10 juin

Nous voilà partis le 10 juin 2018 pour un tout nouveau périple de 14 jours. L’équipe se retrouve à 10h30 à l’aéroport de Lyon, avec Aurélie, Philippe, Catherine, Mariam, Laurent et Marie, Claire et Yves, Yvette, Cédric, Loïc, Christian, Jean-François et Nadia, Denis, Lucie, Quentin, Céline et Olivier. 3h de vol plus tard, nous arrivons à l’aéroport de Marrakech où nous retrouvons Youssef et toute son équipe, Meddhi, Mohammed, Muha, Ali et Moustafa… Nos affaires sont vites chargées dans les bus et nous partons pour 5h de transfert en direction de notre lieu de bivouac près d’Amassine (2100m). Les heures se font minutes tant il y a des nouveautés à observer et une équipe à se familiariser. Nous nous arrêtons diner dans un village pour partager le Tajine. Nous arrivons aux alentours de 23h30 à destination où un bivouac céleste nous attend, époustouflant.
Notre première partie de séjour se déroulera dans le massif du Sirwa, massif situé entre le Haut-Atlas et l’Anti-Atlas.




Lundi 11 juin
Le dépaysement est complet, sonorité, visuel, goût, habitudes, … sauf pour le montage des joëlettes encore « en kit » sous plastique. Pti dej au thé à la menthe, pain, confitures, Vital, Roberto et zit puis départ pour notre première journée de randonnée, on a hâte ! L’air est sec, le soleil est chaud, les sentiers rocailleux, un bon effort pour mettre dans le bain. Nous arrivons pour le repas de midi au village d’estive de Tiddas à 2400m, salade marocaine, sardines, riz nous font saliver. Le village est encore vide, seul des gardiens sont présents, les familles monteront avec les troupeaux à la fin du Ramadan. Ce sera notre lieu de camps pour deux nuits.
Après le repas, petite balade en boucle pour découvrir l’étendue de l’Atlas. Le thé et des petites sucreries (gâteaux, beignets, …) nous attendent au retour.









Mardi 12 juin
Journée bucolique pour rejoindre Aziwane pour notre pique-nique au pied de grands rochers arrondis enchevêtré. Attention cependant aux plantes épineuses qui laisserons des traces sur des jambes ! Pendant que certains font la sieste d’autre s’essaye à l’escalade (comme il est dit, il faut savoir s’élever pour y voir plus clair). Tantôt ces paysages inspirent aux songes, tantôt à l’écriture. Retour à dos de mulets pour les 4 passagers Joëlette Laurent, Catherine, Philippe et Aurélie, et pour Mariam au village de Tiddas.














Mercredi 13 juin
Une grosse journée nous attends, nous nous levons avec le soleil… nous rejoignons dans un premier temps le village d’estive d’Amassine où nous chevauchons entre cailloux, rochers et champs de fleurs… après une belle montée technique nous arrivons dans un paysage lunaire à 2700 m ou nous apercevons les deux Tikniwine (2900m et 3000m). Après le pique-nique nous redescendons avec quelques passages à flanc de colline jusqu’au village d’estive de Azib N’Iriri à 2300m. Muhammet réapprovisionne le stock de pain, sous des yeux et papilles intéressés.













Jeudi 14 juin
D’après Olivier départ pour une journée tranquille, c’est sans compter sur des passages qui nécessiteront d’être aménagés. Les cordes des joëlettes se remplissent pour ne pas déraper sur les sentiers étroits et pentus… des montagnes russes dans les cailloux… ! Nous arriverons au campement pour midi au village d’estive de Azib N’Oussamer. La sieste est très appréciée ! L’après-midi se passera tranquillement avec baignade dans la rivière, certains assistent à la cuisson du pain au feu de bois, d’autres partent faire une petite balade…
Pour une grande partie du groupe, nous profitons des nuits à la belle étoile pour compter les étoiles filantes, apprendre les constellations, etc. Tellement apaisant !








Vendredi 15 juin
Pour l’équipe berbère c’est la fin du ramadan (c’est très dur de ne pas boire, faire de la joëlette et assurer son rôle de muletier, impressionnant). Après le petit dej une matinée digne des virages de l’Alpe d’Huez nous attend. Cependant, au départ, le décor est plutôt canyon et western, où nous suivons le lit d’une rivière avant de grimper au point culminant à 2800 m au pied de la montagne Arira. La vue très proche du sommet du Sirwa est grandiose et sera le bon moment pour faire la photo des 30 ans, bravo l’équipe !!
Après une courte pause repas sur une belle étendu d’herbe et une vue lointaine sur le désert du Sahara, nous finirons en faux-plat descendant jusqu’à notre campement pittoresque de Azib Izine. Avec le thé du jour, nous avons le droit à des beignets fourrés de purée d’Ipomée (patate douce)… un délice…








Samedi 16 juin
Départ tranquille sur une piste avant de rejoindre la pleine montagne caillouteuse où nous essayons de nous frayer un chemin le plus confortablement. Descente très technique à travers des terrasses géologiques bâties de roches volcaniques. L’équipe a bien puisé dans ses réserves. Le moment du repas puis de détente est très apprécié au bord d’une rivière… Nous repartons sur un parcours peu roulant puis une piste qui nous amène en haut du village de Tizgui, la récompense du couché de soleil est incroyable. Le décor est scotchant, à tel point qu’une joëlette l’est restée, où ses 3 équipiers en oubliait de redémarrer. Pour certains, les péripéties du jour furent soupçonner Muha d’avoir mis quelque chose dans le thé !! Le soir nous entendons des rythmes enivrant résonnant contre les falaises de Tizgui. Un groupe se laisse guider pour aller à la rencontre des habitants, c’est le premier village où nous croisons du monde. Des jeunes filles dansent, chantent, tambourinent sous les yeux fiers de jeunes garçons assis autours. Nous sommes spontanément et chaleureusement accueilli à rejoindre le groupe musical. On se prend les mains, on apprend à danser, on rit, on chante, les regards sont étincelants, les larmes coulent, les cœurs sont connectés. Mariam est ravie de partager ce moment avec ces jeunes filles, lui rappelant les origines de sa famille. Les chants sont longs et intenses, les sourires inoubliables, un partage si émouvant et généreux (jusqu’à la fatigue) ! Nous n’oublierons pas la magie mélodieuse et la richesse humaine du village suspendu de Tizgui.










Dimanche 17 juin

Pour la première fois le ciel est un peu voilé, nous commençons la journée en traversant et quittant Tizgui. Nous découvrons les aires de battage du village, les anciens greniers troglodytes pour protéger les récoltes et les biens de pillages. Une descente en lacets très raide nous fait rejoindre le vallon. Nous traversons les villages d’Asaka, Agoulzi…, les enfants sortent à notre rencontre, les joëlettes sont scrutées, nous partageons ensemble quelques tablettes de chocolat… La journée se termine entre sable et galets à l’entrée des gorges de Tilsit, une mise en bouche de la randonnée océane ! Le campement est au milieu des gorges, une partie du groupe part, en chanson, faire un tour avec les mules… c’est le dernier soir où nous serons avec les muletiers, qui nous font découvrir entre autre la confection de tapis.











Lundi 18 juin
Journée de transfert et journée anniversaire… nous partons pour une petite journée de rando, une grande journée de bus… Nous quittons les gorges avec quelques passage dans l’eau, jusqu’à une cascade ou plusieurs passerons se rafraichir, surtout la joëlette de Laurent pour fêter dignement son anniversaire. Nous rejoignons le village de Tilsit ou nous récupérons une piste jusqu’au village d’Assais où nous attendent les bus pour le transfert jusqu’à la côte atlantique. La première partie sera sous le signe du repos avec une pause à Talwine (capitale du Safran) et une pause pique-nique sous les Arganiers. La route reprends avec un passage à Agadir (avec petite escale pour acheter un gâteau d’anniversaire surprise !) puis la fin du trajet se fera en véritable festival de musique, jazz, variété française, rock, sonorités africaines, guitares… et surtout un « I Heard It Through The Grapevine » de Creedance Revival qui a littéralement enflammé le dancefloor du bus !! Délirant ! Nous arrivons vers 20h au campement qui surplomb l’océan, nous aidons à l’installation des tentes. Nous sommes proches du village de pêcheur d’Aftas Imerdidsen. Le repas nous sera servi tard, suivi du gâteau d’anniversaire et d’un petit digestif.











Un peu de patience, vous aurez bientôt la suite de cette belle aventure...

En attendant, un petit aperçu de la belle équipe :

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Jura, les lacs du 07 au 14 juillet 2018

Cette aventure à joëlette se situe dans la région de Clairvaux-Les-lacs, entre Lons-Le-Saunier et les grands Crêts jurassien. Beaucoup de baignades mais aussi l’ascension du Pic de l’Aigle (994m) pour fêter dignement les 30 ans de l’association

Samedi :
arrivée des participants au camping des Tilleuls de Clairvaux-les-lacs. Retards pour certains dûs aux grèves SNCF, mais au final, tout le monde est présent ! On retrouve Frédérique notre guide ; les passagers Joëlettes : Stéphanie, Claudine, Vincent et Eric ; Edith notre intendante, les accompagnateurs ; et Charlot, notre porteur de pique-niques.
Après montage des tentes et marabouts, on se réunit autour d’un bon repas qui permet de faire connaissance avec le groupe et de s’exercer au jeu des prénoms.

Dimanche, la journée commence par une initiation à la Joëlette. Petits exercices de passages d’obstacles dans le camping, puis en route pour le lac de Clairvaux !
Pique-nique au Belvédère, à l’ombre des arbres.
Cueillette de fruits des bois pour les gourmands, tout au long de l’après-midi.

Puis le moment tant attendu est arrivé : baignade dans le lac, plus que bienvenue par cette chaleur.
Merci à Edith et Martin qui sont retournés au camping nous chercher un bon goûter (pain d’épices maison et jus d’orange), que l’on a savourés autour du lac.





Lundi : on lève le camp ! Départ pour 2 jours pour découvrir le lac de Vouglans.
On se retrouve au village de Barésia, lieu de ralliement des voitures et du camion, pour repartir en Joëlettes.
Atelier dessin par Chloé, qui choisit comme modèle la Joëlette de Claudine en mouvement, avec Céline et Marie comme supportrices improvisées. Un bon présage pour l’équipe de France !!
On pique-nique à Auge, où rires, chants, et batailles d’eau sont de la partie.
On se fait offrir le café par une habitante, et on repart !
Après le passage du pont de la Pyle, on arrive au bord du lac de Vouglans. Baignade pour tous !
Puis on entame la traversée d’une forêt mystérieuse où l’on se fait dévorer par les moustiques, pour arriver à un beau belvédère pour le bivouac - où les moustiques continuent de nous dévorer - …
Au menu : soupe ! Chacun a son petit sachet de soupe, où les jeux présents au dos (mots croisés et sudokus) nous occupent le temps que l’eau chauffe.
Nuit à la belle étoile.






Mardi : Préparation pour le match de ce soir : la demie finale France/Belgique. Maquillage de toutes les joues en bleu blanc rouge par Olivier qui a apporté l’accessoire indispensable des supporters.
Photo de groupe, et c’est parti pour repasser par la forêt de mousses. Cette fois ce ne sont plus les moustiques, mais les chenilles qui sont au rendez-vous. Françoise, armée d’un bâton, mène la danse pour nous dégager le chemin.
Pique-nique au bord de l’eau. Apéro offert (vin de pêche) par les personnes déjà sur les lieus.
Puis transfert jusqu’au camping de Narlay où l’on restera jusqu’à la fin du séjour.
Soulagement pour certains (surtout pour Vincent) : il y a une télé pour suivre le match !!! .
Montage des marabouts, des tentes, douches, et préparation du repas.
Vers 20h les supporters se dirigent vers l’écran pour voir le match : allez les bleus !!! Les yeux de Vincent brillent et sa joie est totale quand Edith lui apporte un sandwich devant le match.
Victoire de la France, tout le monde est content ! Même Charlot, qui nous a chanté la Marseillaise -comme dirait Eric- à 23h.




Mercredi : Après que Sylvie ait soigné nos bobos comme tous les matins, départ pour les cascades du Hérisson !
Le Saut Girard, le Saut de la forge et le Château Garnier sont au programme. Pique-nique au milieu de ces paysages féériques.
Retour au campement.
Avant le repas, descente au lac accessible depuis le camping, et baignade pour les moins frileux.
Les fans de foot quittent la table à 20h pour aller voir la 2ème demi-finale ; tandis que d’autres s’affrontent virtuellement à Londres dans un jeu de carte. Selon son rôle, les bleus doivent désamorcer une bombe tandis que les rouges vont tout faire pour la faire exploser !!








Jeudi : en route pour le pic de l’aigle !
Montée difficile avec les Joëlettes. Heureusement que les hommes forts étaient là. La Joëlette de Claudine ne roule plus, elle vole jusqu’ au sommet !! Vincent et Eric, courageux, décident d’y aller à pied, sans Joëlettes. Vincent atteint le sommet, Eric a juste besoin de renfort pour les derniers mètres. Bravo à eux ! Grâce à l’entraide du groupe, on arrive après tous ces efforts au sommet -994m d’altitude- et on profite d’une vue magnifique.
En attendant la venue de l’âne qui porte nos repas, les filles apprennent à Claudine et Stéphanie une comptine pour jeux de mains « Salama ».
Après un pique-nique bien mérité, on fait la photo de groupe avec la banderole « 30 ans, 30 sommets » pour les 30 ans de l’association.
On croise dans l’après-midi 2 personnes en gyropodes qui font une initiation aux « choupis » 1, 2 et 3.
Petite pause graine au bord de l’eau, et on repart.
Pendant le repas, remise à niveau « people » faite par Vincent. On rigole bien.
On poursuit la soirée en cherchant qui est bleu et qui est rouge (nouvelle partie du jeu de cartes).






Vendredi : Transfert jusqu’au lac de Chalain. On s’attaque au tour du lac, où racines et cailloux sont au rendez-vous.
Dernier pique-nique : on savoure les délicieuses salades d’Edith. Petite sieste, et on repart pour finir le tour du lac.
Après l’avoir vu toute la journée, on est heureux de pouvoir enfin s’y baigner !
Retour en voiture et arrêt à la fruitière du Hérisson pour faire le plein de fromages.
Une fois au camping, rangement du camp en prévision du départ du lendemain.
Une fois installés à table Frédérique nous présente l’association HCE, et par un tour de table, nous faisons le bilan de nos impressions de séjour.
Dernier repas festif : de bons gâteaux aux myrtilles et framboises avec des bougies pour les 30 ans de l’association, accompagnés de la Bénédictine tant attendue de Vincent viennent ponctuer le repas.





Samedi : après un dernier petit déjeuner et les derniers rangements effectués, dernières embrassades et séparation de la troupe.
Une fois de plus, la magie HCE a pris. Encore une belle aventure avec ce mélange générationnel … Merci à tous. Et un grand bravo aux 3 jeunes demoiselles qui auront marché en tout presque 100 km !
On se souviendra tous des « ah bon » de Claudine, et « allez les bleus » de Vincent !
A bientôt sur d’autres séjours !

En bonus, après le dessin, le ressenti du séjour par Chloé, 12 ans :
« J’ai bien aimé ce séjour dans le Jura. Il était amusant avec des fous rires et une bonne ambiance. Un peu fatiguant car la marche était rapide mais à 3 enfants c’était chouette.
Les passagers Joëlettes Éric, Vincent, Claudine et Stéphanie étaient agréables. J’ai aimé conduire un peu la Joëlette.
J’espère pouvoir recommencer l’année prochaine sur un autre séjour.
Chloé »

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Queyras "Pic du Caramantran", objectif atteint !

L’accueil convenu au camping municipal de Ceillac, sera échelonné de 16h30 à 23h30 ! Voir même jusqu’au lendemain 8h par une route difficile d’accès avec ses derniers virages à partir de Guillestre. Lors du petit déjeuner ensoleillé, les présentations d’usage sont alors faites pour mieux faire connaissance et se rappeler du prénom de son voisin. S’en suivra une initiation à la joëlette pour les 2 débutants (Marion et Romain) qui bénéficieront également des conseils avisés des expérimentés.

Stéphane, Accompagnateur En Montagne, formera un excellent binôme avec Raphaël, pour qui ce sera sa 1ère intendance. Quant aux participants, leur âge sera compris entre 17 et 84 ans et cette moyenne sera celle du reste du groupe ! Les 4 passagers joëlettes sont déjà des habitués aux séjours itinérants "à la HCE" !



Après une douce montée à travers bois, la fameuse "pause graines" sera la bienvenue. L’occasion de papoter un peu et d’apprécier les paysages autour du ruisseau du Mélezet.



Le parcours se poursuit à travers une prairie fleurie avant de se rendre au pique-nique à l’issue duquel certains en profiteront pour faire une sieste réparatrice. Notre benjamin va découvrir les plaisirs d’une eau fraîche ! Il est temps de repartir en direction de la Chapelle de Riaille pour faire le plein d’eau à sa source.



Stéphane saura captiver son auditoire sur l’histoire du mélèze et de ses utilisations (toitures, gouttières, fontaines...) Quant à l’équipe des "bleus", elle est toute fière de poser pour la photo devant un joli paysage. En contrebas, le village de Ceillac.




Après avoir traversé le bois de Jalavez, le groupe arrive à son premier camping sauvage le long du Cristillan idéal pour se détendre ou encore faire la vaisselle !


Le lever est matinal car une belle journée figure au programme avec le ravin de Martue et le col Fromage ( 2 301m) qui sera atteint avant midi ! Lydie, une accompagnatrice locale vient nous rejoindre pour cette journée aux dénivelés assez parlant (+ et - 550m) !





Le parcours nous fait emprunter un chemin plutôt roulant en balcon jusqu’au col des Prés de Fromage où nous ferons une pause à la cabane non gardée du Clot Henry et son magnifique abreuvoir.



Suivra une descente technique en forêt, disons "ludique" que Mainon, notre mulet fera en y laissant poussière et énergie, tout comme le groupe qui sera ravi de retrouver le véhicule en bordure de rivière pour y passer une nuit à la belle étoile pour la plupart.





Le lendemain, nous quittons les lieux avec un dernière vue sur le village de Molines en Queyras, son église remarquable et son bon pain, avant de profiter de celle de St Véran, plus haut village d’Europe.





Que la montagne est belle avec ses prairies parées d’une flore exubérante !




Une montée régulière sur le GR 58 (tour du Queyras) sur une piste mi-ombragée nous amène à un pique-nique situé au bord du torrent de l’Aigue Blanche et face aux vestiges d’une mine de cuivre. Le coin se prêtera à la plus longue sieste autorisée mais aussi à une partie de cartes ou encore à des massages !





La montée régulière continue avec de jolis lacets dans le bois de la Selle, pour nous amener à 17h au lac de l’Aigue Blanche et son refuge situé à 2 500m, en passant devant la Chapelle de Clausis.






La journée fut longue avec plus de 800 m positifs et une bonne douche fut appréciée ! Tout comme l’apéritif offert par le patron qui jouera d’ingéniosité pour faire partager à ses clients, la 1/2 finale de la coupe du Monde de Football où la France s’est illustrée devant la Belgique. Le tout, sous le regard bienveillant des marmottes et un coucher de soleil fabuleux.




5ème journée et point d’orgue du séjour avec LA montée au Pic de Caramantran. Pour cela, 3 renforts locaux (Lydie, Véro et Jean-Marie) partis à l’aube de chez eux, sont venus nous rejoindre au moment du départ du refuge.



De nombreuses pauses seront nécessaires pour reprendre son souffle durant cette ascension qui nous fera mettre un pied en Italie au Col de St Véran.




Il ne faut pas lâcher le rythme même si les derniers lacets sur un terrain glissant tel un millefeuille sédimentaire nous font passer les joëlettes 2 par 2.



Et quand l’ensemble des joëlettes parvient au pied du Pic de Caramantran, une immense joie éclate avec cette impression d’être parvenu à plus de 3 000m grâce à l’effort collectif et à une belle solidarité. Une photo va immortaliser cet instant ! Dommage que le brouillard ambiant ne permettra pas une vue sur le Mont Viso !

Avant de s’installer pour une pause pique-nique bien méritée, une descente "caillouteuse" sera nécessaire.




Pas le temps de faire la sieste et de plus, le terrain ne s’y prête guère !
Destination Col de Chamoussière en passant par un difficile chemin dont quelques névés et pierriers. L’heure est ansuite à la détente avec à l’honneur les lettres de HCE et ses 30 ans sous l’œil étonné d’un chamois et la bienveillance du Pain de Sucre.




Mais il nous faut reprendre le chemin pour retrouver le refuge d’Agnel où nous fêterons l’anniversaire de Benjamin.



Nous voici déjà arrivés au jeudi 12 juillet et la journée commence par une jolie grimpette dès le départ. pas le temps de s’échauffer ! Le sentier est toutefois roulant et très fréquenté, l’occasion de distribuer des flyers et de recruter de nouveaux accompagnateurs !



Notre pique-nique au Col Vieux (2 806m) nous offre un magnifique panorama sur le Col Agnel, le Pic du Caramantran et le Pain de Sucre, véritable pyramide.




Pas facile la vie d’un AEM ! Après ce repos bien mérité, l’équipe entame sa descente dans la vallée des lacs Foréant et Egorgeou dans lequel certains y mettrons les pieds.






Pour rejoindre notre lieu de bivouac, il nous faudra continuer notre descente jusqu’à une jolie forêt de mélèzes. Le repas se prépare dans une cabane sous une météo toujours aussi clémente.





Après un petit déjeuner ensoleillé, une petite séance d’assouplissements sera donnée par Raphaël, compétent dans de multiples domaines.



Le lieu est sauvage et nous bénéficions d’un vaste panorama dont le Mont Viso devant lequel une dernière photo de groupe sera prise avec notre belle banderole des 30 ans !


Cette journée s’annonce "cool" avec, au programme, une petite descente technique en sous-bois pour devenir roulante, à travers le Vallon de Bouchouse qui nous conduit au bord du Guil.







Ultime ligne droite pour arriver au camping de Ristolas un peu après midi où un pot offert par Didier, fera lever le verre bien haut, à la santé de HCE !



Un grand bravo à Stéphane fier de son équipe dont la motivation fut sans faille. Et un grand merci à Raphaël qui a régalé la troupe avec grand plaisir et sans relâche ! Pour preuve, un double dessert pour le repas final : un tiramisu et des bugnes !

Ce séjour se terminera par le traditionnel "tour de table" qui permettra à chacun de s’exprimer sur son ressenti et ses émotions. La plupart du groupe ayant manifesté l’intention de faire un nouveau séjour, disons-nous "à l’année prochaine sur les chemins de HCE" !

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