Massif du Thabor du 03 au 10 août 2019

Samedi en fin d’après-midi, les véhicules arrivent les uns après les autres par la piste jusqu’au Lavoir, lieu de notre RDV au-dessus de la station Valfréjus. Nous commençons à faire connaissance en préparant le repas, avant le traditionnel tour de table de début de semaine. Ce séjour est le premier pour 5 d’entre nous : 4 accompagnateurs, et l’une des passagères joëlette.

Après une rapide présentation du programme de la semaine par Aurélien, nous installons les couchages pour la nuit, dans le foin pour le confort, ou en extérieur pour profiter de la « nuit des étoiles ».


Dimanche, nous retrouvons le dernier membre de notre équipage arrivé dans la soirée de la veille et nous partons pour 3 jours, avec une nuit en refuge suivie d’un bivouac. Pour les nouveaux, l’heure est à l’apprentissage du maniement de la joëlette. A la fin de cette première journée nous offrant déjà une superbe vue sur les reliefs alentours, nous arrivons au refuge du Thabor.

Après une dernière montée plutôt rude, nous accédons au lac voisin. Les plus courageux s’offrent une traversée à la nage tandis que d’autres trempent simplement les pieds dans l’eau pour se rafraichir !
Après une bière et une partie de pétanque, nous préparons le repas du soir et le pique-nique du lendemain, avant une nuit marquée par la chaleur des dortoirs !

Lundi, nous partons en direction du Col des Méandres à 2700m, au pied du Mont Thabor, où est prévu notre bivouac. Le parcours est ce jour-là assez technique, ou technico-ludique selon les points de vue, avec de nombreux pierriers à traverser notamment. Après le pique-nique au bord d’un nouveau lac, nous atteignons le col dans l’après-midi.

Nous pouvons commencer à installer le bivouac, remplir les gourdes à une source proche et profiter du torrent pour la toilette. Le soir, une soupe très appréciée nous réchauffe, puis nous nous laissons bercer par les mélodies jouées au fifre par notre musicien Guillaume, dans un décor splendide

Mardi, le jour se lève sous la pluie, nous nous organisons donc pour prendre le petit déjeuner sous la bâche de bivouac, en abritant au passage une randonneuse que l’on espère voir en recrue HCE l’année prochaine !
Une fois la pluie passée, nous entamons la descente vers la Vallée Etroite qui nous offre une fois encore un panorama grandiose ! Nous profitons de la pause pique-nique en bord de rivière pour faire sécher les duvets et autres vêtements ayant pris l’humidité le matin.

En milieu d’après-midi nous arrivons sur le lieu de notre camping sauvage, où le camion nous rejoint après une crevaison sur la piste. La rivière nous offre de belles baignades entre les parties de jeux de société. La soirée se termine autour d’un feu, avec des airs de fifre, quelques danses et des chamallows !

Encore un matin pluvieux ce Mercredi, où une journée tranquille nous attend avec une ballade dans la Vallée Etroite. Par un sentier assez roulant nous arrivons à notre lieu de pique-nique, en même temps que la pluie qui fait son retour. Au moment de reprendre notre chemin, Mainon de mauvaise humeur, laisse une jolie trace sur la jambe d’Alice qui emprunte les béquilles d’une passagère joëlette pour terminer la journée ! Nous passons dans l’après-midi au lac Vert où seuls les plus téméraires se jettent à l’eau avant de rejoindre notre campement au bord de la rivière ;

Jeudi nous remontons au refuge du Thabor par un autre chemin qui nous permet d’admirer de nombreuses marmottes mais aussi de découvrir un bunker pendant notre pause repas. Une fois arrivés, comme lors de notre première venue, le programme est à la baignade, à la pétanque et aux jeux de société.

Après le repas pris cette fois au refuge, quelques airs de guitare et de nouveaux jeux, la nuit nous offre un concert de ronflements avec pas moins de 5 tonalités différentes repérées (certains finissent même la nuit dans le salon du refuge pour y échapper…) !

Déjà la dernière journée de joëlette arrive Vendredi, avec un parcours roulant pour revenir jusqu’à notre point de départ au Lavoir. Nous faisons la dernière montée tous ensemble, les passagères joëlettes montent à pieds, Nicolas en profite donc pour tester la place passager, avec Benjamin notre Handi marchant au pilotage

Après cette journée ensoleillée, une bonne partie du groupe va faire le plein de Beaufort et de Tomme à la fromagerie juste au-dessus de nous.
A la fin du repas, nous faisons un nouveau tour de table où chacun peut exprimer son ressenti, le partage et la solidarité en ressortent avec l’envie de faire rayonner ces valeurs autour de nous. Ensuite, après un atelier de composition de chanson, la soirée se poursuit en danses autour du feu, sous des airs de fifre à nouveau, et d’accordéon !

Certains profitent d’une dernière nuit à la belle étoile et d’autres retrouvent le confort du foin à l’abri des bâtiments anciens.

Samedi matin, les horaires de train nous pressant un peu, nous nous levons tôt à nouveau pour ranger notre campement et prendre le temps des au-revoirs. Petit à petit, chacun reprend la route après s’être promis de se retrouver à l’AG, emportant des souvenirs (notamment sous forme d’hématomes) et des sourires…

Il ne reste qu’à remercier chaque membre du groupe pour cette belle semaine et particulièrement Lydie notre intendante et Aurélien notre guide !

Voici en bonus la chanson que nous avons composée et dont vous saurez facilement retrouver l’air :

Les copains Thabor
1/ Non ce n’étaient pas des bateaux,
Ces joëlettes toutes en couleurs
Tirées devant, guidées derrière
Oui guidées derrière.
Pour les montées et les pierriers,
On ne rechigne pas sur l’effort,
Émerveillés par le décor,
Les copains Thabor !

2/ Mais oui c’était bien son sabot
Et même parfois ses chicots
Qui nous ont tatoué la peau
Sacré bourricot !
Heureus’ment à peine arrivés,
Un grand banquet nous attendait
Lydie nous remettait sur pied,
Plus qu’à digérer !

3/ Les sentiers technico-ludiques
Caillouteux et parfois épiques
Ont fait de nous une folle équipe,
Oui une folle équipe !
Avec un guide qui mine de rien
Malgré une bande de bons à rien
Nous a menés sur l’bon chemin
Merci Aurélien !

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Queyras-Caramantran du 03 au 10 août 2019

Le Pic du Caramantran c’est un retour aux sources : amitiés, espiègleries, entraide, passion de la montagne, baignade en eau glacée... mais aussi, pas de douche, des bivouacs éphémères, des montées qui vous font, dixit Michou « découvrir des alvéoles des poumons qui n’avaient encore jamais servies ! »

Retrouvailles au bout du monde dénommé Ceillac le samedi soir. Le covoiturage étant trop banal, certains préféreront arriver en stop à 21h ou en navette non-adaptée ! Après un apéro bien agrémenté de spécialités liquides ou solides de nos différentes contrées, tour de table des présentations à la frontale ! Une équipe de caractère - autant que les bières qui l’arrose - un beau mélange d’ados, trentenaires et retraités ; vieux habitués d’HCE et nouveaux. Bravo Simone ! Seul bémol, on a 2 Michel, 3 Monique, 2 Marius et 2 Max ! Et comme si ça ne suffisait pas, une 2ième Audrey à partir du jeudi !

La première journée de chauffe dans la vallée de Ceillac est ponctuée d’une immense cascade, d’une vue magnifique depuis les balcons de Ceillac en plein festival de cerf-volant, de cairns artistiques. L’itinéraire est tronqué, l’équipe s’avère moins robuste que prévue ! Arrivée au lieu de bivouac, apéro festif au bord du torrent et baignades à tire-larigot. Les deux Marius - cadets de l’équipe de 13 et 14 ans - sortent les cannes à pêches, Monica - notre chère et bien aimée élégante intendante - explore le ciel étoilé à l’aide d’une application high-tech. Nuit à la belle pour tout le monde. Froide mais sans nuage et surtout sans une goutte de rosée ! Le pied !








Lundi : Stéphane, notre accompagnateur, très sceptique sur les capacités physiques de l’équipe, avait annoncé la couleur la veille…. Il va falloir qu’on s’accroche si on veut le passer, ce col du Fromage. Effectivement, on en bave. Malgré tous nos efforts de drague et de prosélytisme HCEéen, on ne parvient pas à recruter du renfort. Mais rien ne nous arrête ! On réussit notre ascension, nous voici au col, tous fiers, heureux et bien lessivés. L’équipe se soude. C’est l’heure de s’envoyer la salade "FOU-Z’Y-TOUT" de Monique (spécialiste du sucré-salé) puis une sieste sur crottin de mouton. Descente longue et roulante vers Saint-Véran en traversant des troupeaux paisibles de vaches et des forêts de Mélèzes. Sarah fait une petite chute, Monique et Michou se relaient pour lui donner la main. Les débutants sont définitivement bien initiés ! Apéros, blagues graveleuses et "gnole" stéphanoise nous donnerons-t-ils des ailes pour le lendemain ?










Mardi : notre bivouac est sur le passage d’un pèlerinage pour un saint local. La procession de la saint Simon. Les toilettes du matin ne sont pas très intimes ce jour-là ! Au programme, longue montée sur piste vers le refuge de la Blanche. Charlot a senti le coup venir : il s’est enfuit au moment du battage ! On longe le torrent une bonne partie de la journée. Le chemin finit en longue bavante dans les alpages. Les virages sont toujours critiques à passer, conseils et encouragements vont de bon train au sein des équipes de jojos. Arrivée au Lac de la Blanche, certains tentent une baignade en culotte. La réservation du refuge ayant foirée, on se contentera d’un dîner DELICIEUX bien arrosé sur la terrasse du refuge puis d’une nuit sous la bâche avec un magnifique ciel sans lune. Pendant le dîner, Daniel nous fait une frayeur : sa sonde coule rouge… Des saignements d’urine ? Mince, qu’est-ce qu’on fait ? On appelle les secours ? Branle-bas de combat autour de la table ! Hihihiii (d’autres se marrent discrètement) et Timothée finit par avouer, heureusement, c’est une belle vanne : un fond de cubi caché dans le bas du pantalon... ! Et vous, vous êtes plutôt vin blanc ou vin rouge ?! Bref, après avoir bien ri, tout le monde a dormi sur ses 2 oreilles.







Mercredi : On attaque le col de Chamoussière le matin bonne heure car de la pluie est prévue en début d’après-midi. Faux départ pour Daniel… le pneu de sa joëlette est à plat ! Montée courte mais technique. Pique-nique en 15min au col à 2800m dans un début de crachin horizontal qui nous glace le museau. Pas de fromage, pas de chocolat et même pas le temps d’admirer le Mont Viso - qui nous nargue - et le Pain de Sucre à moitié dans les nuages. Attaque en vitesse de la terrible descente technique, glissante et déversante. Oulala, le schiste, ça glisse ! On arrive au refuge Agnel, plein à craquer de randonneurs, vers 15h. On nous offre l’hospitalité dans la salle hors sac en attendant le camion qui arrivera à 18h. Les douches peu adaptées s’avèrent être un traquenard pour les passagers et ont bien faillit venir à bout des forces de notre équipe de choc ! Bière, jeu de cartes, papotage avec les marcheurs du coin, nous aident à faire passer l’attente. Eureka ! Les super Moniques arrivent avec le camion rempli de denrées ! Nous avons maintenant guère d’autre choix que de monter la tente en plein vent sur un parking en terre battue un peu au dessus du refuge. La vue sublime, la soupe à l’oignon, l’accordéon et les bons vins (on a des spécialistes à bord) vainquent le froid et la fatigue !







Jeudi : long décollage sur ce charmant bord de route, on attaque le col de à 11h. On l’avale aisément, l’équipe est maintenant bien échauffée. Arrivée au pied du pain de Sucre, une vue sublime se dégage sur le Mont Viso, des plans inclinés de schistes, un lac, des alpages truffés de mouton. Certains versent une larme d’émotion. La beauté nous secoue presque autant que la fraicheur de l’eau du lac ! Mais elle ne nous coupe pas l’appétit, on déjeune à 12h ! Descente technique dans laquelle nous perdrons Sarah et Siméon, que nous retrouverons avec le sourire au bord du lac suivant. Audrey, la compagne de Stéphane, nous rejoins et apporte son énergie (et aussi des M&M’s !) à notre équipe de choc qui commence à fatiguer. Arrivée sur un spot de bivouac dont seul Brad Pitt peut égaler la beauté. Prairie paisible, petite ruine, paysage abrupte et sauvage à 360°C. Certains démarrent le feu pendant que d’autres partent chercher les provisions à 1H de marche plus bas. Ca papote, ça piaille, les Marius, Timothée et Michou s’asticotent ; Fanny et Yann se comprennent et papotent. Soirée grillades et chamallow, belle étoile au bord du feu. Pincez-moi, je rêve.








Vendredi : p’tit déj de luxe : pain grillé, œuf, banane, fromage : grand déstockage ! Photo de groupe devant le Mont Viso avant de reprendre la route sur une descente un peu technique, beaucoup d’aide des marcheurs (toujours aussi touchant de voir quelqu’un jeter son sac pour se précipiter sur la joëlette !) Moment d’absurdité en croisant une messe en plein air, au moment d’un chant. Pique-nique et baignade au bord du torrent avant d’arriver en grande pompe au camping de Ristolas ou l’on croise par hasard Emilio et sa famille, qui s’apprête à partir sur le séjour dans le Haut Verdon. L’occasion pour Michou de transmettre ses meilleures techniques de dragues de camping aux Marius. Le début d’une longue carrière pour eux ?! En tout cas, ils sont déjà au point sur la brouette !!!





Anecdotes :
Lentilles, pois cassés et randonnée font bons ménages, la marche est bien ponctuée de percussion !
Martine sourit et rigole en continue, c’est l’air de la montagne ou les blagues de Michou ?!
Siméon fait rigoureusement la bise matin & soir, et nous félicite personnellement à l’arrivée de chaque passage difficile. Comment ne pas se sentir soudés dans une telle ambiance fraternelle !?
"Vite un homme fort ! Maaaax ?!"
"L’accssent du sut d’Efelineu !"

Les citations "pour vous c’est quoi le résumé de la semaine ?" :
Michou : "Martine, je t’ai pas beaucoup tiré, mais..."
Anne : "Je préfère la cancoillotte au Nutella"
Martine : "Super heureuse que Flore ai voulu refaire un séjour avec moi sans la forcer, et d’avoir connu et revue d’autres personnes. "
Bernard : "Il y a longtemps que j’avais pas pleuré et Daniel l’a fait. Du coup j’adore. Super soirée, super semaine, bisous.
Max : " Belles émotions, bennes rencontres, beaux paysages".
Maxime : "On réfait un séjour ou on...?! "
Daniel : "Beauté, efficacité, bonne humeur !"
Flore : " Rien ne se perd, tout se transporte."
Fanny : " Echange, délire, défit, affection, sourire, beauté du paysage"
Monique : "Je partage ma passion de la montagne"
Eveline : "Belles retrouvailles avec Yann, Daniel, Monique... qui m’ont donné du courage" !
Sarah : "très bonne ambiance"
Timothée : "Quelle est la différence entre un rappeur et un randonneur ? Le randonneur monte ta tente quand le rappeur nique ta mère."
Marius jeune : "J’aime bien la numéro 9 !".
Monica : "La cohésion et l’amitié se renforcent dans la difficulté !"
Monique : "Etonnée de la relation et l’attention avec les personnes handicapées. Belle découverte."
Audrey : "Nanard passe-nous l’pinard ! "Bon… restons concentrés !"
Siméon : "Chui bien monté. Bâton de rando. Sac à dos".
Marius moins jeune : "Les torrents resterons toujours froids !"

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Massif des Monges - 20 au 27 juillet 2019

L’agence HCE vous propose des séjours inoubliables de randonnées vers des destinations uniques et magnifiques !
Massif des Monges, balcons de la Meige, Népal, Pérou, la Vanoise… Il y en a pour tous les goûts !
Et vous en reviendrez …
Musclés par les joëlettes
Transformés par vos rencontres
Déconnectés par l’absence de réseau
Rassasiés par les délicieux repas de Bernard
& motivés pour recommencer !

JOUR 1 : Grand départ !
Arrivée au col de Fontbelle.
Présentation et rencontre du groupe - avec mention spéciale au vieux crabe violoniste aux pinces asymétriques et à la langue bien pendue – autour d’un apéro qui annonçait déjà la couleur : rillettes, saucissons, vins, binouzes, pétillants à gogo…

JOUR 2 : Réveil aux aurores après une nuit à la belle. Lacets noués et Charlot bâté, nous partons pour une initiation aux joëlettes pour les « jeun’s » de la bande de vieux. Entre papillons, fraises des bois et nougat, notre accompagnateur nous trouve une curiosité géologique : des ammonites !

JOUR 3 : On décampe au col de Fontbelle direction Geruen. Montées en lacets, dénivelé de 560 m, soleil qui tape, cailloux, rochers et obstacles variés… trop facile pour un 2ème jour ! La pause café n’est apparemment pas encore méritée…
« Elle est juste là-bas à la forêt »
… 1h plus tard et avec l’aide de VTTistes, on a enfin nos nougats, cafés et sieste !

JOUR 4 : Pour se remettre des émotions de la veille, montée de 450 m entourée de vautours, patous et autres créatures, et guidés par un border collie du début jusqu’à la fin ! Bonne nouvelle : « On approche de la route ! » Ouf !
Nos nougats sont toujours là pour nous soutenir 

JOUR 5 : Enfin de la descente ! Sur un air de Brassens et toujours avec nos nougats, on franchit avec succès quelques mètres fraîchement creusés de nos mains sur une pente aride ! Dans la bonne humeur, on arrive au mythique village de Joël : Tanaron. Compte à rebours lancé pour monter les marabouts avant l’orage : douche à volonté sous cette pluie rafraîchissante.

JOUR 6 : Grasse mat’ et réveil dans un cadre incroyable : ROYAL DELUXE !
Enigmes et casse-têtes nous occupent pendant le transfert des voitures.
VI = II
« Rétablir l’égalité en bougeant uniquement 1 bâton »
Après-midi grand jeu entre les quignons et les grognets. On développe nos talents d’artistes : chapeaux végétaux, affiches et créations.

JOUR 7 : Gonflés à bloc, en manque de joëlettes et toujours avec nos nougats, on part admirer le vélodrome et la lame de Facibelle sous le soleil des tropiques. Puis, une belle soirée riche en émotions autour d’un pain perdu où l’on se remémore encore une fois la merveilleuse semaine passée ensemble.

Merci à Didier, Bernard et Bernard, Mylène, Rachel, Jean-Pierre, Pauline, Emma, Philippine, Paul, Seb, Camille, Mahaut, Bertrand, Charles, Claire, Pascale, Yann, Hervé, Hélène, Pierre et Charlot !

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« Panorama sur les Ecrins » - 22 au 29 Juin 2019

4 Passagers Joëlettes (PJ) expérimentés - Carmen, bluffante et sportive ; Ludivine, aventurière passionnée ; Rodolphe, grand généreux à l’humour sexy ; Serge, la force tranquille ainsi que Béa (Handicapée marchante), active battante. 15 pilotes de joëlettes plus ou moins aguerris participent au séjour. 
Willy, nouveau AEM dans l’association, est notre chef d’orchestre pour la semaine. C’est son 1er séjour. Il remplace Frédérique, attendant un heureux évènement pour l’été. 

Cette joyeuse troupe est servie par notre couple d’intendants, Bernard et Édith. 

Elle est accompagnée de l’attachant et gourmand Charlot.

C’est parti pour 7 jours à la découverte des richesses du pays des écrins dans les Hautes-Alpes avec la canicule comme fil conducteur.

22/06 : Un bel accueil

21 personnes de différents horizons se rencontrent au gîte "Pom’ d’écrin" à Vallouise (1 200m), de nos hôtes Véro et Jean-Marie. 
Willy lance au dîner le jeu des présentations : celui qui prend la parole répète les prénoms de ces prédécesseurs : exercice de mémorisation réussi pour tous !
Après une journée de transport pour venir dans ce magnifique lieu, une bonne nuit de sommeil se profile dans ce gîte très confort.

23/06 : Prise en main de la joëlette et mise en jambe autour de Vallouise

Pour Béatrice, Loïc, Philippe et Séverine, c’est l’apprentissage de la joëlette, cette extraordinaire invention de 27 kg tout terrain ! Nous en avons des toutes neuves aux belles couleurs.

Loïc complète l’équipe à l’heure du pique-nique.
Nous randonnons sur une partie du GR54 qui fait le tour de l’Oisans et des Écrins. 

2 rivières alpestres navigables sont longées ou traversées : la Gyr et l’Onde, elles se rejoignent pour former la Gyronde. 
Le site et la cascade de la pissette impressionnent. En s’y approchant, c’est un rafraichissement garanti !

Jean-Marie officie comme guide touristique de Vallouise village (Église St Étienne, ancienne ferme de 1778).

Des groupes se forment pour une soirée jeux pour les uns ou une soirée footballistique pour les autres (8èmes de final de la coupe du monde féminine : France-Brésil. Victoire française au score de 2-1 dans la 2ème prolongation).

24/06 : Vue à 360°

Un transfert s’effectue pour se garer sur le parking du plateau de Pousterle ( = étroites ruelles médiévales à forte pente). L’interdiction de rester stationner en raison d’un tournage d’un épisode de la série Alex Hugo sur France 2 avec Samuel Le Bihan (hélas on ne le verra pas...), apprendra-t-on par la suite, oblige les chauffeurs des véhicules à un déplacement après la randonnée du jour.

De belles montées, surtout celle après le lac des Charbonnières (alt. 1849m), mènent à une vue à 360°, au somment des têtes, sur la vallée de la Durance et des glaciers (noir et blanc). C’est notre lieu de pique-nique. C’est juste un plaisir des yeux. 


L’abreuvoir près du bivouac est convoité pour recharger les gourdes,
effectuer la vaisselle, faire un brin de toilette ou lancer un concours de celui qui reste le plus longtemps la tête dans l’eau !

L’arrivée au bivouac au col de Pousterle est suivie d’un festival de charades, devinettes et histoires drôles... une régalade !!!
La soirée est sous le signe du chant, près du feu de bois. Muni d’un carnet de chants, des voix se font entendre dans une ambiance chaleureuse et conviviale. 

25/06 : Dans le vallon de Narreyroux
La descente est au programme dans le secteur du Pré Loubet (Alt. 1700m), la station de ski du Puy St Vincent, celle qu’on voit du gîte.

La randonnée du jour s’effectue à la fois dans un environnement bucolique/champêtre. Une partie est aussi sur le bitume. 
Le pique-nique est au bord d’un torrent.

La fraicheur de l’eau est saisissante mais fait un bien fou. …N’est-ce pas Bernard ??

Nous passons par la petite chapelle Notre Dame. Nous observons de l’extérieur les fresques murales. En rentrant, la douche est très prisée !
Ce soir, nous trinquons aux 32 ans de Willy. C’est (encore) une soirée festive !

26/06 : A l’assaut du glacier noir (Alt. 2035m)
Nous stationnons au parking du chalet-refuge du pré de Madame Carle au tarif de 2€ de droit d’entrée. C’est 1€ plus cher que le tarif de Rodolphe pour tous services demandés. LOL

Du renfort n’est pas de refus pour gravir ce sentier empierré et aérien. La parade n’est pas toujours possible. Isabelle, une amie de Véro et Jean-Marie sera des nôtres. Elle tient le très joli magasin de souvenirs à Vallouise.

Nous admirons la tresse (rivière en zigzag) et le versant morainique du glacier.
Deux marmottes sont vues sur le parcours mais furtivement.

La légende du pré de Mme Carle est enfin révélée au pique-nique. 

La journée se termine tôt. Nous sommes de retour au gîte vers 15h30.
Chacun vaque à ses occupations : portraits de Rodolphe et Carmen par Béatrice, jeu "Monsieur, je sais tout", tour en ville, promenade de Charlot resté au gîte par Daniel. 
La relève à la cuisine est assurée par Ghislaine, Mado et Nathalie en l’absence d’Édith et Bernard. 
Tout le monde est attablé pour écouter les recommandations du lendemain par Willy puis s’enchaîne une séance d’histoires drôles et charades. 

27/06 : Des montées d’enfer
Nous partons du gîte. Nous longeons la Gyr en direction du Puy Aillaud. C’est plus roulant que la veille mais ça monte sévère une bonne partie du parcours ! La corde est de mise. 

Nos muscles sont sollicités par un dénivelé montagnard (D+ 450m) dans ces montées (=pistes rouges de ski l’hiver) à perte de vue rendant cette randonnée endurante. 
Jacqueline, une amie de Michèle est avec nous pour les deux derniers jours. 
Le coin du pique-nique trouvé est à côté du départ des parapentistes. Nous ne verrons pas de décollage. Sur le retour, nous nous arrêtons à la terrasse d’un restaurant pour un goûter réconfortant et remplissage de gourde au tuyau d’arrosage. 
Le soir, sur une belle idée de Rodolphe, chaque personne handicapée, si elle le souhaite, s’exprime sur son handicap. Béatrice, Carmen, Ludivine, Rodolphe et Serge nous informe alors de leur maladie ou accident de vie. 

Pour tous, c’est un moment marquant d’écoute, de partage fort et enrichissant du séjour.

28/06 : Au cœur du Parc National des Écrins
Le parc des Écrins est l’un des 10 parcs nationaux. C’est un site réglementé et protégé.

Des passages demandent un pied de randonneur et de la vigilance. Carmen randonne une partie à pied. Nous perdons 2 de nos équipiers : un claquage au mollet de Philippe le fait abandonner avec Séverine.

Mais l’esprit HCE est là pour combler le déficit des forces.

Le fait du jour est la participation de Jocelyne, journaliste au quotidien, le Dauphiné libéré. Elle nous accompagne la journée et soirée, prends un temps avec certains d’entre nous pour des interviews et capte des moments par des photos.
Au pique-nique, l’instant de tranquillité à boire son café ou thé avec les pieds dans le torrent de Selle se transforme en une salve d’éclaboussures. La descente en dynamique s’effectue en 1h30, Au parking, Willy félicite l’équipe. Tout le monde se congratule. 

Au repas, Loïc ne quitte plus le barbecue. Nous lui soulignons la réussite des grillades. Nous fêtons 3 anniversaires (Willy, Dominique P. et Ludivine). 4 chanteurs (Édith, Mado, Dominique D et Dominique P.) font le spectacle en interprétant leur chanson sur l’air de Laisse Béton de Renaud.
La parole est prise par chacun pour un recueil des ressentis. Générosité, écoute, bienveillance caractérisent l’équipe. La relation humaine est primée durant ce séjour. 

29/06 : L’heure du départ
Nous vivons les dernières heures de la semaine avant que chacun reprenne la route, le train pour rentrer dans sa province. Willy repart avec Charlot pour une semaine de repérage pour préparer le séjour du Jura. 
Les au-revoir sont des pincements au cœur ; des larmes coulent sur les joues.


Ce séjour empreint d’humour, de musicalités est une riche aventure humaine ! La magie HCE a encore opéré.

Récit de Nathalie. Photos de tous …. Ou presque. Mise en forme (tardive) de Daniel

Article du Dauphiné Libéré du 30 juin 2019

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Balcons de la Meije - 13 au 20 juillet 2019

La Romanche, une rivière bouillonnante, serpente à travers Villar d’Arène. Ses eaux ont déposé des membres de HCE au camping. L’accueil chaleureux de Luc, notre accompagnateur, la bienveillance de Laure, notre intendante donnent immédiatement le ton du séjour. Il se passera sous les meilleurs auspices.

La première randonnée est une mise en jambes tout en douceur pour atteindre le lac du Pontet. La Meije, belle et imposante (3983 m) se dévoile sous toutes ses facettes. Sous son regard, Camille, Geneviève, Marianne, Maglaure et Nicolas, d’une gentillesse incroyable, deviennent des as du maniement de la joëlette.

Les eaux cristallines du lac attendent paisiblement la troupe pour pique-niquer et offrent une baignade revigorante. Jocelyne irradie de bonheur, elle retrouve la montagne qu’elle a tant côtoyée dans une autre vie.

Une nuit au camping, au cours de laquelle la pluie tambourine sur la toile de tente. Ce sera l’unique fois, elle cède définitivement sa place au soleil. Un premier bivouac de trois jours pour découvrir le Plateau d’Emparis. Sur les pâturages, les randonneurs poussent, tirent, parfois portent les joëlettes. Par chance, Loïc, le joyeux luron de la troupe, est toujours là pour aider. Comme pour l’escalade, les randonneurs choisissent la « bonne » voie. Ils parlent de goulottes, de rochers à passer, de rigoles à traverser. Peu importe les difficultés, Agathe ne ménage jamais ses efforts.

Au loin, des centaines de moutons gardés par des patous broutent tandis que des yourtes surgissent. Luc se lance dans une tirade digne d’un comédien plein de talent : il nous tient en haleine en annonçant que les yourtes sont déjà réservées avant d’annoncer que la troupe passera la nuit dans l’abri mogol. Une soirée de chants avec Kévin à la guitare ; une nuit dans la yourte dodo ; un réveil face à un panorama digne d’une carte postale. Que désirer de plus !

La joyeuse troupe repart ragaillardie. Infatigable Lionel passe d’une joëlette à l’autre tandis que le discret et non moins efficace Cyril entoure Jérémie de prévenances. Des tapis de fleurs multicolores ondulent sous le vent, se font une beauté sous l’astre Râ, la plus belle est l’edelweiss. Les rapaces planent silencieusement au dessus de ce petit monde. Bien réglées, les joëlettes chantent de concert avec les grillons.

Enfin, la troupe atteint un plat drainé par le Rif Tord. Alors que le campement est dressé, Clément, doué autant pour la topographie que la cuisine, seconde Laure. Le transit intestinal taquine souvent les randonneurs et quelquefois on entend tel un cri de victoire : Libéré(e), délivré(e) !... Entre chien et loup, les nouveaux membres de HCE présentent un spectacle drôle et digne d’un Molière avec dans le rôle de présentateurs Carole et Jean-Luc, le bouquet final est :
« On veut de la joëlette,
A en perdre la tête,
Et des toilettes sèches
En dessous de nos fesses.
Une intendante en or,
Une équipe qu’on adore,
Un guide de qualité,
Pour toute la journée.
Une yourte mongole
Pour boire un coup de gnole
Et c’est pour toujours
Cette ambiance de fou
Sabine et Vanessa,
Jocelyne Soumia Jerem’,
Supportent leurs équipages
Avec force et courage.
Sans oublier Charlot,
Qui nous libère le dos,
René sert nous à boire
On a les yeux qui brillent....
 »

Sous les étoiles, à 2210 mètres d’altitude, la nuit est légèrement glaciale. Il est à peine 6 heures, il fait moins 3 degrés, les duvets s’agitent mollement, une petite voix s’élève, celle de Sabine : elle disserte sur les bienfaits de la yourte et d’un thé chaud. Il faudra gratter les joëlettes avant de rejoindre le lac Lérié et le lac Noir au bord duquel une nouvelle halte sera un régal.

De retour au camping, Juliette et Pierre rejoignent la troupe. Le sourire de Vanessa s’illumine d’étoiles dans les yeux. Dorénavant elle ne sera plus en retard. L’œil gourmand et pétillant de René supervise la préparation de la truffade avec le soutien d’Yvette et de Soumia.

Le lendemain un nouveau bivouac dans le parc national des Écrins. La troupe progresse en compagnie de marmottes qui sifflent et jouent à cache-cache. Frédéric ferme la marche avec l’âne Charlot, moins effrayé par les rivières et les torrents.

Au refuge de l’Alpe, la projection du film documentaire Déplacer les montagnes dont le thème est les migrants fait écho dans les esprits de la troupe. Oui, il faut souvent affronter des montagnes pour atteindre un sommet…

Au petit matin, une nouvelle surprise : Cyril, un garde du parc des Écrins, accompagne la troupe. Ses explications sur les animaux sauvages, les fleurs alpines, la géologie, les glaciers la cohabitation avec les troupeaux de vaches captivent son auditoire.

Le retour au camping se fait dans la bonne humeur et la journée se termine en beauté.
La Romanche, une rivière bouillonnante, serpente à travers Villar d’Arène. Ses eaux laissent s’en aller, comme une volée de moineaux, les membres de HCE avec la promesse de se revoir lors d’un prochain séjour HCE.

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